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Archive for the ‘Marques’ Category

Le Royaume-Uni est véritablement le pays des bonnes affaires. Je vous avais parlé des promotions incessantes et des parfums à prix cassés par exemple. Un autre bon plan pour les beauty-addicts rusées, ce sont les magazines féminins. Alors qu’en France, on saute de joie lorsqu’on trouve un échantillon 1 ml du dernier fond de teint Dior collé sur une des 1625 pages de pubs du Elle, outre-Manche, la différence est de taille. En effet, de nombreux magazines offrent régulièrement des produits en taille voyage voire taille vente. C’est de cette façon que j’ai découvert des marques comme Ciaté, Nails Inc. ou encore Cowshed. Et c’est également ainsi que j’ai découvert une nouvelle marque de capillaires qui me faisait de l’œil depuis son lancement : Percy & Reed.

Lorsque je dis « me faisait de l’œil », c’était littéral : ce sont les packagings des produits qui ont d’abord attiré mon attention sur Percy & Reed. Car je n’avais jamais entendu ces noms avant que les visuels produits ne fassent leur apparition dans différents magazines.

En fait, Percy & Reed London est un salon de coiffure situé dans le West End, du côté de Great Portland Street. Il a été fondé en 2007 par un duo de coiffeurs britanniques : Paul Percival et Adam Reed.

Le premier, toujours affublé d’un chapeau, a fait ses armes en salon chez 2 coiffeurs anglais extrêmement reconnus outre-Manche : Charles Worthington et Trevor Sorbie (chacun a lancé une chaîne de salon au succès retentissant). Puis il s’est mis à travailler avec un autre grand nom de la coiffure, Eugene Souleiman, porté plutôt, pour sa part, pour les coiffures de stars et de défilés. Paul devient ainsi un des coiffeurs favoris de Kylie Minogue et Björk. Puis il décide de créer sa propre agence de coiffure/maquillage, Phamous Artists, destinée à deux industries qui le passionnent : la mode et la musique. Cela lui permet de travailler avec de nombreux magazines, publicitaires et artistes musicaux, mais aussi de rencontrer son futur acolyte, Adam.

Ledit Adam a 20 ans d’expérience en salon et en studio lorsqu’il rejoint Phamous Artists, l’agence de Paul. Dans ce cadre, il travaille sur des défilés comme Matthew Williamson, et devient le chouchou de Noel Gallagher, Agyness Deyn et Ellie Goulding, entre autres.

En 2007, Paul et Adam combinent leur talent et leur expérience afin de fonder le salon Percy & Reed. Mais c’est surtout en 2010, quand l’émission X Factor les choisit comme coiffeurs officiels, que leur réputation atteint son paroxysme. Le renouvellement de ce partenariat en 2011, a certainement aidé à propulser leur gamme de produits, lancée en fin d’année, en pole position sur les pages beauté des magazines.

Fidèle à l’esprit à la fois glamour et sans chichis de leur salon, la gamme de produits capillaires Percy & Reed London est volontairement courte. Elle comprend 8 références soin et 9 produits de coiffage, et est enrichie de coffrets voyage/découverte comme le nouveau Hair Royal Highness, décoré d’un drapeau britannique et lancé à l’occasion du Jubilée.

La ligne de soins comprend 3 duos shampooings / après-shampooings:

  • Splendidly Silky: l’actif star est la myrtille dans ce duo pour cheveux secs ;
  • Beautifully Bouncy: le cassis a été choisi comme ingrédient-clé pour donner du volume aux cheveux fins ;
  • Really Rather Radiant: la brillance est la promesse principale de ce duo grâce à la présence d’huile de framboise.

Remarquez-vous un dénominateur commun à tout cela ? Les ingrédients stars de ces 6 produits sont des fruits rouges. A mon avis, ce n’est pas un hasard quand on sait que les Britanniques ADORENT ce type de fruits, comme je l’ai expliqué en détail ici

Deux masques complètent la ligne de soins Percy & Reed London:

  • Totally TLC Hydrating Mask : destiné aux cheveux secs et/ou abîmés, ce masque à la mauve et à l’huile de coco a un mode d’emploi un peu spécial : il faut l’appliquer de la racine aux pointes, envelopper ses cheveux dans un bonnet et laisser pauser. A mon avis, ces instructions s’adressent aux femmes ayant les cheveux complètement bousillés, car à moins d’être dans cette situation, je ne vois pas qui aurait envie d’appliquer un masque nourrissant sur les racines ! Et le bonnet, euh, bon, la flemme !
  • Brilliantly Beautiful Superglossing Mask : cette formule gel-crème est conçue pour les cheveux ternes auxquels elle promet de redonner de la brillance grâce à l’huile de pépins de cassis, à l’amande douce et à la vitamine B5. Là encore, Percy & Reed nous conseille de l’appliquer de la racine aux pointes, et de le laisser pauser seulement 3 minutes avant de rincer.

La gamme de produits coiffant comporte :

  • Deux huiles sans rinçage (c’est à la mode en ce moment !) : Smooth, Sealed and Sensational No Oil Oil, en versions cheveux fins et cheveux normaux
  • Une crème – Supersize Superstar Bodifying Cream –  et une mousse – Abundently Bouncy Volumising Mousse – volumatrices
  • Un spray bouclant : Wonderfully Wavy Texturising Spray
  • Une cire de finition: Quite Frankly Flawless Finishing Polish
  • Une laque fixation forte: Reassuringly Firm Sessions Hold Hairspray
  • Enfin, 2 produits à mi-chemin entre le soin et le coiffage, et qui font beaucoup parler d’eux: No Fuss Fabulousness Dry Shampoo (shampooing sec) et Dry Conditioner (après-shampooing).

J’ai pour ma part testé 2 produits : le Splendidly Silky Shampoo et le Totally TLC Hydrating Mask. Bien que les produits offerts avec Glamour soient en plus petits formats (100 ml, tube avec bouchon à vis) que les tailles vente (tube 250 ml avec capsule-service pour le shampooing, pot 175 ml pour le masque), j’ai, là encore, été séduite par les packagings.

Je trouve que Percy & Reed London a réussi à obtenir un équilibre très difficile graphiquement : donner une image haut de gamme et sérieuse, mais également jeune et fun. Le côté luxe et technique est apporté par le logo de la marque élégant et légèrement désuet avec ses, la couleur des graphismes (gris foncé, comme dans une gravure ancienne) ainsi que celle des packagings (un blanc cassé subtile). Le nom des produits, comme écrit à la main, ainsi que les dessins de jeunes femmes longilignes accompagnés d’exclamations liées à la condition de leurs cheveux contrebalancent tout ça en apportant un peu d’espièglerie.

Cette ingéniosité graphique ne m’a pas fait oublier de retourner les tubes afin d’examiner les compositions.

Le shampooing, d’abord, me déçoit dès le second ingrédient : Sodium Laureth Sulfate, autrement dit un tensioactif on ne peut plus basique et bon marché, potentiellement irritant, réputé pour être un nettoyant efficace et un agent moussant puissant. Avec toutes les polémiques sur ce type d’ingrédients, l’approche de la marque qui se veut innovante, et le positionnement prix (£14), et bien qu’on trouve du Cocamidopropyl Betaine (autre tensioactif, dérivé du coco, plus doux) juste après, je m’étais attendue à un tensioactif moins agressif et plus haut de gamme. En revanche, je me console un peu en constatant que les silicones (ici, Dimethicone) arrivent après le parfum : j’en déduis qu’en aussi faible concentration, ils ne devraient pas trop se la jouer cache-misères comme ils en ont l’habitude. Malheureusement, les ingrédients vantés en fanfare dans le descriptif produit arrivent un peu loin (provitamine B5) voire très loin (extrait de myrtille, huile d’amande douce) dans la longue liste d’ingrédients.

Scénario similaire pour le masque. Des agents « conditionneurs » classiques et un peu de glycérine, puis après la mention « Parfum », une pointe d’huile de coco et de jus d’aloès, une touche d’huile de mangue et, dans les tréfonds de cette composition encore une fois très longue, la fameuse mauve (marshmallow en Anglais, ça fait « sympa »). En revanche, pas de silicones avant le « Parfum » (mais après, si) – une bonne surprise.

Passons au test maintenant.

Le Splendidly Silky Moisturising Shampoo a une odeur de shampooing banale, je ne sais comment la décrire mais elle n’a vraiment rien de spécial, et ça sera la même chose pour le masque. Le produit mousse énormément et se répartit donc très facilement sur mes cheveux longs et ondulés. Le rinçage est facile et rapide, et une celui-ci achevé, mes cheveux humides sont doux au toucher mais je sens que les brushings et passages répétés du fer à lisser rendent un après-shampooing ou un masque nécessaire.

Je passe donc au Totally TLC Hydrating Mask. Je m’arrange un peu avec le mode d’emploi : mes cheveux de citadine regraissant vite, je n’appliquerais ce masque sur mes racines pour rien au monde ; et n’ayant pas les cheveux complètement desséchés (ils sont simplement colorés en plus foncé que ma couleur naturelle) et ma salle de bain étant déjà un sauna, je me passe de bonnet. Je répartis donc le masque des mi-longueurs aux pointes, puis les démêle à l’aide d’un gros peigne : bonne surprise, le démêlage est ultra-facile, quel plaisir ! Je rince au bout de 5 minutes et trouve mes cheveux soyeux, pas trop siliconés.

Le résultat final est plutôt satisfaisant. Après rinçage, mes cheveux sont assez faciles à redémêler (étape vitale chez moi). Je sens que ce duo a bien fait son boulot quand je passe au brushing. Celui-ci est facilité, et à la fin mes cheveux sont doux et frisottent moins. Je n’ai pas remarqué de regraissage plus rapide qu’avec d’autres shampooings, bien que j’avais cette crainte dans la mesure où le Splendidly Silky Moisturising Shampoo est conçu pour les cheveux secs.

En résumé, je suis plutôt contente de ces produits. Après, je ne suis pas tout à fait sûre que je mettrais autant si je devais les acheter. Je serais donc curieuse de savoir si des produits un peu plus innovants, comme le masque brillance ou le duo shampooing + après-shampooing secs font de Percy & Reed London une marque aussi unique qu’elle le prétend.

Mais au-delà de la performance des produits en eux-mêmes, c’est sur le plan du marketing que cette gamme est plutôt réussie à mon avis, et pour de multiples raisons.

D’abord, elle s’appuie sur la réputation d’un salon existant depuis 2007 qui jouit d’une bonne réputation, ainsi que sur l’expertise de deux coiffeurs photogéniques qui collectionnent les noms de clients célèbres comme les perles d’un collier et qui ont travaillé deux années de suite pour l’émission de téléréalité X Factor. Et si vous avez lu mon article sur le culte des people au Royaume-Uni, vous ne pouvez que réaliser à quel point cet aspect constitue une caution de taille.

Une autre ficelle intéressante de ce lancement réside dans le positionnement prix des produits Percy & Reed London. Ces produits sont vendus notamment chez Space NK et dans les grands magasins Harvey Nichols, où ils se retrouvent en concurrence avec Frédéric Fekkai, Bumble & Bumble, Philip B. ou encore Oribe. Vendus quelques Livres moins cher, ils constituent une alternative intéressante pour les beautistas achetant leurs capillaires dans ces enseignes haut de gamme ou ne jurant que par Kérastase, mais désirant essayer des produits un peu moins chers.

Enfin, le moment du lancement – fin 2011 – a également été parfaitement choisi. Cela a accordé quelques mois à Percy & Reed pour faire son chemin auprès des rédactrices beauté et des acheteuses, afin de préparer le terrain pour le Jubilée et les JO. Car vous avez sans doute remarqué à quel point la marque insiste sur son côté anglais : deux coiffeurs anglais ayant fait leurs armes chez des coiffeurs eux aussi anglais, le look gentleman moderne de Paul Percival avec son chapeau, le LONDON mis en évidence dans le logo, le graphisme à l’élégance British, les fruits rouges en actifs stars, et le joli coffret aux couleurs du Union Jack qu’on a vu partout dans les magazines… Il est évident que Percy & Reed London a établi son timing en fonction de l’énorme coup de projecteur sur leur pays d’origine.

D’ailleurs, un potentiel écueil tellement typique des anglo-saxons, est, à mon avis, la faible « exportabilité » (pas sûre que ça existe, ce mot !) des noms des produits. Vous avez vu comme ils sont longs et complexes ? Quite Frankly Flawless Finishing Polish, Splendidly Silky Moisturising Shampoo… on en a plein la bouche quand on essaie de les prononcer à haute de voix (je viens de le faire, toute seule devant mon ordi… le ridicule ne tue pas !), mais, surtout, quel pays non anglophone et nul en Anglais, comme, à tout hasard, la France, arriverait à marketer ces produits en utilisant leurs noms exacts ? Pour l’instant, la question ne se pose pas, car ces produits ne sont pas vendus en France. Vous pouvez toutefois vous les procurer sur ASOS. La marque est présente sur Facebook et Twitter et dispose d’une chaîne YouTube plutôt sympa où les fondateurs de la marque nous expliquent comment réaliser tel type de coiffure ou utiliser tel produit.

Et vous, êtes-vous prêts à mettre £14 (soit environ 17€) dans un tube de shampooing ? Êtes-vous attirés par le concept de Percy & Reed London ?

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A l’occasion du Jubilée de la Reine et des Jeux Olympiques 2012, tous les regards sont braqués sur le Royaume-Uni. J’avais évoqué dans ce billet différents produits de beauté aux couleurs de ces évènements, et continue de vous faire part de mes nouvelles découvertes en la matière sur mon compte Twitter.

Dans les magazines britanniques, les pages beauté « patriotiques » fleurissent en mettant à l’honneur éditions limitées, marques made in UK, produits à base d’ingrédients très anglais comme la rose. Cela semble atteindre la France également puisque je me suis récemment entretenue avec une journaliste française à ce sujet – vous pouvez retrouver l’article dans lequel je suis citée ici.

Croeso i Gymru!

Mais pour changer un peu de toutes ces marques estampillées London, j’avais envie d’aller un peu voir ailleurs. Car à l’attention des nuls en géo, le Royaume-Uni, ce n’est pas juste l’Angleterre (capitale : Londres ; emblème : la rose). Trois autres nations composent ce royaume, qui est uni justement parce qu’il comporte plusieurs éléments : il faut compter avec le Pays de Galles (capitale : Cardiff ; emblème : le poireau), l’Ecosse (capitale : Edinburg ; symbole : le chardon) et l’Irlande du Nord (capitale : Belfast ; emblème : le trèfle). Si ces 4 entités sont unies politiquement et partagent une histoire commune, de nombreux conflits les ont opposées par le passé, et aujourd’hui encore, chacune revendique une culture bien à elle.

Et c’est du Pays de Galles (le titre de ce paragraphe signifie « Bienvenue au Pays de Galles »!) que je voudrais vous parler aujourd’hui. Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire et la géographie de cette nation puisque ce n’est pas du tout l’objet de ce blog. Mais juste quelques détails intéressants… « Depuis 1301, il est traditionnel pour le roi d’Angleterre de créer son fils aîné Prince de Galles » nous explique Wikipedia – d’où l’appellation « Charles, Prince de Galles » pour le fameux monsieur dégingandé à grandes oreilles.

Côté paysages, la plus grande partie du territoire est montagneuse, le plus célèbre sommet est le mont Snowdon, situé dans le parc naturel du Snowdonia – j’adore ce noms aux consonnances fantastiques ! J’ai eu la chance de me rendre au Pays de Galles il y a 2 ans et ai passé de très belles vacances : jolies montagnes arrondies, parcs nationaux très bien préservés (celui de Brecon Beacons, dans le centre du pays, est particulièrement joli), habitants hyper accueillants, culture locale très vivace, et agneau succulent (il y a plus de ces bébêtes que d’habitants).

En tant que férue de langues étrangères, il me faut vous préciser quelques petites choses intéressantes au sujet de la langue galloise : cette langue celte proche du breton, est couramment pratiquée par les Gallois. Les panneaux de signalisation sont dans les 2 langues, on apprend le Gallois à l’école, etc. Elle comporte des sons assez étranges à nos oreilles de Français, comme le « ll » qui se prononce un peu comme un « cl » avec un défaut de langue. Ce qui m’a beaucoup amusée, c’est que Pays de Galles se dise « Cymru » [koumrou] en gallois, ce qui signifie « compatriote », mais « Wales » en anglais, ce qui vient d’un mot signifiant… « étranger » ! Dernier détail linguistique amusant : c’est au nord du Pays de Galles qu’on trouve le village au nom le plus long d’Europe : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, c’est-à-dire « l’église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d’un tourbillon rapide et l’église de saint Tysilio près de la grotte rouge » – jumelée, paraît-il, avec le village picard de Y (nom le plus court d’Europe – les Maires de ces 2 communes sont de sacrés petits comiques !). Vous ne me croyez pas ? Voici une photo prise à la gare de ce village !

Focus sur Lulu & Boo

Bref, parenthèse culture terminée, passons aux produits de beauté ! J’ai eu la chance de tester ceux de la marque Lulu & Boo, basée à Cardiff et fondée par Claire Edmunds. Maquilleuse de métier, Claire tombe malade et décide à cette occasion de changer son mode de vie en se tournant vers le naturel et le bio : les multiples produits qu’elle appliquait sur sa peau l’avait rendue sensible, alors elle a eu l’idée de créer les siens et de les commercialiser sous le nom tout mignon « Lulu & Boo ». J’ai demandé à Claire de m’expliquer pourquoi ce nom : elle m’a répondu que son deuxième prénom étant Louise, sa famille la surnommait souvent Lulu (à prononcer Loulou) ; quant à Boo, c’est ainsi qu’elle appelait son fils lorsqu’il était bébé. Car Claire créé des produits non seulement pour les adultes, mais aussi pour la peau délicate des bébés et des enfants.

Au sujet de la provenance de ses produits, Claire précise : « Tous sont fabriqués à la main, au Pays de Galles ». Elle a mis un point d’honneur à ce que l’ensemble de la gamme Lulu & Boo soit certifié par la Soil Association. Il s’agit de l’organisme de certification bio de référence au Royaume-Uni, une sorte d’équivalent à l’Ecocert français ou au BDIH allemand. Il exige que les produits contiennent un maximum d’ingrédients biologiques, un minimum d’ingrédients synthétiques et des ingrédients les moins transformés possible. Pour les produits se disant « bio », la Soil Association demande qu’ils contiennent au moins 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Claire a aussi fait valider ses produits par la Vegan Society (organisme végétalien britannique), qui assure qu’aucun ingrédient ne soit d’origine animale. Bref, de quoi contenter les férues de produits naturels ET bios !

Pour ma part, j’ai choisi 2 produits pour mon test. Le premier a été cité dans pas mal de magazines britanniques et sa description sur le site de la marque m’a alléchée : il s’agit du Vanilla Sugar Organic Body Scrub (£27), autrement dit d’un gommage corps bio au sucre vanillé. Il est présenté dans un pot en verre de 200 ml. Dès l’ouverture, j’ai eu envie de le déguster à la petite cuillère : la consistance et la couleur du produit rappellent la cassonade, et l’odeur de vanille et de sucre aromatisé… pardon, parfumé à l’orange, me feraient presque penser à un gâteau à la vanille légèrement parfumé au Grand Marnier. Bref, on n’a pas à faire à une odeur de vanille cheap, mais plutôt de vanille luxueuse et gourmande, auquel un soupçon d’huile essentielle de cardamome vient ajouter une subtile note chaleureuse et épicée. Ces ingrédients sont associés à de l’huile de coco, de tournesol, de jojoba et d’amande douce. On retrouve également de la glycérine, de la vitamine E naturelle et des extraits de grenade et de mauve.

J’appréhendais l’application en raison de la composition sucres dans huiles. Je craignais que ça soit trop épais donc impossible à répartir, ou au contraire trop huileux au point de couler et finir dans le siphon de ma baignoire. Mais non, ce délicieux gommage s’applique facilement, si vous procédez par petites quantités, quitte à en reprendre. Je conseille de l’appliquer sur peau humide et chaude, histoire qu’il se répartisse plus facilement. Rinçage à l’eau chaude également, afin de faire fondre le sucre et d’éliminer l’excédent de produit.

Le descriptif du produit, ainsi que les louanges chantées par le jury du livre « Anti-Ageing Beauty Bible » qui a décerné un prix à ce produit, nous préviennent : pas besoin d’appliquer d’hydratant après la douche. Encore une fois, j’avais des appréhensions à ce sujet : dans le passé, j’ai possédé un gommage corporel The Body Shop dans ce style – effectivement, pas besoin d’hydrater après, mais il m’avait rendu la peau collante et poisseuse ! Avec le gommage de Lulu & Boo, rien de tout cela : effectivement, un film hydratant recouvre ma peau, mais je ne ressens pas le besoin de me relaver après – suite à mon rinçage à l’eau chaude, j’ai simplement tamponné ma peau à l’aide d’une serviette et, après quelques minutes, j’avais simplement l’impression d’avoir appliqué un lait comme d’habitude.

Du coup, ce produit réussit pour moi à combiner trois choses essentielles dans ma routine beauté : efficacité, rapidité et plaisir d’utilisation. Il se classe facilement dans le top 10 de mes gommages corporels préférés ! Seul bémol : son prix un peu élevé et sa durée de vie pas énorme – à s’offrir une fois de temps en temps, ou à offrir à une amie amatrice de produits naturels.

Un autre produit de la gamme m’a intriguée : il s’agit du Chamomile Organic Cleansing Balm ou baume nettoyant bio à la camomille. Depuis ma découverte du Cleanse & Polish de Liz Earle, j’aime tester des techniques alternatives pour nettoyer / démaquiller ma peau – je me suis par exemple récemment mise au double nettoyage à la Japonaise. Là, c’est la texture baume qui m’a interpellée. Le petit pot (50 ml) renferme effectivement une texture de couleur jaune, à la consistance baume un peu huileuse et à la senteur très naturelle – n’étant pas une dingue d’odeur plantesques, j’ai moins aimé que le gommage, forcément !

Côté ingrédients, la liste est assez longue ! On retrouve des huiles de coco, jojoba, olive, ricin et macadamia en tête. Suivent notamment de la cire d’abeille, de l’huile de chanvre, de la vitamine E,  et des extraits de millepertuis, de camomille et de calendula.

Je prélève une noisette de ce mélange, que je chauffe entre mes doigts, puis applique sur mon visage, y compris les yeux sur lesquels j’insiste particulièrement afin de dissoudre le mascara. La texture baume rend l’application très agréable car elle permet le massage : cela me permet non seulement de bien décoller le maquillage et autres impuretés, mais également de booster la circulation, et, tout simplement, de me détendre. Pour retirer le produit, la marque suggère 3 solutions : disque de coton, gant ou mousseline, tous humidifiés. Pour ma part, je suis adepte de la mousseline, que je trempe dans de l’eau bien chaude. Ainsi, non seulement je dissous facilement le produit et les impuretés qu’il a accrochées, mais j’offre aussi à ma peau une petite exfoliation quotidienne destinée à retirer les cellules mortes. Je termine par un splash d’eau tiède / fraîche selon l’envie du moment, puis passe à la lotion tonique et au reste de ma routine.

Au final, ma peau est très bien démaquillée – l’eyeliner longue tenue nécessite une rapide retouche au coton-tige. Elle est également hyper douce, pas du tout agressée ou décapée : je constate que ce produit a une véritable action soin car les zones sensibilisées de mon visage (je pense notamment au pourtour du nez en période de rhume) sont apaisées. Si vous aimez le côté « crissant de propreté » en revanche, passez votre chemin : ce produit s’adresse plutôt aux amatrices de textures réconfortantes, qui laissent la peau souple et hydratée.

A noter que ce produit peut également s’appliquer en masque (en couche fine, laisser pauser 20 minutes puis masser l’excédent) ou en baume hydratant local pour les zones très sèches.

En ce qui me concerne, j’ai une peau mixte à tendance sèche. Récemment le temps a été plus automnal que printanier à Londres, du coup, ce produit est tombé à point nommé. Je dirais que vu sa texture riche et sa petite contenance, il est à réserver soit aux peaux particulièrement sèches en utilisation quotidienne, soit aux peaux normales à mixtes de temps en temps – par exemple après une balade en plein air pendant laquelle votre peau a été exposée aux éléments, ou après une exposition au soleil pour réconforter après l’agression des UV.

Les produits Lulu & Boo sont vendus dans des boutiques indépendantes au Royaume-Uni, et le site officiel de la marque livre en Europe continentale.

D’autres marques galloises

Comme son nom ne l’indique vraiment pas, la marque Montagne Jeunesse est originaire… du Pays de Galles, eh oui ! Plus précisément de Swansea (j’adore ce nom), une de ses villes principales. Née dans les années 1980, elle est spécialisée dans les produits en monodoses : masques pour le visage et pour les cheveux, soins des pieds… elle a conquis de nombreux pays grâce à ses packagings super kitsch renfermant des formules plutôt efficaces, à des prix tout doux (autour de £1 ici, dans les 1€50 sur le Continent). Au Royaume-Uni, vous pouvez les trouver chez Boots, Superdrug, Primark (au niveau des caisses – merci Cyann pour l’info) et dans la plupart des grandes surfaces ; en France, vous les trouverez principalement chez la chaîne de bijouteries fantaisie Claire’s (si vous connaissez d’autres revendeurs en France / Belgique / Suisse, merci de me les indiquer en commentaires !) – la marque a aussi une e-boutique sur Amazon, qui livre en Europe. Pour ma part, cela fait longtemps que je n’ai plus utilisé cette marque, mais j’ai un bon souvenir des masques visage hydratants et d’un gommage pour les pieds surpuissant qui malheureusement n’existe plus. Dans la gamme actuelle, le masque « Soufflé aux Fraises » a l’air sacrément alléchant !…

Dans un tout autre genre… avez-vous remarqué à quel point les marques-baumes sont à la mode depuis quelques années ? Je pense à la franco- viêtnamienne Bi-Mat-Cây (qui avait abreuvé la blogo beauté de produits mais ne fait plus beaucoup parler d’elle), aux produits américains Badger Balm (je suis fan du petit blaireau sur les packagings !) etc… Eh bien le Pays de Galles, c’est l’autre pays des baumes de beauté ! N’ayez pas peur du nom à coucher dehors : Gwdihŵ ça se prononce simplement [goudi-hou] et ça signifie « hibou », animal-totem de la marque. Gwdihŵ, basée à Conwy dans le nord du Pays de Galles, et créée il y a une vingtaine d’années, propose des baumes à base de plantes locales ainsi que d’huiles végétales et cire d’abeille. Pour les mains abîmées, les lèvres sèches ou les irritations des bébés, la marque propose un baume spécifique, toujours à petit prix (environ £4). Personnellement je suis très tentée par le baume à lèvres à l’ananas Smoochy Lips Pineapple et, en bonne NPA (nail polish addict, enfin !) que je suis, par le Nail Wizard destiné à nourrir les cuticules et fortifier les ongles (et je craque pour le hibou affublé d’un chapeau et d’une baguette magique de sorcier, accessoirement). Ces produits sont disponibles sur Amazon UK, qui livre en France.

Voilà, j’espère que mon petit tour beauté du Pays de Galles vous a donné envie d’en savoir plus sur cette région et de tester ses produits ! A bientôt :-)

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Laurence Christel

Il y a quelques semaines, une entrepreneuse nommée Laurence m’a contactée via ce blog. Française, basée à Londres et créatrice de parfum, elle souhaitait discuter avec moi et me faire découvrir sa marque de fragrances Laurence Christel. Toujours curieuse de découvrir de nouvelles marques, j’accepte l’invitation avec plaisir et me retrouve un jour à prendre le thé avec cette créatrice.

Tout de suite, elle entre dans le vif du sujet, et m’explique que sa grande passion dans la vie, c’est voyager, découvrir des cultures et, par la même occasion, des senteurs. Pendant de nombreuses années, cette native du sud-ouest de la France diplômée en droit, parcourt le monde auprès de son mari, qui, pour motifs professionnels, déménage régulièrement dans des contrées différentes. Australie, Nouvelle-Zélande, ouest du Canada, Polynésie… A chaque déménagement, Laurence s’amuse à explorer son nouveau territoire : elle visite son nouveau pays d’accueil, s’abreuve d’informations sur la culture et l’histoire de celui-ci, voyage dans les pays voisins. Constamment assoiffée de dépaysements, elle est aussi attentive aux odeurs autour d’elles : les plantes, les fleurs et les écorces bien sûr, mais également les marchés, les gens, la nourriture.

Suite à son installation à Londres, une idée germe dans son esprit : créer des parfums afin de matérialiser ses souvenirs de voyages en senteurs. Elle suit alors une formation en création de parfums à Paris et, une fois rentrée à Londres, créé enfin son entreprise et sa marque : Laurence Christel. Quand je lui ai demandé pourquoi l’Angleterre, sa réponse a été simple et sans appel : tellement plus de liberté et de facilité dans la création d’entreprise ! Dans une interview au site « Maman à Londres », elle précise : « Le Royaume-Uni est le pays rêvé pour monter une structure, efficace, rapide sans la lourdeur administrative. L’esprit est ici toujours positif, la critique constructive, et le civisme anglais et la tolérance de grands atouts.» C’est aussi en Angleterre que Laurence a choisi de faire fabriquer ses produits.

La marque en étant à ses tout débuts, Laurence s’est concentrée sur une ligne courte : 7 senteurs en tout, toujours créées à base de matières premières entièrement naturelles. Les 4 créations-clés sont proposées sous forme d’eau de parfum dans une boîte de grands échantillons façon taille voyage. L’un d’entre eux, dont je vais vous parler plus bas, existe en eau de parfum et en huile pour le bain, ce geste délicat et so British. Enfin, parce que Laurence est une grande amatrice de bougie, chacune de ses 7 fragrances est déclinée sous cette forme. Laurence me précise qu’elle a porté une attention toute particulière aux détails de ces bougies : elle a opté pour une cire à base de soja, dans laquelle trône une mèche en bois – le but étant, en plus d’une consumation très lente, de reproduire le bruit des craquements d’un feu de bois – et, en hommage à sa passion pour les îles exotiques, un couvercle en nacre noire orné d’une perle du sud Pacifique.

Laurence m’a fait essayer ses 4 fragrances-clés, que l’on retrouve dans la boîte de miniatures.

Je commence par celui qui m’a le moins emballée, The Blue Note. Il s’agit d’une senteur aquatique, légèrement verte, avec une base de fève tonka – joli mais pas mon style, je passe mon tour.

Vient ensuite Tetiaroa, du nom d’un atoll tahitien jadis résidence de la famille royale de Tahiti puis propriété de… Marlon Brando ! Comme vous pouvez l’imaginer avec un nom pareil, c’est l’exotisme qui donne le ton de cette création, avec une dominante de fleurs blanches entêtantes, solaires, enrobées dans une note de fond vanillée.

En seconde position j’ai classé Sirocco. Si j’avais lu la description avant de le sentir, je l’aurais mis en avant-dernière voire dernière position : a priori, les parfums fumés et épicés ne sont pas du tout mon truc. Mais j’ai été merveilleusement surprise en le découvrant : certes, on a un côté un peu masculin, un presque poussiéreux (on imagine très bien le vent chaud inspirant le nom du parfum) – mais Sirocco a également des notes délicates et légèrement sucrées (jasmin et vanille notamment) qui l’arrondissent sans affadir l’aspect épicé qui le distingue, et le rendent portable par une femme. En fait, il me fait penser à une version plus chaleureuse de Feuilles de Tabac de Miller Harris. Bref, une très belle surprise, à porter indifféremment par un homme ou une femme.

Avant que Laurence ne me fasse découvrir la dernière fragrance, nous parlons matières premières et je lui avoue mon addiction : la tubéreuse. C’est avec un grand sourire qu’elle me tend un flacon de The Pearl en m’expliquant que ma note préférée est justement au cœur de ce parfum… son best-seller ! On y retrouve effectivement la tubéreuse, cette petite fleur blanche à l’odeur à la fois très présente, sensuelle et si raffinée. Laurence n’a pas trop insisté sur le côté crémeux, parfois trop « crème solaire » de la tubéreuse. Je dirais plutôt qu’elle en a magnifié le côté végétal, tout en accentuant sa chaleur à l’aide du néroli et de la fleur de frangipanier. Laurence m’a gentiment offert un échantillon de cette eau de parfum, que j’ai portée pendant 4 jours. J’ai été ravie de l’intensité, certainement due à la concentration eau de parfum ainsi qu’à la qualité des matières premières. J’ai reçu des compliments à son sujet, dont celui d’une excellente amie à qui j’ai du coup trouvé le prochain cadeau d’anniversaire ! – ceci dit j’opterai pour l’huile de bain, car, Laurence Christel se classant dans la catégorie ultra luxe, les prix sont à la hauteur de ce positionnement.

Les produits Laurence Christel sont vendus essentiellement sur le site officiel de la marque. Un point de vente en France propose une sélection de ses produits : L’univers des créateurs (49, rue du Palais de Justice – 50200 Coutances). A Londres, Laurence propose des sessions hebdomadaires dans le sud-ouest de la ville pendant lesquelles elle vous fait découvrir ses parfums autour d’une coupe de champagne – à réserver en contactant Laurence directement.

 

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Barry M

Bonjour à toutes et à tous ! Désolée de ce retard… Je pensais vraiment pouvoir terminer mon billet hier mais j’ai le plaisir d’avoir la visite de mon cousin et de son fils en ce moment, donc je vous avoue que mon blog est passé au second plan. J’ai aussi une nouvelle à vous annoncer : vendredi j’ai quitté l’entreprise de maquillage de grande distribution pour laquelle je travaillais depuis presque 2 ans ; je prends un break d’une semaine pour ensuite rejoindre une marque de soin haut de gamme (elle n’est pas anglaise donc je ne vous en parlerai vraisemblablement pas sur ce blog) ! J

Mais aujourd’hui c’est d’une marque de maquillage introuvable en France que je voudrais vous parler: Barry M.

Barry M, il y n’y a pas si longtemps, était une marque qui ne m’inspirait rien de positif : flacons et emballages basiques, étagères rose chewing-gum, nom et logo kitch à souhait, image un peu « cagole », teintes criardes…

Mais depuis, deux trois choses ont changé. Premièrement, je me suis habituée auxdites teintes criardes, et ça vaut mieux quand on vit en Angleterre quand on considère les associations de couleurs de vêtements, maquillage et autres que nous donne à voir la population locale. Deuxièmement, en travaillant pendant près de deux ans sur une marque de maquillage et notamment sur les vernis à ongles, j’ai bien remarqué la vigueur de la marque Barry M sur ce marché en particulier : bien qu’elle soit cachée dans un groupe fourre-tout répondant au nom mystérieux de « Other Brands » dans les tableaux de ventes mensuels, je n’ai pas manqué de noter que la croissance de ce fameux groupe coïncidait plutôt bien avec la visibilité de plus en plus grande de Barry M. Enfin… eh bien j’ai testé ces fameux produits. Mais avant d’en venir à ces derniers, il me faut vous en dire un peu plus sur la marque elle-même.

D’abord, non, le nom Barry M n’est pas un croisement haut en couleur de Barry White et Boney M…

C’est tout simplement le prénom du fondateur de cette marque ainsi que l’initiale de son nom de famille, Mero. Cet homme issu d’une famille moderne de l’est de Londres a décidé, après avoir travaillé comme vendeur de cosmétiques sur un marché, de créer sa propre marque au début des années 1980. Car Barry Mero avait remarqué que la mode était aux couleurs vives voire carrément flashy, mais que l’offre en maquillage dans ces teintes était finalement assez limitée, surtout quand on voulait y consacrer un budget raisonnable.

Alors il se rend chez un fabricant de vernis à ongles et lui passe commande de 72 teintes différentes. Et quand le fabricant s’exclame : « Mais personne ne commande jamais autant de couleurs ! », Barry Mero rétorque que si vous achetez une chemise jaune pétant, il vous faudra bien un vernis assorti. Du coup, en 1982, il lance ses vernis avec le nom de marque Barry M ; avec juste l’initiale M plutôt que Mero en entier, en raison de la petite taille des étiquettes. Il lance ensuite 36 coloris de Dazzle Dust, ces fameuses petites boîtes de paillettes qui ont fait la joie des ados britanniques dans les années 1980-1990.

Et si Barry M se fait discret à l’étranger, il rencontre outre-Manche un succès enviable : il vend 40 flacons de Nail Paints (ses vernis à ongles) toutes les minutes, et son vernis Nail Effects Crackle, premier du genre, s’est vendu à environ 1 million de pièces !

Il faut dire que Barry M est devenue LA marque référence des adolescentes voire des jeunes femmes qui ont envie de produits colorés et pas trop chers. Et vu le succès grandissants de Barry M, alors qu’elle était jadis cantonnée à la chaîne Superdrug, on la retrouve maintenant dans un nombre croissant de Boots et même… au Top Shop d’Oxford street, une véritable consécration !

Le premier produit Barry M que j’ai testé, c’était l’an dernier et je l’avais eu dans un goody bag lors d’un évènement auquel j’avais assisté grâce à mon travail. Il s’agit du Liquid Eyeliner dans la teinte Coffee Shimmer. J’ai été impressionnée par l’excellent rapport qualité-prix du produit : une pointe feutre rigide, bien fine, qui rend l’application facile et précise ; une très jolie teinte, un marron avec de très fines paillettes or bien plus subtile que ce à quoi je m’étais attendue ; enfin, une bonne tenue, comparable à nombre d’autres bons eyeliners de grande distribution. Bref, un premier test plutôt concluant.

Puis à la fin de l’année dernière, lors d’une sortie en magasins histoire de scruter la concurrence, ma responsable et moi avons remarqué un produit tout nouveau lancé par Barry M : Nail Effects Croc. Le concept : à la manière du Crackle, ce vernis se craquèle peu après avoir été posé sur les ongles, mais donne un motif rappelant plutôt le croco qu’une couche de peinture endommagée. J’avais été échaudée par mon premier contact avec le Crackle classique, mais c’était avec la marque scandinave IsaDora : ça donnait un résultat certes assez rock’n’roll, mais vraiment pas soigné, avec une épaisseur évidente au toucher et à la vue qui me déplaisait. J’ai été d’autant plus réticente quand ma responsable, impatiente de tester ce nouveau Nail Effects Croc, l’a essayé sur un ongle : le résultat fut carrément moche, et le vernis partait en lambeaux quelques minutes après l’application. Mais quand je me suis un peu plus renseignée sur le produit, j’ai vu de très belles photos sur la blogosphère britannique, montrant un résultat finalement assez classe.

J’ai donc lu attentivement le mode d’emploi et ai constaté que ma responsable avait fait une erreur : elle avait appliqué Nail Effects Croc sur vernis sec comme on le fait avec un vernis de type Crackle, alors qu’il fallait en fait l’appliquer sur vernis fraîchement posé (60 secondes). Un soir en quittant le boulot j’ai donc décidé d’emprunter 3 produits Barry M de notre tiroir « produit concurrence » : Nail Paint Instant Nail Effects Gold Foil (un doré métallique), un autre rose, et le fameux Croc (il existe en une seule teinte : noir). Il fallait que je me dépêche de tester un maximum de produits avant de ne plus y avoir accès suite à mon départ !

Après avoir appliqué une couche de couleur or sur une main, j’ai aussitôt procédé à l’application d’une fine couche de Croc. J’ai ensuite embrayé sur la seconde main. Après avoir terminé cette dernière, j’ai vu apparaître le motif façon « crocodile » sur la main gauche. Et j’ai dû admettre que, si je n’aime pas du tout le croco pour les sacs par exemple, j’ai tout de suite été fan de cet effet sur mes ongles, tellement plus subtile que le Crackle classique. J’ai d’ailleurs récolté des compliments de la part de plusieurs collègues de travail, des jeunes comme des moins jeunes qui s’empressaient aussitôt de me demander : « Et nous aussi on va lancer un produit comme ça bientôt ? ». Assez de blabla, voici une photo du résultat (désolée pour les cuticules pas en top forme) :

Je n’ai pas appliqué de top coat afin de tester le vernis dans des conditions de base. Pendant 48h je n’ai eu aucun accroc, Odile ! Après ces 48h, j’ai eu un morceau assez gros qui s’est fait la malle au niveau du pouce droit – comme j’avais envie de garder cette manucure plutôt sympa pour mon pot de départ jeudi et vendredi, j’ai juste fait une petite retouche de doré puis de Croc jeudi matin, et hop, c’était parti comme en 40 !

Après ce test de vernis plutôt concluants, j’ai voulu tester un Nail Paint classique, dans une jolie couleur rose: Pink Flamingo. Là, dès l’application, ce fut la déconfiture : la texture est assez épaisse, et, j’avais beau m’appliquer, je n’arrivais pas à éviter les traces de pinceau. Vraiment dommage sur une aussi jolie teinte ! Côté tenue, c’est plutôt honnête pour le prix mais je reste vraiment déçue du fini qui rend cette couleur finalement cheap avec un effet manucure bâclée (et qui a commencé à s’écailler rapidement) que voici :

Bilan : du bon voire très bon, et du carrément mauvais, avec une variation de qualité d’une teinte à l’autre. Du coup, j’en déduis qu’avec l’ami Barry, c’est un peu comme avec une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber ! L’avantage, c’est qu’il y a beaucoup de choix, et à petits prix… et comme vous le savez, au Royaume-Uni, tout est TOUT LE TEMPS en promo. Par conséquent, si vous êtes séduire par des produits ou des couleurs sympas lors de votre prochaine session shopping à Londres, à moins d’être ultra ric-rac, je vous conseille de vous laisser tenter histoire de vous faire votre propre idée… car vous pourriez très bien tomber sur des perles ! Personnellement, je crois que je vais m’offrir ce Croc Effect et peut-être même le joli doré que j’avais posé en dessous.

Et vous, êtes-vous attirées par les produits Barry M ? Dites-nous tout en commentaire ou sur le sondage de ma page Facebook !

Sur ce, je vous laisse afin d’aller faire ma valise pour quelques jours à Paris. Souhaitez-moi bonne chance pour la réacclimatation aux comportements sauvages dans le métro et à l’impolitesse des garçons de café ! ;-)

Pratique :

Au Royaume-Uni, Barry M est présent dans la quasi-totalité des Superdrug et de plus en plus de Boots. La marque a aussi un stand au rez-de-chaussée du Top Shop d’Oxford street.

De France, vous pourrez vous procurer une sélection de produits sur ASOS.

Prix : de £2.99 le Nail Paint à £6.19 le mascara.

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N°7

Aujourd’hui, en ce jour au climat très anglais (et pas férié, anglicanisme oblige),  c’est d’une marque elle aussi très anglaise que je vais vous parler : N°7.

Il ne s’agit ni d’une imitation locale du N°5, ni de la ligne de cosmétiques du défunt S Club 7 (dont vous vous souvenez peut-être… ou pas), mais de la marque de soin et maquillage de Boots. Il y a des millions de choses à dire sur le numéro 1 de la distribution de cosmétiques et médicaments, et j’en ai déjà couvert une partie dans mon billet sur le sujet, alors je ne vais pas m’étendre dessus. Mais juste pour résumer, Boots est à la base une pharmacie, qui s’est transformée en magasin de cosmétiques, parfums, puis un peu tout et n’importe quoi (des appareils photo aux sandwiches en triangle, en passant par un rayon opticien, etc) – bref, un concept inconnu par chez nous.

Rapidement, Boots a inspiré une confiance sans faille de la part des consommateurs britanniques, qui louent le sérieux et l’efficacité de l’enseigne au logo bleu. Tant et si bien que dans les années 1930, Boots s’est mise à lancer des produits à marques propre : les premières ont été Soltan (protection solaire) et N°7, objet de ce billet.

Le succès fut au rendez-vous, incitant Boots à sans cesse améliorer ses formules, moderniser ses packagings, étoffer son offre tant en matière de soins que de maquillage. Difficile de situer la marque N°7 en termes de parts de marché, car Boots refuse de donner le détail des ventes de ses différentes marques propres (les coquins !), mais chacun sait, dans notre industrie, qu’elle se situe dans le top 3 ou au pire 5 des marques de grande distribution.

Car N°7 dispose d’un atout intrinsèque, qui est, je vous le donne en mille : sa distribution ! Dans les plus petits Boots de quelques mètres carrés, vous ne trouverez peut-être pas Bourjois ou Collection 2000, mais vous aurez systématiquement droit à un beau stand N°7. Dans les magasins un peu plus grands, les autres marques devront se contenter d’un mètre, tandis que N°7 sera placée à l’avant du magasin et aura le double d’espace. J’ai pas mal d’anecdotes assez dérangeantes où Boots a clairement fait passer sa marque star avant les autres, mais que je ne peux malheureusement divulguer ici. Bref, quand Boots essaie de nous faire croire qu’en interne, ils traitent la marque N°7 comme la nôtre ou n’importe quelle concurrent, ça nous fait rire (jaune). A noter que dans les plus grands magasins, N°7 dispose d’un comptoir à part entière, comme Lancôme ou Chanel. Et sinon, ça va, le melon ?

Une autre facette de la stratégie promotionnelle et point fort de N°7, sont les offres incessantes, sous formes de bons notamment, que distribue l’enseigne pour vous encourager à acheter ses produits. C’est bien simple, les deux produits N°7 que j’ai achetés, je les ai eus avec un rabais de £5 grâce aux coupons abondamment distribués.

Un des atouts principaux de la marque est aussi sa publicité. Comme vous le devinez, vu le poids de l’entreprise Boots ainsi que de la marque N°7, il y a de sacrés budgets pour soutenir les principaux lancements, tant à la télévision qu’en presse. Mais ce qui distingue vraiment N°7, c’est le ton et l’esthétique de ses spots et affiches. Chez N°7, point de mannequins trop maigres qui vont vous inciter à l’anorexie, ou de retouches dioresques qui vous font demander si l’on vous montre un humain ou un cyborg. Pas non plus de promesses démesurées et à peine crédibles avec un tout petit astérisque indiquant que les affirmations sont basées sur une autoévaluation de 15 femmes de 26 ans ayant trouvé leurs rides nettement moins prononcées au bout de 8 mois d’utilisation.

Car un des principes de N°7, c’est une certaine honnêteté, que beaucoup d’avis conso résument ainsi : « It does what it says on the tin » (ça fait ce qui est marqué sur la boîte). L’exemple le plus parlant et le plus récent de cette politique de communication, est celle mise en place pour le lancement du nouveau mascara Lash Adapt. Lisa Eldridge, qui a réalisé les maquillages des différentes modèles, a expliqué avoir bel et bien utilisé Lash Adapt, et pas tout un ensemble d’autres mascaras contrairement à ce qui se fait sur la plupart des autres pubs (et magazines : quand on vous met sur une page « Maquillage réalisé par X pour la marque Y avec les produits A, B, C », 80% du temps ce sont des bobards… désolée mais c’est ainsi). Ce mascara n’affiche pas de sur-promesses, et les photos vont avec, jugez plutôt (personnellement ça ne me donne pas du tout envie d’acheter le produit, mais bon, je comprends qu’il est plus facile de s’identifier à ces 3 femmes qu’à une Nicole Kidman liftée et retouchée) :

N°7 enfonce le clou en faisant une utilisation fréquente de testimoniaux histoire d’accentuer son côté « proche des gens », en prenant soin de donner la parole à des femmes de tous âges et, pas seulement des grandes métropoles britanniques mais aussi du fin fond du Lincolnshire ou du Pays de Galles.

 

Passons aux produits maintenant, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le catalogue N°7 est du genre XXL. La marque compte plusieurs centaines de références.

Côté soins du visage, catégorie pour laquelle N°7 se dit être la marque leader, la ligne la plus célèbre est Protect & Perfect. En 2007, le sérum avait fait fureur suite à un reportage sur la BBC, montrant qu’il était vraiment efficace contre les rides, contrairement aux produits de la concurrence : au lendemain de sa diffusion, les ventes du sérum-star ont augmenté de 2000%, forçant Boots à rationner les consommatrices (pas plus d’un flacon par personne, on se serait cru en temps de guerre !). C’est d’ailleurs ce même sérum qui a été lancé en France sous le nom Serum 7 Boots Laboratories dans nos bonnes vieilles pharmacies à la rentrée 2008. Le buzz avait commencé plusieurs semaines avant et avait fait de ce produit, d’une marque jusque là inconnue dans nos contrées, un must-have hautement recherché. Si la fièvre a diminué en France, il n’en est rien ici : ce produit fait toujours partie du top des ventes de N°7 et a donné un sacré coup de boost à toute la ligne de soins de la marque en général.

Pour ma part, je possède un produit beaucoup moins impliquant, le Cleanse & Care Eye Makeup Remover – un démaquillant pour les yeux, donc. Effectivement, il fait ce qu’il dit : un démaquillage efficace, y compris des produits waterproof, et en douceur. Je note qu’il ne promet pas d’effet non gras, ce qui est honnête : la plupart des démaquillants yeux proclament cela, mais rares ceux qui tiennent cette promesse (qui tient de l’intenable, car le maquillage étant du « gras », il faut le retirer avec du… « gras » !) Je déplore qu’il faille plus frotter qu’avec mon regretté All Mascaras ! de Helena Rubinstein, mais, à £7.75 auquel je soustrais l’éternel bon de £5, ça donne un excellent rapport qualité-prix.

Côté maquillage, N°7 ne m’avait jamais attirée jusqu’à récemment : packagings trop simples et presque ringards, pas de teintes qui aient capté mon attention… Jusqu’au jour où j’ai découvert et suis tombée amoureuse de Lisa Eldridge. Si vous ne connaissez pas ce génie du maquillage, filez lire mon billet sur le sujet vous m’en direz des nouvelles ! Lisa Eldridge donc, est consultante pour le maquillage N°7 et a participé à l’entière refonte de la gamme en 2005. Elle a influencé le développement de la gamme de telle sorte à ce que Boots lance des produits qu’elle trouvait vraiment utiles et indispensables. Ce qui a achevé de me convaincre, c’est que, bien que Lisa travaille pour plusieurs marques (dont Chanel), elle utilise absolument de tout, sans prédominance aucune pour les marques qui la sollicitent.

Alors quand j’ai découvert sa vidéo sur le teint, où elle vantait les mérites du Skin Illuminator, j’ai couru l’acheter au Boots à côté de chez moi! Toujours avec les fameux £5 off, il m’a coûté au total £6, ce qui est très raisonnable pour un highlighter. Le packaging est un raté total, comme le soulignent la quasi-totalité des 43 avis conso sur le site de Boots : il s’agit d’un tube équipé d’un embout-pinceau, vraiment pas pratique. Alors je fais comme Lisa Eldridge conseille : je fais sortir un peu de produit du pinceau, l’applique sur le dos de la main, et le travaille avec un pinceau à fond de teint ou aux doigts, jamais directement avec l’embout-pinceau au risque de me retrouver avec d’horribles traces. Le résultat est très subtil, et la teinte Peach, comme l’avait indiqué Lisa, convient parfaitement aux teints « chauds » comme le mien. Bref, j’a-do-re !

Pensez-vous faire un tour du côté du stand N°7 lors de votre prochaine virée shopping londonienne ? Cette marque vous inspire-t-elle ? Qu’en pensez-vous par rapport à la marque propre de Sephora?

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Collection 2000

A mon retour de vacances, je reçois un e-mail adressé aux rares membres de notre équipe Marketing présentes au bureau en ce beau jour d’automne été :

« Salut les filles ! J’ai reçu un goody bag à la soirée des awards de Trucmuche magazine. Venez vous servir dans mon bureau si ça vous intéresse J Signé : la Responsable Marketing / Communication »

Ni une, ni deux, je bondis de mon siège et fais irruption dans son bureau avec une seule pensée en tête : « Pourvu qu’il y ait des produits de marques made in UK à découvrir pour mon blog ! ». Je suis repartie avec trois petites merveilles : une crème pour les mains, une laque capillaire, et un produit pour les lèvres. C’est ce dernier qui tombe à pic pour vous parler d’une marque très British : Collection 2000.

Collection 2000, c’est qui ?

Il s’agit d’une marque de maquillage britannique très accessible, vendue chez Boots et Superdrug. Cette marque, tout en restant loin derrière le leader incontesté Rimmel London, se hisse tout de même à la cinquième place en parts de marché. Pas mal pour cette griffe qui, jusqu’au mois dernier, était dans le giron d’une entreprise locale de 500 employés, Vivalis, sise entre Liverpool et Manchester. Fin juin, elle a été rachetée par le groupe hongkongais Li & Fung, qui a récemment fait une sacrée razzia sur pas mal de marques européennes comme Cerrutti ou encore Robert Clergerie. Je suis impatiente de voir si ce rachat asiatique va compromettre l’adéquation parfaite entre le positionnement de Collection 2000 et le marché britannique, et/ou si cela va permettre à cette marque 100% locale de se développer hors de son pays d’origine… à suivre, donc !

Collection 2000, c’est quoi ?

Sous ce nom, il faut bien le dire, complètement dépassé (quelle idée naze d’avoir accolé un « 2000 » à des noms de marques pour faire moderne… trop dur de devoir se le coltiner encore aujourd’hui… cf Optique 2000 pour ne citer qu’eux !), se cache un concept, à la base, plutôt intéressant : sortir des produits et les promouvoir sous formes de « collections ». Car comme vous le savez puisque vous avez lu mon article sur les incessantes promotions à l’anglaise (séance de rattrapage ici pour les retardataires), ici, on a droit à une promo différente toutes les 4 semaines, avec aussi un visuel différent, un assortiment de produit différent à chaque promo, etc. Et Collection 2000 exécute ça pas trop mal : un coup c’est la collection plage, une autre fois la collection rentrée, ou encore la collection Saint-Valentin. Avec, à chaque fois, la mise en avant de produits adéquats. Plutôt malin comme approche !

L’autre point fort de Collection 2000, c’est d’offrir un tas de couleurs à petits prix. Bien que la marque ait récemment tenté de faire des efforts sur les segments clés du mascara et du fond de teint avec Skyscraper Mascara et Ultimate Fix, c’est surtout sur les lèvres et les ongles qu’elle tire son épingle du jeu. Normal quand on joue sur l’achat d’impulsion avec des prix aussi serrés.

Côté produits, ça donne quoi ?

L’un des produits star de Collection 2000 est son vernis à ongles à séchage rapide Hot Looks. Avec 29 teintes allant du jaune citron au rose Barbie en passant par le vert menthe à l’eau ou encore les beige et autre rose pâle pour les moins courageuses, cette marque est une référence pour toutes celles qui sont à la recherche d’une couleur mode et pas chère. Car à seulement £1.79 les 8 ml, difficile de faire mieux, alors c’est par poignées de 3 ou 4 que les Anglaises les achètent.

Autre produit phare de Collection 2000 : le rouge à lèvres Lasting Colour. Une vingtaine de teintes, un SPF 15 et, paraît-il, une bonne tenue et une pigmentation intense… le tout pour moins de £3. Bref, tous les ingrédients pour un succès commercial.

Le souci c’est que le vernis à séchage rapide ou encore le rouge à lèvres longue tenue, ce n’est pas très innovant… d’autant qu’il faut réussir à tenir le cap face à l’explosion de marques encore moins chères comme Miss Sporty, Famous etc, notamment chez Superdrug. Par conséquent, il est impératif de tenter de sortir des sentiers battus, et, je dois avouer, Collection 2000 me surprend de plus en plus !

 

Première surprise : une ligne d’eye-liners liquides aux couleurs flash et pailletées ou métalliques. Généralement, quand on cherche un produit aussi particulier, on doit aller fureter ailleurs qu’en grandes surfaces pour trouver autre chose que du noir et du marron… jusqu’à ce que Collection 2000 lance ses Glam Liners. Après tout, si c’est juste pour une utilisation occasionnelle (quoique… on est en Angleterre), pourquoi claquer £13 pour du Urban Decay alors qu’on peut trouver, au Boots ou Superdrug du coin de la rue, un produit similaire à 10 livres de moins… et pour une qualité comparable, selon certains avis conso ?

Deuxième surprise – et j’en viens enfin au produit que j’ai eu dans ce fameux goody bag – les tous nouveaux Cream Puff lip creams lancés il y a deux semaines. Déjà, rien qu’avec le nom, ça commence bien : cream puff, ça veut dire « chou à la crème », miam ! Il s’agit d’une « crème pour les lèvres » qui s’applique comme un gloss, mais a un fini rouge à lèvres poudré, mat, ultra-léger et confortable… et une douce odeur sucrée pas écoeurante du tout. Le résultat maquillage est vraiment intéressant : un rendu très naturel, presque ton sur ton, genre « mes lèvres en mieux ». En ce moment je suis très friande de rouge à lèvres mats, alors j’aime particulièrement le fini non-glossy de ce produit.

A ma connaissance, aucun produit comparable n’existe en grande distribution donc déjà : bravo Collection 2000 ! La tenue est équivalente à celle d’un rouge à lèvres lambda, donc moyenne, et je regrette le si petit nombre de teintes (4 – j’ai eu la rose qui se nomme Cotton Candy). Mais bon, pour £2.99, on ne va pas trop se plaindre.

La Minute Marketing

Malgré une présence publicitaire très modeste et une concurrence de plus en plus féroce sur le segment du maquillage à bas prix, Collection 2000 réussit à tirer son épingle du jeu grâce à un cocktail savamment dosé…

…de couleurs à gogo, dans des petits formats et à petits prix – rien qu’à cela, on voit bien que Collection 2000 comprend parfaitement son pays d’origine en répondant aux attentes clés des consommatrices britannique ;

…un rapport qualité-prix honnête – aussi appelé « good value » outre-Manche, c’est encore un concept très important dans l’approche des consommateurs britanniques vis-à-vis de leurs achats ; que ça soit cher ou pas cher, ils aiment « en avoir pour leur argent » comme en témoigne le slogan choisi par l’enseigne Marks & Spencer : « Quality Worth Every Penny » ;

…de nouveautés, mais pas d’over-complication – les lancements sont réguliers mais pas trop fréquents, la structure de la gamme reste simple, les produits sont plutôt faciles à comprendre : en un mot, une gamme assez claire, pas trop de prise de tête possible devant le rayon – voilà un des ingrédients miracles pour susciter l’achat d’impulsion ;

…d’esthétique criarde – désolée les copines British, mais vous avez quand même de drôles de goûts en matière d’esthétique, et Collection 2000 s’en fait tout bonnement l’écho… lorsque je passe en revue les PLV de la concurrence chaque mois, j’ai un rictus qui se forme à la vue des visuels mannequins de la marque, c’est plus fort que moi ;

…de relations publiques – la make-up artist officielle de la marque, Athena Skouvakis, est une professionnelle reconnue dans son métier ; elle profite de ses travaux sur des célébrités pour parfaire la notoriété de Collection 2000, et fait profiter de sa connaissance des tendances mode et maquillage à la marque pour la conception de nouvelles teintes et nouveaux produits.

Bref, alors que mon image de Collection 2000 était assez négative, notamment en raison de leur nom terriblement dépassé, ainsi que de ma suspicion toute française vis-à-vis des prix « trop » bas, j’ai sensiblement revu ma copie en essayant le nouveau Cream Puff.

Ca vous est déjà arrivé, d’avoir une opinion négative d’une marque de beauté, puis de réviser votre jugement suite à un essai transformé ? Et que pensez-vous de Collection 2000 ? Aimeriez-vous la voir arriver en France ?

Pratique

Collection 2000 est disponible chez Boots et Superdrug (de £1.79 à £5.99).

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Ciaté

Comme je vous l’avais expliqué dans mon billet sur nails inc., la folie des vernis à ongles et produits a largement gagné le Royaume-Uni. Cela donne lieu régulièrement à la naissance de marques fraîches et funky telles que Ciaté.

Ca ne vous dit rien ? Vous êtes sûr(e)s ? Mais si… Primo, je vous en avais parlé rapidement ici comme de LA marque qui fait du bruit en ce moment sur le marché des ongles avec leur dissolvant au chocolat blanc et leurs vernis à ongles nommés Paint Pots. Et deuxio, cette marque a été présente sur quelques blogs français grâce à son référencement sur ASOS.

Pour faire les choses dans l’ordre, voici quelques mots sur la marque. Elle a été fondée il y a six ans par une manucure professionnelle originaire du Kent, Charlotte Straughan. Elle décide de s’établir en Irlande où elle ouvre une chaîne de nail bars. C’est là qu’elle sent un manque sur le marché, celui d’une marque à la fois professionnelle, en laquelle les pros du métier peuvent avoir confiance, mais aussi féminine et branchée pour plaire aux consommatrices finales et ainsi générer de la revente (car comme vous le devinez, c’est ça qui fait marcher le business, plus que les services requérant de la main d’œuvre). Car avouez que bien souvent, les packagings et noms des produits utilisés par les professionnels de la beauté – je pense aux marques de soin en institut, des capillaires pros, etc. – sont peu glamours, même si de plus en plus de marques, telles TIGI, réussissent à allier le meilleur des deux mondes.

Ceci étant dit, Charlotte a plus d’un tour dans son sac. Car elle ne se cantonne pas qu’aux cuticules des Irlandaises : elle est aussi manucure dans les défilés de la Fashion Week londonienne. Et là, forcément, en étant backstage, elle voit non seulement toutes les futures tendances en matière de couleurs, mais elle comprend aussi le très haut niveau d’exigence quant à la qualité des produits utilisés sur les mannequins comme Helena Christensen, Lily Donaldson, Agyness Deyn, Daria Werbowy, Gemma Ward ou Jessica Stam.

C’est ainsi que forte de ces savoirs, elle créé Ciaté en 2004. Je n’ai pas réussi à trouver d’où venait ce nom assez improbable – si quelqu’un a l’info, qu’il/elle se manifeste, merci :) Mais ce n’est que depuis l’an dernier que la marque connaît un boom retentissant, marqué par l’arrivée de ses produits sur le fameux site ASOS ! A l’heure actuelle, Ciaté est présente dans une douzaine de pays incluant l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.

Ciaté revendique plusieurs points forts qui font sa différence. D’abord, une qualité professionnelle née de l’expérience de Charlotte Straughan en nails bars et sur les défilés. Ensuite, des couleurs super tendance, comprenant à la fois des classiques (rose pastel, rouge-noir…) et des teintes plus funky pour celles qui n’ont pas froid aux yeux (vert gazon, jaune bouton d’or, bleu canard… faites vos jeux !) avec en bonus des collections saisonnières et des éditions limitées pour faire monter le désir.

En parlant de désir, je pense que ce qui suscite celui des consommatrices, en plus des deux points précédents, est clairement le côté sexy et féminin assumé de la marque : un logo élégant (une silhouette de lustre baroque), des produits tout sauf ennuyeux (notamment le fameux dissolvant au chocolat blanc), des noms de teintes résolument charmeurs (qui peut résister à Cupcake Queen, Twinset & Pearls, Couture ou Kitten Heels ?) mais surtout des packagings sortant des codes habituels.

 

En effet, la signature de Ciaté, est d’avoir mis des petits nœuds en tissu sur ses flacons de vernis. Simple, mais efficace : les consommatrices adorent, les rédactrices de beauté roucoulent de plaisir, donc les consommatrices en redemandent. Et puis cela rend les produits plus visibles – récemment je me suis arrêtée net devant un salon de manucure près de chez moi car j’ai vu les petits nœuds, tellement pas banals.

Et là j’ai envie de dire : « mais pourquoi personne n’y a pensé avant ? ». Car oui, le vernis c’est funky grâce aux couleurs et parfois à leurs noms, mais qui a osé proposer de beaux flacons avant Ciaté ? Prenez O.P.I., LA marque dont tout le monde parle : flacons moches. Essie, qui monte qui monte depuis son rachat par L’Oréal : bof, peut mieux faire. Même Chanel, du haut de ses 20€ le flacon et de sa qualité à améliorer (c’est mon opinion personnelle… ainsi que celle de centaines de blogueuses), se repose un peu trop sur ses lauriers avec son flacon carré et épuré (en même temps c’est ça qui fait son charme, on est d’accord)…

Bref en termes de marketing, je trouve que rien que cette identité visuelle à part fait de Ciaté un exemple à suivre sur le marché des ongles. Car avec ce positionnement si particulier, elle arrête de faire passer pour des schizophrènes les consommatrices, mais aussi les pros des ongles (qui sont des artistes, donc sensibles à ce qui est esthétique), qui veulent à la fois une haute qualité ET des packagings choupinous. Une antithèse pourtant abondamment utilisée par des marques comme MAC ou Kiehl’s qui affirment ne pas vouloir en faire trop sur leurs packagings (libres à vous de les croire) afin de se concentrer uniquement sur la qualité de la formule…

 

Passons au test produit maintenant. Dans un des derniers numéros du Marie Claire UK, un des Paint Pots de Ciaté était offert. Et bien que me faisant gentiment gronder par ma chef quand j’arbore un vernis d’une marque concurrente, je n’ai pas pu résister à l’envie de tester une griffe britannique, avec, en tête, VOUS mes chers lecteurs J Il y avait le choix entre un rouge « Ferrari » nommé Mistress –  joli mais un peu trop clinquant à mon goût – et Dangerous Affair, un beau rouge profond, une sorte de rouge-noir mais plus rouge que noir (vous suivez ?).

Tout d’abord, les flacons des vernis Ciaté sont grands, TRES grands. 13.5 ml, et une forme un peu bizarre. Paraît qu’elle est facile à tenir dans la main pendant qu’on se peint les ongles, personnellement je n’en suis pas convaincue. Le bouchon est fin et long et ça c’est clairement un bon point : cela le rend très maniable.

Puis ça se gâte. D’abord, l’application a été fastidieuse. Malgré un pinceau plat décrit comme « optimal » avec ses 250 poils, l’épaisseur de la formule fait qu’il ne m’a pas particulièrement facilité la tâche. Et cette épaisseur engendre un autre problème : plus vous posez une couche épaisse de vernis, plus il met du temps à sécher…

J’applique une deuxième couche et suis un peu déconcertée : l’étiquette précise « full coverage » mais je ne suis pas vraiment d’accord, j’ai vu beaucoup mieux. Dangerous Affair étant assez foncée, j’ai un peu peur du résultat avec des couleurs plus claires mais qui nécessitent une bonne opacité pour donner un joli résultat, comme les vert pomme et autre orange vif… Evidemment, comme je n’ai pas testé que Dangerous Affair il m’est impossible de me prononcer formellement, mais disons que cela m’inquiète un peu et ne me donne pas forcément envie de m’en offrir d’autres.

En revanche, je dois avouer que l’autre mention de l’étiquette, « long lasting » est vérifiée. La tenue est en effet exemplaire, environ une semaine. Là-dessus, chapeau !

En bref, c’est une marque que je vous conseille si

vous avez eu un coup de cœur pour une teinte unique chez Ciaté (et vous avez la flemme de chercher un « dupe » ailleurs)

vous aimez plutôt les pastels qui tolèrent un fini un peu transparent

vous avez totalement craqué sur les petits nœuds (pour vous ou pour offrir) et trouvez que si Ciaté est sur ASOS c’est que c’est top branché et qu’il vous FAUT des produits de cette marque

En revanche si vous détestez la moindre transparence et que vous êtes adeptes des couleurs plutôt foncées ou alors très vives, mieux vaut peut-être aller voir ailleurs !

Pratique

En France, aucun salon de manucure ne propose Ciaté à ma connaissance. En revanche ASOS propose les vernis, et le site officiel de Ciaté livre en France. Petit bonus : jusqu’au 18 décembre 2010, entrez le code promotionnel CIATEMC pour bénéficier de 15% de réduction sur le montant total de votre commande !

Au Royaume-Uni, de plus en plus de salons proposent les produits Ciaté, en manucure et à la revente.

Prix : Paint Pots à £9 pièce, £14 le dissolvant au chocolat blanc

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