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Archive for juillet 2012

Si je ne connaissais absolument rien au Japon avant d’y aller (compte-rendu beauté ici puis ), la situation est un peu différente vis-à-vis de l’Italie. C’est un pays dont j’ai étudié la langue de la classe de 2nde jusqu’à ma Maîtrise (M1 pour les plus jeunes) de Langues Etrangères Appliquées : grammaire approfondie, histoire économique et politique du pays, traduction spécialisée… tout ça c’était bien gentil mais n’agissait que sur mon niveau à l’écrit, qui, avec tout ça, était loin d’être mauvais. Mais côté oral, je ramais.

Alors j’ai décidé de partir en stage en Italie, au printemps 2005, pour deux mois. Avant mon arrivée, j’appréhendais, mais tentais de me rassurer en me répétant le mantra suivant : « Au début, si tu galères trop en Italien, tu communiqueras avec les gens en Anglais puis iras vers l’Italien petit à petit ». Grossière erreur : en Italie, comme en France, le niveau d’Anglais de la population générale (je dis bien GENERALE, je ne parle pas des élèves de la Bocconi – l’HEC italien) est, appelons un chat un chat… proche du zéro parfait. D’autant que je n’étais ni à Milan ni à Florence – j’étais à Tivoli, ville moyenne à une trentaine de kilomètres de Rome. Quand je repense à mon « mantra », encore aujourd’hui, ma naïveté me fait pouffer de rire.

Rassurez-vous, forcée de m’y mettre, j’ai amélioré mon niveau à la vitesse grand V. Je me suis fait une floppée d’amis avec lesquels je suis toujours en contact 7 ans après et les vois une fois par an. La proximité avec de vrais Italiens, pendant mes 2 mois en immersion intensive et mes visites régulières, m’a donné l’occasion de fouiner dans les salles de bains de nos cousins transalpins, d’arpenter les rayons de leurs parfumeries et de leurs grandes surfaces, d’échanger avec eux sur leurs rituels de beauté… Voici donc le fruit de mes observations – je ne prétends pas à ce que mes propos s’appliquent à tous les Italiens, alors si vous avez vu ou vécu des choses différentes n’hésitez pas à partager en commentaires !

Les Italiennes et… l’hygiène

A l’époque où j’ai effectué mon stage, la mode en France était aux produits gourmands – souvenez-vous du lancement de la gamme Miss Milkie de la marque italienne Pupa justement. Eh bien cette tendance constitue un véritable segment à lui tout seul au rayon hygiène, encore aujourd’hui. Des marques comme Pupa et Aquolina (allez sur leur site officiel, cliquez sur le menu « Collezioni – Linea Classica »… prêts ? bavez !) en parfumeries, et Vidal par exemple en grandes surfaces. Les parfums populaires sont la vanille, le miel, le sucre (sucre glace, barbapapa), les fruits jaunes ainsi que les fruits des bois souvent associés au musc.

Côté pratiques, le bain est beaucoup plus populaire qu’en France. En grandes surfaces, autant d’espace est dédié aux gels douche qu’aux produits de bain (bains moussants, bains / douche). Je suppose que cela contribue au succès de la marque Lush en Italie (il y a beaucoup de points de vente, depuis longtemps) où les « ballistics » doivent avoir pas mal de succès. Les marques ci-dessus ont naturellement une gamme de bains moussants, mais d’autres se font aussi remarquer sur ce segment, comme la gamme Felce Azzura de Paglieri (très traditionnelle, mes beaux-grands-parents italiens ne juraient que par ça !), Tesori d’Oriente (parfums « orientaux » très lourds du genre patchouli etc) et bien d’autres. Les accessoires de bain sont aussi très prisés : éponges, brosses etc ont le vent en poupe.

Hors de la salle de bain, les Italiens ont conservé une délicieuse pratique héritée de leurs glorieux ancêtres Romains : les thermes. Ca, c’est mon régal (enfin, le second après la nourriture!) et j’essaie d’y aller à chacune de mes visites. Le pays est riche en eaux aux compositions chimiques intéressantes, par conséquent on trouve toutes sortes de termes : naturels (donc gratuits, mais il faut connaître), façon piscines (bien pour les familles avec enfants), ou dans le cadre d’un hôtel ou d’un spa.

Dans la première catégorie, j’ai eu un gros coup de cœur pour les Terme di Saturnia près de Grossetto : c’est roots et ça sent le soufre, mais c’est gratuit et vous ne pourrez pas faire plus authentique.

Dans la seconde, je suis allée le mois dernier aux Terme di Cretone dans l’arrière-pays romain : il y a plusieurs piscines et des jets plus ou moins concentrés en soufre (le plus concentré pique un peu la peau, ça donne une sensation de pétillement assez particulière), plein d’espace pour s’allonger et s’amuser en famille, et l’entrée est à prix très raisonnable.

Enfin, dans le genre spa, j’ai testé, le mois dernier également, les Terme di Lurisia situées dans le Piémont. C’est petit et assez cher, mais ce n’est pas un lieu où tout le monde se baigne en même temps : à Lurisia, vous avez un créneau juste pour vous et les personnes qui vous accompagnent. Des soins thermaux et esthétiques y sont également proposés. Goûtez aux boissons produites avec l’eau de Lurisia, notamment leur limonade « La Nostra Gazzosa »…

Les Italiennes et… leurs cheveux

Quand on ne connaît pas l’Italie, on s’imagine qu’il s’agit d’un pays ensoleillé toute l’année, où les filles sont brunes à la peau mate – en gros, on croit que c’est la Provence qui s’étale sur tout un pays.

Eh bien non, ce n’est vraiment pas le cas ! En Italie, la division nord-sud cumule tous les clivages : culturels, économique, politique, climatique… Si, à partir de Rome (que les Romains et les gens plus au sud appellent « centre », et que les gens du nord appellent déjà « sud »), on a effectivement à faire à un climat méditerranéen, avec une population fréquemment brune à peau mate et yeux foncés, il n’en va pas de même au nord. Car n’oubliez pas qu’une bonne partie du nord est montagneuse (même en Toscane, ça caille l’hiver !), et que ses voisins sont l’Autriche, la Suisse et la Slovénie par exemple. Par conséquent, on retrouve dans ces régions une certaine proportion de phénotypes plus clairs avec cheveux châtains à blonds et yeux bleu / vert.

Mais même au sud – et je dirais même : encore plus au sud – on a ce culte archaïque de la blonde pulpeuse, comme dans le Hollywood du siècle dernier. Du coup, quand on allume la télé italienne, on a l’impression d’avoir atterri sur une chaîne suédoise : toutes les présentatrices sont blondes. Mais à y regarder de plus près, on reconnaît les touches made in Italy : bouche pulpeuse (souvent refaite), cheveux de paille (car décolorés à répétition), seins proéminents. Particulièrement présent sur les chaînes possédées par Berlusconi (je vous conseille de lire l’article de Télérama sur le sujet), ce modèle de beauté reste également ancré partout ailleurs.

Logiquement, il faut bien entretenir toutes ces décolorations. Les marques de L’Oréal, que ce soit en grande distribution (Fructis notamment mais aussi UltraDolce [UltraDoux] ou Elvive [Elsève]) ou en circuit professionnel (L’Oréal Professionnel, Kérastase), ont pignon sur rue. Des marques italiennes plus confidentielles comme Davines tentent de faire leur trou tandis que d’autres marques internationales plus puissantes comme Schwarzkopf (qui a récemment traduit son nom en « Testanera » pour mieux plaire aux locaux), Pantene ou Sunsilk se partagent le reste du gâteau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Italiennes et… le soin de la peau

Je n’ai pas de chiffres et je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que les Italiennes ne prennent pas beaucoup soin de leur peau. Les rayons soin des parfumeries (Limoni, BeautyPoint…) et des grands magasins (Coin, La Rinascente…) ne sont pas hyper fournis en la matière. Les grandes marques internationales sont naturellement présentes, et j’ai remarqué une importance étonamment plus grande que chez nous de griffes comme Orlane, Institut Arnaud (vendu beaucoup plus cher qu’en France) ou Gatineau par exemple. Côté marques italiennes, la plus importante est Collistar, qui remporte un franc succès. Elle est également présente dans la catégorie maquillage. Je n’ai jamais essayé cette marque donc je ne peux pas vous en dire plus.

A prix plus doux, les Italiennes ont beaucoup d’affection pour leurs basiques locaux, comme Cera di Cupra et Leocrema. La première a été lancée dans les années 1950 et a pour ingrédient star la cire d’abeille. J’en ai vu dans toutes les salles de bains italiennes que j’ai fréquentées, c’est dire la popularité de ce produit ! Il s’agit d’une crème blanche, toute simple, qui sent un peu le miel et qui est un produit à tout faire, au prix raisonnable : un pot de 100 ml se vend à 8€ environ. On lui prête des vertus réparatrice et anti-âge. La seconde, Leocrema, marque créée il y a une soixantaine d’années, est tout simplement le Nivea italien. Leurs meilleures ventes, ce sont leurs gros pots de crème multi-usages à la vitamine E et au germe de blé : la basique est bleue (ça ne vous rappelle rien ?) et une version à la papaye a récemment été lancée (3€ le pot).

Côté soins plaisir, je vous conseille chaudement de vous rendre dans deux chaînes : Bottega Verde et L’Erbolario. Les deux sont présentes dans la plupart des grandes villes et proposent des produits à base d’ingrédients naturels (mais pas entièrement naturels) classés par senteurs. Je ne vous conseille pas forcément d’y renouveler votre crème anti-âge, mais plutôt d’aller vous offrir quelques crèmes pour le corps et gels douche. Chez Bottega Verde, les prix sont vraiment raisonnables et, comme chez Yves Rocher, il y a des promos tout le temps. Et avec tous les parfums proposés (fleur d’oranger, frangipanier, violette, vanille…) vous trouverez sûrement votre bonheur.

L’Erbolario, plus haut de gamme, propose des produits aux packagings plus sophistiqués, avec un côté un peu nostalgique et traditionnel – c’est une sorte de Crabtree & Evelyn ou de Neal’s Yard Remedies italien. A côté des produits de soin, ils ont aussi une très belle gamme de senteurs pour la maison (bougies, capillina, parfums d’ambiance…) – j’ai failli craquer sur celle aux fruits de la passion avant de me rappeler du nombre de bougies que j’ai déjà chez moi…

Pour les amatrices de naturel, je vous recommande fortement d’aller faire un tour chez Eataly. Cette chaîne, présente dans plusieurs grandes villes comme Rome, Milan ou Turin, est dédiée à la gastronomie italienne. Sur plusieurs étages Eataly propose produits alimentaires (de producteurs locaux triés sur le volet), mini-restos à thème (j’aurais pu prendre un abonnemment au « mozza-charcuteries »), librairie, cours de cuisine italienne et… cosmétiques naturels italiens. Savons au citron de la côte amalfitaine, lotion tonique à l’orange amère… C’est assez cher, mais ça vous permettra de conjuguer local et 100% naturel.

Un dernier point sur le « soin » de la peau… Les Italiennes adorent être bronzées. Quand elles sont du Nord, elles aimeraient avoir la peau dorée comme les filles du Sud. Quand elles sont du Sud, elles font le concours de celle qui sera la plus noire. Tristes conséquences : les solariums sont légion, même dans le Sud, et de nombreuses marques locales proposent graisses à traire,  huiles à FPS très bas et autres horreurs. Pour la petite histoire, c’est après 7 années de rabâchage intensif que j’ai convaincu mon pote Giuseppe d’arrêter de fréquenter le solarium – une petite victoire personnelle envers une personne qui m’est chère…

Les Italiennes et… le maquillage

Les marques italiennes les plus populaires sont Kiko (que vous connaissez sans doute déjà), Collistar et Pupa. Cette dernière, en Italie, ne propose pas seulement les jolies palettes que nous avons en France, mais commercialise également de nombreuses références de teintes individuelles. J’ai testé les produits de copines italiennes et, oui, c’est une qualité honnête, mais à mon avis il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit. Quant à Collistar, ses collections de couleurs sont d’élégance plus qu’inégale – je vous laisse découvrir le visuel de la collection printemps-été 2012.

De façon générale, il y a à mon sens trois écoles en Italie. La première fait l’apologie du nude : peu de maquillage, utilisation de teintes beige / marron, lèvres nues ou à peine glossées. La seconde, favorisée par pas mal de filles du sud, consiste à mettre l’accent sur les yeux, un peu à l’orientale : la bouche reste naturelle, le teint rehaussé à la poudre de soleil, les cils ultra-chargés en mascara noir et les yeux cerclés d’eye-liner et/ou de khôl noir eux aussi, le tout associé à des ongles beige discret, rouge femme fatale ou marron… démodé. Ce look, souvent associé à des cheveux sombres façon fille du sud de l’Italie (quitte à les teindre pour accentuer l’effet), est par exemple celui qu’arbore la célèbre chanteuse Laura Pausini. Enfin, la troisième, que j’appellerais « Desigual/Picasso » regroupe toutes ces nanas qui aiment les couleurs à outrance mais qui ne savent juste pas s’en servir ; ainsi, j’ai vu beaucoup de grands aplats bleu ou vert (non estompés bien sûr) sur les paupières, de lèvres rose vif, le tout avec un teint pas net (les Italiens fument encore plus que les Français). Bien sûr que j’ai vu quelques filles qui savent allier maquillage haut en couleur et élégance, mais, comme en France, ce n’est pas la majorité – malheureusement pour nos yeux.

Les Italiennes et… le parfum

Dans les classes moyennes à populaires, j’ai l’impression qu’on n’utilise pas de parfums de grandes marques aussi systématiquement et religieusement qu’en France. Je me souviens avoir offert à la maman de mon ami un flacon d’Ô de Lancôme pour la remercier de sa gentillesse, et l’avoir revu, très peu utilisé, un an après : « Je l’utilise pour les occasions », m’a-t-elle humblement expliqué. Et si les marques françaises comme Chanel ou Thierry Mugler rencontrent un franc succès, là encore, les consommatrices italiennes privilégient volontiers les marques de chez elles, souvent des licences de couturiers quasi inconnus de notre côté des Alpes. Les parfums Dolce & Gabbana, Gucci, Versace, Ferragamo, Bottega Veneta ou Prada ne sont en effet pas les seules marques d’origine italienne qu’elles achètent : on trouve aussi des marques comme Laura Biagiotti (très populaire) ou Gai Mattiolo.

En dehors des femmes d’un certain âge ou des classes plus aisées, les Italiennes apprécient, comme en hygiène, les parfums simples et gourmands. Là encore, on retrouve les fruits des bois. Un accord très apprécié est mûre & musc, que l’on rencontre chez toutes les marques de parfums de grande distribution. Le musc tout seul est également prisé, et on le retrouve aussi dans une grande variété de produits d’hygiène, notamment les savons liquides pour les mains qui sont, dans 60% des cas, parfumés avec cet ingrédient.

J’espère que cet aperçu de la beauté made in Italy vous a plu. Le prochain billet de cette série sera vraisemblablement consacré à la Scandinavie – stay tuned !

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Ce début de semaine fut difficile, car le week-end fut riche en activités. J’étais en Normandie pendant trois jours pour célébrer le mariage d’une amie proche rencontrée à Londres et ai profité de l’occasion pour découvrir cette jolie région. C’était un des plus beaux mariages auxquels j’ai pu assister jusqu’à présent : tout était parfait, du lieu (un château !) au dîner (mandieu ces fromages normands !) en passant par la musique (un groupe pop-rock, pas un DJ gnan-gnan !) et, vous devinez bien que j’ai prêté une attention particulière à ce point – la mise en beauté de la mariée (parfaite !).

Deux semaines avant nous avons fait la fête à Londres à l’occasion de son Hen Do, ou EVJF comme on dit outre-Manche. Une des activités au programme m’a mise en joie dès son annonce : session nail bar !

Nous nous sommes rendues à un nail bar nommé Coco Nail Bar, situé sur Portobello Road, en plein cœur du mythique quartier de Notting Hill. J’avais beaucoup entendu parler de ce salon, et l’avais vu mentionné dans la presse – alors évidemment, j’avais vraiment hâte d’y être… et de vous en faire un compte-rendu.

Coco Nail Bar est un salon de manucure assez haut de gamme, ce qui coule de source dans un des quartiers les plus huppés de la capitale. La déco est soignée, plutôt dans le genre design et épurée, avec une baie vitrée à l’arrière qui apporte de la lumière naturelle aussi de ce côté de la pièce toute en longueur.

Mais une des particularités de Coco Nail Bar c’est qu’en plus des services de manucure et de pédicure on vous y sert… des cocktails ! Voilà qui était parfaitement adapté à un EVJF, je tire mon chapeau aux organisatrices ! Alcoolisés ou pas, ils sont tous sur la carte qu’on vous propose à votre installation à la table de manucure. Choisissez votre préféré, et votre nail artiste passe la commande pour vous. Le service est rapide, et vous pouvez alors savourer quelques gorgées de votre cocktail entre les différentes étapes de votre manucure comme l’assoiffée que je suis… A moins que vous ne préfériez le savourer en papotant avec vos copines autour de la conviviale table à séchage:

Côté produits, Coco Nail Bar travaille avec OPI et Essie (plus Sèche Vite pour le top coat), que des valeurs sûres – j’adore la façon dont ils sont disposés, cela permet de bien voir les couleurs.

Les autre vernis que vous voyez au niveau du comptoir derrière mon amie sont là uniquement pour la déco (ce sont des flacons sans marque), une idée vraiment sympa : ça colle parfaitement au but du lieu (on ne peut pas faire mieux en la matière !) et ajoute une touche fun et classe à la fois.

Côté services, Coco Nail Bar propose une carte classique de pédicures et manucures, agrémentée d’un service Minx, d’une manucure pour hommes, de fish pedicure et d’épilation au fil. Pour le cadre, je trouve les prix raisonnables : une manucure classique (40 mn) coûte £20 par exemple.

Côté résultats enfin, j’ai été contente du niveau de service et de qualité. Ma manucuriste était sympathique et parlait bien Anglais, ce qui me changeait de mon petit salon de quartier (où les prix sont divisés par deux naturellement). Ma manucure, réalisée avec Fishnet Stockings d’Essie (un beau rouge sang – désolée, je n’ai pas pris de photo du résultat final !) est restée impeccable pendant 5 jours, et je l’ai gardée jusqu’au 8ème jour car elle était encore dans un état tout à fait acceptable.

Vous l’aurez compris, les principaux avantages de ce lieu sont son adresse et ses prix relativement raisonnables, ainsi que ce service assez unique de bar à cocktails. Cela en fait un lieu très versatile : je m’y vois tout à fait revenir un vendredi soir avec une copine histoire de souffler après une semaine de travail qui s’achève, le samedi en fin d’après-midi pour prendre l’apéro tout en me faisant faire une manucure avant de sortir ou encore pour une pédicure après une journée passée à parcourir le marché et les magasins de Notting Hill.

Coco Nail Bar se situe au 267, Portobello road (W11 1LR) et est ouvert tous les jours. Le détail des horaires et des services proposés est sur leur site officiel.

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Olympic Beauty

Décidément, les projecteurs n’auront cessé de se braquer sur Londres cette année. Me voilà à peine remise d’une Jubiléïte aiguë, que voici venu le temps des Jeux Olympiques. Ca me fait toujours sourire quand je pense aux JO de Londres. Car peu après notre installation à Londres en été 2009, nombre d’amis français nous lançaient un joyeux « Quelle chance, vous serez à Londres pour les JO! » auquel je répliquais aussi sec « Non mais, nous serons rentrés en France d’ici là hein!! ». Bilan: trois ans plus tard, nous sommes toujours là, je viens de décrocher un nouveau boulot tip-top et je sais que nous ne risquons pas de rentrer tout de suite vue la difficulté qu’ont beaucoup de mes amis à décrocher un emploi en France.

Toujours est-il qu’ici, c’est le branle-bas de combat en ce moment. Notamment niveau transports. Tous les jours dans le métro, j’entends une annonce qui commence par le slogan « Get ahead of the games… », vous incitant soit à utiliser vos jambes ou un vélo, à modifier votre itinéraire, à trouver des solutions alternatives (travailler de la maison par exemple) etc pour ne pas trop soufrir sur le chemin du travail. Dans ma nouvelle entreprise, chaque jour, je fais face à une affiche dans les toilettes qui me demande « Et vous, avez-vous pensé à une alternative pour votre trajet? Avez-vous parlé avec votre response de comment travailler en équipe pendant les JO? ». Je n’ai pas encore abordé le sujet avec mon chef – apparemment, il me lit à l’aide de Google Translate, donc peut-être allons-nous avoir cette discussion passionnante dans la semaine…?

Côté beauté, on est loin des excès du Jubilée de diamant de la Reine, à l’occasion duquel à peu près toutes les marques, britanniques ou pas, petites ou grandes, nous avaient abreuvés de produits à thèmes plus ou moins réussis. J’y vois deux raisons: primo, le lien entre diamants, royauté et beauté est plus évident qu’avec le sport; deuxio, à moins de s’appeler Procter & Gamble (un des sponsors officiels), il est interdit d’utiliser des mots ayant trait aux JO (comme « olympique ») ou le logo des 5 anneaux. Mais, j’ai tout de même relevé quelques nouveautés plutôt intéressantes qui contournent ces problèmes avec astuce :

Molton Brown – MMXII Limited Edition Global Heroes

Cinq produits dans des couleurs différentes, contenant des ingrédients des cinq continents, un slogan évocateur « Unite. Energize. Celebrate. », la marque Molton Brown fait comme elle peut pour ne surtout pas évoquer le sport, mais le coeur y est. On retrouve dans ce coffret en édition limitée, cinq gels douches (un des produits stars de la marque) en taille voyage (100 ml quand même), le tout proposé à £36:

  • Paradisiac Pink Peppercorn – poivre rose
  • Relaxing Yuan Zhi – une herbe médicinale chinoise
  • Re-Charge Black Pepper – poivre noir, une des meilleures ventes de la marque
  • Vitalising Vitamin AB + C
  • Warming Eucalyptus

Disponible sur le site marchand de la marque et chez John Lewis au Royaume-Uni, chez Douglas en France (39€ – profitez-en, pour une fois que les consommateurs français ne se font pas rouler sur les prix des marques britanniques!).

Sleek MakeUP – i-Divine Glory

A ceci près qu’aucun diamant ou autre couronne ne vient orner l’emballage, cette palette signée Sleek MakeUP aurait tout aussi bien pu être lancée à l’occasion du Jubilée. Car elle ne célèbre pas le côté international ou sportif des JO, mais plutôt la ville de Londres. La boîte en carton renfermant la palette montre, outre un drapeau britannique en fond, et des macarons aux couleurs du drapeau et de « I love GB » (au cas où on n’aurait pas saisi le message), trois des teintes de la palette (un jaune, un argent et un orangé, vous voyez où on veut en venir?) et une statue de Boadicée. Petite digression « Le Saviez-Vous? » (special thanks to Wikipedia): Boadicée est une reine du peuple des Icènes, considéré comme un des premiers peuples britonniques ayant vécu dans l’actuel Norfolk entre les 1ers siècles avant et après J.-C. De part sa bravoure, elle a été érigée en symbole de la résistance des populations brittones contre la conquête romaine, un peu comme Vercingétorix chez nous.

Le concept: chaque teinte rappelle la couleur d’une ligne de métro londonienne. Ainsi, on trouve du vert « District », de l’argenté « Jubilee » ou encore du noir « Northern », mais aussi, plus inhabituel, un vrai rouge « Central » et un vrai jaune « Circle ». Génial, non? Oui, sauf qu’à mon sens, quand on a une idée excellente comme ça, mieux vaut la pousser jusqu’au bout. Car l’Overground beigeasse (cette ligne est ORANGE, les amis!) ou la présence d’un highlighter parce qu’il faut en mettre un (fadement appelé « Tube ») ainsi que d’un gris triste (justement nommé « Platform » c’est-à-dire « voie »), casse un peu le concept. J’aurais bien aimé voir un prune aux couleurs de la Metropolitan, et un vert aquatique aux couleurs de la Waterloo & City (ils auraient du coup rendre le vert « District » plus fidèle à la réalité, c’est-à-dire un vrai vert « portail de jardin »). Bon, je chipote en faisant ma Londonienne, car je me doute bien que les non-Londoniens ne verront pas ces petits couacs.

Selon le blog Click and Make Up, les teintes sont bien pigmentées, à l’exception du fard mat (ce mot, pour rappel, prend deux « t » et un « e » en Anglais, un seul « t » en Français) Platform.

Disponible chez Superdrug au prix de £7.99

photo : BritishBeautyBlogger

Butter London – Heavy Medal Collection

Cette marque est certes basée aux Etats-Unis, mais a été fondée par une Britannique. De plus en plus populaire outre-Manche, la marque a logiquement célébré le Jubilée (et, l’an dernier, le mariage de Kate & William) et remet le couvert à l’occasion des Jeux Olympiques.

C’est un trio aux couleurs des médailles – or, argent et bronze donc – que nous propose Butter London, le tout empaqueté dans une boîte aux couleurs du drapeau britannique, encore lui. Je me demande comment la marque fait pour s’en tirer avec le mot « olympique » sur l’emballage sans avoir payé de droits, mais bon.

On retrouve donc dans ce coffret 3 teintes métalliques, certes pas nouvelles, mais très jolies (cliquez sur les noms pour voir des swatches chinés sur la blogo): The Full Monty (or), Diamond Geezer (argent) et The Old Bill (bronze).

Alors, tentés par ces nouveautés olympiques? Et allez-vous venir à Londres pour assister à certaines épreuves? De mon côté, je n’ai rien eu au tirage au sort destiné aux résidents de Londres mais mon doux et tendre est en train de faire des pieds et des mains pour trouver des tickets de dernière minute… j’espère juste que ça ne sera pas pour du lancer de poids et autres disciplines barbantes ^^

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Me revoici après mon absence de la semaine dernière ! J’étais en Italie pour une dizaine de jours, où j’étais invitée à deux mariages. J’ai profité de mon séjour pour faire quelques achats beauté et fouiner un peu dans les parfumeries et boutiques locales – mais je vous en dirai plus dans le billet, promis depuis longtemps, sur le sujet.

Aujourd’hui, c’est avec une nouveauté concoctée par une de mes marques fétiches que je suis de retour : Liz Earle. J’ai récemment testé un blush de leur nouvelle gamme de maquillage Liz Earle Colour, lancée en mai dernier. Compte rendu…

Vous vous souvenez peut-être de ma revue détaillée de la crème teintée Sheer Skin Tint SPF 15, première incursion de Liz Earle dans le maquillage. Liz herself, présente lors des évènements bloggueuses organisés pour célébrer ce lancement, ne nous avait pas caché qu’elle avait dans ses cartons de nombreuses autres nouveautés maquillage, et qu’elle était d’ailleurs maquillée avec ceux-ci ce jour-là… quel teasing, n’est-ce pas?!

Après une bien longue attente, la suite de la ligne Liz Earle Colour est arrivée il y a quelques semaines. Fidèle à l’esprit de la marque, elle s’adresse à toutes celles qui veulent des produits de qualité, les plus naturels possible, faciles à utiliser et donnant un résultat naturel. Sont donc venus s’ajouter au Sheer Skin Tint SPF 15, de nombreuses références :

  • Teint : Perfect Fix Concealer (anticernes longue tenue, 7 teintes), Light Reflecting Concealer (le « Touche Eclat » par Liz Earle, 4 teintes), Natural Finish Loose Powder (poudre libre, 3 teintes)
  • Joues : Healthy Glow Cream Blush (sujet de ce billet, 7 teintes), Healthy Glow Powder Blush (version poudre, 7 teintes)
  • Yeux : Lash Care Intensifying Mascara Base, Lash Definition Smudgeproof Mascara (definition et tenue, 2 teintes), Eye Pencil (crayon, 3 teintes)
  • Lèvres: Sheer Lip Gloss (gloss transparent, 12 teintes)
  • Et aussi une collection de 3 pinceaux : Blush Brush, Powder Brush, Precision Brush

La gamme, assez complète, me semble présenter des avantages certains. Par exemple, j’aime le grand nombre de teintes pour certaines références, notamment le Perfect Fix Concealer (7), les deux fards à joues (7 aussi) ou encore le Sheer Lip Gloss (12). En revanche, je trouve certains produits presque superflus pour un nouveau lancement et pour une marque jouant la carte de la simplicité : deux types d’anticernes, deux textures de blushes, une base mascara… euh… really ?! Pourquoi ne pas avoir lancé plutôt un rouge à lèvres (peut-être plus approprié qu’un gloss vis-à-vis de la cible) ou encore un eye-liner liquide ?

Je devine là des restrictions techniques liées à l’éthique de la marque, qui veut utiliser un maximum d’ingrédients naturels. Mais ce qui me déçoit un peu ici, c’est que bien que n’étant pas particulièrement intéressée par « le naturel », j’avais trouvé la gamme de soins Liz Earle tellement bien foutue à tous les niveaux (nombre de références, textures, packaging…), que j’oubliais facilement qu’elle était sur ce créneau. Mais là, l’absence de certains produits essentiels à n’importe quelle marque de maquillage démontre à quel point ce segment est plus difficile à exécuter lorsqu’on privilégie les formulations naturelles. Dommage !

Passons maintenant au test du produit que la marque m’a offert grâcieusement: le Healthy Glow Cream Blush.

Comme le Sheer Skin Tint SPF15 et tout le reste des nouveaux produits Liz Earle Colour, le Healthy Glow Cream Blush est conditionné dans une jolie petite boîte en carton bleu nuit, très légèrement scintillant. A l’intérieur, un tout petit feuillet explique de façon très synthétique, d’une part, à quoi sert un blush (n’oublions pas que le cœur de cible de Liz Earle est très probablement constitué de femmes qui se maquillent peu voire pas), et, d’autre part, comment l’appliquer. A ce sujet, je trouve le conseil d’application intéressant : Liz Earle recommande d’appliquer le blush en suivant une forme de goutte, avec la pointe dirigée vers l’extérieur du visage.

Le boîtier lui-même est élégant et simple : rond et mince, très légèrement bombé sur le dessus, du même bleu subtilement scintillant de la boîte, et portant l’inscription « Liz Earle » en blanc.

A l’intérieur, bonne surprise, il y a un petit miroir sur la face supérieure. Sur la face inférieure on a évidemment à faire au blush, 2 g exactement. Et là, déjà, je tique : 2 grammes pour £16.50, ça fait £8.25 le gramme – j’ignore le prix du gramme de cocaïne ou d’or, mais, je ne sais pas vous, moi je trouve ça vraiment cher. A titre d’exemple, un blush crème M.A.C de 5,6 g est vendu £17.50. Alors oui, je sais qu’en matière d’éthique et d’ingrédients les adeptes de naturel auraient beaucoup à redire au sujet de M.A.C, mais, quand même…

Passée cette petite déconvenue, je prélève la texture au doigt – j’ai reçu la teinte Nude 03, que la marque décrit comme une subtile couleur abricotée / rosée, qui apporte une nuance chaude aux teints clairs à moyens.

Je suis agréablement surprise par la pigmentation assez intense, et aime beaucoup la consistance crémeuse et douce du blush.

A l’application, la texture se révèle aussi sophistiquée qu’un blush d’une marque de maquillage traditionnelle : elle s’étire facilement, et on peut aisément la travailler afin de l’estomper, ou en augmenter l’intensité en ajoutant graduellement du produit. Ci-dessous, je vous ai mis des photos (de piètre qualité, je sais…) du produit non estompé à gauche, puis estompé à droite.

J’ai testé ce produit dans deux circonstances. Avant mes petits séjours au soleil, sur une peau certes méditerranéenne, mais blanchie / grisouillée par le temps déprimant made in London. Puis au retour, après avoir fait le plein de vitamine D, sur une peau bronzée donc. J’ai constaté avec une grande satisfaction que cette teinte est, conformément à la description de la marque, assez versatile car elle était très jolie avant et après: sur peau claire, c’est le côté beige/nude qui ressortait, et sur peau bronzée c’était plutôt le côté pêche. Elle me fait penser, toutes proportions gardées, à une version plus sage (moins pailletée, moins rosée) du fameux Orgasm de NARS, voui voui !

Malheureusement, comme de trop nombreux blushes en texture crème, le Healthy Glow Cream Blush a une tenue médiocre sur ma peau mixte. Je pense que ce produit sera parfait pour les peaux sèches / matures (dont sont sans doute équipées les ménagères anglaises qui achètent les produits Liz Earle sur la chaîne de shopping télévisé QVC). Mais sur moi, même après avoir très légèrement poudré les contours, je ne vois quasiment plus aucune trace du Healthy Glow Cream Blush après le déjeuner. Dommage… D’ailleurs si vous connaissez un blush crème qui tient, n’hésitez pas à me donner vos conseils en commentaires !

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