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Archive for juin 2012

Le Royaume-Uni est véritablement le pays des bonnes affaires. Je vous avais parlé des promotions incessantes et des parfums à prix cassés par exemple. Un autre bon plan pour les beauty-addicts rusées, ce sont les magazines féminins. Alors qu’en France, on saute de joie lorsqu’on trouve un échantillon 1 ml du dernier fond de teint Dior collé sur une des 1625 pages de pubs du Elle, outre-Manche, la différence est de taille. En effet, de nombreux magazines offrent régulièrement des produits en taille voyage voire taille vente. C’est de cette façon que j’ai découvert des marques comme Ciaté, Nails Inc. ou encore Cowshed. Et c’est également ainsi que j’ai découvert une nouvelle marque de capillaires qui me faisait de l’œil depuis son lancement : Percy & Reed.

Lorsque je dis « me faisait de l’œil », c’était littéral : ce sont les packagings des produits qui ont d’abord attiré mon attention sur Percy & Reed. Car je n’avais jamais entendu ces noms avant que les visuels produits ne fassent leur apparition dans différents magazines.

En fait, Percy & Reed London est un salon de coiffure situé dans le West End, du côté de Great Portland Street. Il a été fondé en 2007 par un duo de coiffeurs britanniques : Paul Percival et Adam Reed.

Le premier, toujours affublé d’un chapeau, a fait ses armes en salon chez 2 coiffeurs anglais extrêmement reconnus outre-Manche : Charles Worthington et Trevor Sorbie (chacun a lancé une chaîne de salon au succès retentissant). Puis il s’est mis à travailler avec un autre grand nom de la coiffure, Eugene Souleiman, porté plutôt, pour sa part, pour les coiffures de stars et de défilés. Paul devient ainsi un des coiffeurs favoris de Kylie Minogue et Björk. Puis il décide de créer sa propre agence de coiffure/maquillage, Phamous Artists, destinée à deux industries qui le passionnent : la mode et la musique. Cela lui permet de travailler avec de nombreux magazines, publicitaires et artistes musicaux, mais aussi de rencontrer son futur acolyte, Adam.

Ledit Adam a 20 ans d’expérience en salon et en studio lorsqu’il rejoint Phamous Artists, l’agence de Paul. Dans ce cadre, il travaille sur des défilés comme Matthew Williamson, et devient le chouchou de Noel Gallagher, Agyness Deyn et Ellie Goulding, entre autres.

En 2007, Paul et Adam combinent leur talent et leur expérience afin de fonder le salon Percy & Reed. Mais c’est surtout en 2010, quand l’émission X Factor les choisit comme coiffeurs officiels, que leur réputation atteint son paroxysme. Le renouvellement de ce partenariat en 2011, a certainement aidé à propulser leur gamme de produits, lancée en fin d’année, en pole position sur les pages beauté des magazines.

Fidèle à l’esprit à la fois glamour et sans chichis de leur salon, la gamme de produits capillaires Percy & Reed London est volontairement courte. Elle comprend 8 références soin et 9 produits de coiffage, et est enrichie de coffrets voyage/découverte comme le nouveau Hair Royal Highness, décoré d’un drapeau britannique et lancé à l’occasion du Jubilée.

La ligne de soins comprend 3 duos shampooings / après-shampooings:

  • Splendidly Silky: l’actif star est la myrtille dans ce duo pour cheveux secs ;
  • Beautifully Bouncy: le cassis a été choisi comme ingrédient-clé pour donner du volume aux cheveux fins ;
  • Really Rather Radiant: la brillance est la promesse principale de ce duo grâce à la présence d’huile de framboise.

Remarquez-vous un dénominateur commun à tout cela ? Les ingrédients stars de ces 6 produits sont des fruits rouges. A mon avis, ce n’est pas un hasard quand on sait que les Britanniques ADORENT ce type de fruits, comme je l’ai expliqué en détail ici

Deux masques complètent la ligne de soins Percy & Reed London:

  • Totally TLC Hydrating Mask : destiné aux cheveux secs et/ou abîmés, ce masque à la mauve et à l’huile de coco a un mode d’emploi un peu spécial : il faut l’appliquer de la racine aux pointes, envelopper ses cheveux dans un bonnet et laisser pauser. A mon avis, ces instructions s’adressent aux femmes ayant les cheveux complètement bousillés, car à moins d’être dans cette situation, je ne vois pas qui aurait envie d’appliquer un masque nourrissant sur les racines ! Et le bonnet, euh, bon, la flemme !
  • Brilliantly Beautiful Superglossing Mask : cette formule gel-crème est conçue pour les cheveux ternes auxquels elle promet de redonner de la brillance grâce à l’huile de pépins de cassis, à l’amande douce et à la vitamine B5. Là encore, Percy & Reed nous conseille de l’appliquer de la racine aux pointes, et de le laisser pauser seulement 3 minutes avant de rincer.

La gamme de produits coiffant comporte :

  • Deux huiles sans rinçage (c’est à la mode en ce moment !) : Smooth, Sealed and Sensational No Oil Oil, en versions cheveux fins et cheveux normaux
  • Une crème – Supersize Superstar Bodifying Cream –  et une mousse – Abundently Bouncy Volumising Mousse – volumatrices
  • Un spray bouclant : Wonderfully Wavy Texturising Spray
  • Une cire de finition: Quite Frankly Flawless Finishing Polish
  • Une laque fixation forte: Reassuringly Firm Sessions Hold Hairspray
  • Enfin, 2 produits à mi-chemin entre le soin et le coiffage, et qui font beaucoup parler d’eux: No Fuss Fabulousness Dry Shampoo (shampooing sec) et Dry Conditioner (après-shampooing).

J’ai pour ma part testé 2 produits : le Splendidly Silky Shampoo et le Totally TLC Hydrating Mask. Bien que les produits offerts avec Glamour soient en plus petits formats (100 ml, tube avec bouchon à vis) que les tailles vente (tube 250 ml avec capsule-service pour le shampooing, pot 175 ml pour le masque), j’ai, là encore, été séduite par les packagings.

Je trouve que Percy & Reed London a réussi à obtenir un équilibre très difficile graphiquement : donner une image haut de gamme et sérieuse, mais également jeune et fun. Le côté luxe et technique est apporté par le logo de la marque élégant et légèrement désuet avec ses, la couleur des graphismes (gris foncé, comme dans une gravure ancienne) ainsi que celle des packagings (un blanc cassé subtile). Le nom des produits, comme écrit à la main, ainsi que les dessins de jeunes femmes longilignes accompagnés d’exclamations liées à la condition de leurs cheveux contrebalancent tout ça en apportant un peu d’espièglerie.

Cette ingéniosité graphique ne m’a pas fait oublier de retourner les tubes afin d’examiner les compositions.

Le shampooing, d’abord, me déçoit dès le second ingrédient : Sodium Laureth Sulfate, autrement dit un tensioactif on ne peut plus basique et bon marché, potentiellement irritant, réputé pour être un nettoyant efficace et un agent moussant puissant. Avec toutes les polémiques sur ce type d’ingrédients, l’approche de la marque qui se veut innovante, et le positionnement prix (£14), et bien qu’on trouve du Cocamidopropyl Betaine (autre tensioactif, dérivé du coco, plus doux) juste après, je m’étais attendue à un tensioactif moins agressif et plus haut de gamme. En revanche, je me console un peu en constatant que les silicones (ici, Dimethicone) arrivent après le parfum : j’en déduis qu’en aussi faible concentration, ils ne devraient pas trop se la jouer cache-misères comme ils en ont l’habitude. Malheureusement, les ingrédients vantés en fanfare dans le descriptif produit arrivent un peu loin (provitamine B5) voire très loin (extrait de myrtille, huile d’amande douce) dans la longue liste d’ingrédients.

Scénario similaire pour le masque. Des agents « conditionneurs » classiques et un peu de glycérine, puis après la mention « Parfum », une pointe d’huile de coco et de jus d’aloès, une touche d’huile de mangue et, dans les tréfonds de cette composition encore une fois très longue, la fameuse mauve (marshmallow en Anglais, ça fait « sympa »). En revanche, pas de silicones avant le « Parfum » (mais après, si) – une bonne surprise.

Passons au test maintenant.

Le Splendidly Silky Moisturising Shampoo a une odeur de shampooing banale, je ne sais comment la décrire mais elle n’a vraiment rien de spécial, et ça sera la même chose pour le masque. Le produit mousse énormément et se répartit donc très facilement sur mes cheveux longs et ondulés. Le rinçage est facile et rapide, et une celui-ci achevé, mes cheveux humides sont doux au toucher mais je sens que les brushings et passages répétés du fer à lisser rendent un après-shampooing ou un masque nécessaire.

Je passe donc au Totally TLC Hydrating Mask. Je m’arrange un peu avec le mode d’emploi : mes cheveux de citadine regraissant vite, je n’appliquerais ce masque sur mes racines pour rien au monde ; et n’ayant pas les cheveux complètement desséchés (ils sont simplement colorés en plus foncé que ma couleur naturelle) et ma salle de bain étant déjà un sauna, je me passe de bonnet. Je répartis donc le masque des mi-longueurs aux pointes, puis les démêle à l’aide d’un gros peigne : bonne surprise, le démêlage est ultra-facile, quel plaisir ! Je rince au bout de 5 minutes et trouve mes cheveux soyeux, pas trop siliconés.

Le résultat final est plutôt satisfaisant. Après rinçage, mes cheveux sont assez faciles à redémêler (étape vitale chez moi). Je sens que ce duo a bien fait son boulot quand je passe au brushing. Celui-ci est facilité, et à la fin mes cheveux sont doux et frisottent moins. Je n’ai pas remarqué de regraissage plus rapide qu’avec d’autres shampooings, bien que j’avais cette crainte dans la mesure où le Splendidly Silky Moisturising Shampoo est conçu pour les cheveux secs.

En résumé, je suis plutôt contente de ces produits. Après, je ne suis pas tout à fait sûre que je mettrais autant si je devais les acheter. Je serais donc curieuse de savoir si des produits un peu plus innovants, comme le masque brillance ou le duo shampooing + après-shampooing secs font de Percy & Reed London une marque aussi unique qu’elle le prétend.

Mais au-delà de la performance des produits en eux-mêmes, c’est sur le plan du marketing que cette gamme est plutôt réussie à mon avis, et pour de multiples raisons.

D’abord, elle s’appuie sur la réputation d’un salon existant depuis 2007 qui jouit d’une bonne réputation, ainsi que sur l’expertise de deux coiffeurs photogéniques qui collectionnent les noms de clients célèbres comme les perles d’un collier et qui ont travaillé deux années de suite pour l’émission de téléréalité X Factor. Et si vous avez lu mon article sur le culte des people au Royaume-Uni, vous ne pouvez que réaliser à quel point cet aspect constitue une caution de taille.

Une autre ficelle intéressante de ce lancement réside dans le positionnement prix des produits Percy & Reed London. Ces produits sont vendus notamment chez Space NK et dans les grands magasins Harvey Nichols, où ils se retrouvent en concurrence avec Frédéric Fekkai, Bumble & Bumble, Philip B. ou encore Oribe. Vendus quelques Livres moins cher, ils constituent une alternative intéressante pour les beautistas achetant leurs capillaires dans ces enseignes haut de gamme ou ne jurant que par Kérastase, mais désirant essayer des produits un peu moins chers.

Enfin, le moment du lancement – fin 2011 – a également été parfaitement choisi. Cela a accordé quelques mois à Percy & Reed pour faire son chemin auprès des rédactrices beauté et des acheteuses, afin de préparer le terrain pour le Jubilée et les JO. Car vous avez sans doute remarqué à quel point la marque insiste sur son côté anglais : deux coiffeurs anglais ayant fait leurs armes chez des coiffeurs eux aussi anglais, le look gentleman moderne de Paul Percival avec son chapeau, le LONDON mis en évidence dans le logo, le graphisme à l’élégance British, les fruits rouges en actifs stars, et le joli coffret aux couleurs du Union Jack qu’on a vu partout dans les magazines… Il est évident que Percy & Reed London a établi son timing en fonction de l’énorme coup de projecteur sur leur pays d’origine.

D’ailleurs, un potentiel écueil tellement typique des anglo-saxons, est, à mon avis, la faible « exportabilité » (pas sûre que ça existe, ce mot !) des noms des produits. Vous avez vu comme ils sont longs et complexes ? Quite Frankly Flawless Finishing Polish, Splendidly Silky Moisturising Shampoo… on en a plein la bouche quand on essaie de les prononcer à haute de voix (je viens de le faire, toute seule devant mon ordi… le ridicule ne tue pas !), mais, surtout, quel pays non anglophone et nul en Anglais, comme, à tout hasard, la France, arriverait à marketer ces produits en utilisant leurs noms exacts ? Pour l’instant, la question ne se pose pas, car ces produits ne sont pas vendus en France. Vous pouvez toutefois vous les procurer sur ASOS. La marque est présente sur Facebook et Twitter et dispose d’une chaîne YouTube plutôt sympa où les fondateurs de la marque nous expliquent comment réaliser tel type de coiffure ou utiliser tel produit.

Et vous, êtes-vous prêts à mettre £14 (soit environ 17€) dans un tube de shampooing ? Êtes-vous attirés par le concept de Percy & Reed London ?

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Pour celles et ceux qui comprennent l’Anglais et/ou veulent s’améliorer (ou savent utiliser la fonction traduction de leur navigateur), et parce qu’il n’y a pas que a French beauty-addict in London pour se tenir au courant de l’actualité beauté made in UK, je voulais partager avec vous mes coups de coeur sur la blogosphère britannique:

Numéro 1 : BritishBeautyBlogger

Certain(e)s d’entre vous le connaissent déjà. Pour les autres, sachez qu’il s’agit du blog beauté le plus important et le plus influent au Royaume-Uni. Jane Cunningham, auteure de ce blog, est journaliste free-lance dans la beauté depuis une douzaine d’années et, depuis peu, elle officie également dans la mode. Elle a ouvert ce blog pour une simple et bonne raison: elle avait envie de partager sa connaissance et son avis sur la beauté hors des contraintes des magazines, envie de chanter les louanges d’un excellent produit et d’en descendre un mauvais.

Au fil des années, son blog a acquis une réputation immense, qui fait de Jane un personnage-clé pour n’importe quelle marque, magazine ou autres au Royaume-Uni. Par conséquent, elle est au courant de tout avant tout le monde, et n’est pas avare en termes de fréquence: elle publie tous les jours, voire plusieurs fois par jour – principalement des billets courts.

Si j’aime BBB (pour les intimes), je l’adore encore plus pour deux choses qui, à mon avis, font de ce blog un OVNI sur la blogosphère beauté britannique. Premièrement, elle a l’ouverture d’esprit de s’intéresser à ce qui se passe ailleurs qu’au Royaume-Uni – et pas seulement dans les pays anglophones comme le font ses feignasses de consoeurs, trop effrayées par les langues étrangères : elle regarde régulièrement du côté de la France (et cite régulièrement Planète-Beauté) mais également au Japon ou en Corée. Deuxièmement, elle ne se contente pas de parler produits et marques, mais publie régulièrement des billets de réflexion (plus longs) sur des questions comme l’indépendance des journalistes beauté, les relations entre bloggeurs et attachés de presse, etc.

Dans ses billets les plus récents, je vous conseille celui sur sa dernière visite dans un Sephora en France, assez cocasse (lisez aussi les commentaires, on y trouve des généralisations antifrançais assez croustillantes).

Numéro 2 : A Beauty Junkie in London

Jen, Londonienne, professionnelle des réseaux sociaux et passionnée de beauté, a décidé d’ouvrir son propre blog en 2009. Alimenté jusqu’à 2 fois par jour, ce blog est devenu un des principaux du pays.  Jen reçoit par conséquent toutes les nouveautés que ce soit en mass ou en sélectif (elle l’indique TOUJOURS dans ces posts et certaines bloggueuses françaises devraient en faire autant!), et les présente en détail à l’aide de nombreuses photos, notamment des swatches. Grâce à sa présence à Londres, elle tient régulièrement ses lecteurs au courant des évènements en grands magasins, des prochaines ouvertures (comme celle de Victoria’s Secret). Depuis peu, elle partage également un patchworks de photos issues de son quotidien dans sa rubrique « A week in the life of ».

Parmi ses derniers billets, j’ai particulièrement aimé sa vidéo en partenariat avec Head & Shoulders, où l’on chipe ça et là de bons conseils pour prendre soin de son cuir chevelu et de ses cheveux à la plage, ainsi que pour coiffer des cheveux fins.

Numéro 3 : Lipglossiping

Charlotte, la trentaine, annonce la couleur avec son slogan: « a girl with too many lipsticks and a blog about them ». Passionnée de beauté, elle aime avant tout dénicher le super produit pas cher qui sera aussi efficace qu’un autre plus onéreux – elle a même créé une rubrique Bargains pour vous aider à mieux les repérer. Intéressée par la photographie, elle propose beaucoup de photos, notamment des avant-après pour les produits teint ou les mascaras, super utiles.

Pour parfois varier les plaisirs, elle partage également des photos/vidéos amusantes chinées sur le net et en rapport avec la beauté (comme le clip sur la prononciation de L’Occitane que j’ai récemment partagé avec vous sur ma page Facebook), des images et histoires de son quotidien, ainsi que, chaque vendredi ses essais en matière de cuisine (plus ou moins) saine dans la rubrique Food Friday.

Dans ses dernières publications, je vous recommande la lecture de son guide pour dompter les sourcils les plus récalcitrants.

Je lis également quelques autres blogs étrangers: Musings of a Muse sans doute un des plus gros blogs beauté au monde, Beaut.ie la référence en Irlande, et j’avoue avoir un méga crush sur la suédoise Viola de Killer Colours. Je précise que je n’ai pas cité Lisa Eldridge car j’ai déjà dédié un billet entier à mon gourou.

Et vous, consultez-vous des blogs étrangers? N’hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaires ;-)

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Vous souvenez-vous de la marque de maquillage britannique haute en couleur Barry M, dont je vous avais parlé il y a quelques mois? Pour celles qui ont besoin d’une séance de rattrappage express, il s’agit d’une marque bon marché, vendue notamment chez Boots et Superdrug, et qui a pour concept de proposer des couleurs vives et des paillettes, que ce soit sous formes de vernis à ongles, de crayons pour les yeux ou de poudres. Barry M a fait un retour en force ces dernières années avec l’augmentation des ventes de vernis à ongles et l’attrait pour les marques peu chères, et, plus récemment, a connu un succès retentissant avec ses innovations comme le Crackle ou le Croc Effect.

Et ce mois-ci, sur un marché des cosmétiques ou de nouvelles marques apparaissent mais aussi disparaissent tous les jours, Barry M fête fièrement son 30ème anniversaire! Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on célèbre 30 printemps, la marque a voulu créer l’évènement.

Tout d’abord, depuis avril, elle diffuse un nouveau spot publicitaire. Ca a l’air anodin, mais quand on connaît les coût de réalisation et surtout de diffusion de publicité à la télévision, et que l’on garde en mémoire que Barry M reste une « petite » marque (certains de ses concurrents comme Bourjois ou Collection 2000 sont absents du petit écran au Royaume-Uni), on réalise qu’avec cette initiative, la marque a vraiment voulu frapper fort pour son anniversaire. Le spot a été réalisé par Andrew Morahan, un réalisateur spécialisé dans les DVD musicaux, et la bande-son signée Stooshe, un girl band anglais cheapo-vulgaire fabriqué de toutes pièces qui colle à merveille à une partie de la cible Barry M / Superdrug. Je vous laisse découvrir cette merveille de bon goût – si vous trouvez ça juste affreux, n’oubliez pas que vous n’êtes peut-être pas dans la cible! ;-)

Deuxième étape, un évènement fin mai a réuni à Covent Garden toute une brochette de pseudo-célébrités bas de gamme, des présentatrices télé aux ex-candidates d’émissions de télé-réalité. Là encore, vous faites peut-être la grimace (comme moi). Mais toutes ces bimbos ont été très utiles à Barry M, car leurs photos devant des logos de la marque ou des rouges à lèvres rose fluo géants ont atterri directement sur les sites et magazines « people », qui, là encore, constituent la cible première de Barry M.

En effet, leurs tenues courtes, leurs talons vertigineux soutenant des jambes oranges et les coiffures bouffantes qu’elles ont imposées à leur chevelue peroxydées, ont été abondamment décortiqués et commentés dans ces supports, donnant à la marque une plus grande visibilité et un côté un peu fashion aux yeux de la cible pré-citée. Voici par exemples des photos de Nicola McLean, célèbre pour avoir participé à plusieurs émissions de téléréalité, et Danielle Mason, page-3 girl (mannequin apparaissant en petite tenue en page 3 des journeaux pour beaufs comme The Sun):

Enfin, un peu plus intéressante est la promotion qui a débuté mercredi dernier chez Superdrug et sera lancée ce mercredi chez Boots: pour £6 dépensés en produits Barry M, la marque offre un vernis à ongles gratuit. Mais pas n’importe quel vernis à ongles! Pour l’occasion, la marque a ressorti 5 teintes lancées aux débuts de la marque, et dans leur packaging d’origine! Les teintes proposées ont été bien choisies à mon avis car plutôt d’actualité: Club Tropicana (rose pêche), Pink Sunshine (rose pétant), Lady in Red (rouge métallique, le seul peut-être un peu ringard), Electric Dreams (bleu) & Tainted Love (violet).

Voilà une jolie initiative de la part d’une marque qui cible clairement les consommatrices les plus jeunes mais n’hésite pas à remettre l’accent sur son héritage!

En résumé, je suis impressionnée par la longévité de cette marque et je pense que le boom récent des ventes de vernis a clairement marqué un tournant  pour celle-ci, la propulsant parmi celles avec lesquelles il faut compter. Cet anniversaire tombe à pic lors d’une année 2012 marquée par une obsession pour les vernis aux couleurs vives et le nail art, qui font l’aubaine de Barry M!

Ceci dit, je pense que le gros paradoxe de cette marque est qu’elle attire 2 cibles très différentes: les jeunes femmes modestes et de mauvais goût, abreuvées de magazines people et de téléréalité, qui ont juste envie de produits pas cher et aux couleurs pétantes histoire de se faire remarquer le samedi soir au pub, d’une part; mais aussi, et ça, c’est un peu plus nouveau et va de paire avec l’arrivée de Barry M chez Boots et TopShop, des jeunes femmes de toutes catégories y compris plus fortunées, qui viennent chercher chez Barry M des couleurs tendance et des vernis au rapport qualité-prix honnête, achetés par poignées. Mon impression est que Barry M met tous ses oeufs dans le même panier – celui des bimbos – avec la publicité et l’évènement dont je viens de vous faire part. Mais où se situe le relais de croissance à moyen et long terme pour la marque, et comment s’adresser à une cible sans faire déguerpir l’autre? That is the question…!

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Le mois dernier, je reçois un commentaire à approuver: Sylvie m’apprend qu’elle est une de mes fidèles lectrices et que, travaillant au siège de Floris à Londres, elle serait ravie de me faire découvrir la boutique. J’accepte bien sûr son invitation avec joie et me retrouve, fin mai, sur Jermyn Street.

Cette rue, née à la fin du 17ème siècle et parallèle à Piccadilly, est célèbre auprès des gentlemen londoniens, car elle regorge de boutiques de chemises de qualité comme Hackett, T.M. Lewin, Thomas Pink ou encore Charles Tyrwhitt. C’est là aussi qu’on trouve d’autres boutiques réputées comme le barbier Geo F. Trumper ou Paxton & Whitfield, le plus ancien fromager de la ville ! Aujourd’hui encore, il flotte comme un parfum d’élégance so British et de nostalgie lorsqu’on se balade sur cette rue. J’aime particulièrement le fait qu’il y ait peu de circulation (elle est à sens unique), et que, malgré sa situation on ne peut plus centrale, y règne un certain calme, loin de l’agitation de Regent street et Oxford street  – comme si le temps passait plus lentement sur cette jolie rue.

C’est ce cadre qu’a choisi Juan Famenias Floris, fondateur de la marque de parfums Floris, pour installer sa boutique, son siège et, jadis, son usine (cette dernière a été déplacée au sud de l’Angleterre) – au numéro 89. Et c’est au 89, Jermyn street que j’ai retrouvé Sylvie et sa collègue Polly, afin de découvrir ce lieu empreint d’histoire et de senteurs.

Première partie de la visite, la boutique. A gauche, les conseillères, et à droite et au centre, les parfums. Le ton est donné par les magnifiques vitrines en acajou espagnol ; Sylvie et Polly m’expliquent que ces meubles ont été achetés à l’occasion de la Grande Exposition Mondiale à Hyde Park en… 1851. J’émets un « wow », qui, bien que je n’aime pas les répétitions, va m’être récurrent malgré moi tout au long de la visite.

A droite donc, on trouve la collection permanente de parfums Floris. A l’entrée, les femmes d’abord avec les 7 eaux de toilettes estampillés Floris for Women dans leurs boîtes dorées. J’en profite pour rafraîchir ma mémoire en re-sentant chacune d’entre elles pendant que l’équipe Floris me les « raconte » – les voici :

  • Night Scented Jasmine (floral) : C’est LE parfum à mettre entre les mains des amoureuses de jasmin ; il assume son côté sensuel et entêtant grâce à l’association aux fleurs de gardénia, néroli et ylang ylang. C’est mon coup de cœur dans la gamme !
  • White Rose (floral) : Un parfum de rose ultra-romantique, pas gnan-gnan pour deux sous avec sa base d’iris, ambre et musc et sa féminité exacerbé à l’aide d’aldéhydes et de notes poudrées (iris, violette).
  • Edwardian Bouquet (floral boisé) : Un floral classique et un brin désuet, avec un accord jasmin / rose / ylang ylang en cœur et un fond boisé qui contribue à lui donner ce côté un peu nostalgique (ambre, musc, mousse de chêne, patchouli et bois de santal).
  • Fleur (floral) : L’eau de toilette à offrir aux jeunes filles en fleur (facile !). Elle est printanière et légère, avec son ouverture hespéridée et sa note pêche régressive.
  • Lily of the Valley (floral) : Pour toutes les fans de muguet, histoire d’alterner avec le sempiternel Diorissimo. Ici, c’est le côté poudré plutôt que vert du muguet qui est exacerbé. Elegamment vintage.
  • Seringa (floral vert) : La star, comme son nom l’indique, est le seringa, une fleur dont la senteur s’apparente à celle de la fleur d’oranger. Un floral frais, « propre » et légèrement acidulé, parfait pour l’été.

Avant de passer aux masculins, je re-sens Cefiro (floral hespéridé): ce parfum mixte (dont le nom signifie « zéphyr » en Espagnol, est celui à porter par les fans de senteurs fraîches et propres, citronnées et dynamisantes (il me fait un peu penser à Citron Citron de Miller Harris d’ailleurs).

On avance un peu afin d’aller à la rencontre de la gamme Floris for Men, quatre eaux de toilette masculines dans leurs emballages bleu clair, qui font partie des meilleures ventes de la marque :

  • N°89 (boisé hespéridé) : Si vous avez suivi, vous vous souvenez qu’il s’agit du numéro de Jermyn Street où Floris a établi sa boutique. Ce parfum est très classique : une lavande très élégante avec une tête d’agrumes et un fond de bois et muscs, décrite comme « a quintessentially English gentleman’s fragrance ». Ian Fleming, auteur des livres de la série James Bond, était friand de ce parfum, et mentionne la marque Floris dans « Dr. No » – toute une légende!
  • JF (floral hespéridé) : C’est mon préféré dans la gamme « Floris for Men ». J’adore les accords frais et acidulés construits à base d’agrumes, de cyprès, de petitgrain et de baie de genièvre, qui donnent à ce parfum un côté moderne, dynamique et « propre ». Le tout est souligné par des notes chaleureuses d’ambre, de cèdre et de musc qui lui donnent de la profondeur. Sans risque certes, mais réussi.
  • Santal (oriental boisé) : Plutôt un parfum d’hiver avec ses notes de bois de santal, de vétiver et d’épices. Je le qualifierais de sérieux et chaleureux.
  • Elite (boisé vert) : Une belle fougère, très classique, à base de lavande, pin et laurier.

Toutes les lignes ci-dessous sont déclinées en produits de toilette, mais pas forcément les mêmes pour tous. Selon les lignes, on retrouve des huiles de bain, des savons, des talcs etc.

La gamme Classic Collection située à l’arrière de la boutique quant à elle, regroupe 4 fragrances créées avant 1900. La marque n’indique pas de sexe sur les flacons, laissant hommes et femmes libres de choisir leur classique, comme autrefois. On y trouve : Limes (hespéridé) créé à la fin du 18ème siècle par Juan Famenias Floris himself pour combattre la chaleur et les odeurs d’un été particulièrement chaud à Londres ; Bouquet de la Reine (floral fruité) a été introduit en 1860 pour célébrer le jubilée d’or de la reine Victoria ; Special N°127 (floral hespéridé) qui a initialement été créé en 1890 pour le Grand Duc de Russie et porté par la suite par Eva Peron et Churchill ; Stephanotis (floral vert) créé en 1796 à base de stephanotis, une petite fleur blanche symbolisant le bonheur dans le mariage ; la ligne est complétée par quelques produits d’hygiène dont un plutôt original : un bain de bouche à la rose que la marque qualifie d’ « inhabituel »… je les crois !

Au milieu de la boutique trône la ligne Private Collection. L’équipe Floris m’a expliqué qu’il s’agit de créations nouvelles, où Shelagh, le Nez de la Maison, s’inspire de l’héritage de la marque tout en insufflant un vent de créativité et de modernité. On y trouve uniquement des Eaux de Parfums, toutes en 100 ml :

  • Royal Arms Diamond Edition (floral) : Ce parfum a été lancé tout récemment, à l’occasion du Jubilée de Diamant d’Elizabeth II – merci pour les 2 jours fériés d’affilée Queenie ;-) Il s’inspire de la fragrance créée par la marque à l’occasion de la naissance de la Reine actuelle. Il s’agit d’un de mes préférés chez Floris : j’adore sa note de violette, à la fois gourmande et nostalgique, dont le côté poudré est accentué par l’iris et le musc. Si cela vous dit (et que vous avez £15000 à dépenser), sachez que Floris a décliné cette création en Parfum, et l’a conditionnée dans 6 flacons de cristal datant du début du siècle dernier. Aucune étiquette ni gravure sur ces bouteilles, juste une chaîne en or 18 carats ornée d’un pendentif en diamant. Un exemplaire a été offert à la Reine, et 2 sont exposés en magasin (boutique Floris et John Lewis Oxford Street). Comme vous pouvez l’imaginer, en plus de ce lancement extraordinaire, Floris a également redécoré sa boutique aux couleurs patriotiques comme vous pouvez le voir !
  • Victorious (oriental hespéridé) : Cette création est nouvelle aussi, et, bien que le discours de la marque ne le mentionne pas explicitement (droits oblige), a été conçue pour célébrer les Jeux Olympiques 2012. Le parti pris est risqué : Shelagh a associé 5 accords, représentatifs de 5 familles olfactives différentes (si vous n’avez pas encore compris qu’il s’agit effectivement des JO, je ne peux rien pour vous) – marin, hespéridé (mandarine & bergamote), floral (neroli, jasmin et petitgrain), boisé (santal et vétiver) et oriental (vanille et épices). Je trouve ce parfum extrêmement intéressant : on sent effectivement ces 5 facettes, et au débouché du flacon ça fait un peu désordre ; au fur et à mesure que les notes hespéridées s’évaporent, je sens surtout le mélange marin + oriental que je ne trouve pas très heureux. En conclusion je dirais qu’il s’agit d’un parfum intéressant et original, mais que je n’ai pas envie de porter. A faire essayer à celles et ceux qui ont des goûts vraiment éclectiques !
  • Sirena (floral marin) : Voilà un parfum qui me réconcilie avec les notes marines, généralement pas ma tasse de thé – j’ai beaucoup de mal avec une des matières premières les plus utilisées pour reproduire ce genre de notes, la calone : je déteste le côté « plastique neuf » qu’elle a parfois. Mais dans cette évocation de Minorque, terre natale de Juan Famenias Floris et alors possession britannique, la marque a réussi à me faire changer d’avis grâce à une pyramide olfactive vraiment originale : bergamote, jasmin, note marine et poivre rose en tête ; laurier, pivoine, rose et fruits rouges en cœur ; musc et santal en fond. Quand je ferme les yeux et respire ce parfum, il m’évoque la mer et la chaleur – tout ce qui devait manquer à ce pauvre Juan lorsqu’il a quitté son lieu de naissance ensoleillé pour la grisaille de Londres… du moins c’est ce que j’imagine, bien que Marseille ne soit pas Minorque ;-)
  • Madonna of the Almonds (floral fruité) : Ce parfum a été créé avec la romancière à succès Marina Fiorato (britannique d’origine italienne) à l’occasion de la sortie de son roman du même nom. Initialement conçu sur mesure avec et pour la romancière, ce parfum a ensuite été commercialisé dans la Private Collection. J’aime beaucoup l’association de douceur (abricot, jasmin, vanille, musc) et d’amertume (agrumes, amande amère, épices) qui évoque à merveille l’odeur et la saveur de l’amaretto. Un parfum très inhabituel pour Floris, pour un renouvellement bienvenu !
  • Mahon Leather (boisé) : Encore une création inspirée de Minorque (Mahon en est la capitale), mais évoquant cette fois le cuir et les épices avec une note fumée de vétiver.

J’ai moins accroché à Amaryllis (oriental), Wedding Bouquet (floral créé à l’occasion du mariage de Will & Kate) et Spencer Hart Palm Springs (oriental hespéridé lancé dans le cadre d’un partenariat avec le tailleur londonien Spencer Hart).

A l’arrière, Floris propose une jolie gamme de senteurs pour la maison Floris for Home, sous formes de bougies et sprays d’ambiance. La marque m’a offert la toute nouvelle bougie Tea Rose – j’adore la senteur on ne peut plus British (rose thé, pivoine, jacinthe) et la qualité: haute concentration d’huiles parfumées (tant et si bien qu’elle sent même éteinte), cire versée à la main, couvercle doré frappé du logo de la marque…

Une fois les parfums passés en revue, nous avons franchi la porte d’un lieu exceptionnel : le musée des parfums Floris. Il s’agit d’une grande pièce, coupée des bruits de la boutique, où chaque mur est recouvert de vitrines abritant une multitude d’objet qui racontent de la Maison.

Anciens flacons de parfums, savons, bougies, accessoires de toilette sont ainsi exposés sur les étagères. Il est passionnant d’observer l’évolution des formes des flacons de parfums, des typographies et des logos, mais aussi des produits. Ainsi, Polly m’explique que certains parfums anciens ont dû être déréférencés : la réglementation sur les matières premières parfumées se durcissant chaque année, une reformulation fidèle à l’original est parfois impossible, et Floris préfère retirer le parfum de son catalogue plutôt que d’en proposer une vague copie.

Je découvre avec ravissement des objets d’autrefois comme ces change pads (si vous connaissez la traduction française, merci de me l’indiquer en commentaire !) en acajou et velours datant du 19ème siècle : ils étaient utilisés pour présenter la monnaie rendue… et sont toujours utilisés dans la boutique Floris aujourd’hui !

Sur une des tables trônent des anciens livres de commande, aux noms d’anonymes mais aussi de clients un peu plus célèbres. Peut-être certains noms figurant sur la page ci-dessous vous disent quelque chose…

Quelques photos encadrées ornent la pièce : sur celle-ci on voit par exemple la Princesse Diana à l’inauguration de la nouvelle usine Floris dans le Devon (la fabrication était auparavant assurée au sous-sol de la boutique).

Je reconnais dans un coin les armoiries de la Reine, indiquant que Floris est son fournisseur officiel de parfums depuis 1971 (le Prince Charles utilise leurs produits d’hygiène). On retrouve ces armoiries sur chaque produit de la marque, naturellement.

A droite de la pièce, une autre table est réservée au Nez de Floris, Shelagh. C’est là qu’elle reçoit des clients pour des consultations privées : elle peut vous customiser un des parfums Floris existants selon vos goûts (£195) – un service qui connaît un grand succès – ou, carrément, partir de zéro et vous créer votre propre parfum (£4500).

J’ai pris de nombreuses autres photos mais ne peux pas tout mettre dans ce billet. Elles sont toutes visibles sur ma page Facebook.

J’aurais encore pas mal de choses à vous raconter suite à ma visite, mais je préfère vous laisser découvrir le reste par vous-mêmes – car je vous encourage fortement à découvrir cette boutique exceptionnelle lors de votre prochain voyage à Londres : il s’agit d’un condensé de tradition britannique et d’élégance nostalgique… un petit détour indispensable pour les amateurs de parfums !

En attendant, si vous voulez en savoir plus, je vous conseille de lire mon billet sur la marque si ce n’est pas déjà fait, et de consulter le site officiel de Floris où vous pouvez acheter les produits et les faire livrer en France – une version en Français et en Euros est même disponible. Floris est également présent sur Facebook en Anglais et en Français et Twitter.

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