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Archive for octobre 2011

Bonjour à toutes et à tous ! Je vous poste ce billet du Japon où je me trouve en ce moment et où je passe des vacances formidables. J’ai passé trois jours absolument géniaux à Tokyo (dont un dédié au mariage traditionnel d’un ami et de sa femme japonaise : un grand moment de tradition locale et de raffinement, où la mariée a changé trois fois de coiffure et deux de maquillage ! si ça ce n’est pas de la beauty-addiction !!). Je suis maintenant à Kyoto, ville beaucoup plus calme et vraiment sublime, d’où je termine ce billet. Au fait, comme celles et ceux qui me suivent sur Facebook le savent, j’ai déjà fait quelques emplettes cosmétiques dont j’ai hâte de vous parler – voilà un teaser de la mort qui tue comme l’a qualifié une de mes plus fidèles lectrices ;-)

Mais ce n’est pas le sujet de ce présent billet. Ce que je vous ai promis pour aujourd’hui, c’est la suite de ma série sur les marques peu voire pas trouvables en France. Cette fois, nous nous attaquons aux marques sélectives / de luxe / haut de gamme, peu importe comment vous préférez les appeler.

Avant de nous lancer dans le vif du sujet, quelques précisions. Comme vous le savez si vous me lisez régulièrement, on trouve très peu de parfumeries au sens français du terme en Grande-Bretagne, où nos chaînes Sephora, Marionnaud et Nocibé n’existent ni n’ont d’équivalent. Les marques sélectives sont principalement disponibles en grands magasins, un peu comme aux Etats-Unis. Les chaînes principales sont Selfridges, Harrods, Harvey Nichols, House of Fraser et Debenhams. La plupart des marques disposent d’un corner à elles, comme dans nos Galeries Lafayette et autres Printemps : les conseillères sont la plupart du temps des employées de la marque (et non de l’enseigne), et ces corners sont un terrain formidable pour les marques car elles peuvent véritablement s’y exprimer, à l’aide de décoration, d’ameublement et de merchandising soigneusement pensés selon les codes de la marque (Selfridges Oxford street en est le meilleur exemple). Quelques marques sont également présentes dans une sélection de magasins Boots, particulièrement les plus grands et les mieux situés (par exemple à Sedley Place sur Oxford street, sur High Street Kensington près de la station du même nom, ou encore dans les centres commerciaux Westfield de White City et Stratford). Les marques sélectives de niche se trouvent, elles, soit dans ces mêmes grands magasins, où elles se partagent un rayon dédié, soit dans des boutiques spécialisées, notamment la chaîne multimarques de niche Space NK que j’ai évoquée notamment ici.

Ce système a de nombreux avantages. Le premier à mon sens, est que sur le corner d’une marque, les conseillères sont vraiment au point sur la marque. Combien de bêtises dues à un manque de formation ai-je entendu dans les parfumeries Française… ? C’est aussi la garantie de voir toute la gamme présente, avec tous les collaterals mis à disposition par la marque comme les paquets cadeaux à ses couleurs, les brochures, les échantillons etc. On évite aussi le travers majeur que sont les concours de vente. Je pourrais vous pondre un article de 5 pages dessus, mais en gros, le principe est pour la marque X d’inciter les conseillères de la chaîne de parfumerie Y à pousser sa dernière crème Z. Si les chiffres sont atteint, la conseillère ou l’ensemble de l’équipe peut se voir récompenser ; cela peut aller d’un chèque cadeau, à des lots bien plus importants comme des voyages ou des sacs à mains de luxe. Concrètement, pour la consommatrices, cela veut dire que si elle vient demander conseil pour une crème, la conseillère, en période de concours de vente, sera encline à lui conseiller en priorité le produit Z même s’il n’est pas parfaitement adapté à ses besoins. Désolée de faire ma briseuse de rêves (hello So !), mais ainsi va la vie!

Une dernière chose à savoir : au Royaume-Uni, le groupe Estée Lauder domine littéralement le sélectif. Par exemple, MAC est la marque n°1 de maquillage sur ce réseau. Et quand vous entrez dans n’importe quel magasin, vous avez à faire à un vrai Estée Lauder wall comme on l’appelle dans le métier : Clinique à votre gauche, Origins à votre droite, Estée Lauder juste derrière, Aveda sur le côté, MAC un peu plus loin, Bobbi Brown qui lui fait face… tatie Estée est partout ! Bref, un paysage plutôt différent de la France où les marques de L’Oréal (Lancôme, Armani, Biotherm, Shu Uemura) et LVMH (Dior, Guerlain, Givenchy, Kenzo) tiennent le haut du pavé.

Bref, ces précisions étant faites, passons sans plus tarder aux marques en question!

 

Bumble & Bumble

Commençons avec une marque plutôt mystérieuse pour nous françaises, car nous ne savons pas grand-chose à son sujet (pour l’instant!). Un drôle de nom, une distribution très limitée chez nous (Colette et une poignée de coiffeurs sur Paris uniquement, puis récemment certains Sephora), mais des citations régulières en presse et une cote d’amour plutôt haute auprès des stars et de leurs coiffeurs.
Car il s’agit effectivement d’une marque de capillaires appartenant à… à… ? Allez, je vous ai donné la réponse en introduction… Estée Lauder, bien sûr ! Cette griffe est née en 1977 d’un salon créé à New York. Un an après ses débuts, ce salon est élu meilleur de New York et se fait un nom auprès des célébrités d’alors, puis la ligne capillaire est rachetée par Lauder en 2006.

Discrète car peu présente en publicité (et cette présence n’est que très récente), Bumble & Bumble propose des produits super pointus, avec des packagings plutôt simples mais design et un discours cool. Elle dispose d’une image pro et branchée, et je peux confirmer que sur les quelques shootings que j’ai supervisés dans le cadre de mon travail, chaque coiffeur avait au moins un ou deux produits Bumble & Bumble dans son attirail (et ils avaient TOUS un flacon de laque Elnett, si ça vous intéresse). Personnellement, je vois cette marque comme le pendant capillaire de MAC.

Les salons qui proposent ces produits sont triés sur le volet. Il s’agit en général de lieux assez haut de gamme, avec une clientèle jeune et branchée, arborant une décoration sophistiquée et cool à la fois, et situés dans des quartiers en vue, soit parce qu’ils sont chics et à la mode, soit parce qu’ils sont dans la catégorie up and coming (=dont le capital branchitude est en hausse). Autant vous dire que vous ne trouverez de salons agréés Bumble & Bumble ni à Barbès, ni à Seven Sisters !

J’ai récemment lu une interview du grand patron d’Estée Lauder qui affirmait que Bumble & Bumble était une des marques sur lesquelles l’entreprise allait mettre le paquet dans les mois à venir. On en voit déjà les effets, avec une nouvelle présence en publicité (du moins dans les magazines anglais – en avez-vous vu en France), et une distribution plus large (Sephora en France depuis peu, mais aussi Liberty, Space NK etc).

Les incontournables :
Le produit le plus célèbre de Bumble & Bumble est incontestablement Surf Spray (£19). Ce vaporisateur contient notamment de l’eau de mer, pour donner à votre coiffure un effet surfeuse-fraîchement-descendue-de-sa-planche. Côté soin, une des références cultes de la marque est l’après-shampooing en tube Deeep (£20.50) pour cheveux secs et agressés : nourrissant et réparateur, il suffit de l’utiliser en petite quantité une fois par semaine pour un résultat paraît-il impressionnant. Enfin, au rayon shampooing, je m’étais fait offrir Sunday Shampoo (£15.50), une autre valeur sûre signée Bumble & Bumble : il s’agit d’un shampooing « détox » à utiliser une fois par semaine, pour débarrasser les cheveux et le cuir chevelu de la pollution, des restes de soins et de produits coiffants et autres impuretés. C’est le shampooing que j’utilise quand je veux des cheveux vraiment squeaky clean (qui crissent de propreté), ou juste avant un masque de qualité que je compte laisser poser longtemps histoire que la formule se dépose directement sur la fibre capillaire, pas sur les impuretés qui la recouvrent !

Crème de la Mer

Cette marque discrète du groupe Estée Lauder déchaîne les passions : les utilisatrices sont soit pas du tout contentes soit deviennent carrément des évangélistes de la marque, pendant que les non-utilisatrices scandalisées par ses prix scandaleux racontent un peu tout et n’importe quoi à son sujet.
Il faut dire qu’avec un actif nommé Miracle Broth (=bouillon miracle) et des prix allant de £xx pour un baume à lèvres à £1500 pour la cure The Essence, niveau prix au moins, Crème de la Mer ne peut laisser personne indifférent.

Au-delà des prix, il faut dire que cette griffe de catégorie premium a une sacrée histoire. Tout commence il y a une quarantaine d’années aux Etats-Unis, quand le Dr. Max Huber, chimiste de profession, se retrouve avec une moitié de visage défigurée par une expérience qui a mal tourné. Habitant la côte ouest du pays et friand de soirées mondaines, il a beaucoup de mal à vivre cet accident. Il se transforme alors en ermite et, après moultes expérimentations qui lui font passer ses journées enfermé dans son garage, il met au point la Crème de la Mer, contenant un extrait d’algues californiennes. Cela lui permet de retrouver une peau qu’il estime pouvoir montrer en public, mais aussi d’attirer l’attention d’une certaine Estée Lauder (encore elle !), qui, intriguée par cette formule, va faire des pieds et des mains pour la lui racheter. Huber ne cède pas d’un iota, mais après sa mort, tatie Estée atteint son but et le groupe qui porte son nom développe toute une gamme autour du ‘Miracle Broth’.

La marque, comptant principalement sur le bouche à oreilles et sur un système de fidélisation ultra efficace, séduit les riches et célèbres qui en vantent volontiers les mérites (Jennifer Lopez, Madonna…). Encore assez confidentielle en France, elle est présente dans une quarantaine de points de vente au Royaume-Uni, notamment au Selfridges d’Oxford street ou encore chez Harrods.

Les incontournables :

Histoire d’éviter toutes questions à ce sujet, non, je ne suis pas millionnaire, mais, autant vous le dire cash, j’ai travaillé pour cette marque et ai donc eu la chance de tester la plupart des produits (pas la cure à £1500, too bad!). Là encore, laissez-moi être franche : ces produits, en particulier les crèmes et sérums, sont plutôt inabordables, et les personnes les estimant miraculeux sont non seulement riches, mais connaissent aussi des soucis de peau assez importants (nombreuses imperfections, rides et ridules, taches pigmentaires etc). Si vous n’avez pas de problèmes de ce genre, vous ne verrez pas forcément l’utilité de mettre une telle somme dans des cosmétiques. Vous voilà prévenus.
Bref, voici mes coups de coeur. D’abord la Moisturizing Gel Cream (£95 le 30 ml), la version gel-crème de la fameuse Crème de la Mer (elle existe aussi en version crème pour les peaux sèches, fluide pour les peaux normales à mixtes et fluide matifiant pour les peaux grasses) : ultralégère et non grasse, elle maintient un niveau d’hydratation optimal toute la journée, et apporte un teint lisse et éclatant. J’aime beaucoup l’odeur, aux notes ‘Nivea’ en plus poudrée et plus légère.
J’aime également beaucoup la Cleansing Foam (£50) : c’est un nettoyant rinçable à l’eau, super crémeux, que j’utilise en hiver quand ma peau dit ‘stop’ aux formules gel; une quantité de la taille d’un grain de riz suffit à mousser quand on l’émulsionne avec de l’eau tiède, et procure un nettoyage on ne peut plus efficace (maquillage compris, bien que je préfère l’utiliser le matin), avec 0 tiraillement et un teint plus clair jour après jour.
Enfin, voici le gommage corps le plus bling-bling de la planète, j’ai nommé le Body Refiner : pas juste parce qu’il coûte un bras (£80 plus exactement), mais aussi parce que, non content de vous faire une peau douce comme du satin sans agresser, il laisse après le rinçage un subtil effet scintillant (mais tellement fin qu’on ne peut vraiment pas qualifier cela de « paillettes »), genre « je me suis roulée toute nue dans de la poudre de diamant ».
Bonus si vous êtes de passage chez Harrods et venez de gagner au loto: le spa Urban Retreat du 5ème étage dispose d’une cabine de soins Crème de la Mer où j’ai pu expérimenter le soin du visage le plus minutieux, le raffinement le plus absolu et les gestes les plus précis (The Facial, £120 pour 60 mn).

BeneFit

Voici une marque que vous connaissez sans doute très bien. Je ne vais donc pas vous conter son histoire en détail, mais juste vous rappeler qu’elle a été créée par deux sœurs jumelles ex-mannequins à San Francisco, et qu’elle appartient depuis quelques années au groupe LVMH. Sa devise, plutôt sympa, c’est « Rire est le meilleur cosmétique », mais BeneFit reste quand même très douée pour pousser à la vente avec ses produits aux concepts novateurs, ses noms rigolos et ses packagings très pin-up.
Si je vous parle de BeneFit dans ce billet, c’est parce que non seulement cette marque est extrêmement bien distribuée en Grande-Bretagne (n’importe quel grand magasin ou gros Boots a un stand BeneFit) ce qui va ravir celles qui n’ont pas de grand Sephora près de chez elles, mais, si vous appréciez cette marque, vous adorerez les boutiques en propre BeneFit – il y en a 6 à Londres. C’est bien simple : bien que je ne sois pas particulièrement fan de la marque, chaque fois que je passe devant celle près de chez moi, j’ai envie d’y entrer. Je trouve que les boutiques en propre sont une excellente idée lorsqu’on a un concept de marque aussi sympa. Car tout dans la boutique vous met dans cette ambiance girly / pin-up souvent copiée mais rarement égalée : devanture, messages de bienvenue sur la porte, uniforme des conseillères, meubles, décoration, musique sont propices à vous faire entrer toute entière dans l’univers de BeneFit. Il va sans dire que chacune de ces boutiques est équipée de bars à sourcils.

Les incontournables :

Difficile à dire tant la marque compte de produits et sort des nouveautés à un rythme complètement dingue ces derniers temps ! Je pense que, comme moi, vous la voyez assez souvent sur la blogo pour vous faire votre idée. Personnellement, j’ai eu une période, il y a quelques années, où j’avais craqué sur plusieurs produits d’un coup de tête et n’avais pas été ultra-emballée : du coup je vous déconseille la base Dr. Feelgood qui faisait tant de buzz. En revanche, j’utilise en ce moment High Beam (£18.50), que j’applique en haut de mes pommettes et sur les tempes, avec un mouvement en « C » : il s’agit d’un excellent enlumineur, facile à appliquer et à fondre avec le reste du maquillage ; la texture permet de moduler l’effet, de discret (moi) à boule à facettes (les Anglaises). J’ai aussi très envie de m’offrir la poudre bronzante Hoola (£23.50) qui, grâce à son fini mat, doit être parfaite pour donner bonne mine sans effet pailleté, et servir aussi de poudre sculptante. Enfin, ma dernière tentation made in BeneFit est la célèbre base POREfessional (£23.50) que je vois très souvent citée dans les blogs et tutos vidéo un peu partout sur le net.

Avez-vous testé ces trois marques ? Y a-t-il d’autres marques sélectives que vous aimeriez voir mieux distribuées en France ?
Sur ce, je vous laisse car si chez vous on en est seulement à la pause-café de l’après-midi, ici il est déjà 23h et une journée bien remplie m’attend demain !
A très bientôt :-)

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La semaine dernière, je vous avais invité(e)s à découvrir ma sélection de marques de grande distribution difficilement voire pas trouvables en France. Aujourd’hui, comme promis, je vous propose de passer aux marques ‘naturelles’. Le naturel n’est pas une découverte pour les Anglaises. C’est chez elles que des marques pionnières en la matière comme The Body Shop ont vu le jour. Si de nombreuses entreprises britanniques se sont lancées sur ce segment au fil du temps, d’autres griffes, venues des USA ou d’Australie, ont aussi rejoint les rayons des magasins de produits naturels comme Whole Foods (allez faire un tour à celui de High Street Kensington, vous allez y passer des heures!).

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, deux petits disclaimers :

  • Disclaimer 1 : A l’attention des intégristes du naturel : je vais évoquer ici des marques naturelles ou semi-naturelles, pas forcément du bio, certifié machin-chose etc. D’où les guillemets dont j’entoure le mot ‘naturelles’.
  • Disclaimer 2 : Je précise que cette série de billets a pour but de vous parler de marques non-britanniques, et peu ou pas distribuées en France. Je n’évoquerai donc ni The Body Shop (marque anglaise), ni Dr. Hauschka (disponible dans n’importe quel magasin de produits ‘naturels’).

Jurlique

J’avais brièvement évoqué ici cette marque plutôt mystérieuse pour nous les Françaises. Premièrement, parce qu’elle vient de loin : Jurlique nous vient d’Australie du Sud, du côté d’Adélaïde, où elle a vu le jour il y a plus de 25 ans. Deuxièmement, parce qu’elle ne dispose d’aucun point de vente en France (du moins à ma connaissance, et selon le site de la marque – si vous en connaissez un, faites-moi signe en commentaire !). Enfin, parce qu’elle fait partie de ces marques chouchou des célébrités et des rédactrices beauté anglo-saxonnes, ce qui lui confère un côté « secret d’initiées ». Bref, de quoi pas mal nous intriguer, non ?

Cette marque produit ses propres ingrédients dans son exploitation en Australie du Sud, selon les principes de l’agriculture biologique. Elle ne néglige pas pour autant le volet innovation, et dispose de laboratoires de pointe en recherche cosmétologique histoire d’assurer côté efficacité. Elle offre une gamme très complète, des soins visage aux produits d’hygiène en passant par des lignes homme et bébé.

Au Royaume-Uni, Jurlique est une marque qui fait très régulièrement parler d’elle dans la presse, et que l’on trouve assez facilement, par exemple dans les grands magasins John Lewis et Selfridges, dans les boutiques de produits naturels Planet Organic , dans la chaîne de produits de beauté de niche Space NK dont je pense le plus grand bien ou encore en ligne (le site UK de la marque livre en France !).

Les incontournables : Non grasse, parfaite pour les peaux sèches et promettant de leur redonner leur éclat, la Moisture Replenishing Day Cream (£27.50) fait partie des meilleures vente de Jurlique. Pour les peaux normales à mixtes, il y a un produit que j’adorerais essayer au vu des avis très positifs qu’il remporte : il s’agit de la Rosewater Balancing Mist (£14.50), une lotion à brumiser sur le visage pour rééquilibrer et rafraîchir la peau, le tout avec une senteur de rose absolument divine paraît-il. Enfin, un sérum à tester pour les peaux matures : le Herbal Recovery Gel (£45), qui s’applique matin et soir par légères pressions sur le visage, fait, selon les avis conso, des miracles sur l’éclat et la fermeté de la peau.

Jason

Beaucoup plus abordable que Jurlique, voici Jason, venue des Etats-Unis et créée en 1959. Cette marque propose des produits d’hygiène et de soin tout simples, sans prétention, au sein de gammes articulées par ingrédient-clé. Avec ses flacons grand format et ses prix doux, voici une marque à vocation familiale qui plaira à celles et ceux qui ont envie de faire rimer naturel et bon marché. On la trouve dans les supermarchés naturels comme Whole Foods ou Planet Organic

Les incontournables : Leur Vitamin E Pure Beauty Oil est, selon les avis dythirambiques de Make Up Alley, d’une qualité exemplaire, pour £10.49 les 60 ml. Personnellement, ce sont plutôt leurs gels douches qui me font envie : eau de rose, abricot, mangue, lavande, aloès ou arbre à thé (trop mignon avec son dessin de koala !), le choix est large et les prix riquiquis (£9.69 le flacon-pompe de 887 ml), et la mousse, paraît-il, plutôt abondante pour un produit naturel.

Burt’s Bees

Burt’s Bees a fait le buzz (c’est le cas de le dire !) l’an dernier quand elle a été lancée chez Sephora en exclusivité pour la France. Tout le monde ne parlait que de ça, et j’ai même entendu dire que certains produits s’étaient rapidement retrouvés en rupture de stock. J’avais quand même été perplexe car je trouvais l’adéquation entre le positionnement de cette marque et celui de Sephora (en France), assez ténue. Car on est loin des tenues noires et de l’image sophistiquée de l’enseigne de LVMH : Burt’s Bees joue plutôt dans le registre du naturel et de la simplicité avec ses formules à base de cire d’abeille, le tout dans des packagings sans chichi et à prix serrés. Peut-être ai-je eu raison d’être dubitative car aujourd’hui, j’ai l’impression que Burt’s Bees a disparu des rayons sephoresques.

J’ignore désormais où vous pourrez la trouver en France, mais ce que je sais en revanche, c’est que Burt’s Bees est largement distribuée au Royaume-Uni. On la trouve par exemple dans les grands Boots, ainsi que chez Whole Foods et Planet Organic, avec, qui plus est, une gamme assez large.

Les incontournables : Lors de mon dernier séjour aux Etats-Unis en 2008 (ça remonte !), j’avais fait une petite razzia de ces produits alors introuvables dans notre pays. Il y en a trois que je vous conseille chaudement. Tout d’abord, la Beeswax & Banana Hand Creme (£9.99) : plongez vos doigts dans ce joli pot au design rétro, où se loge une texture doudou à la senteur ultra-gourmande et à l’efficacité redoutable pour les mains malmenées par l’hiver. J’aime aussi beaucoup le Beeswax Lip Balm (£3.56), un des best-sellers de Burt’s Bees : il n’a pas son pareil pour protéger, réconforter et réparer les lèvres, et sent bon la cire d’abeille ; le plus : sa texture est non grasse et mate, parfaite pour préparer vos lèvres au maquillage ou hydrater celles de votre homme. Enfin, à l’approche des fêtes, je vous recommande de jeter un œil à leurs coffrets (£12.99 à £14.99) : mains & pieds ou visage, pour adultes ou spécial bébés, ils constituent une opportunité parfaite pour découvrir ou faire découvrir Burt’s Bees grâce aux mini formats qu’ils abritent.

Connaissiez-vous ces trois marques ? Laquelle vous tente ? Y a-t-il d’autres marques ‘naturelles’ que vous aimeriez trouver en France ?

Je profite de ce billet pour vous annoncer que je pars jeudi matin vers une destination bénie pour la beauty-addict que je suis : le Japon ! Je vais faire mon possible pour poster la suite de ce billet (3ème partie : les marques sélectives) en temps et en heure, mais je ne peux rien vous promettre.

Ceci dit, je voudrais en profiter pour votre poser une question subsidiaire : seriez-vous intéressé(e)s par des billets quelque peu hors-sujets, ayant pour but de vous faire découvrir des marques de pays où je me rends? (j’ai par exemple plein de choses à vous raconter sur la Scandinavie et l’Italie, et bientôt, le Japon) – car comme vous le devinez, chaque fois que je me rends quelque part je ne peux m’empêcher de fouiner dans les rayons cosméto.

Tenez-moi au courant, ありがとう (merci), et では また (à bientôt) :-) ou plutôt ^_^

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Hello everyone! J’ai passé ce week-end à Paris et hier, forcément, je suis allée faire un petit tour chez mon ami de jadis : Sephora. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, c’est à celui des Champs-Elysées que je me suis rendue, afin d’avoir le meilleur aperçu possible des dernières marques de niche référencées par l’enseigne – des marques françaises et pas forcément trouvables ailleurs d’une part, et des marques étrangères, souvent américaines, difficilement trouvables en France à moins de pouvoir se rendre à Paris ou d’acheter en ligne. Je me suis alors dit que vous aimeriez peut-être savoir quelles marques non britanniques vous pourrez trouver plus facilement, ou trouver tout court, lors de votre prochain séjour londonien. Je vous propose donc un petit tour d’horizon segment par segment, avec en bonus les produits à ne pas rater.
Aujourd’hui, je commence avec les marques grand public, à shopper chez Boots et Superdrug, voire pour certaines dans les grandes surfaces si vous comptez vous aventurer hors de Londres où les hypermarchés sont bien achalandés niveau beauté.


Max Factor

Vous avez peut-être déjà entendu ce nom… Il s’agit d’une marque de maquillage créée en 1909 par Maksymilian Faktorowicz à Los Angeles. A la base, cet entrepreneur d’origine polonaise était spécialisé dans les perruques et produits de maquillage pour le théâtre, et l’explosion du cinéma a joué un rôle crucial dans la croissance de son entreprise. Au début des années 1990, le groupe américain Procter & Gamble rachète la marque et lui donne une ampleur véritablement mondiale.
Actuellement, Max Factor est une marque majeure au Royaume-Uni, par conséquent vous la trouverez facilement dans n’importe quel Boots ou Superdrug.

Les incontournables : Les deux grandes spécialités de Max Factor sont à mes yeux les mascaras et les fonds de teint. Pour les premiers, vous pouvez aller vers le mythique 2000 Calories (£7.99) pour un volume XXL et longue tenue, ou bien essayer le dernier né False Lash Effect Fusion (£11.99), qui vous promet et le volume, et la longueur. Côté teint, si vous aimez les formats stick à effet couvrant, alors le Panstik (£6.99), produit mythique lancé dans les années 1940 et disponible en 3 teintes, est fait pour vous; si vous recherchez l’exact opposé, à savoir une sensation de légèreté et une couvrance très naturelle, essayez Xperience Weightless Foundation (£9.99), disponible en 6 teintes.

Revlon

Encore une marque historique, elle aussi ‘born in the USA’. Elle voit le jour dans les années 1930, sous l’impulsion de Charles Revson, et de son ami chimiste Charles Laclan. Si Revlon reste une marque relativement confidentielle en France de part une distribution limitée et une gamme assez courte, il n’en est pas du tout le cas aux Etats-Unis où l’entreprise s’est faite connaître grâce à quelques jalons marquants: premier vernis à ongles opaque (j’ai lu dans une biographie d’Héléna Rubinstein, qu’elle surnommait Mr Revson ‘le roi des ongles’… et le détestait cordialement), première publicité de parfum à montrer une femme en pantalon (so shocking!), première ligne de maquillage longue tenue… Mais nul besoin de faire minimum 7 heures de vol pour trouver une gamme Revlon plus large, il suffit de vous rendre dans un grand Boots ou Superdrug.
Les incontournables : Forcément, les vernis et produits pour les ongles (£6.49) qui ont fait la réputation de la marque (coup de coeur pour le Liquid Quick Dry, qui vous rend l’usage de vos doigts quelques minutes après votre manucure : impressionnant!); ColorBurst Lipgloss (£7.99), un nouveau gloss ultra-pigmenté (14 teintes), dont le résultat couleur et la texture n’ont pas grand-chose à envier aux marques plus chères; si vous êtes accro aux fards à paupières ‘nude’ mais que vous ne pouvez pas vous permettre de mettre 40€ dans la fameuse palette Naked d’Urban Decay (ou cherchez une alternative un peu moins difficile à transporter qu’un piano), le quatuor d’ombres à paupières ColorStay Eyeshadow (£7.99) dans la teinte Coffee Bean est une valeur sûre.

NYC New York Color

NYC, c’est un peu la petite sœur new-yorkaise de Rimmel. Appartenant tout comme elle au groupe Coty, elle jouit au Royaume-Uni d’une distribution bien plus modeste que la marque n°1 du pays, mais, avec ses prix riquiqui et sa qualité plutôt honnête, elle vaut la peine d’être traquée dans les plus grands Superdrug. Son inspiration : le dynamisme de New York, reflété dans une gamme de produits existant en de nombreuses teintes faites pour toutes les carnations.
Les incontournables : J’ai entendu du bien sur les poudres, la compacte Pressed Powder (£1.99) comme la libre Smooth Skin Loose Face Powder (£2.99) que je vais probablement m’offrir bientôt (une grosse quantité de poudre libre pas chère sous les yeux est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour me faire un œil charbonneux sans bousiller mon maquillage du teint). Les vernis sont paraît-il pas mal du tout pour leur prix, et vous avez le choix entre la version séchage rapide In a New York Color Minute (£1.79) et la version longue tenue avec le Long Wearing Nail Enamel (£1.99).

Notez qu’il ne s’agit absolument pas d’une liste exhaustive, car je ne voulais pas vous assommer avec un de ces billets-fleuves dont j’ai le secret. Mais si vous avez aimé et/ou avez des suggestions, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaires et je vous écrirai une suite à ce volet très bientôt ;-)

A suivre : les marques ‘naturelles’ puis les marques sélectives.

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L’an dernier, c’est avec la marque de maquillage américaine MAC que le designer hollandais Marcel Wanders s’était associé. Le résultat fut une collection certes très esthétique, mais aussi peu abordable (gloss à une vingtaine d’euros, poudre à une soixantaine… hum !).

Cette fois, le créateur de la célèbre knotted chair…

…et d’autres œuvres dont plusieurs ont élu domicile au MoMA, s’associe à une marque-enseigne beaucoup plus grand public : Marks & Spencer. Cette collection, qui coïncide avec le coup d’envoi des achats de Noël, sera lancée après-demain et comprendra une très grande variété d’articles : accessoires (bijoux fantaisie, gants, boutons de manchette), objets de décoration (coussins, bibelots, arts de la table) mais aussi maquillage.

Comme vous le devinez, c’est surtout dans les packagings, et, dans une moindre mesure, dans les couleurs proposées, que l’on retrouve la touche du designer néerlandais.

Le clou de la collection est à n’en pas douter la poudre compacte matifiante (£9.50) : la poudre elle-même est frappée d’un motif complexe et élégant, que l’on retrouve imprimé en doré sur le boitier. La collection comprend aussi un duo de fards à paupières disponibles en trois teintes (£7.50 pièce), très joli lui aussi grâce à son packaging très chic. Vient ensuite un rouge à lèvres existant en trois teintes (£9.50 chaque), dont le motif signé Marcel Wanders ne parvient pas à masquer un packaging un peu trop basique. Le produit qui me laisse le plus perplexe est la palette lèvres et yeux (deux harmonies, £12 pièce) : là encore, sublime packaging, mais, je ne suis pas du tout fan de l’assortiment de couleurs, surtout la palette Verdigris. J’ai du mal à imaginer comment associer les teintes entre elles, et le rouge à lèvres violet en bas à droite m’a l’air assez importable. Ceci dit, l’autre teinte, Safari, m’a l’air plus sympa.

(source visuels produits : BritishBeautyBlogger)

Bref, si vous prévoyez un passage à Londres avant les fêtes de fin d’années, voilà dans l’ensemble de bien jolies idées cadeaux à prix doux.  A offrir aux copines beauty-addicts, ou à vous offrir si vous avez envie de jolis objets signés d’un des designers les plus demandés à l’heure actuelle. Le tout, introuvable en France – et ça, avouez-le, ça vous tente encore plus… non ? ;-)

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Hello à tous ! L’inspiration pour mon billet d’aujourd’hui me vient d’une de mes plus fidèles lectrices, j’ai nommé chamcham – je vous rassure, c’est son pseudo sur les forums de ma deuxième maison Beaute-Test, ses parents ne l’ont pas appelée comme ça (n’est-ce-pas Marine ?) ;-)

Un jour elle m’a suggéré de faire un banc d’essai de mascaras. Pour un banc d’essai, c’est comme un banc de poissons : il en faut plusieurs, or moi je ne possède qu’un seul mascara de marque britannique. Le truc, c’est que travaillant dans une entreprise de maquillage (même pas anglaise !), je ne m’achète plus grand-chose dans ce domaine… Mais… justement, du coup, j’ai plein de produits de la concurrence que nous gardons pour les « étudier ». J’ai donc été voir ma collègue Sophie, qui, adorable, m’a prêté plusieurs spécimens.

Plusieurs « spéciales casse-dédi » pour commencer ce billet donc… alors chamcham, Marine et Sophie, j’espère que vous êtes en train de le lire ! Ceci étant fait, attaquons-nous sans plus tarder à ce banc d’essai.

Celui qui vous fait des cils de poupée – Falsifeye de 17

La découverte : C’est le premier que j’ai eu envie de tester, en raison de son packaging rose bonbon pile en accord avec le positionnement fun et girly de la marque 17 (la marque, eh bien, fun et girly, de Boots). 17 nous promet, pour la bagatelle de £6.49, des cils épais et recourbés grace à une brosse géante, qui attrape chaque cil sans paquet, et un effet « éventail ». Notez aussi le jeu de mot dans le nom du produit : falsifeye, un mélange de falsify et eye, très malin après tous les noms de mascaras jouant sur le concept des faux cils (Effet Faux Cils d’YSL, False Lash Effect de Max Factor, The Falsies de Maybelline etc).

Le test : Falsifeye est facile à appliquer malgré sa grosse brosse, bien que je l’aie trouvé un chouilla sec. Comme la brosse est généreusement fournie en poils, j’arrive effectivement à maquiller tous les cils, même les tout petits qui se cachent dans les coins. Avec une couche, rien de spécial, mais c’est au bout de plusieurs que l’effet tant attendu se voit : courbe mouais, mais surtout un volume, peut-être pas énorme, mais vraiment cil à cil, comme si on avait gainé chaque cil individuellement. Pas le genre de mascara qui envoie des tonnes et qu’on porte avec un charbonneux, non. Mais Falsifeye est très efficace pour vous faire les cils « en éventail », façon yeux de poupée. Un bémol cependant : il cartonne un peu les cils.

Mon verdict : 7/10 – j’adore l’effet volume modéré mais bien réparti sur chaque cil, mais j’aurais aimé un peu plus de volume car c’est ce que je recherche en priorité ; et l’effet carton ne joue pas en la faveur de Falsifeye

 

Celui qui fait ce qu’il dit, pour une fois – Lash Accelerator de Rimmel

La découverte : Rimmel et moi, nous ne sommes pas très copains. Déjà, c’est la marque n°1, donc, professionnellement, c’est forcément l’ennemi à abattre (enfin, à essayer d’abattre), surtout quand elle s’amuse à sortir des produits très similaires aux nôtres pile en même temps. En plus, je ne peux m’empêcher d’avoir un peu de hargne pour cette marque qui se la joue très Miss Smithochon (avec ce que ça implique en matière de visuels tape à l’œil), avec des Union Jacks de partout, alors qu’elle a été créée par un Français comme je vous le révélais ici. Bref, c’était fort mal parti. Mais, pour vous, amis lecteurs, je me suis forcée (hum) à tester un des derniers mascaras Rimmel, j’ai nommé Lash Accelerator. Mis en avant par un visuel qui me laisse plus que dubitative (ont-ils tenté de grossir Zooey Deschanel pour que Miss Smithochon puisse s’identifier plus facilement ?), Lash Accelerator (£8.99) promet des cils allongés instantanément, mais aussi sur la durée grâce à une formule au Grow Lash Complex (ils ne se sont pas foulés pour le nom de la technologie, on voit qu’on n’est pas chez L’Oréal !). Autant vous dire que le deuxième volet de ces promesses me laissait perplexe…

Le test : Rimmel a réussi un packaging plutôt sympa, à la fois moins tape à l’œil que d’habitude grâce à un flacon noir et fin, mais que l’on remarque quand même grâce à son bouchon jaune brillant – pas mal du tout ! La brosse est toute menue, ce qui permet d’atteindre tous les cils sans s’en mettre partout (j’ai du mal avec les brosses XXXL façon Diorshow). On peut vraiment travailler la formule facilement pour avoir un bel allongement – encore bravo Rimmel, bien que ça ne soit pas mon critère premier pour un mascara. Mais le summum est venu après deux semaines d’utilisation quotidienne. J’ai effectivement constaté un effet sur la pousse des cils, ce matin-même en me regardant de très près dans la glace : j’ai plusieurs tous petits cils supérieurs qui sont en train de pousser. D’habitude, la repousse de cils (arrachés par le démaquillage par exemple) est tellement lente que je ne vois rien. Mais là, je crois bien que Lash Accelerator a fonctionné, et j’avoue être restée pantoise.

Le verdict : 8/10 – une formule qui donne du volume et recourbe les cils n’aurait pas été superflue, mais la promesse tenue en ce qui concerne la pousse des cils m’enthousiasme pas mal !

Celui qui est bizarre juste pour être bizarre – Extravagant Lashes de N°7

La découverte : « Ah, celui-là, c’est celui avec la brosse carrée », précise Sophie en me tendant ce gros flacon. Hum, plaît-il ? Bon, pour mon premier test de mascara N°7, la marque préférée des Anglaises, je suis impatiente, qui plus est avec une brosse à la forme aussi inhabituelle.

Le test : Je dévisse le bouchon et tombe nez à nez avec une brosse effectivement carrée, grosse et… puante ! Une sorte d’odeur de poisson, pour moi qui déteste ça, j’ai été ravie ! Bon, comme je ne recule devant rien pour mes lecteurs, j’essaie quand même. La brosse est vraiment gigantesque, petits yeux s’abstenir ! La brosse en silicone, avec sa forme carrée, a un avantage assez intéressant : comme elle a un relief lisse, par opposition à une brosse classique avec des poils ou picots, j’arrive à déposer suffisamment de formule dès la racine de tous les cils sans exception – bien que ça se complique avec les tout petits cils vers l’intérieur de l’œil, taille de la brosse oblige. Problème : cet avantage a aussi l’inconvénient de ne pas bien séparer les cils correctement, du coup les paquets sont au rendez-vous.

Le verdict : 3/10 – une forme de brosse originale qui donne des résultats, je suis pour ; une forme originale pour faire une forme originale, j’aime pas trop – encore moins à £12.50.

Celui fait pour les filles sages – Super Volume Mascara de The Body Shop

La découverte : Cette fois, ce n’est pas ma collègue qui m’a prêté ce mascara, mais je l’ai eu en cadeau dans un magazine – car dans les magazines anglais, il y a de VRAIS cadeaux, pas des petites bricoles insignifiantes (il faudra que je vous en parle plus en détail dans un billet dédié). C’est le mascara classique de The Body Shop, vendu au prix de £10. Il promet du volume, une couleur intense, sans paquets.

Le test : Je vois ce qu’ils veulent dire par « classique » – cette forme de brosse, avec ses poils en spirale façon goupillon, est vraiment datée… Pareil pour le packaging, mais on est chez The Body Shop, pas chez Giorgio Armani Cosmetics. Côté couleur intense et sans paquets, je suis entièrement d’accord avec la marque, ces deux promesses sont parfaitement tenues. Plutôt contente de la tenue aussi, et je l’ai mis à rude épreuve pas plus tard qu’aujourd’hui : 40 minutes de marche d’un bon pas et au soleil pour aller au travail ce matin, séance de Pilates tout à l’heure, et il n’a pas bougé d’un poil. Mais, côté volume, ou plutôt « super volume » puisque c’est le nom du produit, eh bien, je n’ai pas vu grand-chose ! Oui, chaque cil est effectivement maquillé et légèrement enrobé de formule, mais je n’appelle pas ça du volume. Je n’en attendais pas monts et merveilles, mais là quand même, aussi peu de volume que ça, je suis déçue.

Le verdict : 5/10 – le volume étant apparemment le plus important critère pour un mascara chez les consommatrices européennes, je réserverais ce mascara aux plus timides en maquillage.

Celui qui a un concept foireux – Lash Adapt de N°7

La découverte : Encore un N°7 ? Que voulez-vous, vu le tapage médiatique (enfin surtout côté pub, parce que je n’ai pas vu beaucoup de citations presse) et promotionnel, il fallait que je l’essaie. Pour rappel, ce mascara a été lancé en grandes pompes avec une publicité où les mannequins n’ont pas du tout été retouchées comme je l’évoquais ici. Côté promo, si vous êtes allées chez Boots récemment, vous ne pouvez pas l’avoir râté : on dirait que Boots ne vend que ce produit, et vous force à l’acheter… J’exagère ? Jugez plutôt. 1 : chaque fois que vous achetez quelque chose chez Boots, on vous donne un bon de réduction de £5 valable sur N°7. 2 : Vous achetez Lash Adapt puisqu’on vous en rebat les oreilles ; vous le payez £5 de moins grâce à votre bon (donc £7.50 au lieu de £12.50). Et en plus, on vous offre une palette de 4 ombres à paupières en cadeau. 3 : On vous offre, lors de cet achat, un nouveau bon de réduction de £5 sur N°7. 4 : Dans certains magasins, si vous achetez ce mascara-là, on vous offre 10 tirages photo. Avec tout ça, pas étonnant que ma collègue Sophie ait envie de se pendre après avoir lancé son super méga mascara en même temps – gloups. Pour en revenir à Lash Adapt, le concept est de pouvoir ajouter des couches au long de la journée (jusqu’à 6), sans paquets. Un peu comme la fameuse « shift dress », cette forme de robe qu’on peut porter au boulot la journée, et qui passe aussi très bien en soirée, une fois qu’on y ajoute un petit sautoir sympa et un rouge à lèvres flash. La shift dress on commence à connaître, mais le même concept pour un mascara, il fallait y penser et surtout… c’est à mon avis une idée assez « niche » !

Le test : Lors du premier passage, rien d’extraordinaire : un volume raisonnable, un peu d’allongement et de recourbement. La première fois, j’ai mis 4 couches le matin, et en ai ajouté 2 le soir. Sincèrement, je n’ai pas vu de différence. La seconde, j’ai posé 2 couches le matin, et en ai ajouté 4 le soir : là, ça va mieux, mais on sent qu’on a beaucoup de produit sur ses cils, alors que je peux obtenir des cils aussi fournis avec un autre mascara que j’applique juste le matin. Il est vrai que je n’ai pas eu d’effet paquet ou cartonneux, un bon point donc. Mais pour moi, on est loin de l’effet shift dress, désolée !

Le verdict : 4/10 – concept foireux, résultat pas extra… je ne recommande pas !

Celui qui m’a scotchée – The Max Bold Curves de Rimmel

La découverte : Horrible packaging vert pomme avec des inscriptions rose pétant. Horrible visuel montrant une Lily Cole presque effrayante. Et puis Rimmel – je ne vais pas recommencer mon topo. Mais bon, encore une fois, je suis une bloggeuse dévouée à mes lecteurs, alors je teste, c’est bon ! Pour la modique somme de £6.69, Rimmel un volume extrême et une courbure d’enfer. Pour info, je connais très peu de mascaras capables de vraiment recourber, alors un matin de septembre, je dégaine le flacon fluo plein d’a priori.

Le test : Les préjugés, c’est pas bien. Parce que les miens ont failli me faire passer à côté du meilleur rapport qualité-prix que je connaisse en matière de mascaras –rien que ça ! La brosse courbée fait super bien son boulot : la forme est parfaite pour bien imprégner la courbure à mes cils, et les poils assez fins me permettent de les attraper dès la racine et de n’en louper aucun. Côté volume, c’est un des meilleurs mascaras que j’ai pu tester récemment : ce tube vert en fait des tonnes, sans pour autant que ça soit la fête aux paquets. Le résultat est excellent : la longueur je m’en fiche car j’ai les cils déjà longs, en revanche j’ai un max de volume et un max de courbure, pour toute la journée… pas étonnant qu’il s’appelle The Max ! Un petit bémol en revanche : au bout d’une journée très longue, la tenue commence un peu à laisser désirer.

Le verdict : 9/10 – si vous aimez avoir des cils « wahou » mais que vous ne supportez pas de mettre beaucoup d’argent dans un mascara, The Max Bold Curves est fait pour vous, tout simplement !

Pour conclure, j’ai eu d’assez bonnes surprises dans l’ensemble, qui m’ont réconciliées avec Rimmel. Très déçue par N°7 en revanche, bouh ! Je pense que je vais continuer avec mes deux chouchous du moment (Cils Architecte 4D de L’Oréal Paris et Grow Luscious Plumping Mascara de Revlon), mais vais peut-être m’offrir le fameux tube vert pomme pour alterner, naughty me !

Quelques questions pour vous à présent :

– Avez-vous aimé ce banc d’essai ? Aimeriez-vous en lire d’autres ?

– Etes-vous tentée par un ou plusieurs des mascaras que j’ai testés pour vous ? Quel est votre mascara préféré d’ailleurs ?

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