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Archive for mai 2011

Hello, English rose!

Chaque pays, chaque culture, a des ingrédients favoris, qui reviennent souvent dans ses produits de beauté. Parce qu’on les cultive particulièrement sur ses terres, parce qu’ils ont une signification ou une histoire ancrée dans la culture de ses habitants… ou simplement par effet de mode. Je vous propose une petite série de billets dédiés aux ingrédients préférés des Britanniques dans leurs produits de beauté. On commence aujourd’hui avec la reine des fleurs : la rose.

Vous êtes-vous jamais demandés pourquoi le maillot de l’équipe anglaise de rugby porte une rose, ou pourquoi Elton John, dans sa chanson dédiée à Diana, commençait par « Good-bye, England’s rose » ? Tout simplement parce que la rose est le symbole de l’Angleterre. Attention, pas du Royaume-Uni – uniquement de l’Angleterre. Chaque partie du Royaume-Uni a son symbole propre : la rose pour l’Angleterre donc, le chardon pour l’Ecosse, le trèfle pour l’Irlande du Nord (ainsi que pour la République d’Irlande) et le charmant poireau pour le Pays de Galle. Je ne sais pas vous, mais moi je préfère la rose !

Pourquoi la rose d’ailleurs ? Ca remonte au 13ème siècle… Henri III avait épousé Eléonore de Provence, et la rose dorée de Provence fut du coup choisie comme emblème floral du royaume. Amusant de constater que l’emblème de l’endroit où je vis vient de celui dont je viens :-)

Bref, la rose est par conséquent devenue la fleur nationale, arborée partout et adorée de tous. Elle a aussi donné naissance à l’expression « English Rose », couramment utilisée pour décrire un teint pâle aux joues rosies et généralement accompagné d’yeux bleus et cheveux clairs. Les actrices Cate Blanchett et Kate Winslet sont des exemples de teint « English Rose ».

Et pour prendre soin de ces peaux particulièrement délicates, quoi de mieux que la rose, justement ? Outre son parfum délicat, elle a des vertus adoucissantes, régénérantes et réparatrices. Par conséquent, beaucoup de marques de cosmétiques britanniques proposent des produits voire des lignes entières avec, comme clé de voûte, la fameuse rose. En voici un tour d’horizon – non exhaustif.

 

La plus classique

Quand on joue à fond la carte de la tradition anglaise, il y a intérêt à ne pas se planter avec ses produits à la rose ! Afin de proposer une senteur la plus réussie possible, la marque Crabtree & Evelyn s’est associée à David Austin, rosiériste mondialement reconnu pour ses roses anglaises. Après huit années de recherches et 30 000 semis, la marque de cosmétiques et l’horticulteur sont parvenus au résultat tant attendu : Evelyn, une rose à la senteur élégante, avec de subtiles nuances de pivoine et de pêche veloutée.

Quatre produits composent la ligne Evelyn Rose de Crabtree & Evelyn : un gel pour la douche et le bain, un lait pour le corps, une crème pour le corps et un savon (13 à 20£).

 

La plus sophistiquée

REN est une marque dont on entend de plus en plus parler. Et pour cause, cette griffe anglaise, qui a été le sujet de mon tout premier billet, est adorée par nombre de journalistes, célébrités et compagnie. Une de ses toutes premières lignes est Moroccan Rose Otto autrement dit : huile essentielle de rose du Maroc, une des plus chères qui soit. Alors forcément, les produits de cette ligne ne sont pas donnés (de 17 à 34£).

Le plus célèbre est le gel douche qui a glané, 8 années d’affilée, le prix « Best Beauty Buy » décerné par l’excellent magazine InStyle. Vu sa réputation, lorsque je l’ai trouvé à -50% dans la boutique duty free d’un bateau, j’ai sauté sur l’occasion ! Et je n’ai pas été déçue. La texture est juste parfaite : ni trop liquide, ni trop épaisse. Deux pressions suffisent, et, pour un gel douche à la composition presque entièrement naturelle, la mousse et le plaisir d’utilisation sont dignes d’un gel douche non naturel de très bonne qualité. La senteur quant à elle, est celle d’une rose puissante, légèrement sucrée, mais pas du tout écœurante. Aucune sensation de sécheresse ou d’inconfort au sortir de la douche.

Bref, je suis conquise, et ai très envie de tester le reste de cette gamme pour le corps qui se compose d’une huile pour le bain, d’une huile ultra-hydratante, d’une crème et d’un exfoliant.

 

La plus chic

La Guerre des Roses avait opposé deux familles : les Tudors ayant choisi pour emblème la rose rouge, et les York préférant la rose blanche. Jo Malone a visiblement choisi son camp, puisqu’elle a créé une ligne entière autour de la rose rouge, sobrement baptisée Red Roses. Cette senteur voluptueuse a été composée à partir de 7 variétés de roses différentes et s’est vue agrémentée d’une touche de citron en tête, de feuilles de violettes en cœur, et de miel en fond. Le résultat est à la fois enivrant et romantique, gourmant et étonnamment frais.

La ligne se compose de 6 produits (34 à 52£) : cologne, huile pour le bain, lait pour le corps et les mains, crème pour le corps et bougie. Fidèle à sa philosophie de mariage de senteurs, Jo Malone conseille d’associer Red Roses soit à French Lime Blossom pour un côté poudré doux et frais, soit à Warm Wild Fig & Cassis pour révéler une senteur chaleureuse avec un accent légèrement boisé.

 

La plus sexy

Si vous me lisez, vous connaissez forcément Cowshed, cette marque britannique assez récente dont chaque ligne est incarnée par une vache dont les humeurs, comme les nôtres, varient. Grincheuse, crevée ou flemmarde… Cowshed révèle la vache qui sommeille en vous !

J’avais déjà testé le gel douche de la ligne Lazy Cow au jasmin, et là ce fut le tour du lait pour le corps Horny Cow, autrement dit « vache chaudasse » ! Sa senteur est… chaude, justement : absolu de rose, patchouli, jasmin, c’est du lourd ! Si j’avais trouvé les gels douche un peu quelconques, je suis en revanche beaucoup plus satisfaite de mon expérience avec le lait pour le corps. La senteur sensuelle et très féminine se marie très bien avec celle du gel douche REN que j’utilise juste avant en ce moment. La texture est pile comme il faut : elle permet de masser la peau, mais n’est ni grasse, ni collante. Niveau hydratation, la vache chaudasse assure plutôt bien ! Ceci dit, ce n’est pas le meilleur hydratant corporel que j’ai testé. De façon générale, je conseille cette marque surtout si vous y trouvez pile l’odeur que vous recherchiez.

La ligne Horny Cow comprend 6 produits (8 à 30£) : gel douche, lait corporel, huile pour le bain et le corps, savon et bougie.

 

Pour ma part, je suis fascinée par la variété d’interprétations qui existent autour de la reine des fleurs : fraîche, presque verte ; classique, ultra romantique ; tentante et sucrée comme un loukoum ; mystérieuse et provocante… les variations sont sans fin comme le montrent ces quelques exemples. J’aime aussi beaucoup les variations d’ordre alimentaire, genre macarons à la rose, champagne avec un fond de sirop de rose et compagnie ;-)

 

Et vous, quel rapport avez-vous avec la rose ? Trouvez-vous cet ingrédient super chic ou ultra ringard ?

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Au Royaume-Uni, encore plus qu’en France, les diverses récompenses que reçoivent des marques ou produits cosmétiques valent de l’or. Une de ces récompenses a un prestige particulier, celle attribuée par le CEW. Cette association regroupe des professionnelles des cosmétiques à travers l’ensemble du pays, dans des buts de réseautage professionnel mais aussi philanthropique (c’est d’ailleurs surtout ce dernier qui anime l’antenne existant en France).

Alors forcément, 600 professionnels de la beauté qui jugent des produits de beauté, ont forcément un œil impitoyable. Pas d’évènements presse pour vous brosser dans le sens du poil, pas de bullshit marketing pour vous faire croire monts et merveilles…

Et cette année, c’est à Liz Earle qu’a été décerné le prix de meilleure marque britannique, excusez du peu ! Les 2 dauphines sont des marques dont je vous ai parlé ici d’ailleurs : Cowshed et Balance Me. Mais c’est l’amie Liz qui l’a emporté et, j’avoue, je suis contente pour cette marque car j’adore son approche et ses produits comme vous le savez si vous avez lu mes billets sur le sujet. Le shampooing de la marque, récemment sorti et dont je suis fan aussi, a reçu le prix du meilleur shampooing du marché sélectif.

J’en profite pour vous parler de deux nouveautés :

– La première est le Brightening Treatment Mask que m’a envoyé la marque suite à mon billet sur son programme « nettoyage de printemps » où j’expliquais que leur masque purifiant n’était peut-être pas ce qu’il y avait de mieux pour mon type de peau. Eh bien là je pense avoir trouvé chaussure à mon pied : en à peine deux minutes de pose et un rinçage ultra-rapide (encore mieux avec la mousseline), la formule à base d’aloès et hamamélis redonne éclat, tonicité et douceur à ma peau, parfait avant une soirée pour un effet coup d’éclat ou pour redonner du peps après une nuit trop courte.

– La seconde est un kit en édition limitée pour fêter le Best British Brand Award dont Liz Earle vient d’être auréolé. Judicieusement nommé “Best British Brand Collection”, il contient une sélection des plus célèbres produits de la marque: le fameux nettoyant Cleanse & Polish (50ml) et sa mousseline, la lotion Instant Boost Skin Tonic (50ml), l’hydratant Skin Repair version peaux normales / mixtes (15ml), le Superskin Concentrate (2ml) et la crème corporelle Superskin Body Cream (50ml). Il sera en vente sur le site de la marque dès demain et jusqu’au 5 juin.

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i HEART lisa eldridge

Parfois, il y a des choses que l’on découvre et dont on se dit : « mais comment faisais-je avant ? »

Pour moi, le site de Lisa Eldridge est précisément cela.

 

Alors, oui, je sais, il y a une foultitude de gens qui me diront « Meuh oui c’est pas une découverte, elle est hyper connue ! »… bon ça va, shame on me, c’est inacceptable pour la French beauty-addict in London que je suis. Mais depuis quelques jours l’erreur est réparée et je voudrais en faire profiter celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore.

Lisa Eldridge est une maquilleuse britannique de 43 ans. Elle travaille depuis une vingtaine d’année pour toutes sortes de célébrités, magazines, publicités, émissions de télévision etc. Elle a aussi été sollicitée par Shiseido en 1998 pour créer une ligne de maquillage, et est depuis 2003 à l’origine de la renaissance de la gamme de maquillage N°7, la marque masstige de Boots. Pour plus d’infos, sa biographie en Français est disponible ici.

Mais ce qui m’intéresse le plus, ce sont les dizaines de vidéos créées par cette artiste. Elle aborde tous les sujets liés au maquillage : correction du teint, look pour aller au travail, sortir le soir ou aller à un mariage, pose de faux cilsreviews de produits… mais aussi histoire du maquillage, liste de ses produits de supermarché préférés et conseils aux wannabe make-up artists.

Lisa ne se contente pas d’être exhaustive, elle est aussi d’une clarté exemplaire : ses tutoriaux sont tellement bien faits que n’importe qui peut se sentir capable de reproduire les maquillages présentés; les produits utilisés sont montrés et les références indiquées en bas de l’écran; de plus sa diction impeccable associée à un accent compréhensible même par les nuls en Anglais… voilà de quoi rassurer même les plus réticentes à la langue de Shakespeare !

Pour ne rien gâcher, Lisa Eldridge est tout simplement sublime. Peau parfaite (j’aimerais beaucoup avoir la même quand j’aurai son âge !), chevelure impeccable, maquillage irréprochable associé à un vernis à ongles tantôt classique tantôt acidulé, fringues et accessoires toujours de bon goût… bref, il se pourrait que vos hommes regardent ses vidéos avec vous, mais pas forcément pour les mêmes raisons !

Pour terminer, je vous propose quelques liens vers mes vidéos préférées :

« A few high street / drugstore make-up favourites » ou les produits préférés de Lisa que l’on trouve chez Boots et Superdrug. Avertissement : risque très élevé de beauty shopping intensif lors de votre prochaine virée londonienne…

« Acne covering make-up » est une video assez spectaculaire où Lisa montre comment transformer une peau plutôt catastrophique (n’ayons pas peur des mots) en un teint à l’apparence saine et unifiée, avec une approche intéressante qui m’a inspirée pour couvrir mes petites imperfections au quotidien

– « My favourite skincare products » (part one & two) : en tant qu’obsédée des produits de soin, j’ai dévoré ces vidéos et, malgré mes stocks effrayants, elle m’a donné plusieurs envies d’achats…

« Beauty – Victorian era to 1930s » me rappelle avec bonheur les merveilleux cours d’Histoire de la Parfumerie et de l’Hygiène dispensés par Elisabeth de Feydeau lors de mon année à l’ISIPCA… Au programme : anecdotes et produits de beauté et d’hygiène en Angleterre de l’ère Victorienne aux années 30… pas-sion-nant !

Assez parlé, je vous laisse regarder tout ça… mais attention, quand on commence, on ne peut plus s’arrêter et on en veut toujours plus !

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On n’a pas fini d’entendre parler de Pippa, de l’un comme de l’autre côté de la Manche. Pas seulement pour sa jolie robe et sa superbe silhouette, mais aussi pour son bronzage doré-cramé. La semaine dernière, je vous avais parlé de ma crainte quant à la ruée encore plus massive des jeunes Britanniques dans les trop nombreuses cabines UV du pays. Sans danger pour la peau, mais guère plus élégant, l’auto-bronzage à outrance risque lui aussi de connaître un boom sans pareil suite à l’avènement de cette nouvelle it-girl

Au vu des 166 références sur le site e-commerce de Boots, on peut dire que le segment des produits auto-bronzants ne connaît pas la crise : il a généré 100 millions de livres de chiffre d’affaires au Royaume-Uni en 2010, excusez du peu ! Des autobronzants classiques aux laits corporels à autobronzage progressif, en passant par les lingettes ou les gants jetables et bien sûr les douches autobronzantes en instituts de beauté, les consommatrices britanniques ont accès aux mêmes formats que nous, utilisés avec plus ou moins d’adresse (plus on a la peau blanche, plus les traces oranges sont légion, too bad!). C’est en revanche côté marques qu’on trouve des choses intéressantes outre-Manche. Outre les habituels Garnier Ambre Solaire, L’Oréal Paris Sublime Bronze etc, ici on a aussi des marques locales très développées comme St. Tropez et MakeBelieve.

La première, St. Tropez (à prononcer ‘Santropeille’), est basée à Nottingham et a fait pas mal de bruit récemment suite à son rachat par le géant des gels douche PZ Cussons pour la bagatelle de 62 millions de livres ! Avec ses packagings épurés, son nom so French (donc forcément tendance et classe d’un point de vue anglais) et son positionnement prix milieu de gamme (de £12 à £24), elle est un des leaders du secteur. Pas étonnant au vu du marketing sophistiqué cette marque.

Pour commencer, la gamme est très étendue et couvre tous les besoins cosmétiques que l’on peut imaginer autour du soleil : car à côté des autobronzants qui ont fait la renommée de St. Tropez, on retrouve également des produits à autobronzage progressif, des formules teintées qui se rincent à l’eau, mais aussi une ligne à base d’ingrédients naturels, du maquillage solaire, des accessoires et plus encore. Bref, le concept a été usé jusqu’à la corde, mais cela est tellement bien fait qu’en regardant l’ensemble de la ligne j’ai plus tendance à trouver que « ce sont de vrais spécialistes » plutôt que « ils ne savaient plus quoi inventer ». Bien joué côté gamme, donc!


De plus, la marque fait de grands efforts pour aller à l’encontre d’un des plus grands freins à l’achat d’autobronzant, en prodiguant moults conseils. La section « Get the look » de leur site Internet officiel par exemple, est une particulièrement bien conçue avec ses conseils produits pour toutes les occasions : dernière minute, bronzage longue durée, look pour une soirée… Le menu « Expert advice » offre quant à lui des vidéos pour parfaire votre technique d’application, un outil de consultation en ligne et des conseils détaillés.

Enfin, St. Tropez joue aussi la carte « mode », capitale pour réussir sur un marché où tout produit estampillé catwalk (= défilé) attire les consommatrices de façon systématique. Vidéos backstage de défilés de mode et autres évènements mondains abondent sur le site de la marque.

Pour couronner, le tout, St. Tropez est propriétaire de boutiques en propre, et est en train de faire son nid aux Etats-Unis et en Australie. Pour résumer, je ne me fais pas trop de souci pour eux…

Autre marque d’autobronzants locale, MakeBelieve, a, malgré une fourchette de prix similaire à celle de St. Tropez, un positionnement radicalement opposé avec un univers de marque vraiment particulier. Fondée en 2005, 100% British et toujours indépendante à ce jour, MakeBelieve est un peu l’Urban Decay de l’autobronzant. Police gothique (un peu paradoxal… mais bon !), packagings colorés, franc-parler, MakeBelieve se revendique efficace, experte et ludique à la fois.

Sa gamme phare ‘Self Tan Skincare’ contient 12 produits, tous destinés à vous donner une peau dorée, les traces orange et les mauvaises odeurs en moins, promis! Bien vus l’autobronzant de nuit et l’exfoliant corporel pour préparer la peau à l’application.

L’ensemble de cette ligne est très populaire au Royaume-Uni, non seulement auprès des journalistes beauté, mais également de la télévision. C’est notamment grâce à ce media que MakeBelieve a pris du galon, avec l’émission « How to look good naked » présentée par le cultissime Gok Wan, qui l’a encensée et a contribué au buzz. Le référencement de la marque sur le site préféré des fashionistas ASOS a dû aider aussi. Les avis sur le web sont plutôt positifs alors, même si je ne suis pas spécialement utilisatrice d’autobronzants, je crois que je ne vais pas tarder à enfin utiliser le joli flacon qui m’a été offert dans un goody bag ASOS justement… Promis, je vous tiendrai au courant des résultats.

Et vous, avez-vous recours à l’autobronzant ? Allez, avouez, de façon anonyme si vous voulez ! ;-) Si oui, lors de votre prochaine virée shopping à Londres, pensez-vous vous laisser tenter par le côté pro et épuré de St. Tropez, ou par l’univers exubérant de MakeBelieve ?

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I must confess… J’ai beau avoir acheté des billets d’avion afin de fuir le pays dès l’annonce du jour férié, j’ai quand même regardé, de France, une partie de la cérémonie de mariage de Will et Kate. Et je pense que, tout comme moi, vous vous êtes dit en voyant la sœur de Kate, Philippa ‘Pippa’ Middleton : wow, qu’est-ce qu’elle est belle !

Les médias anglais n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Selon eux, Pippa aurait carrément volé la vedette à sa sœur, ni plus ni moins ! Il est vrai qu’avec sa silhouette longiligne, sa robe sublime de la même marque et de la même couleur que celle de la mariée, le côté sexy de la coupe en plus, Pippa en a fait tiquer plus d’un. Ajoutez à cela une belle chevelure et un sourire Colgate, and a star was born ! Attendez… il y a un truc qui cloche… On dirait que, telle un toast du p’tit déj’, Pippa a passé trop de temps dans le grille-pain… Ou alors, le père de Pippa serait-il d’origine jamaïcaine ? Il est légitime de se poser la question quand on voit la photo ci-dessous, non ?

Lors de cette cérémonie, Pippa a vendu du rêve à miss Michu l’Anglaise moyenne en lui montrant tout ce qu’elle n’a pas forcément : corps ultra-mince sur jambes fines (pintes, sandwiches et frites au quotidien, donc objectif non atteignable), dents parfaites (soins dentaires trop chers et non remboursés par l’état, donc objectif encore moins atteignable), peau cramée. Ah, ça, elle peut le faire, armée non pas de soleil (je vous rappelle que l’Anglaise, par définition, vit en Angleterre, donc objectif vraiment pas atteignable), mais de séances d’UV, d’autobronzant, de fonds de teint trop foncés et de poudre de soleil.

Et quand on sait que pour 50% des Britanniques qui partent en vacances à l’étranger, rentrer bronzé est la raison n°1 de partir (étude réalisée en 2000, citée par le site de Tanning Club), on devine le marché juteux qu’il y a à satisfaire tous ceux qui n’ont pas les moyens ou le temps de s’offrir des vacances à Ibiza ou en Crète. Les premiers à se frotter les mains sont surtout, et malheureusement, les propriétaires de cabines UV…

Le 8 avril, ils se sont retrouvés sous le feu des projecteurs quand cette nouvelle est tombée comme un couperet : tout établissement d’UV acceptant des jeunes de moins de 18 ans se verra infliger une amende pouvant aller jusqu’à £ 20 000 (22 000 €). La nécessité de légiférer sur l’industrie des cabines UV est de taille : il existe plus de 7 000 établissements de ce type au Royaume-Uni, et, toujours selon la même étude citée par Tanning Club, plus de 170 000 mineurs s’y rendent régulièrement, à hauteur d’une à deux fois par semaine ! Comme à peu près tout au Royaume-Uni, une bonne partie de ces établissements fonctionne sous forme de chaînes (généralement des franchises), la plus populaire étant Tanning Shop. Fondée en 1990 à Dublin, elle a basé son succès sur l’innovation : elle a par exemple introduit la cabine de bronzage verticale en Europe.

En parallèle aux grandes chaînes, de petites boutiques poussent partout comme des champignons, avec comme argument principal le prix. Car pour attirer les moins nantis, de plus en plus d’établissements affichent un prix à la minute et non à la séance : ainsi, chacun peut s’offrir, à hauteur de ses moyens, quelques minutes d’UV. Je ne vais pas vous infliger mon laïus au sujet des cabines UV – pour moi ce sont des machines à cancer, point à la ligne.

 Heureusement, une célébrité très appréciée outre-Manche essaie de faire passer le message, et a été un des soutiens forts à la loi relative aux mineurs : il s’agit de Nicola Roberts, du groupe Girls Aloud (je vous avais parlé d’elle ici). Elle a récemment tourné un documentaire avec BBC3 sur la culture du bronzage intensif au Royaume-Uni. Pour cette émission, elle s’est rendue dans des hôpitaux où l’on traite le cancer de la peau ; a rencontré des fous furieux comme ce jeune qui s’injecte des substances à la mélanine, s’enduit d’auto-bronzant trois fois par semaine et se rend une à deux fois par jour dans des cabines UV ; a évoqué son combat contre la dictature du bronzage aux côtés de députés. Bravo Nicola, une fille de girl band qui a quelque chose dans le cibouleau et se bat pour ses idées !

Alors qui les jeunes femmes Britanniques, toujours avides de copier le look des célébrités, vont-elles écouter ? Nicola la starlette au teint de poupée, ou Pippa la golddigger à la peau cramée ? Comme vous vous en doutez, moi, j’ai déjà fait mon choix, et me félicite du passage de la loi pile 3 semaines avant l’apparition de la sœur de Kate sur les écrans…

La semaine prochaine je vous parlerai d’alternatives bien plus inoffensives – mais pas toujours plus jolie ! – choisies par certaines Anglaises : les autobronzants et le maquillage trop foncé.

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