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Si la France a été le marché précurseur en Europe concernant les BB Creams avec celles d’Erborian / 7 Herbs, le Royaume-Uni est actuellement en train de s’adonner à une folie pure pour ce genre de produits : après celle de Garnier, lancée ici avant la France, puis celle de 17 (marque pour ado de Boots), ainsi que, bien sûr, toutes celles des marques sélectives (MAC, Estée Lauder etc), on va bientôt avoir droit à celle de la ligne Lumi Magique de L’Oréal Paris… mais entre temps, c’est N°7, la marque propre phare de Boots, qui s’est pliée à l’exercice.

Elle a en même temps répondu à une autre tendance forte en maquillage du teint ici : l’explosion des bases de teint ou primers. C’est donc deux produits qui sont sortis en même temps au début du mois : une BB Cream nommée Beautiful Skin BB Cream (déclinée en versions peaux normales à grasses, normales à sèches et sèches à très sèches – quelle précision !) d’une part, et une base baptisée Airbrush Away Primer d’autre part. Mes collègues de l’équipe teint & yeux ayant acheté ces produits pour les examiner et les archiver, je n’ai pu m’empêcher d’aller les leur chiper afin de me faire ma propre idée.

Airbrush Away Primer

Commençons par l’Airbrush Away Primer. A £19.50 le tube de 30 ml, il a déjà un petit air prétentieux qui rend le passage en caisse douloureux. C’est quand même un peu plus de £5 de plus que la base Studio Secrets Professional de L’Oréal Paris. La différence est-elle justifiée ?

Déjà, le conditionnement est meilleur : il s’agit d’un tube et non d’un pot (donc plus hygiénique)… mais pas d’un flacon-pompe, c’est un peu dommage ! Ceci dit, le produit est très facile à doser car la texture est impeccable : pas trop épaisse, pas trop fluide non plus.

En fait, elle est carrément moins épaisse que la Studio Secrets, du coup, on a moins l’impression de se tartiner le visage de silicones. D’ailleurs, ce produit N°7 a beaucoup moins tendance à « pelucher », ce qui est une amélioration indéniable par rapport à pas mal de bases du marché. Mais mes illusions se sont vite envolées : une fois le produit appliqué, la seule différence est au toucher, plus doux, dû… à la grande proportion de silicones de la formule, évidemment. Niveau facilité d’application du maquillage, oui, on constate une différence entre « avec » et « sans ». Mais, non, je n’ai pas trouvé que le maquillage tenait mieux avec. Alors oui, le fini est un peu plus « fin » qu’avec la base de L’Oréal Paris, mais sincèrement, vendre ça £19.50… Hum, je serais curieuse de connaître le prix de revient de ce non-évènement. Neeext !

Beautiful Skin BB Cream

Une de mes collègues de l’équipe teint & yeux m’a dit, en me tendant le tube de Beautiful Skin BB Cream (£12.95, 40 ml): « Ce produit est super. Si ce n’était pas un produit de la concurrence, j’avoue, je dirais tout haut ‘j’ai trouvé mon produit teint pour tous les jours’. Essaie et dis-moi ce que tu en penses, j’ai hâte d’avoir ton retour ! ». Après cet éloge, c’est avec une impatience fébrile que j’ai abordé ma séance maquillage du lendemain matin, l’occasion pour moi d’enfin tester ce produit dont tout le monde parle. J’ai commencé par la version adaptée à mon type de peau, c’est-à-dire normale à grasse, dans la teinte Medium, la seule que ma collègue ait achetée. Ca tombait bien, croyais-je, car la teinte Fair, essayée en magasin, avait l’air bien trop claire pour moi.

Tout d’abord, j’ai été agréablement surprise par la texture du produit (voir première photo en partant de la gauche) : voilà enfin une galénique qui ressemble beaucoup plus aux BB Creams asiatiques, c’est-à-dire sensiblement plus épaisse que la pseudo BB Cream de Garnier, et qui laisse espérer une couvrance un tantinet plus présente qu’une banale crème teintée.

Mais je ne peux m’empêcher de lâcher un « oups » quand je découvre la couleur (voir photo du milieu) : visiblement plus foncée que ma carnation (ce qui, pour moi, est un des pires beauty faux-pas qui soit !), et avec un accent presque grisâtre, pas du tout lumineux. Bon, ma collègue, qui a un teint clair rosé, m’a dit que ça lui convenait, alors ça devrait aller pour moi aussi, non ? Ben… non. En fait, si cette teinte n’est pas aussi foncée une fois appliquée qu’elle avait l’air à la sortie du tube, il n’y a pas à tergiverser : elle ne m’apporte ni éclat ni luminosité, et j’irais jusqu’à dire qu’elle me plombe bel et bien le teint (voir photo de droite – malheureusement le flash a « flouté » la différence entre la couleur de ma peau et celle du produit… je ne suis pas une experte en photo, sorry !).

Je l’ai essayée pendant plusieurs jours – ah le sens du sacrifice d’une bloggueuse pour ses lecteurs ! – mais j’ai dû tricher pour tenir, en ajoutant une bonne dose de blush et en poudrant bien la zone T, ce qui a bien amélioré le résultat couleur. Car, même si cette BB Cream, dans sa version pour peaux normales à mixtes, n’a en aucun cas fait briller ma peau plus que d’habitude, elle n’a tout de même pas eu d’action matifiante… d’où la nécessité de poudrer par la suite.

En ce qui concerne le fini, on obtient une couvrance moyenne, nettement supérieure à celle de Garnier: les imperfections sont floutées tout en subtilité. Le résultat reste naturel et sans effet masque (enfin… si la teinte vous convient !) – parfait pour les femmes qui ont développé une peur du fond de teint à force de voir des Essex girls orange, ce que je peux comprendre – avec une sensation de légèreté sur la peau bien agréable.

Côté tenue, c’est plutôt correct, et ce produit N°7 marque un point là-dessus par rapport à la version de Garnier. Concernant le confort au fil de la journée, aucun problème à signaler : aucun tiraillement sur les zones sèches de mon visage, même par temps particulièrement froid – on retrouve là l’expertise soin indéniable de N°7.

Pour résumer à l’attention de celles qui comptaient inclure ces produits dans leur prochaine séance shopping londonienne :

- Airbrush Away Primer : Passez votre chemin, vous pouvez trouver mieux, moins cher !

- Beautiful Skin BB Cream : Si l’une des deux teintes vous convient parfaitement, foncez : voici une des BB Creams européennes qui se rapproche le mieux des asiatiques, avec un rapport qualité-prix plutôt sympa !

J’espère que ce test vous a plu et vous souhaite une excellente semaine !

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mon autre passion : la musique. Musicienne à mes heures perdues, je suis passée du piano classique à la guitare électrique. Mon grand rêve : commencer des cours de batterie et en avoir une chez moi – comme on dit en Anglais : dream on !

Ceux et celles qui font ma connaissance sont toujours surpris par le fait qu’à côté de ma passion pour l’univers so girly et parfois un tantinet superficiel des cosmétiques – passion tellement dévorante que j’ai décidé de joindre l’utile à l’agréable en en faisant mon métier –, mon autre dada, c’est la musique… et pas Britney Spears ou Mariah Carey, nan! Mes goûts tournent plutôt autour du rock, punk rock, un soupçon de métal par-ci par là… les ambiances mouvementées dans la fosse étant une des rares fois où je peux me casser un ongle sans me plaindre.

Bref, figurez-vous que dans pas mal de formations de ce type, on retrouve un aspect qui me permet de faire le lien avec le sujet de ce blog : le maquillage ! Eh oui, pensez à des groupes comme Kiss, Slipknot, Mudvayne, 30 Seconds To Mars (à ce sujet je vous conseille cette vidéo hallucinante), New York Dolls ou encore My Chemical Romance de l’autre côté de l’Atlantique… mais on a aussi droit à pas mal de créativité make-up outre-Manche !

Un billet plus fun aujourd’hui, donc, avec ce petit tour d’horizon en images et… en musique bien sûr :

Graphique – David Bowie

Il y a quelques jours, ce génie de la musique a fêté ses 65 ans ! Alors forcément, les looks excentriques que je vous montre ci-dessus ont pris un coup de vieux : coupe mulet en brosse, motifs et couleurs carrément datées… Ce qui est sûr, c’est que David Bowie s’est créé, grâce à ses tenues, ses coiffures et ses maquillages, un look unique et reconnaissable entre tous. Voilà de supers idées à reproduire pour les plus douées d’entre vous, des fois que vous soyez en mal d’inspiration pour votre prochaine soirée années 70 ! Ci-dessous, le clip d’un de ses nombreuses chansons cultes « Life on Mars » où vous pouvez admirer un superbe dégradé de fards à paupières bleu, entre autres.

Androgyne – Brian Molko (Placebo)

Aaahhh Placebo… Il est loin le temps où je faisais 5 heures de queues avant leurs concerts, en plein cagnard ou dans le froid, dans l’espoir de me retrouver au premier rang d’une fosse hystérique. Il est loin aussi, le temps où Brian Molko affichait un minois androgyne carrément sexy, fini au guyliner (eyeliner for guys, quoi !), vernis à ongles noir savamment mal mis et coupes de cheveux effilées. Parce que je préfère cristalliser mon souvenir de Placebo autour de leurs grands succès des années 90, et aussi parce que je le trouve personnellement très « eye candy », je vous propose de jeter un œil au clip de « Pure Morning » où vous comprendrez ce que j’entends par « savamment mal mis » au sujet du fameux vernis noir.

Juste « ouf » – Keith Flint (The Prodigy)

Même ceux qui ne sont pas fans de musique électronique ne pourraient pas s’empêcher de se dandiner en entendant les tubes monumentaux de ce groupe anglais comme « Smack My Bitch Up » (ou je prends mon cas pour une généralité ?). Chaque membre du groupe a un look plutôt intéressant, mais la palme va à Keith Flint, qui se fait remarquer partout où il passe : touffes de cheveux verts hérissés, yeux salement ourlés de noir, piercings visibles… il pourrait faire faire des cauchemars aux plus petits, surtout s’ils regardent l’inquiétant clip en noir et blanc de « Firestarter ».

Sale goth ! – Robert Smith (The Cure)

Voilà forcément un des tous premiers personnages qui vous est venus en tête quand j’ai mentionné « maquillage », « rock » et « anglais », non ? The Cure, originaire du West Sussex, affichait des coiffures so eighties, mais celui qui détonnait le plus était le chanteur, auteur et compositeur du groupe : le célèbre Robert Smith. Tignasse en pétard, regard torturé, yeux abondamment cernés de noir mais surtout – surtout – sa patte unique : le rouge à lèvres rouge ou rose vif volontairement mal mis. Je m’étais toujours demandé comment il démêlait sa crinière et retirait son maquillage avant de se coucher, mais le clip de « Lullaby » me donne ma réponse : il dort avec, bien sûr !

Voilà, j’espère que ce billet, un peu différent de d’habitude, vous a plu quand même, et vous encourage à nous faire part de vos looks cheveux et make-up de chanteurs / groupes préférés histoire de rire un peu plus !

A la semaine prochaine :-)

 

 

PS: Depuis la semaine dernière, je vous propose, sur ma page Facebook, des sondages rapides afin de partager vos impressions. Cette semaine, votez pour le look vous inspire le plus!

Si vous suivez les adaptations au cinéma de la saga Twilight, vous ne pouvez pas ne pas avoir aperçu la mystérieuse actrice américaine Dakota Fanning (17 ans). Depuis sa première apparition dans le rôle de Jane Volturi, on a véritablement pu voir grandir cette belle jeune fille au teint d’albâtre, cheveux blonds comme les blés et yeux azur. Peu à peu, flanquée de sa petite sœur Elle (13 ans), elle s’est taillée une réputation de fashionista en herbe, présente à de grands défilés et parfois audacieuse dans ses choix vestimentaires. Elle est d’ailleurs sur la couverture du Elle UK de février 2012, fraîchement paru.

Mais cette fois, c’est en tant que mannequin que Dakota s’est faite remarquer, au Royaume-Uni en particulier il y a quelques semaines. Voici la publicité pour le nouveau parfum Oh, Lola ! du créateur américain Marc Jacobs.

La trouvez-vous choquante ? C’est en tous cas l’avis  de l’Advertising Standards Authority (ASA), l’équivalent britannique de notre CSA. L’organisme a purement et simplement censuré cette publicité, expliquant avoir reçu 4 plaintes, et jugeant que « la longueur de sa robe, sa jambe et la position du flacon de parfum mettent l’accent sur sa sexualité. Pour ces raisons, ajoutées à son apparence, nous considérons que cette publicité pourrait être vue comme sexualisant un enfant. Par conséquent, nous concluons que cette publicité est irresponsable et pourrait être néfaste ». Coty, la société qui fabrique et commercialise les parfums Marc Jacobs, a répliqué qu’elle n’a reçu aucune plainte de son côté, et que la publicité, « hautement stylisée », est certes « provocatrice mais pas indécente ». Quoiqu’il en soit, la publicité a été retirée de la circulation.

Il y a plusieurs choses qui me chagrinent ici, car, si j’avais fait partie du CSA britannique, non, je n’aurais pas censuré cette publicité.

Premièrement, Dakota Fanning est ici mentionnée sous l’appellation « enfant », et c’est un des principaux éléments qui semble choquer l’ASA. Cela signifie-t-il donc que, si la photo avait été prise ou diffusée quelques mois plus tôt (Dakota va fêter son 18ème anniversaire le mois prochain), il y aurait eu une différence ? Je veux bien qu’on fixe à 18 ans des choses très protocolaires comme le passage du permis de conduire ou le droit de vote, mais enfin, là, cette distinction à quelques semaines près me semble assez ridicule.

D’autre part, je suis d’accord avec Coty qui qualifie ce visuel de provocateur mais non indécent : et cette provocation faisant pleinement partie de l’identité de la marque Marc Jacobs, je me pose des questions quant aux répercussions sur la créativité des designers, photographes, publicitaires etc que pourraient avoir, à répétition, de telles censures.

Troisièmement, si cette publicité doit être censurée, alors beaucoup d’autres devraient l’être aussi. Je pense notamment aux visuels présentés par Dolce & Gabbana ou encore Tom Ford où les métaphores sexuelles… ne sont plus vraiment des métaphores. Bref, si on veut commencer à « purifier » le paysage publicitaire britannique, alors il faut le faire correctement, pas frapper ici ou là selon l’inspiration du moment !

Dernier point, et non des moindres… L’ASA met notamment en cause la longueur de la robe de Dakota Fanning. Euh… les membres de l’ASA habitent-ils dans le pays sur lequel ils travaillent ? Au Royaume-Uni, la moitié des filles et des femmes sont habillées bien plus court que ça, se baladant du matin au soir, été comme hiver, les seins et les fesses à l’air. Dans les quotidiens nationaux les plus lus, l’ensemble de la page 3 est occupé par une jeune femme quasi nue. La télévision britannique montre, à toutes heures, des corps complètement dénudés, sous des prétextes parfois assez foireux (émission sur des problèmes corporels, programme de téléréalité sur la confiance en soi…). Aussi, le Royaume-Uni a un nombre de filles-mères hallucinant pour un pays dit développé… Ai-je besoin d’en ajouter ? Personnellement, cette censure me fait penser aux élans de puritanisme et de politiquement correct d’un des pays où les mœurs sont les plus déglinguées au monde, j’ai nommé les Etats-Unis. Rien de bien positif, en somme…

Avez-vous aperçu cette publicité dans les magazines français ? Vous a-t-il interpellé ? Que pensez-vous de la décision de l’ASA ?

Avant toutes choses, je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2012, en espérant qu’elle soit belle et pleine de découvertes !

Pour commencer cette nouvelle année, je vous propose de faire le point sur les looks maquillage qui vont compter dans les prochains mois en nous attardant sur ce que la Fashion Week londonienne printemps-été 2012 nous avait concocté au mois de septembre. J’aurais pu le faire à ce moment-là, mais, avouons-le : à moins de travailler dans la mode ou les cosmétiques (par exemple, j’ai bouclé ma sélection de teintes automne-hiver 2012 pour l’Europe en octobre dernier), vous êtes-vous vraiment souciées du maquillage que vous porterez en été 2012 alors que l’été 2011 n’était pas encore terminé ? D’autant que c’est dans quelques semaines que les collections des différentes marques de maquillage printemps-été vont commencer à apparaître dans les magazines puis être lancées en magasins. Voici donc ma petite sélection de looks vus sur les défilés des plus grandes marques britanniques (crédit photo : Elle.com).

La mode des lèvres flash continue

Depuis plusieurs mois, le gloss transparent fait grise mine : en effet, les lèvres se sont peu à peu parées de teintes de plus en plus vives, aux textures franches. Les défilés des créateurs britanniques Jasper Conran et Nicole Farhi confirment la pérennité de cette tendance, avec un maquillage où un teint naturel et des cils pas même couverts de mascara, laissent la vedette à un rouge à lèvres qui claque.

 Lors de son défilé printemps-été 2012, Jasper Conran a choisi un rose froid avec de légers reflets mauves et un soupçon de brillance.

Nicole Farhi (créatrice, entre autres, de la marque French Connection), elle, a misé sur une teinte rose ultra vive aux accents orangés avec un fini presque mat, façon lipstain.

Le « nude » reste une valeur sûre

Une beauté naturelle, avec un maquillage conçu pour sublimer plutôt qu’orner, voilà ce qui fait le succès universel du look nude depuis des années. C’est donc sans surprise qu’on le retrouve régulièrement dans de nombreux défilés. Encore moins surprenant quand il s’agit de griffes célèbres pour leur style dépouillé comme Burberry Prorsum et Stella McCartney.

Chez Burberry Prorsum, le teint est parfait mais très naturel, les yeux sont à peine ourlés d’une ombre brun chaud, et les lèvres sont mises en valeur grâce à une teinte beige rosée, légèrement glossy – des teintes parfaitement en accord avec la palette proposée par la gamme Burberry Makeup.

Chez Stella McCartney, la star c’est le teint, qui est travaillé avec une rigueur assez stricte qui rappelle les lignes pures que l’on retrouve dans les créations de la styliste : sur une base parfaite, un très beau travail de sculpture du teint a été exécuté à l’aide d’une poudre foncée et d’un blush pêche rosé, le tout dans des textures mates afin d’obtenir un résultat net et sophistiqué ; une couche de mascara sur les cils du haut ainsi qu’une lichette de gloss bois de rose finissent le look.

Les yeux se parent de teintes chaleureuses

Faciles à réaliser et très portables dans la vie de tous les jours, ces looks proposés par Jaeger London et John Galliano mettent l’accent sur les yeux avec des ombres à paupières aux couleurs chaudes.

Chez Jaeger London, un fard abricot est posé en halo, complété par un liner un peu plus clair pour un regard pimpant. Pour reproduire ce look, il vous faudra impérativement un fard mat : une texture irisée risque de donner l’impression que vous sortez tout droit des années 80… ou que vous avez une conjonctivite.

Les maquilleurs du défilé John Galliano ont quant à eux choisi une ombre rose aux accent dorés précieux, avec un rappel sur les joues. Attention, avec ce genre de couleurs, un bon travail du teint sera nécessaire, notamment afin d’éliminer les rougeurs qui seraient rendues encore plus visibles par effet d’optique.

L’eyeliner destructuré continue de nous étonner

Cette tendance avait déjà émergé aux défilés automne-hiver 2011/2012 de grandes griffes françaises comme Louis Vuitton ou Thierry Mugler. Les créateurs britanniques se sont décidés à nous emboîter le pas lors des défilés printemps-été 2012.

Une première interprétation de cette tendance proposée par John Richmond, mise sur une sophistication rétro, avec un trait particulièrement épais au ras des cils supérieurs, ainsi qu’un autre, plus fin, deux ou trois millimètres sous les cils inférieurs – entraînement intensif exigé ! Une bonne dose de mascara sur les cils du haut uniquement ainsi qu’un rouge à lèvres coquelicot complètent ce look ultra glamour.

Pringle of Scotland n’est pas une marque de chips écossaises, mais de vêtements en cachemire créée il y a presque 2 siècles. Au début des années 2000, après des dizaines d’années de quasi oubli, elle a pu renaître de ses cendres grâce à une grosse injection de capital et le recrutement de designers prestigieux, le dernier étant un ex-Balenciaga, ainsi que des collaborations remarquées avec notamment l’actrice Tilda Swinton. Les créations ayant pris un angle carrément moderne, pas étonnant que les maquilleurs du dernier défilé de la griffe écossaise aient opté pour un maquillage presque futuriste : ici, le teint est parfaitement unifié et la lèvre presque gommée, tandis que la paupière supérieure se pare d’un court trait d’eyeliner bleu turquoise, à mi-chemin entre les sourcils et les cils.

Pour le plaisir : les folies de Vivienne

Pour conclure, voici des maquillages qui inscrivent cette discipline comme art à part entière. C’est évidemment chez Vivienne Westwood qu’on retrouve des créations plus folles les unes que les autres, à la frontière du beau et de l’étrange.

Le défilé Vivienne Westwood était le théâtre de looks rappelant des masques, comme ce look étonnant à base de bleu pétant qui crée un contraste superbe avec la peau ébène de ce mannequin.

Du côté de la marque Vivienne Westood Red Label, les maquilleurs ont concocté des looks un peu plus portables, avec un travail particulièrement intéressant du blush remonté jusqu’en haut des tempes, et, fidèle à la philosophie de la papesse du punk qui est de toujours envoyer valdinguer les conventions, l’utilisation de LA couleur habituellement interdite sur les yeux avec ce grand aplat de rouge rosé des paupières inférieures jusqu’à l’arcade sourcilière, avec un espiègle rappel sur les cils.

Et vous, vous inspirez-vous parfois de looks vus sur les défilés, en maquillage ou peut-être même en coiffure ? Pensez-vous adopter un des looks présentés dans ce billet ?

Flashback… Eté 2009. Mon homme décroche son diplôme. Le lendemain, il a une offre de la part d’une des entreprises avec lesquelles il était en processus de recrutement pendant ses exams : il commence son premier emploi à Londres dans 4 semaines.

4 semaines c’est court, et je suis au chômage partiel depuis des mois… pas envie d’y rester, Londres se présente comme une fantastique opportunité car la fameuse crise de fin 2008 n’a pas autant touché le Royaume-Uni que la France. Alors mon premier réflexe, c’est d’appeler mon contact RH dans la dernière société pour laquelle j’ai travaillé à Paris, qui n’est autre que le groupe L’Oréal où j’ai fait un apprentissage d’un peu plus d’un an – une année dont je garde un super souvenir, et je ne dis pas ça parce que mon ancienne responsable me lit ! :) Il promet de faire passer mon CV à son homologue londonien. Je raccroche, pleine d’espoir, en me disant que si j’ai réussi à intégrer cette prestigieuse entreprise à Paris qui reste plutôt la chasse gardée d’une poignée d’écoles de commerce, alors en Angleterre, où c’est plutôt l’expérience et la motivation qui comptent, je devrais réussir à trouver quelque chose sans trop de problème. Petit détail qui me motive encore plus à réintégrer le groupe : nous trouvons notre premier appart’ londonien à Fulham, à 30 minutes à pieds du siège londonien de L’Oréal (le luxe ultime dans une ville de la surface de Londres) !

Quelques mois plus tard, et malgré diverses tentatives de faire s’entr’ouvrir les portes, rien ne se passe. C’est alors qu’un cabinet de recrutement me met au parfum : le bureau londonien de L’Oréal avait, par le passé, recruté des expats’ français à tour de bras, et avait décidé d’arrêter ça afin de se focaliser sur un recrutement British. Ce qui m’est confirmé par une connaissance anglaise, candidate à un stage en RH quelques mois plus tard, où le cas pratique qu’on lui a posé était le suivant : « Quelles initiatives mettriez-vous en place pour attirer plus de candidats britanniques masculins ( ! ) à postuler chez L’Oréal ? ». Au moins, c’était clair – j’ai donc définitivement (dans les sens français et anglais du terme – qui sont toutefois différents, je le rappelle) tiré un trait sur un potentiel retour chez mon ancien employeur.

Un peu plus tard, j’ai enfin trouvé un travail et unes des premières tâches qu’on me donne est d’analyser les raisons de l’échec de notre lancement de rouge à lèvres qui a eu lieu un peu avant mon arrivée. Une des raisons qui me saute aux yeux est la promotion de L’Oréal Paris qui a eu lieu en même temps que la nôtre, pour un gloss tout ce qu’il y avait de plus banal, mais avec comme égérie une starlette dont je n’avais jamais entendu parler auparavant : Cheryl Cole. Et forcément, vu le budget de la machine loréalienne, on a mangé du Cheryl Cole à toutes les sauces pendant des semaines : Cheryl Cole sur des stickers collés aux sols des Boots & Superdrug, Cheryl Cole sur des cubes en carton disséminés un peu partout dans les magasins, Cheryl Cole en pub télé, Cheryl Cole en pub presse, Cheryl Cole sur Facebook, Cheryl Cole sur des éditions limitée de la laque Elnette vendue à cette période (WTF?), et, the icing on the cake, L’Oréal Paris essayait même de faire croire aux consommatrices que Cheryl Cole avait « créé » la teinte Cassis de ce gloss, entraînant évidemment des ruptures de stock sur cette référence…

En France, on s’en balance un peu, mais comme je vous l’avais brièvement raconté dans un précédent billet, ici, Cheryl est la chouchoute des Britanniques. Déjà, elle est tout ce qui fait rêver l’Anglaise moyenne : épouse (enfin, ex maintenant) de footballeur, chanteuse dans un girl band et présentatrice de la version UK de l’émission X Factor. La classe, non ? En plus, elle est tellement jolie – une fois coiffée par les plus grands coiffeurs, maquillée par les plus grands maquilleurs et abondamment retouchée par la dernière version de Photoshop. Pour couronner le tout, elle sort du lot avec ses yeux marron et ses cheveux bruns, et elle fait tellement authentique avec son accent “geordie” c’est-à-dire de Newcastle (voir la vidéo ci-dessous). Britannique, riche, célèbre, jolie, tout en étant “proche des gens” : une celeb comme on les affectionne ici. Bref, on ne critique pas Cheryl – mon énervement au sujet du personnage ne fait que renforcer les clichés qu’ont mes collègues des Français: on râle tout le temps, on se plaint de tout. Tant pis.

Du coup, Cheryl Cole est un choix parfait pour une marque française qui a envie de se faire une place dans le répertoire des consommatrices britanniques. Signe qui ne trompe pas : dans les publicités signées L’Oréal Paris, la voix off oublie malencontreusement le « Paris » alors qu’il fait partie du logo. Ils ont donc bien fait d’arrêter d’embaucher des franchouillards qui n’auraient certainement pas eu cette drôle d’idée. Mais mauvaise langue mise à part, force est de constater que cette stratégie paye : L’Oréal Paris est en croissance constante au Royaume-Uni, et cette tactique d’anglicisation fonctionne super bien. La preuve apportée par une analyse faite par une de mes collègues de travail : à chaque promotion où l’égérie était Cheryl Cole, L’Oréal Paris a réalisé des performances hors du commun. Je vous avais parlé en détail de cet aspect de la stratégie de Rimmel London, marque fondée par un Français, possédée par un groupe franco-américain, mais qui affiche tellement de drapeaux britanniques sur ses produits et publicités qu’une chose équivalente en France entraînerait une demande de pénalités par SOS-Racisme. La marque américaine Revlon commence aussi à aller dans ce sens, en sponsorisant depuis deux ans l’émission Britain’s Next Top Model, ce qui lui permet d’utiliser, un mois par an, un mannequin britannique plutôt qu’américain pour ses campagnes.

Pour en revenir à L’Oréal Paris, ce qui a déclenché mon envie d’écrire ce billet, est un lancement qui marque l’apothéose de l’adaptation de la marque au marché britannique. En effet, le mois prochain sera lancée une teinte spéciale dans la gamme Color Riche, créée par Cheryl Cole (rupture de stock envisageable…), en série limitée (…rupture de stock possible…), le tout issu d’un partenariat entre les associations caritatives The Cheryl Cole Foundation et The Prince’s  Trust (…rupture de stock assurée !). Bravo L’Oréal Paris, tous les ingrédients qui déclenchent un achat automatique de la part des consommatrices britanniques sont là : égérie locale, série limitée avec un packaging un peu différent, association caritative, lien avec la royauté (The Prince’s Trust est une association du Prince Charles destinée à aider les jeunes défavorisés). Bref, L’Oréal Paris démontre une compréhension parfaite des consommatrices britanniques… parce qu’elles le valent bien !

Crédit photo : BritishBeautyBlogger

Cette semaine, vous êtes sans doute en train de peaufiner votre tenue et maquillage de Noël, et peut-être en train de réfléchir à votre look pour la Saint-Sylvestre. Si vous manquez un peu d’inspiration, voici un look qui va faire fureur dans les chaumières françaises, inspiré de l’hybride série / reality show anglais à succès The only way is Essex.

Inutile de glousser, l’Essex est simplement un comté situé au nord-est de Londres. Grand et très peuplé, ce lieu, dès le nom prononcé, évoque à n’importe quel habitant du Royaume-Uni, tout un tas d’images hautes en couleurs. Non, rien à voir avec le sexe, ou pas directement : ici le suffixe -sex vient simplement de la population Saxonne implantée là depuis des temps immémoriaux ; il existe d’ailleurs un autre comté appelé Middlesex… bref, pas de quoi glousser, je vous avais prévenus.

Ce que l’Essex évoque, donc, c’est une population lower-middle class pas très classe, où les hommes sont friands de football, de bière et de tout ce qui contient de l’alcool en général, et où les femmes sont férues  de bière et de tout ce qui contient de l’alcool en général  ainsi que d’artifices beauté en tous genres. Celle que l’on appelle affectueusement l’Essex girl, se déplace la plupart du temps en troupeaux avec ses copines, souvent à Londres car une bonne partie de l’Essex est efficacement reliée à la capitale (et m**** !), parle fort et avec un accent délicat (‘wha’ever’ pour whatever, ‘innit’pour isn’it…) boit beaucoup et vomit tôt (genre quand vous allez au resto à 20h), est en train d’accoucher de son deuxième enfant pendant que d’autres révisent leur Bac au même âge, et se reconnaît de loin grâce à son teint brun-orangé, ses cheveux jaune fluo, ses talons de 20 cm et ses tenues courtes. J’avais beaucoup entendu parler de ce cliché mais je peux vous garantir que beaucoup sont vrais : non seulement j’ai la “chance” d’en voir quand je me retrouve malgré moi dans des lieux de sortie “basiques” de Londres comme Leicester Square et ses environs, mais en plus je me suis rendue dans cette joyeuse contrée il y a trois mois pour le travail, et ai vu ceci de mes yeux – j’avais l’impression d’être sur une autre planète et ne savais s’il fallait en rire ou en pleurer…

Depuis peu, les Essex girls sont plus fières que jamais de leur culture : une série haute en couleur intitulée The only way is Essex (TOWIE pour les intimes) les met en scène sur la chaîne nationale ITV2 (photos des héroïnes ci-dessous). Même si vous ne comprenez pas l’Anglais, je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur YouTube afin de visionner quelques vidéos comme celles sur la Botox Party ou ce petit medley qui vont vous donner un aperçu de cette profusion de bon goût. D’ailleurs, je me demande si une série qui se gausse ouvertement d’une partie de la population, passerait aussi bien en France… Peut-être souffrons-nous d’une incapacité d’autodérision, un de ces traits typiquement français qui nous font passer pour arrogants aux yeux de bien des populations. Ou alors, les habitants de l’Essex sont réellement fiers de la façon dont ils sont dépeints dans la série… Food for thoughts.

Ce à quoi je voulais en venir, est le lancement, il y a quelques mois, d’une gamme de cosmétiques estampillée The only way is Essex. Et contrairement à la blague sur les soins Plus Belle la Vie, il ne s’agit pas d’un poisson d’avril! Plutôt bien vu, dans la mesure où les Essex girls, et je dois leur rendre un vibrant hommage en ce sens, font marcher à plein mon secteur d’activité : consommation énorme d’autobronzant, fond de teint appliqué à la truelle, blush à profusion, cils surchargés de mascaras et agrémentés de faux-cils (y compris en journée), lèvres dégoulinantes de gloss, faux-ongles de toutes les couleurs… bref, au Royaume-Uni, je peux vous assurer que l’industrie des produits de beauté ne connaît pas la crise et que les Essex girls y sont sans doute pour quelque chose !

Du coup, une gamme au nom de la série était une extension de marque logique pour les producteurs, qui ont lancé les produits chez… Superdrug et Argos (catalogue de vente par correspondance avec un positionnement un peu “famille Bidochon”) bien sûr ! Voici les trois produits qui ont retenu mon attention :

Etape 1 : le teint

Vous êtes aussi pâle qu’une Anglaise mais vous aimeriez avoir “bonne mine” ? Alors le kit Essex Glow est pour vous. Après avoir appliqué un flacon de fond de teint 2 à 3 nuances au-dessus de votre carnation naturelle, travaillez votre teint à la poudre. D’abord, utilisez la partie de droite, autrement dit la poudre illuminatrice, afin de faire briller les zones saillantes de votre visage de mille feux. N’y allez pas avec le dos de la cuillère : ce produit ne coûte pas très cher (£7.99 et il y a souvent des promos sur l’ensemble de la marque) alors ne lésinez pas!

Ensuite, utilisez les deux autres nuances (brun clair et brun foncé) un peu partout sur votre visage. Mettez la dose, et surtout, SURTOUT, n’estompez pas ! La clé du look Essex girl, c’est de bien voir les délimitations entre les différentes couches de produits, alors ne passez pas votre temps à de subtiles mouvements de pinceau (fourni dans le kit).

Enfin, n’oubliez pas d’emporter votre poudrier avec vous, car vous pourriez avoir besoin d’une retouche rapide après avoir vomi entre vos toutes nouvelles chaussures si belles et confortables.

Etape 2 : les lèvres

Après avoir appliqué un crayon à lèvres bien au-dessus des contours naturels de votre bouche afin de vous faire une moue charnue et sexy, passez au gloss avec ce sublime coffret Totally Kissable (£5.99). Pour ressembler à Amy, Sam ou Jessica, ne vous contentez pas d’une fine couche estompée au doigt : il faut que ça brille, que ça scintille et que ça dégouline alors passez, repassez et repassez encore l’applicateur sur vos lèvres.

Là encore, à mettre absolument dans votre magnifique sac à main Paul’s Boutique pour les retouches entre les trois pintes de bière pas chère et les shots de Jägermeister.

Etape 3 : le… hum… lisez plutôt

Ca, c’est la petite touche inattendue et raffinée de ce look made in Essex. Cette mode apparemment populaire dans le comté a été mise en lumière par TOWIE : il s’agit du vajazzle. Contraction de vagina (ai-je besoin de traduire ?) et de dazzle (=scintiller, briller). J’avais du mal à y croire mais oui, cela existe vraiment. La marque de cosmétiques de la série s’est associée avec le leader du genre, Vajazzle Me, pour proposer aux consommatrices ces ravissants assortiments de petits cristaux autocollants (£7.99) à poser près de vous savez quoi.

Si vous avez des questions, demandez à Amy, esthéticienne dans la série, qui explique ici le procédé à une de ses clientes. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, je crois que vous avez compris ce que j’en pense et vous laisse vous faire votre propre opinion.

Alors, que pensez-vous de mon idée de look pour les fêtes ? Allez-vous faire la totale ou vous contenter, par exemple, du teint marron ? Pour ma part, j’hésite encore entre ce look made in Essex et celui proposé dans une vidéo récente par Lisa Eldridge. Allez jeter un œil et tenez-moi au courant des looks de fête  que vous vous serez concocté!

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous un Joyeux Noël!

Berry-mania

Quand vient le moment du dessert, que ce soit dans un délicat restaurant de spécialités anglaises ou un bon vieux pub, j’ai souvent l’embarras du choix : lemon posset (crème épaisse au citron, à déguster avec des shortbreads), crumble aux pommes ou apple pie servis avec leur petite carafe de custard, brownies bien tendres au centre, treacle tart (dont je vous avais parlé ici)… Mais j’ai un léger problème avec le reste des spécialités sucrées : partout, que ce soit dans les coupes glacées, les biscuits, les tablettes de chocolat, les céréales, les coulis sur les cheesecakes, les cocktails – et même certains fromages ! – les Anglais mettent des fruits rouges. Il y en a partout car ils adorent ça été comme hiver. Dommage pour moi qui ai une dent contre eux – je suis plutôt poire, banane, mangue et autres fruits jaunes aux saveurs ensoleillées…

Mais bon, ce culte voué aux fruits rouge a aussi une raison culturelle : dans un pays où le climat n’est pas vraiment tendre, c’est une des rares sortes de fruits qui pousse bien. J’ai d’ailleurs remarqué que cette présence trop grande à mon goût des fruits rouges, est également marquée en Scandinavie par exemple. Bref, là où mes fruits préférés ne poussent pas car ils manqueraient de soleil !

Cette obsession pour les berries (baies), des strawberries aux raspberries en passant par les blueberries ou les cranberries, comme celle pour la menthe, se retrouve dans les cosmétiques. Car avec leurs nombreuses propriétés – antioxydants, astringents, stimulants… – ils se sont fait une place de choix dans une pléthore de produits, et leur senteur gourmande fait partie des plus utilisées dans d’autres. Pour celles et ceux qui aiment, laissez-moi vous présenter 4 fruits rouges qui déchaînent les passions gustatives et cosmétiques…

Blaise la Fraise

Elle, c’est la reine des fruits rouges. Les Anglais et les Anglaises l’adulent sans doute autant que Kate & Will. Ils l’aiment par exemple coupée en morceaux (la fraise, pas Kate!) dans le Pimms & Lemonade (LE cocktail des barbecues et donc de l’été) ou dans un dessert typiquement anglais, l’Eton Mess (un joyeux fatras de fraises, glace à la fraise, meringue concassée et crème Chantilly).

Côté cosméto, Boots a concocté, dans sa marque à petits prix Natural Collection, toute une ligne à la fraise, sauvage celle-ci (de £1.01 à £3.17). Elle comporte un gel-crème pour la douche, un autre pour le bain, un exfoliant corporel, un spray parfumé pour le corps et même un masque visage en monodose et un gloss transparent en tube. C’est vraiment LA gamme à offrir à votre petite nièce qui adore la fraise : impossible de trouver plus complet, mignon et abordable. Disponible chez Boots.

Si vous cherchez un cadeau pour un amateur et non un drogué de fraise, jetez un œil du côté de chez Lush. Leur coffret Strawberry Picnic (£15.75), décoré de… fraises, évidemment, contient notamment la barre de massage Strawberry Feels (un jeu de mot avec la chanson des Beatles je suppose ?) ainsi que le gel douche Grass : cette association de senteurs de fraises et d’herbe est parfaite pour rappeler ces moments so British que sont les pique-niques dans les parcs et jardins, dont les Anglais sont friands dès que le soleil commence à pointer le bout de son nez. Disponible dans les magasins et la boutique en ligne de Lush.

Ambroise la Framboise

Encore une grande amie des Anglais ! Sur des tartelettes, dans des muffins associée à du chocolat blanc, en confitures… Je l’aime encore moins que la fraise, mais force est de constater qu’ici, elle a plutôt la côte.

C’est par exemple l’accord qui rend le parfum féminin Optimistic (£38 les 50 ml) de la marque britannique Paul Smith aussi original : on y retrouve une note macaron framboise ! (la folie macarons a gagné l’Angleterre aussi) Elle est accompagnée d’agrumes en tête, de litchi et de pois de senteur en cœur, et de patchouli en fond. Disponible en grands magasins.

Sous la douche, les addicts à la framboise adoreront la crème de douche d’Original Source ‘Vanilla Milk & Raspberry’ (£1.94). Car contrairement à de nombreux gels douche, le parfum de ce produit est entièrement naturel. Si vous plonger dans cette senteur une fois par jour ne vous suffit pas, peut-être craquerez-vous sur le savon pour les mains assorti (£2.20). Comme vous pouvez le deviner, je n’ai pas testé les produits de cette gamme à la framboise, mais ce que je peux vous dire c’est que Original Source est une de mes marques de gels douches favorites et que mon homme l’a également adoptée : packagings simples et efficaces (tête en bas = pas de gaspi), prix raisonnables et souvent en promo, grande variété de senteurs gourmandes avec de vrais extraits de plantes et fruits… à la maison, on adhère ! D’ailleurs, je crois que cette marque doit avoir pas mal de succès car Boots et Superdrug ont récemment lancé des gammes de copies, littéralement, avec la même forme de packaging et le même design (quels pillards ces distributeurs !)… Disponible chez Boots/Superdrug et en supermarchés.

Bertille la Myrtille

Si elle se montre encore timide chez nous, chez les Anglo-Saxons, on la rencontre très fréquemment : je me souviens avoir vu beaucoup d’aliments et de produits de beauté en comportant outre-Atlantique, où nos amis québécois les appellent ‘bleuets’. Ici, on les mange telles quelles, ou alors on les retrouve dans des muffins, cheesecakes, barres de céréales et jus multifruits. Peu confrontée à cette petite baie bleue en France, je me suis d’abord montrée circonspecte à son égard mais avoue, avec le temps, avoir appris à l’apprécier à petites doses dans les muffins. Peut-être me laisserai-je donc prochainement tenter par les produits qui suivent…

Que celles qui ne sont jamais entrées dans une boutique Claire’s lèvent la main… Oui, c’est bien ce que je me disais, vous n’êtes pas très nombreuses. Alors vous avez peut-être croisé le chemin des masques Montagne Jeunesse, vous savez, ces masques en monodoses montrant une tête de femme avec une épaisse couche de masque coloré sur la peau ? Contrairement à ce que son nom pourrait laisser entendre, cette marque est britannique et plutôt sympa : je me souviens avoir testé quelques-uns de leurs produits (masques visages et produits pour les pieds) assez efficaces et surtout bien funs. Eh bien figurez-vous qu’un de leurs récents lancements n’est autre que le Very Berry Mask (£0.99), dont l’ingrédient star est la myrtille. Hydratant et nettoyant à la fois, cette formule de couleur violette contient également de l’huile de noyau de pêche et de l’aloès. Disponible chez Boots/Superdrug et en supermarchés.

Radicalement opposée en termes de prix, positionnement et design se trouve la marque de capillaires Percy & Reed avec sa ligne pour cheveux secs Splendidly Silky. Cette marque londonienne lancée cet été au Royaume-Uni et il y a seulement quelques jours aux Etats-Unis, crée le buzz sur Internet et dans les magazines de mode. Créée par deux coiffeurs britanniques qui cumulent 40 dans d’expérience à eux deux, cette ligne comprend 16 références, dont un après-shampooing sec, plutôt original isn’t it ? Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est leur ligne Splendidly Silky, car son ingrédient phare est la myrtille qui, combinée à du lait d’amande douce, nettoie et hydrate cuir chevelu et cheveux ; la formule est complétée par de la pro-vitamine B5 fortifiante. Fonctionnant en synergie, le shampooing (£14) et l’après-shampooing (£16) promettent de redonner vie et brillance aux cheveux les plus desséchés. Disponible chez Selfridges et Harvey Nichols.

Serge la Canneberge

Lui, à part dans un Cosmo, je n’arrive pas à l’encaisser. Non seulement parce que je n’aime pas du tout son goût, mais parce qu’en plus, il est vraiment partout ! Et dire qu’avant l’arrivée de cette mode, le mot ‘cranberry’ évoquait un de mes groupes favoris à l’époque… Les temps ont changé : Dolores O’Riordan est presque en cessation d’activité, Ocean Spray dans les rayons s’est imposé, et la canneberge un peu partout s’est immiscée. Comme vous pouvez le deviner, berry-mania oblige, ici on retrouve ce fruit encore plus souvent : en jus bien sûr, parce que c’est bon pour la peau et prévient les cystites (pas super glam’ mais vrai), mais aussi dans les sauces accompagnant le gibier, et même… en accompagnement du fromage (en particulier le Brie) voire carrément DANS le fromage (avec une prédilection pour le Wensleydale… dommage, il est tellement bon sans) - là, ok vous avez le droit de le dire: “Ils sont fous, ces Anglais!”. Si vous voulez vous laisser tenter par la canneberge mais que vous n’être pas encore prêt(e) à en enduire vos plats, fromages et dessert, testez plutôt ces produits par exemple…

Superdrug s’est bien activée sur sa marque propre ces dernières années – sans doute une direction du groupe qui possède l’enseigne, AS Watson, dont fait aussi partie Marionnaud avec ses rayons de gels douche pas chers qui vont bientôt prendre plus de place que les parfums et cosmétiques sélectifs. Enfin bref, Superdrug a développé tout un tas de gammes, notamment ‘Superdrug Naturals’ qui chasse clairement sur les terres de Boots Natural Collection avec ses prix doux, ses extraits plus ou moins naturels et ses senteurs gourmandes pour petits et grands. On y retrouve notamment une ligne Pomegranate & Cranberry (grenade et canneberge), comprenant 4 produits (de £1.99 à £3.99) : gel douche, exfoliant corporel, essence de bain et même des ‘bombes’ de bain effervescentes façon ‘ballistics’ de Lush. Les produits ont l’air plutôt sympa, les packagings ne sont pas trop criards pour du Superdrug… peut-être vais-je me laisser tenter maintenant que j’ai leur carte fidélité (ça, c’est du lourd en termes de confession !)… Disponible chez Superdrug.

Plus sérieuse mais aussi plus chère, la marque de soins Neal’s Yard Remedies dont je vous avais brièvement parlé ici, connaît bien son pays natal et utilise souvent les ingrédients qui y font écho comme la rose ou les fruits rouges. C’est par exemple le cas du masque visage Power Berry (£24.50). La texture est à la base un gel, qui se transforme en lait à l’application – je me demande ce que ça peut donner, est-ce que ça veut dire que ça dégoûline partout pendant le temps de pause ? Les promesses tiennent en deux mots : protection et surtout éclat. Disponible dans les boutiques Neal’s Yard Remedies, les Planet Organics, certains John Lewis et les grands Boots.

Et vous, quel est votre fruit préféré ? Aimez-vous les fruits rouges ? Y a-t-il certains fruits que vous aimez particulièrement retrouver dans vos cosmétiques et parfums ?

2 ans déjà!

Et voilà : a French beauty-addict in London fête ses 2 ans!

Comme à tout anniversaire, il est de bon ton de faire les comptes. A l’occasion de ce deuxième opus, faisons le point sur…

Les stats’

Pour commencer, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon blog a récemment dépassé les 100.000 visites ! Avec un point culminant au mois dernier qui en a rassemblé plus de 10.000, mon record mensuel. Le jour le plus chargé est tout récent, puisqu’il s’agit du mardi 29 novembre, autrement dit le lendemain de la parution du deuxième volet de mes aventures tokyoïtes.

Concernant les critères de recherche, le fameux « vaseline », qui l’an dernier avait mené un certain nombre de visiteurs à ce blog en partie pour des raisons que je vous laisse deviner, a laissé à la rose qui fut à l’honneur suite à mon billet consacré à la rose, dans la série sur les ingrédients préférés des Anglaises.

Mais ce qui est assez intéressant est le cumul des mots de recherches directement liés au nom du blog (tantôt « afrenchbeautyaddictinlondon », tantôt « french beauty addict london » etc) qui se classe au 3ème rang : merci donc à tous ces visiteurs qui ont vu, entendu parler de mon blog, et l’ont recherché ensuite… ce genre de résultats fait super plaisir :-)

Le buzz’

Si vous appréciez mon blog, voici 4 moyens de me suivre :

- En vous abonnant à mes billets : En bas à droite de cette page, grâce à la section « Keep in touch ! », indiquez votre adresse e-mail et vous recevrez un message dès que paraît un nouvel article !

- Sur Facebook : Rejoignez ma page qui a récemment atteint les 200 ‘fans’ ! J’y poste les liens vers chacun de mes billets, mes humeurs, mais aussi, pour mes billets spécial « a French beauty-addict à l’étranger », plein de photos que je ne peux pas forcément insérer dans mes billets pour des raisons de place.

- Sur Twitter (#aFbaiL) : J’avoue, je suis un peu moins active, mais j’y suis ! Je poste principalement les liens vers mes nouveaux billets et vous fais part de news beauté made in UK ou d’articles de blogs qui ont retenu mon intérêt.

- Sur Hellocoton .

Mais il n’y a pas que les mails et les réseaux sociaux qui créent le buzz – il y a aussi… les autres blogs ! Je me suis récemment associée à ceux de l’Apéro-Blog London et de Cecysmily où je me suis prêtée au jeu de l’interview : si vous avez envie de savoir comment je me suis retrouvée à Londres, quels sont mes 5 produits de beauté made in UK préférés ou mes endroits favoris pour sortir à Londres, n’hésitez pas à y faire un tour :-)

 Vos comms’

Les chiffres c’est bien, mais rien n’égale les mots. C’est pourquoi j’apprécie beaucoup vos commentaires, seul moyen concret pour moi de savoir ce que vous pensez de mon travail. J’en profite pour remercier tous ceux qui en laissent, rarement ou régulièrement, pour ces messages enthousiastes et positifs qui m’encouragent à continuer et à être toujours plus créative.

A celles et ceux qui me demandent de publier plus souvent : je vous entends, et vous remercie beaucoup pour ce compliment. Malheureusement, à l’heure actuelle, il m’est impossible d’écrire plus d’un billet par semaine en raison d’un emploi du temps très chargé. J’aimerais publier plus souvent, mais, comme vous le savez et sans doute appréciez, mes articles sont bien plus longs que la moyenne et me prennent déjà pas mal de temps car je préfère privilégier la qualité (qui comprend recherches en amont, écriture, relectures, formatage etc) que la quantité. Si mon point de vue vous intéresse, comme dit plus haut vous pouvez me suivre sur Facebook et/ou Twitter pour plus de photos et liens vers des contenus intéressants.

A venir

Côté marques, le Royaume-Uni est décidément plein de ressources alors nous sommes loin d’avoir épuisé le filon, je vous le dis ! Je vous proposerai prochainement des chroniques sur The Body Shop, Barry M, Burberry makeup pour ne citer qu’elles…

J’ai aussi plein de choses à vous raconter sur mes expériences en salons et instituts. Au menu dans les semaines qui viennent : de la flottaison ( ! ) et des manucures pas chères du tout comme à New York !

Après la rose, le thé et la menthe, ma série sur les ingrédients préférés des Anglaises dans les produits de beauté va reprendre du service! Non, promis, le prochain sur la liste n’est pas la bière…

Enfin, suite au succès de mes billets sur le Japon, je vais continuer à vous faire part de mes découvertes beauté de globetrotteuse avec une escapade en Scandinavie ainsi qu’un petit détour par l’Italie.

The icing on the cake

J’en ai rêvé, c’est en train de se passer ! J’assurerai désormais une chronique beauté bimestrielle dans la revue Ici Londres, un des principaux magazines destinés aux expatriés français à Londres (nous sommes environ 400.000 !). Mon tout premier article est paru dans le numéro de décembre fraîchement publié. Pas besoin d’habiter à Londres pour le lire, la version en ligne est par ici.

Et voilà, assez parlé, à vous maintenant ! Dites-moi donc… comment vous avez atterri ici… quel est votre billet préféré… les améliorations que vous aimeriez voir…

Il y a deux semaines je vous disais tout sur le soin de la peau et des cheveux à la japonaise suite à mon voyage de 15 jours au pays du soleil levant. Vous avez été nombreuses à demander la suite, et la voici aujourd’hui. Cette fois, nous allons évoquer deux autres volets tout aussi passionnants de la beauté made in Japan : le maquillage et l’hygiène.

Si vous n’avez pas lu le premier volet, je vous y incite fortement, non seulement parce qu’il a apparemment beaucoup plu à mes lectrices et lecteurs (merci pour ce véritable plébiscite, ça m’a touchée !), mais aussi parce qu’il contient quelques disclaimers importants à lire. Merci :-)

Les Japonaises et… le maquillage

Comme pour bien des choses au Japon, le maquillage rassemble lui aussi plusieurs valeurs essentielles dans cette culture : esthétique, sophistication et respect de l’autre.

Le teint

Côté soin du visage, vous êtes maintenant incollables sur le layering grâce au premier volet de ce billet. Vous savez aussi qu’une des raisons à l’origine de cette incroyable sophistication est le fait que la Japonaise ne veut pas montrer aux autres ses imperfections, brillances et taches brunes. Eh bien elle continue sur sa lancée au niveau du maquillage du teint.

Après l’application d’un écran UV, dernière étape du layering, vient le moment d’utiliser une base de teint. Sur ce segment, le choix est beaucoup plus large au Japon qu’en Occident. Toutes les marques de maquillage en possèdent au moins une dans leur gamme, et il en existe pour tous les types et conditions de peau. Et forcément, les marques s’amusent aussi à innover sur les packagings et les textures afin de séduire les consommatrices. Pour ma part, j’avais repéré la nouvelle Sherbet Base de Maquillage, non seulement pour son packaging plutôt sympa, mais aussi pour sa texture mousse craquante, fraîche et légère. Quand j’ai appris, grâce à l’excellent merchandising de la boutique Shiseido The Ginza, qu’elle était conçue pour les peaux mixtes, ni une ni deux, je l’ai mise dans mon panier ! Contrairement à nombre de bases ultra siliconées auxquelles on a à faire chez nous, la Sherbet Base est ultra aérienne, on la sent tout juste sur la peau – heureusement pour les Japonaises qui auront appliqué une dizaine de produits juste avant ! Elle a sensiblement amélioré la facilité d’application du fond de teint ainsi que sa tenue. En apportant une douceur pas du tout « plastique » contrairement aux bases siliconées. Je recommande chaudement !

Maintenant, il est temps de passer au fond de teint. Là, des particularités qu’on attend forcément : des textures plutôt légères pour convenir aux nombreuses femmes à peaux mixtes, des actifs soin adaptés aux besoins asiatiques (éclat, antitaches), un SPF élevé de rigueur et, bien sûr, des nuances spécifiques… qui ne conviennent pas du tout aux Occidentales ! Ca m’a d’ailleurs bien fait rire de voir des marques japonaises n’existant pas en Occident, qui montraient des mannequins occidentales blondes aux yeux bleus sensées porter leurs produits – foutaise ! La plupart des nuances sont soit trop claires, soit trop grises (pour contrebalancer la tonalité jaune). Bref, sauf exceptions (je pense à celles qui cultivent leur teint diaphane comme Sapphire), ce n’est pas au Japon que vous ferez le plein de fonds de teint. Surtout qu’il faut garder à l’esprit qu’en règle générale, un teint naturel n’est absolument pas la priorité des Japonaises : là-bas c’est l’unification avant tout, tant pis si on dirait que vous portez un masque. Pas pour nous, donc.

Bien sûr, il y a les BB Creams et je sais que vous attendiez ce paragraphe avec impatience. Pour celles qui sont en hibernation depuis quelques années, la tendance des BB Creams vient de la Corée et « BB » veut dire « Blemish Balm » et n’a rien à voir avec l’expression « peau de bébé ». Après avoir balayé le continent asiatique, elle est arrivée chez nous. Ce que je sentais gros comme une maison. Car depuis plusieurs années un très long topic sur les forums de Beauté-Test évoquait le sujet et rassemblait les témoignages de consommatrices ayant commandé ces produits directement sur des sites asiatiques (il s’était passé la même chose avec Lush deux ou trois ans avant l’ouverture de la première boutique française, pareil aussi avec le Clarisonic – bref, équipes de développement cosmétiques, fouinez sur ces forums et vous saurez, 3 ans à l’avance, ce qui va devenir énorme). Bref, la BB Cream est une sorte de « produit miracle » censé remplacer tout un tas de produits utilisés au quotidien par les Asiatiques, à savoir : soin hydratant, protection solaire, base de maquillage, fond de teint, correcteur, anticernes et poudre. En un mot, le graal du teint. Une flopée de marques coréennes et japonaises en propose, suivie par les marques occidentales qui ont décliné le concept dans leurs gammes spéciales Asie, et maintenant tout ça débarque en Europe. Les BB Creams européennes que j’ai testées (Garnier et 17) sont en fait des sortes de crèmes teintées un peu améliorées : plus légères que leurs concurrentes asiatiques (car nous avons tendance à fuir les couvrances trop importantes) et avec des teintes qui nous correspondent. La version d’Erborian s’approche un peu plus d’une vraie BB Cream, et je n’en attendais pas moins d’une marque qui se revendique d’inspiration coréenne (elle avait senti le bon filon des années à l’avance cette ex-L’Oréalienne !). Pour ma part, après avoir utilisé tous les testeurs d’un grand Matsumoto KiYoshi, j’ai jeté mon dévolu sur la BB Cream « Visée » de la marque Kosé : l’épaisseur de la texture est acceptable, et la teinte est la plus proche de ma carnation naturelle. Le résultat est pas mal en termes d’unification du teint, en revanche ce produit ne parvient pas à dompter ma zone T qui se met à briller aussi vite qu’avec n’importe quel autre produit. Et le blush est absolument obligatoire…

Le blush parlons-en rapidement d’ailleurs. Il s’agit d’un produit beaucoup plus populaire au Japon que dans nos contrées. La raison en est d’une logique implacable : sur un teint complètement uniforme, il est indispensable de sculpter son visage à l’aide de blush (mais aussi d’ombreurs et d’illuminateurs) sous peine de se retrouver avec un visage triste et sans relief façon fantôme. Les Japonaises misent de préférence sur des teintes claires et très irisées, qu’elles appliquent généreusement.

Les yeux

Si vous en êtes encore à penser qu’elles sont folles ces Japonaises qui se font débrider les yeux et se décolorent les tifs pour essayer de ressembler à des Occidentales, je vous invite à relire mon billet précédent. Mais je ne vous en voudrais pas, car, avant ce voyage au Japon qui m’a ouvert l’esprit sur une multitude de sujets dont celui-ci, je pensais mot pour mot la même chose.

Le maquillage des yeux continue sur cette lancée, en ayant pour but de les agrandir le plus possible. D’abord, la Japonaise va éviter les ombres à paupières foncées et mates, et va privilégier au contraire les teintes claires et irisées, afin d’ouvrir le regard et de donner du relief à des paupières plates de nature.

Autre chose qui l’ennuie sérieusement, ce sont ses cils courts et droits. Pour leur donner de l’intensité, elle va d’abord user et abuser de l’eye-liner. Je n’ai jamais vu un choix pareil en la matière : de tous formats (crayons, pinceaux, feutre, gel, crème, rechargeable…), de toutes les couleurs, à tous les prix, et avec des promesses de tenue ambitieuse.

La Japonaise va ensuite passer au mascara. Noir toujours, recourbant et allongeant forcément. Il s’agit d’un marché, comme chez nous, où la concurrence est féroce et la guerre à l’innovation fait rage. Les deux nouveautés très en vue pendant mon séjour étaient le nouveau mascara « Lashionista » de Maybelline et le dernier lancement de la marque Kate de Kanebo. J’ai acheté les deux et testé le premier, Lashionista : il s’agit d’un mascara à fibres dans la lignée du Cil Architecte 4D de L’Oréal Paris, avec un focus sur la longueur – et la longueur est au rendez-vous, de façon assez spectaculaire (mon fiancé a remarqué, c’est pour dire !). Le second est issu d’une marque dont j’adooore l’image, il s’agit de Kate : c’est la marque milieu de gamme de Kanebo, avec un imaginaire rock et dark aux visuels et packagings super léchés. Vous pouvez voir la publicité pour ce nouveau mascara ici et je reviendrai vous donner mes impressions quand je l’aurai testé sur ma page Facebook.

Pour terminer avec humour (petite précision pour les nouveaux arrivants : mon humour est volontairement exagéré et plutôt noir… normal, je suis une Marseillaise qui habite en Angleterre !) sur le sujet des yeux… Au mariage de nos amis à Tokyo, au moment d’une grande photo de groupe mélangeant une poignée d’Occidentaux et un régiment de Japonais, le photographe a bramé une instruction (ou plutôt un ordre) en Japonais, puis a traduit en Anglais « Ouvrez grands vos yeux ! ». J’ai trouvé ça un peu cruel car un tantinet contre nature… ça revient un peu à dire à des Pygmées « Faites-vous les plus grands possibles » ou à des Anglais « Ne terminez pas la soirée à vomir dans le caniveau ».

Les lèvres

Pour le coup, voici une catégorie de produits où l’idéal de beauté traditionnel (lèvres rouge vif) a l’air de ne plus trop être en vigueur.

Sur les lèvres, les Japonaises se contentent de nuances plus discrètes, du genre rose pâle, beige rosé. Des finis toujours irisés et brillants, jamais mats. Les gloss semblent très populaires, et les rouges à lèvres sont souvent dans des textures façon « Watershine », à la croisée des chemins entre le rouge, le gloss et le baume à lèvres. J’avais eu un gros coup de cœur pour la marque coréenne Skinfood et son Tomato Jelly Lip Tint, un baume teinté au résultat couleur intense et brillant !

Les ongles

Le Japon n’a pas échappé à la folie du « nail art ». Et ce qui est amusant, c’est que cela ne touche pas que les jeunes filles ! J’ai vu des femmes d’environ 50-60 ans arborant des ongles décorés de dégradés et strass. Côté couleur, on va soit vers des teintes très classiques tendance gamine (rose pâle irisé, le genre de couleurs qui n’est plus trop à la mode chez nous, thank God !), ou carrément vers les paillettes à gogo. Je n’ai pas l’impression que les teintes sourdes (du genre bleu canard grisé ou « greige ») aient obtenu les faveurs des consommatrices japonaises.

Beaucoup de marques proposent des gammes très grandes de vernis, souvent en tailles mini, tandis que d’autres sont spécialisées là-dedans avec une offre incroyable d’outils de nail art (strass, décalcomanies etc), d’instruments sophistiqués et de produits hyper pointus pour prendre soin de vos ongles. J’ai été particulièrement estomaquée de voir en vente grand public, tout le matériel pour se faire une manucure semi-permanente de type Shellac… à domicile ! J’étais à deux doigts d’acheter, puis me suis souvenue que je ne vais me faire faire une manucure Shellac qu’avant les départs en vacances. Si vous ne connaissez pas le Shellac, faites appel à l’ami Google et attention : vous risquez d’y devenir accro !

Plus classique mais aussi carrément plus enchanteur, c’est pour un simple vernis à ongles que j’ai craqué. Mais pas n’importe lequel : c’est un des nouveaux Anna Sui (photo chipée chez Planète-Beauté, thanks!), dont j’ai réussi à dégoter un beau rose flashy avec des paillettes à peine visibles. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas craquer sur le reste des produits de maquillage de la marque, qui étaient vendu auprès d’une large et belle sélection de ses vêtements… mais, bon, je crois que cette époustouflante robe à 400€ (gloups) n’aurait pas été une super idée au cours d’un voyage déjà pas donné !

Les Japonaises et… l’hygiène

Après quelques jours au Japon, j’ai soumis à mon homme la réflexion suivante :

« On dirait qu’un beau jour, un groupe d’experts japonais se sont rendus en Occident afin d’observer les habitudes et façons de faire des habitants. Puis ils se sont concertés et ont décrété que chez eux, on ferait l’exact opposé. Par exemple, monter dans le bus par l’arrière, puis payer et sortir par l’avant. »

Et cela, conjugué à la sophistication et à la complexité d’à peu près tout ce que font les Japonais, ça donne un rituel d’hygiène complètement dépaysant que je vais vous raconter sans plus tarder, à la première personne afin de vous emmener avec moi.

Pour commencer, dans ma chambre d’hôtel comme partout dans l’enceinte de celui-ci, je ne suis ni en vêtements de ville ni en chaussures. J’ai revêtu le yukata, un habit d’intérieur à mi-chemin entre le kimono et le pyjama. Ce jour-là nous sommes dans la montagne, alors pour ne pas avoir froid j’ai enfilé une sorte de gilet par-dessus mon yukata pour me tenir chaud. J’ai quitté mes chaussures tout de suite après avoir franchi le seuil de la porte de ma chambre. A la place, je porte des mules, que je retire évidemment pour entrer dans la chambre elle-même dont le sol est recouvert de tatamis.

Dans ma chambre, il n’y a ni douche, ni baignoire. En revanche, j’ai un lavabo trop bas pour moi, qui m’oblige à me faire un tour de rein chaque fois que je me brosse les dents ou me lave le visage (eh oui, les Japonais sont plus petits que nous !). J’ai aussi des toilettes ultra-modernes comme on en trouve absolument partout au Japon. N’ayez pas peur de tous ces boutons, ce n’est pas si compliqué et plutôt agréable : un sert à chauffer la cuvette, histoire d’avoir les fesses au chaud (très agréables sur les sites touristiques en montagne !); les autres servent à contrôler la fonction « bidet », afin de vous laver après avoir fait ce que vous avez à faire – vous pouvez même régler la pression selon vos goûts. Intimidant au départ… mais au bout de quelques utilisations, on se demande pourquoi nous n’avons pas la même chose chez nous (je suis en train de convaincre mon homme d’installer des toilettes japonais dans la salle de bain de l’appart que nous achèterons peut-être un jour).

Pour me laver, donc, je dois me rendre au bain. Il y en a deux, un pour les hommes, un pour les femmes. Et heureusement. Car une fois que j’ai passé l’antichambre où je range mes affaires (en bonne Marseillaise, je panique chaque fois qu’il me faut laisser mes effets personnels dans un endroit sans porte blindée ni cadenas… mais je me relaxe, nous sommes au Japon !), c’est complètement nue qu’il me faut entrer au bain.

La salle est grande et humide, il y a de la vapeur qui m’empêche d’y voir clair. La première partie de la salle est constituée de petites murettes au-dessus desquelles on trouve un alignement de miroirs, pommeaux de douches et grands robinets. Il y a aussi du gel douche, du shampooing et de l’après-shampooing. J’observe autour de moi et comprends que j’ai oublié quelque chose : dans un coin de la salle, il me faut aller emprunter un petit tabouret en plastique très bas, ainsi qu’une petite bassine. Je regarde discrètement faire les Japonaises et saisis rapidement le concept : il faut placer le tabouret face au miroir, s’y installer puis se laver assise. Pour l’instant, il me faut simplement me rincer et me frotter. J’alterne l’utilisation du pommeau de douche et de la bassine que je remplis avec le robinet, j’aime bien le côté traditionnel de cette dernière. Une fois cette première étape achevée, je peux passer à la deuxième partie de la salle : les bains.

Heureusement, je m’étais renseignée auparavant et n’ai pas commis l’affreux impair de me jeter dans le bain AVANT de m’être frottée et rincée ! Retenez ce rituel au cas où vous vous rendez au Japon, au risque de vous faire passer pour une malotrue occidentale (sans doute un oxymore pour les Japonais…) qui s’apprête à macérer dans sa propre saleté et à infliger la même chose à ses camarades de bain !

Bref, maintenant, il est temps de me rendre dans la baignoire, que je partage avec quelques autres femmes. Et vous avez bien suivi, aucune de nous n’a enfilé son maillot de bain entre temps : nous sommes toutes nues. Personnellement ça ne m’a pas du tout dérangée car j’avais fait un sauna en Suède (même pas le droit de porter une serviette autour de la taille !) puis une séance à la piscine en Islande (la douche à poil est obligatoire et on vous montre un schéma pour vous expliquer où vous savonner avant de faire trempette) plus tôt cette année. Bref, je me prélasse sans me soucier de ces considérations et, de toute façon, personne ne s’examine. Vous imaginez la même scène à Paris ? Je parie que les nanas essaieraient de deviner la marque de votre institut de beauté à la forme de votre épilation du maillot ! Au Japon, la nudité, tant qu’elle conserve une certaine pudeur, est plutôt un symbole de pureté, de retour aux sources.

Dans cet hôtel, il y a deux piscines : une très chaude et grande, une plus petite et… très très très chaude ! Après avoir profité des deux, je retourne à la salle aux miroirs. Je reprends un tabouret et une bassine, et, cette fois, c’est le moment d’utiliser gel douche, shampooing et après-shampooing.

Une fois triplement lavée puis séchée, j’enfile de nouveau mon yukata, mon gilet et mes mules et je peux vous garantir qu’après un rituel alliant calme, chaleur et relaxation, je m’apprête à m’endormir comme un bébé !

Alors, que pensez-vous de ce rituel ? Vous paraît-il logique, mais simplement avec une logique différente de la nôtre ? Le mettriez-vous en place en France si vous étiez nommé(e) Ministre de la Beauté et du Bain ? Ou le trouvez-vous bien trop compliqué ?

Bonus track pour celles et ceux qui sont encore là : 2 gadgets fous pour vraiment se la jouer occidentale

Vous l’avez compris puisque je l’ai évoqué plusieurs fois au cours de ces deux billets sur le Japon : une partie des femmes, et en particulier les jeunes filles, font parfois un peu tout et n’importe quoi pour ressembler aux Occidentales. Vous avez entendu parler du débridage des yeux par chirurgie, je vous ai tout raconté sur les coiffures et le maquillage des yeux… Mais là je propose de mettre l’accent sur deux pratiques en particulier, qui m’ont beaucoup amusée.

La première, je la connaissais avant mon départ suite à un lien collé quelque part sur Internet. Il s’agit de la colle à paupières. Oui, oui, vous avez bien lu ! Ce type de produits est vendu au rayon maquillage des yeux, entre les eyeliners et les faux-cils. Il s’agit d’une colle que vous appliquez sur vos paupières. Ensuite, à l’aide d’un petit appareil en plastique, vous « enfoncez » vos yeux dans leurs orbites. Le résultat est un air perpétuellement étonné, sans doute ce qu’il fallait pour exaucer les vœux du photographe…

La seconde, je l’ai découverte lorsque nous nous sommes baladées dans un immeuble de jeux vidéo. Oui oui, un immeuble : plusieurs étages dédiés au 8ème art, avec les jeux à grues de fêtes foraines au rez-de-chaussée, ceux de baston au 1er, etc. Au tout dernier étage, un panneau annonce : réservé aux filles, ou alors aux garçons accompagnant des filles. J’ai forcément été intriguée, songeant tour à tout à des jeux mettant en scène des lesbiennes, ou bien des simulateurs de salons de coiffures ou encore une section dédiée à Barbie. En lieu et place de tout cela, nous nous sommes retrouvés dans une pièce remplie de cabines ressemblant à des photomatons surdimensionnés. Sur les rideaux, figuraient des visages de filles asiatiques très occidentalisés : cheveux blond vénitien ornés d’anglaises, teint de porcelaine, et surtout yeux pas du tout proportionnels au reste du visage, genre grands comme trois fois les miens. Après avoir fait le tour et avoir croisé plusieurs salles de ce genre au cours de nos balades dans divers établissements de jeux vidéo à travers le pays, j’ai compris de quoi il s’agissait.

Il s’agit de cabines photos, dont l’image est photoshoppée à mort avant la sortie des clichés. Car après avoir mis deux jolies Japonaises avec leurs cheveux bruns et lisses là-dedans, les photos qui en sortent montrent une représentation complètement déformée de ces filles, avec, comme promis sur les visuels des rideaux, des cheveux blond vénitien, un teint de porcelaine et des yeux grands comme des soucoupes. Je me suis amusée à imaginer ce qu’on peut faire avec cette photo une fois qu’on l’a : la coller dans son journal intime ? la garder dans son portefeuille en souvenir d’une soirée amusante avec sa meilleure amie ? la scanner et l’utiliser en photo de profil sur le Meetic japonais ? Je n’ai pu poser la question aux jeunes filles, mais, une chose est sûre, elles avaient l’air de bien s’amuser… et moi, médusée, je les observais… les yeux grands comme des soucoupes.

Mon soin en institut Liz Earle

Comme je l’avais évoqué dans mon précédent billet ainsi que sur ma page Facebook, j’ai eu la chance d’être invitée à la boutique Liz Earle de Sloane Square (située dans le très chic quartier de Chelsea) la semaine dernière, pour tester un de leurs soins du visage.

J’avais rapidement décrit le superbe cadre de la boutique dans ce billet, et vous avais dit quelques mots sur l’espace soins au sous-sol que j’avais pu visiter à ce moment-là. Cette fois, il était temps de vraiment tester tout ca pendant les 60 minutes qu’ont duré le soin qui m’a été offert par la marque, le Healthy Beautiful Skin Facial.

Avant d’en venir au vif du sujet, j’aime déjà la carte de prestations visage et corps proposée par Liz Earle. A l’image de sa gamme de produits, elle est simple, facile à comprendre, sans fanfreluches. Voici le menu :

  • Le Healthy Beautiful Skin Facial (£65) est un soin du visage de 60 minutes que je vais vous détailler dans quelques instants ;
  • Le fameux Liz Earle Signature Facial (£85), plébiscité par le Vogue britannique avec une note de 9.5/10, semble être une version plus élaborée du premier : on y ajoute diverses techniques esthétiques comme la diffusion de vapeur, une extraction manuelle des points noirs ou encore de la haute-fréquence antibactérienne ; en plus de cela, l’esthéticienne dédiera 30 minutes au massage d’une zone de votre choix (pieds, cuir chevelu ou épaules) ;
  • Concernant les deux massages corps, Relaxing Back Massage (35 minutes, £38) et Body Massage (75 minutes, £75), je pense que les noms sont assez explicites – je trouve le rapport temps / prix plutôt honnête, à tester…
  • Enfin le Skincare Tutorial (£45) consiste à vous prendre par la main et à revoir, pendant 45 minutes, toute votre routine soin et santé de façon plus générale (compléments alimentaires etc.) avec une esthéticienne, entre quatre yeux, qui vous remettra une trousse de tailles voyage des produits qu’elle vous aura conseillés.

Ce soin tombait à point nommé pour moi. Lundi, cela faisait moins de 48 heures que j’étais rentrée du Japon. J’étais fatiguée (je ne suis pas du genre à me prélasser au bord d’une piscine pendant ce type de vacances, donc je suis revenue crevée), encore bien jetlaguée, et pas super contente d’avoir repris le travail après 2 semaines de déconnexion totale à tous les niveaux. Je suis donc partie du boulot  plus tôt que d’habitude et, après un petit bug dans le métro (je suis sortie 2 stations trop loin sur la Northern Line, j’avais VRAIMENT la tête dans le c**), c’est avec un sourire jusqu’aux oreilles que j’ai déboulé dans cette jolie boutique.

Comme c’était mon premier soin chez Liz Earle, on m’a conseillé d’arriver 10 minutes avant l’heure de mon rendez-vous afin de remplir une fiche d’information et d’avoir une discussion détaillée sur l’état de ma peau ainsi que ma routine de soins avec l’esthéticienne. Particulièrement important car si la carte des soins est courte chez Liz, c’est parce qu’on ne vous met pas dans une case : pas d’enchaînement de produits spéciaux pour peaux grasses ou matures, c’est l’esthéticienne qui élabore celui-ci au gré de votre peau, de vos envies et de la saison. Et si ce soin tombait bien, c’est aussi parce que j’en avais des choses a dire à Joanne, mon esthéticienne. Car pendant 2 semaines, c’est à coup d’échantillons que j’ai hydraté ma peau, des tests façon essais/erreurs qui ne lui ont pas trop plu : entre ça et mon changement récent de contraception, mes glandes sébacées s’en étaient données a cœur joie, en faisant apparaître microkystes, boutons et points noirs que je n’avais presque plus vu depuis de longues années. Ajoutez à cela un régime alimentaire complètement chamboulé pendant ce séjour à l’autre bout du monde, la fatigue et la déshydratation de 2 x 11 heures d’avion… Oui, on peut dire que j’avais mérité ce soin !

Ma cabine, comme toutes chez Liz Earle, portait le nom d’une des baies préférées de Liz sur l’Ile de Wight – malheureusement, je ne me souviens pas de son nom mais ai pris en photo l’image panoramique accrochée sur un des murs de la pièce (désolée pour la mauvaise qualité, j’ai utilité mon téléphone).

Apres avoir retire presque tous mes vêtements, je me suis refugiée sous… la couette. Car oui, ici, point de banc de massage tout fin et tout dur : ceux-ci sont plutôt du genre lit douillet… bien plus confortables que les futons sur lesquels j’ai pu (essayer de) dormir certaines nuits. Le matelas comme la couette étaient très épais et moelleux, et en rabattant la couette par-dessus moi, avec en plus la lumière tamisée et la musique douce, j’ai vraiment eu l’impression d’aller me coucher. Le bonus : le « lit » était chauffé ! Au début j’ai adoré, puis ai demandé à l’esthéticienne d’éteindre. Mais je dois avouer que ça fait un bien fou, ça détend tout de suite, surtout quand il commence à faire froid !

Joanne est arrivée et m’a explique comment allait se dérouler le soin ; elle a particulièrement insiste sur l’intérêt des massages de type drainage

 lymphatique qu’elle allait effectuer un peu plus tard, précisant qu’ils feraient beaucoup de bien a ma peau un peu ‘congestionnée’ par tout ce sébum.

Elle a commence par le démaquillage, et d’abord par celui des yeux. Et ca a tout de suite donne le ton : j’ai rarement bénéficie de gestes aussi doux et aussi précis. Joanne a démaquille mes cils littéralement un par un. A aucun moment je n’ai senti qu’elle appuyait ou tirait trop sur mes cils ou sur la peau de mes paupières. Elle a ensuite démaquille l’ensemble de mon visage a l’aide du Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser, en prenant soin de me prévenir avant d’appliquer la mousseline chaude et humide sur mon visage (personnellement, les ‘surprises’ de ce genre pendant un soin ont plus tendance a me stresser qu’a me ravir).

Elle est ensuite passée au gommage, avec des gestes minutieux et délicats.

Ensuite, j’avoue avoir un peu perdu le fil du temps car je ne me souviens plus laquelle des deux prochaines étapes a précédé l’autre. Toujours est-il qu’elle a applique un masque sur mon visage. Afin d’adapter le soin a mes besoins, elle a mélange du Brightening Treatment Mask pour redonner de l’eclat a ma peau malmenée, avec, me semble-t-il, le Deep Cleansing Mask, pour une purification qui s’imposait.

Puis vint le moment du massage façon « drainage lymphatique », effectué avec des huiles végétales naturelles, notamment de bourrache que Liz Earle affectionne particulièrement. Un mélange de gestes longs et lents, ainsi que mouvements circulaires plus toniques, toujours de l’intérieur vers l’extérieur du visage pour relancer la circulation. Une grande attention portée aux muscles situés autour des mâchoires, que l’on a souvent tendance à contracter sans s’en rendre compte, ce qui peut, mine de rien, engendrer des douleurs jusqu’au cou et aux épaules.

C’est justement du cou vers les épaules que Joanne a continué le massage, pendant lequel elle a tenté d’assouplir les zones parmi les plus noueuses de mon corps. Pour ce faire, elle tournait ma tête vers la droite, et la soutenait avec sa main droite ; je laissais tomber ma tête entièrement et lourdement sur sa main, sans que celle-ci ne bouge d’un iota… quelle force dans les bras cette Joanne ! Avec sa main gauche libre, elle effectuait des mouvements longs du cou vers les épaules donc. Après avoir transbahuté mes bagages d’hôtels en gares puis en hôtels, j’avais grandement besoin de ce genre de gestuelles et cela m’a fait un bien fou !

Après m’avoir passé de la lotion sur le visage, Joanne a appliqué un contour des yeux puis un soin de la gamme Superskin, destinée aux peaux matures ou fatiguées. Et je n’ai pas été vexée cette fois ^^

A la fin, je n’ai vraiment pas eu envie de sortir de ce lit douillet, mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin je suppose ! A la sortie de la cabine, Joanne m’attendait avec une carte-conseil où elle m’avait écrit tous les produits qu’elle me conseillait, à quelle fréquence et à quel moment les appliquer. Elle m’a aussi conseillé des compléments alimentaires (à acheter ailleurs) qui feraient du bien à ma peau. Enfin, Joanne m’a proposé d’emporter une dose d’essai d’un des produits qu’elle me conseillait – j’ai choisi Superskin Concentrate et vous en dirai des nouvelles à l’occasion.

Mes impressions sur les résultats :

  • En sortant, exit le teint de papier mache : ma peau a retrouve eclat et douceur, et un aspect particulierement rebondi, sans doute grace aux massages. Aucune rougeur a declarer.
  • A J+8, je pense que ce soin, associe a un retour a une routine stable et a l’utilisation du Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser que j’ai reprise suite a ce soin, mes imperfections ont quasiment disparu et mon teint est de nouveau sortable.

Vous l’avez compris, j’ai énormément aimé ce soin. Tout, de l’accueil au confort en passant par les gestuelles et les produits, place ce soin au Top 3 de mes préférés (les 2 autres étant chez Crème de la Mer à Londres et chez Nuxe à Paris).  Je voudrais apporter quelques petits bémols quand même, mais ça va aller vite :

-          Les cabines de soin existent uniquement au flagship store de Sloane Square.

-          Il faut réserver longtemps à l’avance pour obtenir un rendez-vous. Lors de l’évènement de lancement de Liz Earle Color, Liz herself nous avait raconté avoir elle-même du mal à avoir un rendez-vous ! Incroyable non ?

-          J’ai trouvé la musique dans la cabine pas terrible : un truc vaguement asiatisant, assez cliché, comme on peut en entendre dans certains instituts bas/moyen de gamme – j’aurais attendu quelque chose de plus sophistiqué de la part de la marque. De plus, la musique était un peu forte. Au départ on ne s’en rend pas compte, mais quand le silence total se fait et que vous êtes bien détendue, votre ouïe s’aiguise et vous entendez tout plus fort. En fait je crois que j’aurais aimé qu’on me propose de brancher mon iPhone comme j’ai entendu dire que ça se faisait dans certains instituts. Pour devancer les suppositions de mes amis, non, je vous rassure, je n’aurais pas mis du Deftones mais plutôt un truc islandais planant genre Sigur Ros ou Mum, ça aurait été bien sympa !

En bref, si vous aimez Liz Earle et prévoyez de passer à Londres, je vous conseille chaudement de vous faire plaisir avec un de ces soins en cabine. Foi de beauty-addict super exigeante, vous ne le regretterez pas !

PS : désolée pour les fautes liées à l’absence d’accents : j’ai rédigé la moitié de ce billet avec un clavier UK – je corrige tout ça demain ;-)

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