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Archive for mars 2010

Pure Massage

C’est d’un endroit un peu particulier que j’aimerais vous parler aujourd’hui. Ce n’est ni un grand magasin, ni une parfumerie, ni un institut de beauté. Il s’agit d’un lieu à part, entièrement dédié au massage et à rien d’autre : Pure Massage.

Matin et soir, je passais devant cet établissement tout de blanc vêtu situé à exactement une minute à pieds de chez moi. Sans oser en franchir la porte. Mais quand j’ai eu plus mal au dos que d’habitude, j’ai eu très envie d’un massage professionnel et j’ai tout de suite pensé à ce lieu qui me semblait dédié à cela.

Comme je ne jette pas mes pounds par les fenêtres, j’ai tenu à me renseigner sur cette boutique appelée Pure Massage : descriptif et prix des prestations, revue de presse, avis sur le web… Tout indiquait qu’il s’agit d’une véritable perle à deux pas de chez moi ! La fondatrice de cette entreprise est masseuse depuis de longues années et a écrit des livres ; les avis glanés ça et là sur le web étaient dithyrambiques (il paraît que les sessions de massage faciaux sont une merveille et font visiblement rajeunir les traits de votre visage). J’ai donc réservé un massage du dos de 30 mn directement à partir de leur site.

Pure Massage a deux établissements : leur « flagship » à Fulham (dans mon quartier, donc), et un autre au sein du grand magasin Fenwick sur Bond street (dans le quartier où je travaille… je suis cernée !).

Celui de Fulham a un design parfait : ici c’est le blanc pur qui domine, avec ça et là quelques touches de bois. L’accueil est poli et affable juste ce qu’il faut – je suis mal à l’aise face aux effusions de pseudo sympathie à l’américaine, et affligée de l’attitude blasée et mal aimable à la française.

Etant arrivée en avance, j’en ai profité pour jeter un œil à leur offre de produits – on est une beauty-addict ou on ne l’est pas ! Pure Massage propose très peu de marques et mise sur une sélection pointue. On y trouve les produits de soins Nimue  (marque sud-africaine, ce qui doit plaire à la communauté très présente dans le quartier je suppose), les produits pour le corps et le bain Abahna (marque britannique naturelle et design, article à venir), une sélection de bougies et parfums d’ambiance Durance en Provence, guère plus.

Quand ma masseuse (Jessie, je crois) arrive, elle parcourt le questionnaire auquel j’ai répondu à mon arrivée et me pose quelques questions pour approfondir certains points. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle était perdue lorsque j’ai prononcé des termes médicaux pour décrire mes problèmes dorsaux, bon point. Elle m’emmène au sous-sol où se situent les cabines de massage. Pour avoir fréquenté pas mal d’instituts et spas, je peux vous dire que malgré le prestige de certains lieux et marques, j’ai souvent été hallucinée par l’étroitesse des cabines. Là c’est tout le contraire : c’est spacieux, épuré, avec un éclairage tamisé et des rangements astucieusement cachés.

Après m’avoir laissé le temps de me dévêtir et m’avoir demandé si je préférais les pressions douces ou fortes, Jessie commence son travail. Avant de s’attaquer à mon dos, elle a enveloppé mes pieds dans des serviettes chaudes et légèrement humides façon oshibori puis les a retirées doucement.

Puis c’était parti. Doucement d’abord, avec des mouvements longs et fluides du haut des fesses jusqu’à l’occiput. Je lui avais expliqué qu’après 6 mois de kinésithérapie mes lombaires allaient mieux mais que le haut de mon dos me faisait mal. Elle m’a donc massée un peu partout mais a concentré quasiment la moitié de son temps sur les endroits problématiques.

Ses mouvements étaient d’une précision impressionnante. Quand elle s’est attaquée aux cervicales, qui me posent vraiment problème, j’ai eu peur, j’avoue : en France, seuls les kinés (et autres professions paramédicales de ce type) ont le droit de manipuler de façon aussi profonde, les esthéticiennes devant officiellement se cantonner à des « modelages ». Mais j’ai eu confiance et, si quelques mouvements ont été vraiment puissants, j’ai bien senti qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait et qu’aucune douleur ne subsistait après.

Ce qui m’a véritablement impressionnée, c’est quand, à deux ou trois reprises, je lui ai fait comprendre que les pressions étaient trop fortes: elle captait tout de suite le message et allégeait ses mouvements d’un iota. Ma comparaison est peut-être simplette, mais c’est un peu comme si vous demandiez à une coutière de raccourcir votre jupe moins que les 4 cm proposés et qu’elle corrigeait à 3,95 cm sans même sortir son mètre.

Les 30 minutes sont malheureusement trop vite passées. A la fin, Jessie m’a donné plusieurs conseils pour me soulager simplement au quotidien : comment me positionner pour dormir, comment m’étirer rapidement quand j’ai mal. Sous un angle plus commercial, elle m’a aussi suggéré d’acquérir une sorte de bouillotte à placer sur mes trapèzes en vente dans l’espace boutique et, naturellement, de m’offrir un massage du dos de temps en temps. Je n’ai en aucun cas ressenti de pression pour acheter la bouillotte ou une de leurs formules variées combinant plusieurs massages.

D’un point de vue marketing, je trouve que, pour une entreprise qui semble assez jeune et qui n’a que deux points de vente, il n’y a pas grand-chose à redire. Pure Massage a un nom explicite (ils proposent des massages et rien que des massages), une identité visuelle claire et cohérente avec son positionnement (simple, professionnel et urbain, loin des niaiseries asiatisantes trop répandues chez ce genre d’entreprises), des prix cohérents entre eux qui les placent en milieu de gamme, un site web limpide et efficace (la résa en ligne avec la possibilité de choisir même la masseuse qui s’occupera de vous, c’est malin !). Et avec peu de concurrents véritablement frontaux, je suis intimement persuadée (et espère !) que cette société va rencontrer le succès qu’elle mérite.

Vous l’avez compris, j’ai été ravie de ma première expérience chez Pure Massage d’où je suis ressortie détendue, avec un dos assoupli et bien moins raide. Chaque détail était parfait, la prestation était on ne peut plus professionnelle, le lieu vraiment apaisant. Du coup, je vous recommande chaudement Pure Massage. Et si vous n’avez rien à faire à Fulham (à moins que vous n’aimiez le foot ou ayez du temps à tuer avant de reprendre votre EasyBus pour Gatwick), essayez leur succursale au grand magasin Fenwick : un rapide massage assis ou une réflexologie plantaire, et c’est reparti pour des heures de visites et de shopping ! Pour ma part, je vais rester fidèle à celui de Fulham et peut-être même me faire offrir un package de plusieurs massages ;-)



Pratique

Pure Massage a 2 points de vente : le flagship de Fulham et une succursale au grand magasin Fenwick sur Bond street.

Les prix vont de 15£ pour un massage assis de 15 mn, à 125£ pour une prestation d’une heure avec Beata Aleksandrowicz, fondatrice de Pure Massage qui travaille uniquement chez Fenwick.

Leur boutique de produits de beauté et de bien-être ne livre malheureusement qu’au Royaume-Uni.

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Molton Brown

Il y a ceux qui n’ont jamais entendu ce nom de leur vie. Et puis il y a ceux qui y sont totalement accros, partout dans le monde, y compris en France. Cette marque, encore peu connue hors de Paris, a une centaine de points de vente au Royaume-Uni et de nombreux autres dans divers pays. Et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, en témoignent les ouvertures de boutiques régulières! Pourquoi un tel engouement?


C’est en 1973 que la marque ouvre, sur la très jolie South Molton street (à deux pas de mon bureau ^^) un… salon de coiffure! Leur concept, à l’époque, était assez unique: exit les brushings artificiels à coups de grosse brosse ronde, place au « finger drying » plus naturel. Plus spontané aussi car la philosophie de ce salon était non pas d’essayer de copier les looks des magazines et de la télé, mais de créer des coiffures adaptées à chaque individu.
Cinq années plus tard, une spécialiste de la formulation cosmétique, Dale Daxon Bowers, rejoint la société et contribue à la création d’une toute nouvelle gamme de produits à base de plantes – c’est elle qui dirige la marque. Fait intéressant: Molton Brown est la 1ère marque de cosmétique britannique à avoir listé les ingrédients de ses produits sur ses flacons.
Dans les années 80, la marque commence à avoir une gamme de produits assez étendue, allant du maquillage au soin du visage, du corps et bien sûr des cheveux. Et elle attire l’attention de magasins haut de gamme, mais aussi de compagnies aériennes et d’hôtels, deux acteurs déterminants dans le succès de la marque.
Aujourd’hui Molton Brown est vendue dans plus de 70 pays partout dans le monde, des boutiques en propres aux grands magasins en passant par des spas.
Depuis 2005, elle appartient au groupe japonais Kao, qui possède également Kanebo et John Frieda.

 

Quant à moi j’ai tout d’abord entendu parler de cette marque sur le site d’avis conso Ciao.fr dont je fus un membre très actif pendant un certain temps – je vous laisse deviner sur quell catégorie de produits portaient 90% de mes écrits :)
Et quand en 2007 j’ai travaillé sur un point de vente où Molton Brown était commercialisée (et ai sympathisé avec une animatrice de la marque qui se reconnaîtra), cela a été pour moi l’occasion de faire connaissance avec cette griffe un peu à part dans l’univers de la beauté.

J’ai tout d’abord été étonnée de la demande assez importante dans ce point de vente. Beaucoup de femmes et d’hommes élégants venaient me réclamer des savons liquides pour les mains ou des gels douches vendus autour d’une vingtaine d’euros. En discutant avec ces clients, j’ai appris que Molton Brown s’est faite connaître auprès d’eux par l’intermédiaire des hôtels haut de gamme. La marque est en effet présente sous forme de ce qu’on appelle « amenities« , autrement dit les petits produits « gratuits » posés sur le rebord des baignoires des hôtels en question.
Il était également intéressant de constater que la clientèle masculine, prépondérante dans ce grand magasin parisien, était très friande des produits Molton Brown, et notamment de leurs gels douche aux fragrances fraîches ou poivrées.


Et les fragrances des produits sont justement au coeur du positionnement unique de Molton Brown. Son slogan est « Made in England, inspired by the world » et les parfums concoctés par la marque en sont le reflet. Ici, point de senteurs classiques so British du genre rose ou lilas. Molton Brown met un point d’honneur à faire voyager sa clientèle avec des senteurs venues d’ailleurs, assorties d’un bénéfice spécifique. Ainsi, elle propose par exemple de se doucher au « re-charge black pepper », au « travel-reviving cempaka », au « relaxing yuan zhi » et à 12 autres fragrances exotiques et légères.

Une légèreté clé chez Molton Brown. C’est une marque où rien n’est de trop, où on évite la surcharge, le bling-bling. C’est un délicat équilibre entre un positionnement à la fois assez lisse – perçu comme plat par certains – et assez original. Que ce soit dans les fragrances, donc, à la fois travaillées mais non envahissantes, dans les packagings raffinés mais simples, et dans l’offre de produits elle-même qui se veut complète mais pas pour autant complexe.


Pour ma part j’ai testé deux produits de la marque: le gel douche – bain Inspiring Indigo et le lait pour les mains Naran Ji. Et je dois vous dire que, si ces produits sont de qualités, ils ne m’ont pas donné envie de mettre un tel prix. J’ai bien aimé la senteur du gel douche, douce et relaxante, mais, bien que la contenance soit de 300 ml, je ne me verrais absolument pas dépenser 20€ pour un flacon. Car je n’ai pas vraiment remarqué de différence par rapport à d’autres produits: ce gel douche n’a pas laissé ma peau plus douce ou moins sèche que ceux de supermarché. Quant au lait pour les mains, cela reste plus un produit d’entretien au quotidien qu’un véritable soin: car il n’est ni gras ni collant, mais n’a pas une véritable efficacité pour protéger ou réparer la peau.

J’aimerais bien tester leurs produits un peu plus pointus, comme leurs shampooings qui ont bonne réputation, certains articles de maquillage ou leur exfoliant corporel au fruit de la passion qui a l’air assez appétissant. Il paraît que leur savon pour hommes Ultrabar multi-fonctions (nettoyage, hydratation, rasage) à l’aloès et au karité est superbe. Leur gamme de bougie, récemment refaite, a bonne presse malgré des prix rédhibitoires (49£ en Angleterre – je préfère m’offrir une Dyptique et demi! ^^).

Pour moi, Molton Brown est surtout une marque parfaite pour des cadeaux élégants. Tout d’abord parce que ce positionnement assez lisse, ainsi que les fragrances légères, peuvent plaire au plus grand nombre: cela réduit les risques d’erreurs avec une personne que l’on connaît peu.

Deuxièmement, le nombre de fragrances disponibles, et l’existence de senteurs mixtes (thai vert, blu maquis, inspiring wild indigo) et masculines (black pepper, bracing silverbirch) donnent un grand choix. Enfin, la déclinaison de la plupart de ces senteurs en de nombreux produits permet des assortiments plutôt sympas: savon liquide + lait pour les mains feront une association raffinée sur le lavabo, gel douche + lait corporel pour le rebord de la baignoire, auxquels on peut ajouter la superbe bougie assortie selon ses moyens. A noter qu’au Royaume-Uni, tendance lifesyle oblige  – qui fera l’objet d’un prochain article so keeps your eyes peeled! – Molton Brown commercialise des articles de décoration pour la salle de bain (porte-savons par exemple) et de maroquinerie (trousses de toilette, sacs « week-end »…).


Mais en ce qui me concerne, je n’affectionne pas particulièrement Molton Brown pour deux principales raisons.
Primo, comme je vous l’ai laissé deviner au long de cet article, je la trouve trop fade, sans aspérités. Bref, l’incarnation cosmétique de certaines caractéristiques culturelles toutes britanniques comme la volonté d’éviter les conflits à tout prix ou de se laisser trop aller (« You’ve gone too far » est une insulte grave ici). D’un autre côté, je pense que c’est aussi cela qui fait la force de la marque: beaucoup de gens aiment ce côté à la fois élégant mais très simple, totalement dépourvu d’excentricité. Et il faut bien des marques pour satisfaire leurs goûts.
Par ailleurs, je trouve les prix trop élevés, surtout pour les produits que l’on rince comme les gels douche et les savons liquides pour les mains. Personnellement, si j’ai envie de claquer 20€ dans un gel douche, je préfère de loin m’offrir celui assorti à mon parfum du moment par exemple!
Ceci étant dit, je trouve leurs assortiments vraiment élégants, alors je ne dirais pas non à un joli coffret fruit de la passion ou davana blossom (leur ligne plus haut de gamme, une odeur un peu plus prononcée que les autres, à tomber!).

Et vous, que pensez-vous de cette marque? La rangez-vous dans la catégorie « élégance British » ou « snobisme rosbeef »?

 

Pratique

En France, les cinq points de vente existants se situent tous à Paris. Le maquillage et la maroquinerie ne sont pas référencés en France. Les prix vont d’environ 19€ pour un gel douche à une soixantaine pour les bougies.

Au Royaume-Uni, c’est une autre histoire. Molton Brown a une quarantaine de boutiques, et est présente dans une cinquantaine de grands magasins à travers le pays. Les prix vont de 11£ (gloss) à 395£ (sac week-end en cuir)

Les avis conso sur Beauté-Test

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Cette semaine j’inaugure ma rubrique « Tendances » avec une méthode d’épilation certes venue d’Orient, mais que les Britanniques se sont appropriée avec brio: l’épilation au fil ou threading.

N’avez-vous jamais remarqué à quel point nombre de femmes orientales ont une jolie ligne de sourcils? Leur secret est l’épilation au fil, une technique millénaire pratiquée en Inde et au Moyen-Orient. Présence très forte d’Indiens (et Pakistanais, etc) au Royaume-Uni et notamment à Londres oblige, cette technique d’épilation est extrêmement répandue ici et a conquis les Anglaises.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, l’épilation au fil se fait à l’aide de deux fils de couture. Aucun produit cosmétique tel que la cire n’est employé, d’où un risque moins grand d’irritation de contact avec ce genre de substances. Le principe est – sur le papier – assez simple: l’esthéticienne torsade les fils entre eux, et attrape les poils à enlever dans une des boucles formées par les fils.

En tirant, le poil est fermement emprisonné entre les fils pour être retiré. Sur YouTube, de nombreuses vidéos proposent des tutoriaux plus ou moins bien faits mais, après avoir lu les récits de quelques filles ayant essayé sur elles-mêmes, ce n’est pas très fameux.

Le threading est surtout pratiqué sur le visage: sourcils en particulier, mais aussi duvet de la lèvre supérieure, menton, enfin bref toutes les parties pouvant être pourvues de poils pas trop épais. Car sur les jambes par exemple, cela peut se réveler très fastidieux en raison de la surface à épiler.

Pour moi, l’épilation au fil, c’est un peu le meilleur des deux mondes: l’efficacité de la cire et la précision de la pince à épiler. Efficacité car les poils sont arrachés avec leur bulbe, plusieurs à la fois. Précision car la méticulosité inhérente à cette méthode fait que le résultat est bien meilleur qu’avec la cire, et l’on obtient une très belle ligne, harmonieuse et naturelle. Autres avantages: les risques d’allergie sont minimisés comme je l’ai dit plus haut, et l’épilation est vraiment rapide – si votre ligne n’est pas catastrophique, c’est réglé en 5 minutes! Concernant la douleur, elle est largement supportable (je suis douillette!), surtout si vous avez l’habitude de la cire et/ou de la pince. En ce qui me concerne, c’est bien simple: je me fais épiler les sourcils au fil tous les 2 mois (et fais mes retouches perso à la pince) et je ne me verrais plus du tout utiliser d’autres méthodes!

En France, peu d’esthéticiennes proposent ce service, et on a bien souvent à faire à des salons « ethniques » où une hygiène irréprochable et un accueil professionnel ne sont pas vraiment des priorités. C’est naturellement à Paris qu’on a le plus de possibilités – j’ai personnellement testé Beauté Indienne (10e) et Derya (2e). Le premier est pionnier en la matière en France. Il propose un service abordable (7€ lors de ma dernière visite), mais le résultat peut être aléatoire d’une esthéticienne à une autre alors mieux vaut être claire sur le résultat que vous attendez – malgré ce petit bémol, il reste mon favori parisien. Derya quant à elle est tout à fait charmante, son institut est à l’avenant et la prestation léchée, d’où un prix plus élevé (12€) – mais attention à bien demander à être épilée par Derya et non son apprentie, car votre niveau de satisfaction peut aller de l’enchantement total à la désagréable impression de s’être faite arnaquer. Pour d’autres adresses je vous conseille de faire une recherche sur Google ou de feuilleter le topic dédié à ce sujet sur Beauté-Test, une mine d’information.

En Angleterre comme vous l’avez compris, il suffit de regarder autour de soi – à un rayon de 200 m autour de chez moi j’ai environ 5 instituts proposant ce genre de prestations. Vous avez bien évidemment les petits instituts « ethniques », que je n’ai pas testés ici – personnellement je vous conseille de n’y aller que si l’endroit vous a été recommandé par une connaissance. D’autre part, de nombreux instituts de beauté et salons de coiffure, indépendants comme en chaînes, font du threading:  Toni & Guy, Gina ConwayLe top étant pour moi Malika, une chaîne plutôt haut de gamme (15£) spécialisée dans l’épilation au fil: le lieu est impeccable, les esthéticiennes comprennent ce que vous dites (!), et la prestation est à la hauteur du prix avec un petit massage, l’application d’une lotion apaisante et tout le toutim.

A Londres, le threading est maintenant devenu la méthode d’épilation « par défaut » pour les sourcils. En France, le buzz commence à se faire sentir, alors où en êtes-vous? Plutôt frileuse, carrément tentée ou déjà addict?

 

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Boots

Pour me faire pardonner de cette semaine d’absence, je reviens faire ma beauty-addict avec une pièce de résistance (à prononcer avec l’accent British) : le mastodonte de la distribution britannique Boots.


Où l’on comprend que les Anglais sont décidément très différents de nous

Avant de vous en dire plus sur Boots, il me faut vous préciser quelques différences majeures entre la distribution de produits de beauté en France et au Royaume-Uni.
En France, pour vos achats beauté, vous pouvez aller en grandes et moyennes surfaces – jusque là, les Anglais sont pareil et ont des rayons bien fournis que ce soit chez Sainsbury’s, Waitrose ou Tesco. Mais bon, déjà, les mal nommés « magasins populaires », dont la seule enseigne existante demeure Monoprix, ils ne connaissent pas.

Mais surtout, ce qui choque, c’est l’absence quasi-totale de parfumeries ! Ici, point de Sephora, de Marionnaud ou de Nocibé à tous les coins de rue. On trouve bien, ça et là, l’affreuse chaîne The Perfume Shop, de tout petits magasins qui font penser à nos vieilles parfumeries indépendantes car les articles – en l’occurrence, des parfums exclusivement – sont séparés de la clientèle par un comptoir.

Autrement, les types de circuits dominants sont les grands magasins et les « drugstores ». Comme je vous l’avais déjà expliqué dans mon article sur Liberty, les chaînes de grands magasins sont plus nombreuses au Royaume-Uni et forment un maillage serré sur l’ensemble du territoire.
Celui-ci est également bien servi en drugstores avec les deux leaders Boots et Superdrug (propriété du groupe AS Watson, qui possède aussi Marionnaud et… The Perfume Shop). Chez ces derniers, selon leur taille, on trouve un peu de tout : des médicaments, des cosmétiques (de Chanel à Burt’s Bees en passant par Soap & Glory ou Vichy), des bornes de développement photo, des sandwiches… Bref, un peu tout et n’importe quoi. Ah le choc quand j’ai vu Lancôme côtoyer des marques de grande distribution ! Mais les Anglais ayant un rapport moins complexé aux marques, s’ils peuvent avoir leur flacon d’Hypnôse en même temps qu’ils font développer leurs photos de vacances et s’achètent leur sandwich en polystyrène en bas du bureau, c’est toujours ça de gagné !


Un peu d’histoire

Boots a commencé avec une herboristerie fondée à Nottingham (où le siège est demeuré) par John Boot en 1849. Quand en 1877 son fils Jesse prend la relève, il va accélérer le développement de l’enseigne. Son ambition : proposer des produits bon marchés et de qualité, partout dans le pays. Ainsi, en 1914 le Royaume-Uni compte déjà 550 magasins. En 1935, la marque du distributeur N°7 est lancée. Depuis 2006, Boots fait partie du groupe Alliance Boots, basé en Suisse – pour résumer, 2 chiffres qui donnent le tournis : 110 000 employés, un chiffre d’affaires de 17 millions de livres en 2008-2009 !


Une offre pléthorique

Mais revenons au rayon beauté de Boots. Les marques que vous pourrez y trouver dépendent vraiment de la taille et bien sûr de la situation géographique du point de vente. Ainsi, dans le tout petit en face de chez moi, je trouve surtout des basiques : des capillaires (références principales des marques Aussie, John Frieda, Charles Worthington, Toni & Guy…), quelques soins du visage et du corps (Olay, L’Oréal Paris, Vaseline…), de l’hygiène (Nivea, Radox, Palmolive…) etc. Si je passe à celui de ma station de métro, l’offre est déjà plus sympa, les marques ci-dessus ont plus de références. Si je pousse jusqu’à High Street Kensington (mon préféré) ou au centre commercial géant Westfield (le top), c’est l’apothéose : les marques de luxe comme Lancôme, Chanel, Estée Lauder et consorts possèdent des stands à elles toutes seules. Des marques intermédiaires comme Origins, Clinique ou BeneFit ont de beaux comptoirs à faire pâlir d’envie leurs sœurs plus haut de gamme. Mais ce que j’aime surtout, c’est qu’on y trouve plein de marques sympas et difficiles (voire impossibles) à dénicher en France : Burt’s Bees, Aveeno, Barry M, Bliss, Essie, Jergens, Korres, Yes to Carrots, etc.


Des promos et des cadeaux à gogo

Là où Boots excelle aussi, c’est dans ses promos incessantes, très British, et dans son offre de coffrets cadeaux toute l’année.

Ainsi, quand vendredi dernier je me suis arrêtée à celui de ma station juste pour acheter un paquet de disques démaquillants et une nouvelle brosse à dents, j’en suis ressortie avec 2 paquets de disques démaquillants (parce qu’ils étaient en « buy 1 get 1 free »), 2 brosses à dents (parce qu’il y avait l’offre « buy 1 get 1 half-price ») et 2 flacons de bains de bouche (celui que je prends d’habitude était en promo). J’essaie d’éviter de faire la même chose avec les produits de beauté au vu du stock indécent que je possède, mais vous avez compris le fonctionnement…

Côté cadeaux, difficile de résister aussi. Entre les « trop bien, ce coffret contient 2 produits que j’utilise tout le temps ! » (+ 8 autres), « hum, ça pourrait être bien pour l’anniversaire de mon cousin dans 4 mois » ou « ça sera toujours ça de moins à acheter à Noël », gare aux craquages ! Car chez Boots il y a des coffrets cadeaux toute l’année, pour plein de marques, et ils sont non seulement intéressants mais aussi super bien présentés. Et à Noël, vu l’importance que les Brits accordent à cette fête, c’est la débandade : vous avez l’impression que toutes les jolies boîtes vous font des clins d’œil du haut de leur rayon (les pires étant celles de Soap & Glory : elles vous feraient du pied si elles pouvaient), il y en a pour tous les goûts et à tous les prix, et, l’an dernier en tous cas, elles étaient en « 3 for 2 » par-dessus le marché !


Un programme fidélité qui envoie Sepho se rhabiller

Promos chez tout le monde obligent, il faut bien essayer de fidéliser le chaland. Et Boots met le paquet avec sa carte fidélité, « the most generous loyalty card in the UK ». Son principal avantage : pour chaque livre dépensée, vous gagnez 4 points. Vous pouvez utiliser ces points quand vous voulez pour vous offrir des produits, sachant qu’1 point correspond à 1 pence. Bref, les cartes fidélité de nos parfumeries françaises font bien pâle figure à côté…

Conseil de French beauty-addict : même si vous ne restez dans le pays que quelques mois pour un échange universitaire, un stage ou une mission, prenez cette carte !


Le pompon : des marques de distributeur fortes

On résume : Boots, ce sont des magasins très nombreux, de toutes tailles, qui référencent un paquet de marques, et qui multiplient les offres pour aguicher le client. Mais à mon avis la plus grande force de Boots, ce sont ses marques en propre. Oui, SES.
D’abord, N°7 (number seven), une des principales marques du pays. Il s’agit d’une gamme exhaustive de soins du visage et du corps, mais aussi de cosmétiques masculins, de solaires, de maquillage et d’accessoires. Dans certains grands Boots, cette marque est équipée d’un vrai stand comme les griffes de luxe ! Le coup de maître, c’est sa gamme Protect & Perfect avec son sérum renommé au-delà des frontières britanniques… mais oui, il s’agit bien de la ligne rebaptisée Serum7 sortie il y a quelque temps chez nous avec un buzz de folie. Mais ici on est passé à autre chose, et c’est maintenant Lift & Luminate qui fait de plus en plus de bruit…
Conseil de French beauty-addict : si vous aimez Serum7, faites le plein lors de votre prochain séjour à Londres – ici la gamme est plus large et surtout moins chère !

Boots cible aussi les jeunes filles branchées avec sa ligne de maquillage 17 : fards à paupières plus pigmentés, eye-liner pailletés, vernis aux couleurs électriques, auto-bronzants… les Anglaises saucissonnées dans leurs robes-fourreaux taille 12 ans kiffent à mort !

Le distributeur a aussi plein d’autres lignes, donnant tantôt dans le basique, tantôt dans l’originalité : Essentials (basiques pour tous les jours), Expert (des produits simples mais parfois assez pointus en hygiène notamment), Botanics (soins aux extraits de plantes), Extracts (produits plaisirs aux extraits de fruits), Gorgeous Feet (vu les talons de folie que portent les filles ici, l’offre en soins des pieds est conséquente), Vitamin E (soins du visage)…
Et pour couronner le tout, Boots est également fabricant à façon pour certaines licences comme FCUK, Gorgeous by Gok (Gok étant une espèce de relookeur ultra-fashion qui a son émission TV), Ted Baker…

Voilà, désolée pour le pavé… mais je pense qu’il y a encore énormément à dire sur ce distributeur majeur !
Et vous, que pensez-vous du modèle Boots ? Nos points de vente français devraient-ils se décoincer un peu et s’en inspirer ? L’idée d’acheter des chips et de l’aspirine à quelques mètres d’un stand Chanel vous donne-t-elle des frissons d’horreur ?

 

Pratique
Boots est présent sur tout le territoire britannique, jetez un œil à leur Store Locator très bien fait car il vous permet de voir quels points de vente proposent certaines marques haut de gamme / de niche (comme Burt’s Bees).
Le site de vente en ligne ne livre malheureusement pas en France.

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