Feeds:
Articles
Commentaires

Ragdale Hall

J’ai tenu 7 semaines dans mon job précédent. Super contente de retourner dans le soin haut de gamme après 2 ans dans le maquillage de grande distribution, j’avais débarqué dans ce nouvel emploi avec un meilleur titre et un meilleur salaire. Mais quelques petits problèmes se sont posés immédiatement, dont un de taille : je m’y ennuyais. J’ai bien essayé d’être patiente, de dialoguer… mais au bout de 6 semaines j’ai compris que ce n’était pas là que j’allais être assez « challengée » et ai posé ma démission.

Une semaine plus tard, j’étais de nouveau en recherche d’emploi.

Deux mois plus tard, j’ai intégré un grand groupe réputé (que je n’aurais jamais espéré intégrer en France) et ai fait un sacré bond en termes de challenges… bref j’adore mon nouveau job. Si vous en avez ras la casquette de la situation de l’emploi en France, figée, frileuse et déprimante, sautez donc dans le prochain Eurostar !

Bref – après on arrête là avec 3615 MyLife – je ne regrette pas du tout d’être partie de ce boulot précédent, même si j’en retiens deux choses (en plus des supers produits qui peuplent ma salle de bain J). Premièrement, j’y ai rencontré quelques personnes intelligentes et sympathiques avec lesquelles je suis restée en contact. Deuxièmement, j’ai effectué, pendant mon cours passage chez cette marque, une visite dans un lieu qui était resté imprimé sur la rétine depuis : Ragdale Hall.

Ragdale Hall est un spa situé dans le Leicestershire, au centre de l’Angleterre. Il est régulièrement cité dans la presse comme le meilleur spa du pays, rien que ça! De Londres, s’y rendre est un jeu d’enfant : 1h25 de train au départ de la gare de Saint-Pancras (celle d’où partent et arrivent les Eurostar et Thalys), direction Loughborough ; à la gare, montez dans un des taxis qui attendent à la sortie, puis laissez-vous bercer par la douceur du paysage ou amuser par l’accent pittoresque du chauffeur. 15 minutes plus tard, vous voilà devant une imposante bâtisse en briques rouges, quelque part entre le château de Poudlard et relais de chasse royal. Notre chauffeur nous propose de venir nous reprendre ce soir à temps pour le train du retour, puis il est temps de pénétrer dans ce lieu qui m’obsédait depuis quelques mois.

A la reception, des employés sont occupés à monter les bagages des chanceux qui passent au moins une nuit sur place, pendant qu’une autre nous accueille en nous appelant par nos noms avant même qu’on ne se présente : de notre heure d’arrivée, elle a déduit qui nous étions. L’employée enregistre notre arrivée en quelques secondes, puis nous emmène au Verandah Bar où elle nous commande la boisson de notre choix. Elle passe le relais à une seconde employée, très souriante (un peu trop, j’avais l’impression d’avoir basculé de l’autre côté de l’Atlantique), qui nous explique en détail le fonctionnement du spa, et nous donne notre emploi du temps. Nous avons une journée avec repas et un soin de 50 minutes chacun – en l’occurrence, je vais bénéficier de deux soins car mon homme a astucieusement renoncé au sien pour me le donner (il n’a jamais fait de soin mais suppose qu’il détesterait… allez comprendre !). J’ai accepté de bonne grâce puisqu’il s’agissait de mon cadeau d’anniversaire :-)

L’employée nous remet les clés de nos casiers, puis nous apporte les peignoirs que nous souhaitons louer car nous n’en possédions pas. Si vous avez un peignoir et des mules/tongs, apportez-les, ça vous évitera d’avoir à en payer la location! Des serviettes en revanche sont à disposition un peu partout, et il y en a à foison (pas hyper écolo…). Les vestiaires sont donc notre première étape. Il y en a plusieurs, et il vous faut aller à celui indiqué par la couleure de votre bracelet. Je chercher donc les « Blue Changing Rooms » dont la porte, mais aussi la décoration intérieure, sont effectivement dans les tons bleus.

Nous passons d’abord un petit moment à nous balader dans le spa afin de nous familiariser avec les lieux. Une chose qui m’avait marquée lors de ma visite à but professionnel, est que celle-ci nous avait pris un sacré bout de temps et que nous avions beaucoup marché. Car le lieu est immense, et recèle des merveilles tant à l’intérieur qu’à l’extérieur – le domaine fait 44 km2!

J’abandonne rapidement mon homme pour me rendre à l’espace fitness. Il est composé de trois parties principales: 2 studios (consacrés aux cours collectifs, et une salle de gym classique (avec appareils etc). Dans l’espace « hydro » il y a également une piscine dédiée à différents cours d’aqua-gym, et des cours de tennis à l’extérieur. Pour les amateurs d’activités en extérieur justement, Ragdale Hall propose aussi des marches etc. Les cours en studios sont incroyablement variés: du yoga au hula hoop, en passant par la méditation, la zumba, la danse rock’n’roll ou le taï-chi… Pour ma part, j’ai jeté mon dévolu sur le cours de Fitness Yoga. Pendant 50 minutes, une prof jeune et pêchue commence par nous montrer 5 postures de yoga basiques. Nous les exécutons plusieurs fois, sans musique, et lentement, afin d’atteindre une posture correcte avec son aide. Puis la musique commence et nous devons enchaîner les positions selon une sorte de chorégraphie, de plus en plus vite. J’en suis ressortie fatiguée juste ce qu’il fallait, et l’heure de fin coïncidant avec l’heure de faim, ça tombait bien: l’heure de notre réservation pour le déjeuner était arrivée.

Pour le déjeuner, servi dans une superbe salle à manger à la déco très British et délicieusement surannée, une table réservée à notre nom nous attendait, et, là encore, le personnel était aux petits soins. Au menu, deux entrées au choix, servies à table. Puis un buffet à volonté, où se cotoient un délicieux bar à salade, ainsi que quelques plats chauds à base de viande ou végétariens. Lors de ma visite il y a quelques mois, la responsable des soins nous avait expliqué qu’au départ, la nourriture proposée était plutôt axée santé; mais au fil du temps, Ragdale Hall a remarqué que, si une partie de sa clientèle était là dans un esprit « détox/santé », une autre était plutôt portée sur le côté bon vivant et hédoniste du séjour. Donc, ce n’est pas dans ce spa que vous ferez une super détox alimentaire – puis n’oubliez pas qu’on est en Angleterre, hein… En dessert, buffet yaourts, fruits secs et fruits frais, ou bien un dessert du jour servi à table (en l’occurence un cheesecake qui avait l’air délicieux, mais que j’ai choisi d’ignorer courageusement).

Après un déjeuner aussi copieux, pas trop envie de tout de suite plonger dans l’eau. Alors nous nous prélassons un peu dans l’un des nombreux fauteuils et canapés d’une des multiples salles de repos. La décoration, toujours très « English countryside », a des tons qui varient selon les pièces. Les motifs des tissus sont hétéroclites, mais, choisis avec un goût sûr, ils se marient étonnamment bien entre eux. J’aime particulièrement les tons vert amande du Glass Greenhouse, ainsi nommé en raison des grandes baies vitrées qui permettent aux derniers rayons de soleil estivaux de nous réchauffer.

Il est maintenant temps pour moi d’abandonner mon chéri afin d’aller faire mes soins. En m’attendant, il va non seulement profiter des piscines dont je vais vous parler dans un instant, mais aussi de la Mind Gym, l’endroit idéal pour « park your man » comme nous l’avait indiqué notre hôtesse il y a quelques mois! Dans cette pièce à la décoration jeune et moderne, sont réunis jeux informatiques, de logique, d’adresse et de mots, ainsi que des livres. J’étais sûre que ça allait lui plaire ;-)

De mon côté, je me rends un peu à l’avance au Beauty Atrium, l’espace d’attente précédent l’accès aux soins. L’ambiance est très décontractée: profusion de plantes vertes, fauteuils en rotin garnis d’épais coussins, magazines et une belle lumière naturelle. Vous pouvez demander à discuter avec une esthéticienne afin de bénéficier d’une consultation avant de commencer vos soins, en cas de demande spécifique. Pour ma part, j’ai des soins assez simples au programme (un massage du corps et un soin visage basique), donc j’attends sagement qu’on m’appelle. Une esthéticienne souriante, répondant au prénom exotique de Mikken, vient me chercher et s’enquiert de la prononciation exacte de mon nom tout en me dirigeant vers la cabine de soin.

Le massage de Mikken atteint un bon équilibre entre un « deep tissue massage » (de type sportif, donc plus douloureux que relaxant) et des papouilles d’esthéticiennes françaises (rien contre elles, bien au contraire! mais il faut savoir que la législation au sujet des « massages » en France est telle que cette profession est sensée se cantonner à des « modelages », qui, le plus souvent, se résument à des caresses apppuyées). Mon esthéticienne me demande, à chaque changemente de position ou autres, si je me sens à l’aise, si je n’ai pas trop froid, etc. Très prévenante, très Ragdale Hall. La salle, quant à elle, est clairement plus spacieuse que ce à quoi on a l’habitude dans la plupart des instituts de beauté. Il y a une grande baie vitrée, cachée par un store vénitien évidemment fermé. A la fin de mon massage, je ne peux m’empêcher de l’ouvrir pour apercevoir la placide campagne anglaise avant de retourner au Beauty Atrium.

J’ai un peu de temps avant mon second soin, mais pas assez pour commencer une autre activité. Alors je fais un tour rapide dans une des boutiques du spa, celle de produits de beauté, évidemment! Je ne suis pas fan de la déco, un peu veillotte, mais trouve la sélection assez sympa. Il y a évidemment les marques utilisées lors des soins: Clarins, Elemis et Decléor qui sont les marques star; mais également Leighton Denny, marque utilisée pour les manucures et pédicures; mais aussi quelques petites marques de niche / semi-naturelles et des accessoires. Le spa est équipé de deux autres magasins: une « Boutique » axée sur les vêtements et accessoires, et un « Gift Shop » qui, comme son nom l’indique, propose divers articles à offrir du type déco etc. A mon avis, pas la peine de s’y attarder, mais ça peut occuper entre deux soins si on n’a pas le temps d’aller faire autre chose.

Pour mon soin du visage, une autre esthéticienne vient me chercher au Beauty Atrium. Lors de la réservation de mon soin, j’ai demandé que la marque utilisée soit Elemis, car je n’ai jamais testé cette marque britannique réputée, n°1 de l’esthétique au Royaume-Uni mais inconnue par chez nous. Une fois installée, l’esthéticienne me pose des questions sur mon type de peau, ma routine beauté etc. A ses réactions, je sens qu’elle n’a pas l’habitude de recevoir des clientes aussi pointues que moi – j’ai l’impression que les gens qui se rendent à Ragdale Hall sont plutôt dans une approche détente, moins « technique » que dans les instituts de beauté.

Le soin dont je bénéficie cette fois est plutôt simple: nettoyage, gommage, masque, massage du visage, des épaules et des mains/avant-bras, puis application d’un trio sérum / contour des yeux / hydratant. Avant le début du soin, j’ai demandé à l’esthéticienne de me parler des produits qu’elle utilisait, et, quand elle a commencé le gommage, je lui ai précisé qu’il fallait qu’elle insiste particulièrement sur mon nez et mon menton. Je pense qu’il est bon de rappeler qu’une esthéticienne peut certes observer votre peau elle-même, mais qu’il ne faut pas hésiter à la guider afin d’avoir ce que vous, la cliente, voulez (plutôt que d’en ressortir mécontente car elle n’a pas réussi à « deviner » ce que vous vouliez). Une bonne esthéticienne fera toujours de son mieux pour légèrement customiser votre soin, afin qu’il réponde à vos attentes. La mienne s’est parfaitement exécutée et je suis ressortie avec une peau éclatante, rebondie et ultra-douce. J’ai particulièrement aimé les fragrances de certains produits Elemis, comme celle du Balancing Lime Blossom Cleanser, à la fois fraîche et raffinée. A la fin du soin, l’esthéticienne a soigneusement noté les produits utilisés mais je lui ai rapidement fait comprendre que ça irait pour aujourd’hui dans la mesure où chez moi c’est Sephora (enfin, pour elle j’ai dit « le rayon skincare de Boots » histoire qu’elle comprenne). Elle a donc arrêté son discours commercial aussitôt et m’a raccompagnée à l’Atrium.

Enfin est venu le temps de profiter de ce qui m’avait impressionnée le plus lors de ma visite: la partie Thermal Spa, composée de 12 sections! Les voici en détail:

  • Deux piscines couvertes (25m et 12m) dédiées à la nage, avec une petite partie équipée de jets massants (épaules, pieds et lombaires), d’un jacuzzi, d’une cascade, et d’un sauna mixte attenant.
  • Une piscine « sportive » dont je vous ai parlé plus haut, dédiée à l’aquagym, et équipée de « machines » de sport aquatiques… je ne savais même pas que ça existait!
  • Un large espace détente, occupé par des fauteuils en rotin de formes variées, de confortables transats, de grandes plantes vertes et de fontaines à eau.
  • La Candle Pool: une piscine façon caverne, éclairée par des bougies, et décorée d’un ciel « étoilé »; le silence absolu y est de rigueur.
  • La piscine à remous (eau chaude): on passe à volonté de l’intérieur à l’extérieur et vice-versa, afin de profiter de multiples buses de massage et des cascades de puissances variées. J’adore ce genre de piscines, en été comme en hiver.
  • La Thought Zone: une pièce décorée de mosaïque, où passent de la musique relaxante et des images de nature; j’ai apprécié repasser par cette pièce régulièrement entre deux lieux humides/chauds afin de me détendre.
  • La Colourflow Cave: une sorte de hammam parfumé au jasmin et à la camomille, au milieu duquel jaillit une fontaine colorée.
  • Le Volcanic Salt Bath: en basalte et ardoise, cette pièce est aussi dans l’esprit hammam, mais avec un air salé et parfumé à l’eucalyptus.
  • La Scented Room: rien de spécial en termes d’humidité ou de chaleur, simplement une pièce aux matières naturelles et aux couleurs chaleureuses, où sont diffusées des senteurs de plantes et de fleurs.
  • Le Rose Sauna: un sauna à la scandinave, sauf que même les claustrophobes vont pouvoir apprécier car un des murs a été remplacé par une baie vitrée donnant sur la piscine extérieure.
  • L’Experience Shower: une douche avec deux options: une brume fraîche, ou une pluie tropicale; je n’ai essayé que la seconde, qui était accompagnée d’une senteur façon fruits exotiques.
  • La Cave Shower: une douche comme nichée dans une grotte, où l’eau coule de manière irrégulière comme si vous vous retrouviez sous un orage – bruits de tonnerre et illuminations comprises.

Bref, il y a largement de quoi faire si vous voulez tout tester sans vous presser. A la fin, nous avons passé un peu de temps à l’extérieur afin de profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Ragdale Hall dispose de nombreux espaces extérieurs, équipés de chaises, tables, transats etc – le tout très bien entretenu, savoir-faire du jardinage à l’anglaise oblige.

L’heure de notre départ approche. Pendant que mon chéri s’occupe du check-out, je m’installe dans le Gloss Lounge, une des confortables salles attenantes à la réception. Là encore, une déco très British, très soignée, et de beaux livres pour patienter. Il y a également une superbe cheminée – j’aimerais bien revenir cet hiver rien que pour la voir allumée ;-)

Et vu le beau temps qui n’en finit plus, nous décidons d’aller attendre notre taxi à l’extérieur du bâtiment, afin de profiter du jardin, très beau également de ce côté: pelouse soigneusement entretenue, petit étang, transats et même balançoires… Nous avons profité de Ragdale Hall jusqu’à la dernière minute!

Le site de Ragdale Hall est une mine d’information, tout y est – des formules séjour, en passant par les forfaits à la journée  (de £69 à £185) ou encore la liste détaillée des soins.

Vous connaissez mon attachement au Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser de Liz Earle, un nettoyant à la fois doux et ultra-efficace. Si ce n’est pas le cas, ou que vous ne connaissiez pas cette marque, je vous conseille de faire un tour sur ce billet où je vous racontais, il y a déjà deux ans et demi, le début de mon histoire d’amour avec Liz Earle.

Vous connaissez aussi l’obsession des Britanniques pour tout ce touche aux oeuvres caritatives. Cela concerne tous les secteurs d’activités, y compris la beauté, comme je vous l’avais expliqué ici. Tout récemment, Liz Earle a emboîté le pas à tous ces généreux entrepreneurs, et s’est associée au Prince’s Trust, l’association caritative du Prince Charles, destinée à aider les jeunes sans emploi à monter leur petite entreprise ou à simplement retrouver un travail. Plus précisément, sa démarche s’inscrit dans la nouvelle campagne de l’association, intitulée « Tomorrow », où 6 bénéficiaires du Prince’s Trust sont parrainés par des marques connues afin de donner des ailes à leurs projets. En retour, la marque et le bénéficiaire s’engagent à travailler ensemble sur un produit dont une partie du prix est reversée à l’association. Bref, un cercle vertueux et une bien belle idée!

Une créatrice de mode excentrique, un photographe en vogue, un chef cuisinier à la tête d’une chaîne de restaurants, une décoratrice d’intérieur et, donc, Liz Earle, ont mis la main à la pâte sur un projet chacun. Liz a travaillé avec Rebecca, une jeune femme de 25 ans qui, après de nombreuses galères (sortie précoce du circuit scolaire, licenciements en série, problèmes de logement), a fait appel au Prince’s Trust pour monter son petit salon de manucure et d’extensions de cils à Doncaster, dans le nord de l’Angleterre.

Dans la vidéo ci-dessous, Liz Earle nous explique pourquoi elle a choisi de travailler avec Rebecca:

Le fruit de ce travail à quatre mains: une édition limitée du célèbre Cleanse & Polish Hot Cloth Cleanser. Ce que ce produit a de différent par rapport à la version originale:

  • £2 sont reversés au Prince’s Trust pour chaque pièce vendue (£19.75 le flacon-pompe de 150ml)
  • Le packaging a été revu pour l’occasion, avec non seulement le logo du Prince’s Trust, mais également un coloris différent (blanc argenté au lieu de vert) et des volutes roses et mauves
  • Un extrait de pétales de roses et de l’huile essentielle de lavande ont été ajoutés à la formule.

En tant que fan de la version originale, j’ai été ravie quand la marque a proposé de m’envoyer ce produit à essayer. La texture et l’efficacité sont exactement la même. Mais l’apport de rose et de lavande est vraiment intéressant. D’abord, cela change un peu, ce qui intéressera particulièrement les addicts de la version originale. Deuxièmement, la senteur de rose et de lavande pourra plaire à celles qui n’étaient pas forcément fans de l’odeur d’eucalyptus du produit originel. Enfin, Liz Earle nous explique que la rose et la lavande ayant des propriétés relaxantes, cette édition limitée est particulièrement recommandée pour une utilisation le soir.

Bref, moi je suis plutôt emballée et vous conseille chaudement ce produit. Si vous êtes déjà accros à la version originale, voici une bonne occasion de varier les plaisirs tout en faisant une bonne action. Si vous ne connaissiez pas encore ce produit génial, n’hésitez pas à commencer avec cette édition limitée histoire d’assortir votre découverte beauté d’un geste de générosité! Mais dans tous les cas, dépêchez-vous: dès l’annonce de la mise en ligne de ce produit la semaine dernière, les messages Facebook sur la fanpage de Liz Earle du genre « Ca y est, je l’ai acheté! » ou « Moi j’en ai pris deux d’un coup! » ont fusé…

Vendredi 31 août, le Royaume-Uni se remémorait un évènement douloureux: la mort de la princesse Diana, il y a 15 ans déjà, en 1997. Je ne me souviens plus très bien des circonstances dans lesquelles j’avais appris la nouvelle, mais je me souviens en revanche parfaitement du sentiment d’incrédulité suivi de tristesse comme lors d’autres grands évènements qui m’ont particulièrement émue, tels la mort de François Miterrand ou les attentats du 11 septembre.

Princess Diana comme on l’appelle le plus souvent ici, a laissé un souvenir encore très vivace dans la mémoire des Britanniques. Et on ne plaisante pas avec. Car si les sujets de la Reine Elizabeth ont beaucoup d’humour, et rient d’absolument tout (de la Seconde Guerre mondiale à la pédophilie), on ne plaisante pas avec Diana. Un de mes humoristes préférés, très caustique (il s’appelle Frankie Boyle et Stéphane Guillon est un Bisounours à côté), a un jour glissé une blague sur le mémorial de Diana situé à Hyde Park – en VF ça donne quelque chose du genre: « C’est quand même assez ironique que le mémorial de Diana ait une forme de circuit automobile, vous ne trouvez pas? ». Le public avait, juste avant, ri aux éclats à une blague sur un sujet ultra-sensible (type camps de concentration). Mais quand il était question de Diana, il y a eu un mélange de silences gênés, de rires discrets et de « oooooooh » réprobateurs. Sacrés Anglais!

Si les ardeurs mercantiles sont beaucoup moins vivaces que celles autour du Jubilée de la Reine ou des Jeux Olympiques, de nombreux articles et émissions de télévision reviennent sur cet évènement qui a marqué chaque Britannique. Côté beauté, j’ai lu une interview intéressante de Mary Greenwell, dernière maquilleuse officielle de Diana, qui revient sur quelques-uns des secrets de beauté de la Princesse disparue.

Mais avant, juste deux mots sur Mary Greenwell. Je n’avais jamais entendu son nom auparavant, mais elle s’avère être une grande make-up artist. Britannique, elle décide de s’installer à Los Angeles après un road trip aux Etats-Unis, dans les années 1970. Elle se fait embaucher dans une boutique de maquillage réputée et une de ses premières clientes est une adolescente de 14 ans qu’on lui a demandé de mettre en beauté avant une séance photo – une certaine Brooke Shields. La carrière de Mary décolle rapidement suite à cet épisode, et au milieu des années 1980 elle rentre au Royaume-Uni où elle travaille pour Cindy Crawford ou Christy Turlington et est régulièrement appelée par Vogue pour les maquillages des couvertures. Lisa Eldridge a travaillé avec elle au tout début de sa propre carrière aux Fashion Weeks de Londres et Paris et la considère comme une de ses plus grandes inspirations – et ce que dit Lisa Eldridge est parole d’Evangile.

Mary Greenwell devient la make-up artist officielle de Diana peu avant sa mort. Jusqu’à cette rencontre, Diana arbore un affreux trait de crayon bleu vif à l’intérieur de l’oeil, dans la lignée des mascaras et autres fards de la même teinte, so eighties. L’en débarrasser est la première chose que fit Mary et c’est plutôt une bonne idée:

Mary se souvient que Diana faisait très attention à sa peau. Elle ne sacrifiait jamais au rituel nettoyant-lotion-hydratant, deux fois par jour. Elle n’allait jamais se coucher avant de s’être démaquillée, et prenait soin d’avoir une peau parfaitement nettoyée avant de passer par la case maquillage. Mary lui rappellait toujours de bien faire attention à appliquer le mascara dès la racine des cils – crucial lorsqu’on a des cils blonds.

Diana était parfaitement consciente que sa peau était son atout beauté numéro 1 – regardez cette magnifique photo d’elle, plus jeune, quel joli teint d’English Rose! Pour en préserver la fraîcheur et la pureté, Mary lui a recommandé de sensiblement diminuer sa consommation d’alcool (ça a son importance pour une Anglaise!) et de de mener une vie plus saine où sommeil équilibré et exercice physique avaient une place essentielle.

Avant la disparition du crayon bleu sur la muqueuse, Diana avait apparemment une routine maquillage très monotone. Mais la photo ci-dessous, signée Patrick Demarchelier, et première pour laquelle Mary Greenwell a exécuté le maquillage, a achevé de convaincre Diana qu’il était temps de bousculer un peu ses habitudes.

Mary a également aidé Diana à comprendre qu’il ne fallait pas sous-estimer le pouvoir du maquillage et de la coiffure. Ce changement d’attitude a certainement aidé Diana à adopter un look plus moderne et à lui donner une plus grande confiance dans son apparence physique.

Et vous, quels souvenirs gardez-vous de Princess Diana? Aimez-vous son look vestimentaire et son maquillage? Ou préférez-vous celui de Kate Middleton?

MW Nails

Cet été aura certainement été le plus frénétique que j’ai jamais connu! Nouveau job plutôt prenant, enterrements de vie de jeune fille, mariages, nombreux amis venus nous voir à Londres, week-ends en France par-ci par-là, et, le week-end dernier, pour la deuxième année d’affilée, je me suis rendue au festival de Reading. Trois jours hyper intenses, où, armée de mes Wellies (le surnom affecteux des Wellington boots, ou bottes en caoutchouc), de mon rouge à lèvres longue tenue et de mon précieux fichier Excel listant les horaires des groupes se produisant sur les 6 scènes, j’ai couru de concert en concert, tantôt sous le vent, la pluie ou le soleil, affrontant les heures debout, la déshydratation (impossible de s’échapper pour aller aux WC pendant des heures si vous voulez être bien placé pour les plus grands groupes), compressée entre barrières métalliques et foule en délire.

Alors quand mon amie Marine G, présente cette année encore à nos côtés, m’a parlé de son intérêt grandissant pour tout ce qui touche aux ongles, j’ai eu une idée lumineuse pour nous remettre de toutes ces émotions en ce jour férié outre-Manche: une visite au bar à ongles MW Nails!

Si vous me suivez sur Facebook, vous avez peut-être aperçu le lien vers le site Internet de ce salon, que j’ai connu grâce à une consoeur bloggueuse basée à Londres, It’s All Beauty to Me. Après avoir vu les images, j’ai été obsédée par ce salon et ai voulu absolument m’y rendre.

D’autant qu’en termes de localisation, MW Nails est bien placé en ce qui me concerne. Si un de leurs salons se situe à Holborn, l’autre est niché à l’entrée de Spitalfields Market près de Shoreditch, soit 30 minutes à pieds de chez moi (à Londres, dont la surface est 15 fois plus grande que Paris, c’est un vrai luxe). Alors ce matin, après un sommeil réparateur tant pour le corps que pour les oreilles, j’ai emmené Marine, qui n’avait jamais été dans un nail bar auparavant, à ce salon d’un genre particulier, dont le thème est le voyage, en avion. Et en première classe, s’il vous plaît.

Un des fondateurs de MW Nails, designer de son état, a récupéré l’équipement de première classe d’un Boeing Air France pour meubler le salon de Spitalfields Market (celui de Holborn réutilise apparemment celui d’un 737 d’American Airlines). Le résultat est une décoration vraiment unique, façon années 70, où chaque détail est fait pour vous transporter dans les airs! D’abord, choisissez une des prestations depuis le panneau d’affichage façon terminal d’aéroport. Le menu est très complet, de la manucure ultra-rapide Shanghai Shape (limage et pose de vernis, £12) à celle à la paraffine (Nassau Non-Stop, £39) en passant par la pose de vernis-gel longue durée (Two Weeks in Tahiti, £39) ou de Minx (Monte Carlo Minx, £34). MW Nails offre également des pédicures (£16à £59), des prestations pour hommes (£12 à £39), ainsi que des forfaits. Cerise sur le gâteau, le salon propose une carte fidélité astucieusement nommée Frequent Flyer: au bout de 9 visites, on vous offre une prestation Shanghai Shape.

Deuxième étape, le choix – cornélien – du vernis. MW Nails travaille avec Essie et O.P.I. La photo ci-dessous montre à peu près la moitié de la sélection de MW Nails; à droite du meuble sont rangées les teintes les plus audacieuses ainsi que les vernis pailletés/craquelés.

Le choix est trop difficile? Vous pouvez vous installer dans ces confortables sièges de première classe afin de sélectionner votre couleur favorite en toute tranquillité.

Au rez-de-chaussée, où ont été prises les trois photos ci-dessus, sont effectuées les manucures. Comme j’ai opté pour une pédicure, les deux manucuristes nous ont emmenées au sous-sol, équipé de sièges à pédicure et de stations à manucure supplémentaires afin que Marine et moi restions ensemble pour papoter. Cette partie du salon est elle aussi meublée avec des pièces d’avion. J’adore les détails comme les porte-bagages d’origine au-dessus de nos têtes, ainsi que les hublots transformés en mini-vitrines à produits. Bien entendu, les manucuristes sont habillées en… hôtesses de l’air, petit chapeau rétro compris!

De l’autre côté de la petite pièce, sont alignés trois gros sièges à pédicures, très confortables avec leurs appuie-têtes, accoudoirs et petits coussins. Pendant que Marine, ci-dessus, se faisait faire une manucure Perfect Panama (limage, polissage, travail des cuticules, massage, hydratation, serviettes chaudes et pose de vernis pour £29), j’ai pour ma part décidé de chouchouter mes pieds meurtris par les mouvements de foule et les longues heures passées debout avec une pédicure Tokyo Toes (£29 aussi). La prestation fut similaire à celle de Marine, sauf que j’ai bénéficié en plus d’un bain de pieds bouillonnant, d’un gommage et d’un rapide ponçage afin d’éliminer les cellules mortes.

Comme vous le savez si vous avez lu mon article sur les nail bars pas chers, je me rends généralement dans des salons plus modestes, où la prestation, très bon marché, est généralement expédiée. Là, forcément, le prix étant sensiblement plus élevé, le personnel est aux petits soins avec ses clients. Ma nail artist m’a par exemple proposé de vernis un seul ongle d’abord, de regarder ensemble ce que ça donnait une fois appliqué, pour que je puisse changer si le rendu couleur ne me plaisait pas. C’est un petit détail, mais qui, à mon sens, montre à quel point ce salon veut que vous soyez 100% satisfaite. Elle a aussi refait le base coat d’un de mes ongles, car elle considérait que le résultat n’était pas parfaitement lisse. Puis elle a poursuivi l’application du vernis coloré d’une gestuelle précise et méticuleuse, en prenant son temps afin d’avoir un fini parfait. Elle a terminé par une couche de Seche Vite (dont je n’ai pu m’empêcher de lui corriger la prononciation ainsi que de lui en apprendre la signification… je suis un peu une language freak, j’avoue!).

Marine et moi sommes ensuite retournées au rez-de-chaussée, dans les jolis sièges face à la vitrine, où on nous a posé des gouttes de Drip Dry.

Après quelques minutes, un coup de spray Rapidry et hop, terminé! Voici le résultat de ma pédicure en image. Pour plus de photos, rendez-vous dans la section Photos de ma page Facebook!

Si je ne pense pas remplacer mon petit nail bar pas cher par MW Nails, je compte clairement retourner dans ce salon pour me faire plaisir de temps en temps, surtout entre copines! La gentillesse et le professionalisme du personnel, la variété des prestations et, bien sûr, le concept unique décliné dans les moindres détails fait de MW Nails un lieu où je me verrais bien revenir pour un enterrement de vie de jeune fille, ou pour sortir avec des amies venues de France et devant se contenter de nail bars banals mais hors de prix. J’ai d’ailleurs affirmé à ma nail artist que ce concept ferait fureur à Paris… qu’en pensez-vous? vous rendriez-vous dans un tel lieu s’il ouvrait dans votre ville? En attendant, voici les coordonnées des deux salons MW Nails, à noter précieusement en prévision de vote prochaine escapade londonienne:

  • MWnails Spitalfields | Old Spitalfields Market | 111B Commercial Street | London E1 6BG
  • MWnails Holborn  | 3 Chichester Rents | Chancery Lane  | London WC2A 1EG

Katy Perry et moi, c’est un peu l’amour vache.

A la base, sa pop commerciale n’est vraiment pas mon truc. Pourtant, je me suis surprise à fredonner « I Kissed A Girl » pendant des mois…

Ses looks trop bariolés m’exaspèrent. Pourtant, je me suis toujours dit que derrière l’associations de fringues importables, de perruques improbables et le maquillage parfois too much, Katy doit être une très belle femme…

Et tout à l’heure, j’ai découvert les photos de sa nouvelle campagne pour ghd. Souvenez-vous, je vous avais parlé de la marque de fers à lisser ultra-efficace, basée dans le Yorkshire, au tout début de ce blog. Trois ans après l’achat d’un lisseur onéreux de la marque, je ne démors pas: « good hair days », la signification de l’acronyme ghd, est une réalité grâce à cet appareil. Alors si en plus ils se mettent à sortir des publicités magnifiques comme celles ci-dessous, voilà encore une bonne raison d’en parler.

Katy Perry est l’égérie de ghd depuis un peu plus d’un an déjà. Dans des campagnes précédentes, elle avait incarné tour à tour Blanche-Neige ou une sirène aux cheveux mauves sous la direction de l’excentrique David LaChapelle. Mais pour cette nouvelle campagne, on change radicalement d’ambiance sous l’objectif de la vénérable Ellen Von Unwerth.

La magie du teint de porcelaine, des cheveux d’ébène et des yeux clairs de Katy est décuplée par une mise en beauté plus naturelle (oui, et beaucoup de Photoshop, soyons lucides!) tout en étant ultra-glamour.

L’élégance de ces photos est décuplée par le décor classieux d’une demeure de Los Angeles et par l’alchimie du noir et blanc.

En voyant ces photos, je me dis que la petite marque du Yorkshire qui s’était aventurée à importer et revendre quelques fers à lisser coréens a fait un sacré chemin entre ses débuts et aujourd’hui! Entre une des chanteuses américaines les plus en vogues et des photographes parmi les plus demandés de la planète, ghd a beaucoup de good (hair) days devant elle à mon avis!

Il y a trois semaines, je vous faisais découvrir une sélection de produits cosmétiques aux couleurs des Jeux Olympiques. A cette occasion, je vous confiais mon angoisse quant aux transports en commun et à la foule. En fait, tout va plutôt bien, et, à certains endroits du centre, Londres est même plus calme que d’habitude! Dans mon quartier, les Tchèques ont implanté leur club olympique, ce qui fait qu’on voit des athlètes tchèques médaillés se faire prendre en photo, et des supporters tchèques faire la fête en tenues aux couleurs de leur drapeau – l’ambiance est sympa et plutôt bon enfant!

Personnellement, la semaine dernière j’ai eu la chance d’assister à une épreuve au stade de Wembley, du football féminin plus précisément: Grande-Bretagne contre Italie. Là encore, très bonne organisation, super ambiance festive. J’ai beau n’être fan ni des JO ni de foot, j’avoue avoir été très heureuse de participer à un évènement aussi énorme, dans « ma » ville!

Mais toutes ces manifestations de joie et de bonne humeur feraient presque oublier qu’il y a, chaque jour, de la polémique dans l’air… Celle sur le village olympique, où les athlètes britanniques se sont retrouvés dans le coin le plus calme et les Allemands dans celui le plus brillant… Celle sur les joueurs britanniques ou chinois qui font semblant de perdre, mais qui ne sont pas traités de la même manière… Et, plus confidentielle, celle, mise en lumière par BritishBeautyBlogger sur les ongles de la nageuse britannique Rebecca Adlington. Oui, les ongles!

Tout commence le 29 juillet. Rebecca Adlington remporte la première médaille britannique en natation, en arrachant le bronze au 400 mètres nage libre. C’est l’euphorie, Rebecca est célébrée dans tout le pays et photographiée par les journalistes du monde entier. Ce que tous remarquent – pas que les magazines beauté – est qu’elle a une manucure très particulière: chacun de ses ongles arbore un « Union Jack », le drapeau britannique. Le buzz est énorme, tout le monde veut la même manucure.

Ceci dit, il n’y a pas besoin d’être manucure professionnelle pour deviner qu’il s’agit de patches: le dessin est ultra régulier, et le motif est mis en valeur par un fini brillant et métallique qui fait penser à du Minx. C’est aussi ce que pense BritishBeautyBlogger, comme elle le dit dans un post où elle admire les beaux ongles de sa compatriote victorieuse. Et on ne peut qu’être d’accord avec elle après avoir visionné un gros plan sur la manucure de Rebecca.

Quand les photos avec gros plans sur les ongles de Rebecca apparaissent dans les journaux, elles sont parfois accompagnées d’instructions précises de Sophy Robson, artiste manucure officielle des JO au nail bar P&G (Procter & Gamble) où, naturellement, elle est sensée utiliser les produits de la marque de maquillage Max Factor, qui fait partie du groupe P&G, sponsor officiel des Jeux Olympiques. Et comme Max Factor ne commercialise pas de patches pour les ongles, Sophy ne se démonte pas: elle explique comment elle aurait réalisé ce motif… à l’aide de vernis Max Factor, bien sûr! D’ailleurs, BritishBeautyBlogger reçoit un e-mail, vraisemblablement des relations presse P&G / Max Factor, pour lui signifier qu’elle se trompe dans son article: il s’agit bien de vernis appliqué à la main et non de patches.

Le 3 août, Rebecca Adlington décroche une nouvelle médaille de bronze en nage libre, cette fois le 800 mètres. De nouveau, zoomons sur ses ongles… Ah, tiens, elle a changé de manucure: cette fois, oui, ce sont bien des motifs peints à la main avec du vernis, on est toutes et tous d’accord là-dessus. Faudrait veiller à ne pas pousser mémé dans les orties quand même, non?…

Voilà une anecdote qui donne à méditer sur les relations entre attachés de presse et ambassadeurs de marques ainsi que sur les questions de transparence et d’honnêteté vis-à-vis des consommateurs, le tout sur fond de sponsoring chèrement payé…

Si je ne connaissais absolument rien au Japon avant d’y aller (compte-rendu beauté ici puis ), la situation est un peu différente vis-à-vis de l’Italie. C’est un pays dont j’ai étudié la langue de la classe de 2nde jusqu’à ma Maîtrise (M1 pour les plus jeunes) de Langues Etrangères Appliquées : grammaire approfondie, histoire économique et politique du pays, traduction spécialisée… tout ça c’était bien gentil mais n’agissait que sur mon niveau à l’écrit, qui, avec tout ça, était loin d’être mauvais. Mais côté oral, je ramais.

Alors j’ai décidé de partir en stage en Italie, au printemps 2005, pour deux mois. Avant mon arrivée, j’appréhendais, mais tentais de me rassurer en me répétant le mantra suivant : « Au début, si tu galères trop en Italien, tu communiqueras avec les gens en Anglais puis iras vers l’Italien petit à petit ». Grossière erreur : en Italie, comme en France, le niveau d’Anglais de la population générale (je dis bien GENERALE, je ne parle pas des élèves de la Bocconi – l’HEC italien) est, appelons un chat un chat… proche du zéro parfait. D’autant que je n’étais ni à Milan ni à Florence – j’étais à Tivoli, ville moyenne à une trentaine de kilomètres de Rome. Quand je repense à mon « mantra », encore aujourd’hui, ma naïveté me fait pouffer de rire.

Rassurez-vous, forcée de m’y mettre, j’ai amélioré mon niveau à la vitesse grand V. Je me suis fait une floppée d’amis avec lesquels je suis toujours en contact 7 ans après et les vois une fois par an. La proximité avec de vrais Italiens, pendant mes 2 mois en immersion intensive et mes visites régulières, m’a donné l’occasion de fouiner dans les salles de bains de nos cousins transalpins, d’arpenter les rayons de leurs parfumeries et de leurs grandes surfaces, d’échanger avec eux sur leurs rituels de beauté… Voici donc le fruit de mes observations – je ne prétends pas à ce que mes propos s’appliquent à tous les Italiens, alors si vous avez vu ou vécu des choses différentes n’hésitez pas à partager en commentaires !

Les Italiennes et… l’hygiène

A l’époque où j’ai effectué mon stage, la mode en France était aux produits gourmands – souvenez-vous du lancement de la gamme Miss Milkie de la marque italienne Pupa justement. Eh bien cette tendance constitue un véritable segment à lui tout seul au rayon hygiène, encore aujourd’hui. Des marques comme Pupa et Aquolina (allez sur leur site officiel, cliquez sur le menu « Collezioni – Linea Classica »… prêts ? bavez !) en parfumeries, et Vidal par exemple en grandes surfaces. Les parfums populaires sont la vanille, le miel, le sucre (sucre glace, barbapapa), les fruits jaunes ainsi que les fruits des bois souvent associés au musc.

Côté pratiques, le bain est beaucoup plus populaire qu’en France. En grandes surfaces, autant d’espace est dédié aux gels douche qu’aux produits de bain (bains moussants, bains / douche). Je suppose que cela contribue au succès de la marque Lush en Italie (il y a beaucoup de points de vente, depuis longtemps) où les « ballistics » doivent avoir pas mal de succès. Les marques ci-dessus ont naturellement une gamme de bains moussants, mais d’autres se font aussi remarquer sur ce segment, comme la gamme Felce Azzura de Paglieri (très traditionnelle, mes beaux-grands-parents italiens ne juraient que par ça !), Tesori d’Oriente (parfums « orientaux » très lourds du genre patchouli etc) et bien d’autres. Les accessoires de bain sont aussi très prisés : éponges, brosses etc ont le vent en poupe.

Hors de la salle de bain, les Italiens ont conservé une délicieuse pratique héritée de leurs glorieux ancêtres Romains : les thermes. Ca, c’est mon régal (enfin, le second après la nourriture!) et j’essaie d’y aller à chacune de mes visites. Le pays est riche en eaux aux compositions chimiques intéressantes, par conséquent on trouve toutes sortes de termes : naturels (donc gratuits, mais il faut connaître), façon piscines (bien pour les familles avec enfants), ou dans le cadre d’un hôtel ou d’un spa.

Dans la première catégorie, j’ai eu un gros coup de cœur pour les Terme di Saturnia près de Grossetto : c’est roots et ça sent le soufre, mais c’est gratuit et vous ne pourrez pas faire plus authentique.

Dans la seconde, je suis allée le mois dernier aux Terme di Cretone dans l’arrière-pays romain : il y a plusieurs piscines et des jets plus ou moins concentrés en soufre (le plus concentré pique un peu la peau, ça donne une sensation de pétillement assez particulière), plein d’espace pour s’allonger et s’amuser en famille, et l’entrée est à prix très raisonnable.

Enfin, dans le genre spa, j’ai testé, le mois dernier également, les Terme di Lurisia situées dans le Piémont. C’est petit et assez cher, mais ce n’est pas un lieu où tout le monde se baigne en même temps : à Lurisia, vous avez un créneau juste pour vous et les personnes qui vous accompagnent. Des soins thermaux et esthétiques y sont également proposés. Goûtez aux boissons produites avec l’eau de Lurisia, notamment leur limonade « La Nostra Gazzosa »…

Les Italiennes et… leurs cheveux

Quand on ne connaît pas l’Italie, on s’imagine qu’il s’agit d’un pays ensoleillé toute l’année, où les filles sont brunes à la peau mate – en gros, on croit que c’est la Provence qui s’étale sur tout un pays.

Eh bien non, ce n’est vraiment pas le cas ! En Italie, la division nord-sud cumule tous les clivages : culturels, économique, politique, climatique… Si, à partir de Rome (que les Romains et les gens plus au sud appellent « centre », et que les gens du nord appellent déjà « sud »), on a effectivement à faire à un climat méditerranéen, avec une population fréquemment brune à peau mate et yeux foncés, il n’en va pas de même au nord. Car n’oubliez pas qu’une bonne partie du nord est montagneuse (même en Toscane, ça caille l’hiver !), et que ses voisins sont l’Autriche, la Suisse et la Slovénie par exemple. Par conséquent, on retrouve dans ces régions une certaine proportion de phénotypes plus clairs avec cheveux châtains à blonds et yeux bleu / vert.

Mais même au sud – et je dirais même : encore plus au sud – on a ce culte archaïque de la blonde pulpeuse, comme dans le Hollywood du siècle dernier. Du coup, quand on allume la télé italienne, on a l’impression d’avoir atterri sur une chaîne suédoise : toutes les présentatrices sont blondes. Mais à y regarder de plus près, on reconnaît les touches made in Italy : bouche pulpeuse (souvent refaite), cheveux de paille (car décolorés à répétition), seins proéminents. Particulièrement présent sur les chaînes possédées par Berlusconi (je vous conseille de lire l’article de Télérama sur le sujet), ce modèle de beauté reste également ancré partout ailleurs.

Logiquement, il faut bien entretenir toutes ces décolorations. Les marques de L’Oréal, que ce soit en grande distribution (Fructis notamment mais aussi UltraDolce [UltraDoux] ou Elvive [Elsève]) ou en circuit professionnel (L’Oréal Professionnel, Kérastase), ont pignon sur rue. Des marques italiennes plus confidentielles comme Davines tentent de faire leur trou tandis que d’autres marques internationales plus puissantes comme Schwarzkopf (qui a récemment traduit son nom en « Testanera » pour mieux plaire aux locaux), Pantene ou Sunsilk se partagent le reste du gâteau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Italiennes et… le soin de la peau

Je n’ai pas de chiffres et je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que les Italiennes ne prennent pas beaucoup soin de leur peau. Les rayons soin des parfumeries (Limoni, BeautyPoint…) et des grands magasins (Coin, La Rinascente…) ne sont pas hyper fournis en la matière. Les grandes marques internationales sont naturellement présentes, et j’ai remarqué une importance étonamment plus grande que chez nous de griffes comme Orlane, Institut Arnaud (vendu beaucoup plus cher qu’en France) ou Gatineau par exemple. Côté marques italiennes, la plus importante est Collistar, qui remporte un franc succès. Elle est également présente dans la catégorie maquillage. Je n’ai jamais essayé cette marque donc je ne peux pas vous en dire plus.

A prix plus doux, les Italiennes ont beaucoup d’affection pour leurs basiques locaux, comme Cera di Cupra et Leocrema. La première a été lancée dans les années 1950 et a pour ingrédient star la cire d’abeille. J’en ai vu dans toutes les salles de bains italiennes que j’ai fréquentées, c’est dire la popularité de ce produit ! Il s’agit d’une crème blanche, toute simple, qui sent un peu le miel et qui est un produit à tout faire, au prix raisonnable : un pot de 100 ml se vend à 8€ environ. On lui prête des vertus réparatrice et anti-âge. La seconde, Leocrema, marque créée il y a une soixantaine d’années, est tout simplement le Nivea italien. Leurs meilleures ventes, ce sont leurs gros pots de crème multi-usages à la vitamine E et au germe de blé : la basique est bleue (ça ne vous rappelle rien ?) et une version à la papaye a récemment été lancée (3€ le pot).

Côté soins plaisir, je vous conseille chaudement de vous rendre dans deux chaînes : Bottega Verde et L’Erbolario. Les deux sont présentes dans la plupart des grandes villes et proposent des produits à base d’ingrédients naturels (mais pas entièrement naturels) classés par senteurs. Je ne vous conseille pas forcément d’y renouveler votre crème anti-âge, mais plutôt d’aller vous offrir quelques crèmes pour le corps et gels douche. Chez Bottega Verde, les prix sont vraiment raisonnables et, comme chez Yves Rocher, il y a des promos tout le temps. Et avec tous les parfums proposés (fleur d’oranger, frangipanier, violette, vanille…) vous trouverez sûrement votre bonheur.

L’Erbolario, plus haut de gamme, propose des produits aux packagings plus sophistiqués, avec un côté un peu nostalgique et traditionnel – c’est une sorte de Crabtree & Evelyn ou de Neal’s Yard Remedies italien. A côté des produits de soin, ils ont aussi une très belle gamme de senteurs pour la maison (bougies, capillina, parfums d’ambiance…) – j’ai failli craquer sur celle aux fruits de la passion avant de me rappeler du nombre de bougies que j’ai déjà chez moi…

Pour les amatrices de naturel, je vous recommande fortement d’aller faire un tour chez Eataly. Cette chaîne, présente dans plusieurs grandes villes comme Rome, Milan ou Turin, est dédiée à la gastronomie italienne. Sur plusieurs étages Eataly propose produits alimentaires (de producteurs locaux triés sur le volet), mini-restos à thème (j’aurais pu prendre un abonnemment au « mozza-charcuteries »), librairie, cours de cuisine italienne et… cosmétiques naturels italiens. Savons au citron de la côte amalfitaine, lotion tonique à l’orange amère… C’est assez cher, mais ça vous permettra de conjuguer local et 100% naturel.

Un dernier point sur le « soin » de la peau… Les Italiennes adorent être bronzées. Quand elles sont du Nord, elles aimeraient avoir la peau dorée comme les filles du Sud. Quand elles sont du Sud, elles font le concours de celle qui sera la plus noire. Tristes conséquences : les solariums sont légion, même dans le Sud, et de nombreuses marques locales proposent graisses à traire,  huiles à FPS très bas et autres horreurs. Pour la petite histoire, c’est après 7 années de rabâchage intensif que j’ai convaincu mon pote Giuseppe d’arrêter de fréquenter le solarium – une petite victoire personnelle envers une personne qui m’est chère…

Les Italiennes et… le maquillage

Les marques italiennes les plus populaires sont Kiko (que vous connaissez sans doute déjà), Collistar et Pupa. Cette dernière, en Italie, ne propose pas seulement les jolies palettes que nous avons en France, mais commercialise également de nombreuses références de teintes individuelles. J’ai testé les produits de copines italiennes et, oui, c’est une qualité honnête, mais à mon avis il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit. Quant à Collistar, ses collections de couleurs sont d’élégance plus qu’inégale – je vous laisse découvrir le visuel de la collection printemps-été 2012.

De façon générale, il y a à mon sens trois écoles en Italie. La première fait l’apologie du nude : peu de maquillage, utilisation de teintes beige / marron, lèvres nues ou à peine glossées. La seconde, favorisée par pas mal de filles du sud, consiste à mettre l’accent sur les yeux, un peu à l’orientale : la bouche reste naturelle, le teint rehaussé à la poudre de soleil, les cils ultra-chargés en mascara noir et les yeux cerclés d’eye-liner et/ou de khôl noir eux aussi, le tout associé à des ongles beige discret, rouge femme fatale ou marron… démodé. Ce look, souvent associé à des cheveux sombres façon fille du sud de l’Italie (quitte à les teindre pour accentuer l’effet), est par exemple celui qu’arbore la célèbre chanteuse Laura Pausini. Enfin, la troisième, que j’appellerais « Desigual/Picasso » regroupe toutes ces nanas qui aiment les couleurs à outrance mais qui ne savent juste pas s’en servir ; ainsi, j’ai vu beaucoup de grands aplats bleu ou vert (non estompés bien sûr) sur les paupières, de lèvres rose vif, le tout avec un teint pas net (les Italiens fument encore plus que les Français). Bien sûr que j’ai vu quelques filles qui savent allier maquillage haut en couleur et élégance, mais, comme en France, ce n’est pas la majorité – malheureusement pour nos yeux.

Les Italiennes et… le parfum

Dans les classes moyennes à populaires, j’ai l’impression qu’on n’utilise pas de parfums de grandes marques aussi systématiquement et religieusement qu’en France. Je me souviens avoir offert à la maman de mon ami un flacon d’Ô de Lancôme pour la remercier de sa gentillesse, et l’avoir revu, très peu utilisé, un an après : « Je l’utilise pour les occasions », m’a-t-elle humblement expliqué. Et si les marques françaises comme Chanel ou Thierry Mugler rencontrent un franc succès, là encore, les consommatrices italiennes privilégient volontiers les marques de chez elles, souvent des licences de couturiers quasi inconnus de notre côté des Alpes. Les parfums Dolce & Gabbana, Gucci, Versace, Ferragamo, Bottega Veneta ou Prada ne sont en effet pas les seules marques d’origine italienne qu’elles achètent : on trouve aussi des marques comme Laura Biagiotti (très populaire) ou Gai Mattiolo.

En dehors des femmes d’un certain âge ou des classes plus aisées, les Italiennes apprécient, comme en hygiène, les parfums simples et gourmands. Là encore, on retrouve les fruits des bois. Un accord très apprécié est mûre & musc, que l’on rencontre chez toutes les marques de parfums de grande distribution. Le musc tout seul est également prisé, et on le retrouve aussi dans une grande variété de produits d’hygiène, notamment les savons liquides pour les mains qui sont, dans 60% des cas, parfumés avec cet ingrédient.

J’espère que cet aperçu de la beauté made in Italy vous a plu. Le prochain billet de cette série sera vraisemblablement consacré à la Scandinavie – stay tuned !