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Archive for avril 2012

J’avais toujours entendu dire que les new-yorkaises mettaient un point d’honneur à être tout le temps au top niveau beauté: brushing soigné, peau dorée (pas envie de savoir par quel moyen), manucure parfaite.

Et quand je me suis rendue dans cette ville pour la deuxième fois, en 2008, j’ai compris comment elles faisaient, du moins pour les ongles : à tous les coins de rue, dans différents quartiers, il y avait des petits salons de manucures, souvent tenus par du personnel d’origine asiatique, proposant des tarifs démentiels – 10$ la manucure simple, soit environ 8€ !

Rentrée à Paris, je regarde autour de moi : les instituts de quartier, tout comme ceux des chaines de parfumeries, proposaient des tarifs tournant autour des 25€, soit le triple des prix vus à New York. Paradoxal quand on sait qu’en moyenne, le coût de la vie (loyers notamment) est considerablement plus élevé dans la grosse pomme que dans la capitale francaise. Même une fois la crise bien installée, je ne vois toujours pas de petits salons bon marché apparaître en France. Mais pendant ce temps, aux Etats-Unis, le chiffre d’affaire de cette industrie augmente à une vitesse folle: de 5,4 milliards de dollars en 2007, il bondit à 6,3 en 2008 et les projections pour 2012 tournent autour de 7,3 milliards de dollars (source: Nails Magazine US)!

Quelle n’est pas ma surprise en constatant, à mon installation à Londres, l’existence d’un salon de ce type en bas de chez moi à Fulham (sud-ouest) ! L’enseigne affiche fièrement le nom USA Nails avec une image de drapeau américain; à l’intérieur, une demi-douzaine d’employés, tous d’origine asiatique, s’affairent – j’ai presque l’impression d’être à New York! Je suis en recherche d’emploi à l’époque, et cela concorde avec un des étés les plus chauds qu’ait connu le Royaume-Uni avec des pics à… 25 degrés, haha (sans doute le pays a-t-il voulu fêter l’arrivee d’une Marseillaise sur son territoire… !) – un temps idéal pour afficher ses ongles de mains et de pieds ornés de couleurs vitaminées. Alors après avoir epuisé les offres d’emploi pertinentes de la journée, je me balade dans mon nouveau quartier : en passant devant USA Nails, je constate que le salon ne desemplit pas, et les clientes qui en sortent ont l’air contentes de leurs ongles peints de couleurs estivales.

Alors je decide de franchir la porte, d’abord pour me renseigner sur les tarifs. Un panneau les affiche très clairement et en gros : « Basic manucure : £10 ». Je crois halluciner alors je demande quand même : oui oui, c’est bien £10. Alors je décide de prendre rendez-vous, bien que j’aie également la possibilite de venir sans.

Je reviens donc le lendemain. On me demande d’aller choisir ma couleur de vernis puis d’attendre sur un des sièges à l’entrée. Je suis surprise par la sélection offerte : dans un salon pas cher comme ca, je m’attendais à des marques de seconde zone. Or c’est à une collection de O.P.I, Essie et autres China Glaze que j’ai à faire ! Je jette mon devolu sur un rouge vif signé O.P.I – je n’avais jamais testé cette marque mythique, alors c’était l’occasion.

A £10 la manucure basique, il ne faut pas s’attendre à un decor de spa de luxe. Le lieu est propre, simplissime, assez dense entre les tables à manucures, les sièges massants à pedicures, les employés et les clientes. Les employés parlent un Anglais basique quoique largement compréhensible. Et c’est d’ailleurs suffisant : à part decrire la forme de l’ongle avant le limage, et dire ‘ouch’ (eh oui, même ça il faut le dire en Anglais – « aïe » se comprendrait « I » et entraînerait un « You what? ») si l’employée s’acharne un peu trop sur les cuticules, la conversation restera assez limitée. L’employée qui m’appelle à sa ‘table’ est d’ailleurs très pro : originaire d’Asie du Sud-Est (je crois reconnaitre une langue de type Thai / Cambodgien) comme le reste de ses collègues, elle est souriante (elle me complimente poliment sur la couleur que j’ai choisie), rapide et efficace.

Une fois installée, s’ensuit une manucure classique. D’abord, trempage des mains dans des ‘bols’ en plastique remplis d’eau tiède. Puis travail des cuticules : d’abord la manucure repousse ce qui peut être repoussé à l’aide d’un outil en acier, puis, à l’aide d’un coupe-cuticules préalablement désinfecté, coupe ceux qui dépassent – mais je suppose qu’on peut demander à la manucure de simplement les repousser et de ne rien couper.

Vient ensuite le limage – attention, si vous ne précisez pas la forme que vous souhaitez, vous risquez de finir avec des ongles carrés par defaut… ce qui m’est arrivé lors de cette premiere visite. Manque de bol, je porte toujours les ongles arrondis. La manucure polit ensuite mes ongles.

Apres ces deux étapes ‘abrasives’ et donc pas toujours des plus agréables, la manucure applique un lait hydratant O.P.I sur mes mains et mes avant-bras, et m’offre un petit massage rapide mais agréable. On m’envoie ensuite me laver et sécher les mains pour passer aux choses serieuses : la couleur !

Je suis impressionnée par la rapidité d’application du base coat, des deux couches de vernis et enfin du top coat. Quand un produit est appliqée sur une main, la manucure m’invite à la présenter devant un ventilateur miniature fixé à un angle de sa table pendant qu’elle s’affaire sur mon autre main.

Je remarque trois choses qui vont m’aider à ameliorer mes manucures maison. Primo, elle n’applique jamais de vernis jusqu’aux bords des ongles : cela limite les débordements, et améliore la tenue du vernis (car il ne risque pas de se ‘décoller’ en partant de la peau). Deuxio, elle applique des couches très fines : ainsi, elle economise les produits, mais obtient également un fini impeccable et un séchage accéléré. Tertio, une fois arrivée au bout de l’ongle, elle ‘scelle’ le produit à l’aide de petits mouvements horizontaux, ce qui rend le fini plus soigné et les accros au bout des ongles moins frequents (je crois que ça s’appelle « capping » en Anglais – s’il y a des nailistas qui veulent bien confirmer…).

Un petit coup de spray ‘séchage rapide’ et on m’envoie m’asseoir a un petit comptoir ou sont alignées des machines soufflantes. Il y en a aussi sur le sol pour les pédicures. Je passe le temps en découvrant sur l’écran de télévision LCD, effarée, que tous les Britanniques n’écoutent pas que du rock ou de la bonne pop (bah oui j’avais le droit de rêver avant de déménager outre-Manche, non ?), ou en  feuilletant d’un geste maladroit les magazines ‘people’ sur la table – c’était mon premier contact avec le côté ‘trash’ de la ‘culture’ britannique, j’en suis encore émue.

Je suis depuis revenue souvent chez USA Nails, pour des manucures ainsi que des pédicures ; j’y ai même emmené ma meilleure amie malgré ses réticences à l’usage des limes à ongles (oui oui, vous avez bien lu !). J’ai depuis déménagé dans un autre quartier, à Angel, où j’ai découvert avec bonheur une rue piétonne accueillant un marché quotidien et… une floppée de salons de ce genre ! J’ai jeté mon dévolu sur le bien nommé ‘Modern Touch’, où j’ai testé la manucure Shellac de C’N’D pour la premiere fois, pour la modique somme de £25 – et ce salon offre en prime une carte fidélité donnant droit a 30% de réduction sur la 6ème prestation. J’ai fait deux manucures Shellac avant des départs en vacances (10 jours puis 15 jours) et ai été super contente, tout comme de mes manucures et pédicures. J’ai également fait des ‘file & paint’ (limage et couleur) pour seulement £5, parfait avant d’aller à un rendez-vous, pour celles qui ont un budget ou un timing serré. Je leur ai du coup envoyé deux collègues de travail et deux copines, elles aussi sont ravies.

Alors bien sûr, vous me demanderez : mais comment font ces salons pour payer leurs employés ? Vu comme ces salons fleurissent un peu partout dans le pays (selon le Financial Times, le nombre de salons de manucure a augmenté de 16,8% au Royaume Uni depuis 2008) et ne désemplissent pas, je ne me ferais pas trop de souci pour eux. Et je pense que les ‘file & paint’ ainsi que les manucures/pédicures basiques constituent des services ‘d’appel’ (= destinés à attirer le client par le prix) comme on dit en marketing, et que le salon se fait des marges plus confortables sur des services plus complexes, comme les ongles en gel et le nail art, de plus en plus populaires au Royaume-Uni, ainsi que sur la revente de produits et accessoires…

Je ne connais pas de site qui répertorie les salons de ce genre, et la plupart de ces établissements n’ont pas de site Internet (et attention : ils n’acceptent généralement que le paiement en espèces). Je vous conseille tout simplement de regarder autour de vous, dès lors que vous n’êtes pas dans un quartier ou une rue ultra chic et touristique du genre Bond street ou Oxford circus. Mais dès que vous sortez un peu de ces endroits, vous croiserez de nombreux salons : par exemple, je travaille actuellement à Notting Hill, mais pas dans le coin ultra-touristique de ce célèbre quartier, et une collègue de travail m’a informée qu’il y en avait un dans le centre commercial Whiteleys, tout près du bureau – elle m’a assurée être ravie de la qualité et y retourne régulièrement à sa pause dejeuner, parfois juste pour un ‘file & paint’.

Je vous donne toutefois cette adresse, ainsi que les deux que j’ai testées – si vous (je pense notamment a mes lectrices expat’) en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les indiquer en commentaires afin que je les ajoute a la liste !

  • USA Nails : 2, Armadale road – SW6 1JP (Metro Fulham Broadway ou West Kensington)
  • Modern Touch : 22, White Conduit street – N1 9HA (Metro Angel)
  • Centre commercial Whiteleys : Queensway – W2 4YN (Metro Royal Oak ou Bayswater)

Et vous, allez-vous parfois dans ce genre de salons? Aimeriez-vous en trouver en bas de chez vous? Tenez-nous au courant ici si vous testez des petits salons londoniens lors de votre prochain séjour outre-Manche!

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Nail Rock

Dimanche 22 avril – Après 40 mn de trajet, puis 1h15 de queue sous le soleil, la pluie, le vent puis encore la pluie, puis 40 mn de trajet encore, me voilà rentrée pour vous faire part de mes impressions sur un produit qui fait beaucoup parler de lui : le patch pour les ongles.

En France on a surtout ceux de Sephora. Outre-Manche, ce marché explose avec des marques étrangères ou britanniques comme Nailease ou encore Nail Rock. On trouve des vernis en patches un peu partout ici : chez Boots et Superdrug, en grands magasins, sur Internet et même dans certains magasins de vêtements comme TopShop.

C’est justement chez TopShop que j’ai craqué pour mes tous premiers patches. J’ai opté pour ce motif électrique et rock de la marque britannique Nail Rock.

Il y avait pas mal de choix au petit TopShop du centre commercial One New Change où je les ai achetés, je dirais 5 ou 6 motifs – mais ce n’est rien comparé à la pléthore de variétés que propose cette marque basée à Londres. Il y en a pour tous les goûts : monochrome métallique, pois, rayures, motif panthère ou encore drapeau britannique, parfait pour le Queen’s Jubilee…

Hier (enfin, avant-hier, puisque je publie ce billet lundi) je me suis enfin décidée à tester ce nouveau joujou. Ca se présente assez simplement. Dans l’emballage en carton rectangulaire et plat, vous avez une planche de 16 stickers. Pourquoi 16 me direz-vous ? Tout simplement pour vous faire une manucure complète et avoir quelques stickers en rab en cas de plantage. De plus, il y a différentes tailles, et cela permet à à peu près n’importe qui de trouver les patches qui conviennent à la taille et la forme de ses ongles, en théorie.

Avant de passer à l’application des patches, il y a trois étapes à suivre impérativement (dans l’ordre de votre choix). Premièrement, repousser les cuticules. Deuxièmement, polir la surface des ongles. Ces deux actions ont pour but de rendre l’ensemble de la surface de l’ongle parfaitement lisse. Troisièmement, il faut passer un coton imbibé de dissolvant AVEC acétone (attention, il ne faut pas utiliser de savon pour les mains entre cette étape et la pose des patches). Cette dernière étape a pour objectif de retirer toute trace ‘grasse’ de la surface de l’ongle. Ces trois étapes réunies ont un objectif commun : optimiser l’adhésion du patch sur l’ongle.

Il est maintenant temps de passer à l’application des patches. Le mode d’emploi précise qu’il faut éviter de toucher le cote adhésif du patch avec les doigts – cela ne semble pas évident de prime abord, mais est en fait assez facile : les patches sont vraiment longs, et, à moins d’avoir des griffes de Cruella, on peut tout à fait tenir le patch par le haut, ce qui facilite l’application.

Il y a ensuite une chose importante à garder à l’esprit lors du choix du patch pour chaque doigt : il faut mieux sélectionner un patch un peu trop petit plutôt qu’un peu trop grand. Car s’il est facile de ‘couper’ le patch en haut afin de l’ajuster à la longueur de l’ongle (j’en parlerai plus bas), il est en revanche très délicat d’ajuster la largeur.

Il faut ensuite poser le patch en commençant par le bas de l’ongle (cote cuticule donc). Une des clés d’un beau résultat et d’une meilleure tenue, est d’exercer une pression forte sur le patch, afin de renforcer son adhérence à l’ongle. J’ai également utilisé un bâtonnet de buis pour appuyer sur les côtés.

Enfin, il faut passer une lime douce à la perpendiculaire de l’ongle, afin de ‘couper’ ce qui dépasse de patch. Attention, si vous inclinez la lime, vous allez limer plus ou moins de patch (selon l’angle) que nécessaire ! Je pensais que ça serait l’étape la plus délicate, mais après l’avoir fait sur 2 ou 3 ongles, on prend facilement le coup. La vidéo ci-dessous est très bien faite :

Mais malheureusement, je me suis vite rendue à l’évidence : le résultat allait être tout sauf parfait.

D’abord, j’avais mal sélectionné les patches pour certains de mes ongles : j’avais en effet commis l’erreur de choisir des patches pile de la bonne largeur ou un chouilla trop larges. Du coup, après avoir tenté d’ajuster un peu la largeur à l’aide d’un coupe-ongle, j’ai abandonné afin de ne pas trop endommager le patch. Mais le résultat, c’est que le patch dépassait sur le côté de l’ongle – en plus d’être peu esthétique, cela veut dire que, le patch étant conçu pour adhérer à l’ongle et non à la peau, n’importe quoi (eau, produits cosmétiques – l’huile démaquillante en particulier n’a pas beaucoup plu à mes patches !) peut pénétrer sous le patch et en diminuer la tenue.

Ensuite, la surface de mes ongles est arrondie, et non plate comme les patches. De plus, ces derniers sont fabriqués dans une matière assez épaisse, qu’on ne peut pas plier à sa guise. Par conséquent, au niveau de la largeur, ils ont formé des petites ‘rides’, et au niveau de la longueur, ils n’étaient pas 100% collés au bout de l’ongle car ils n’en avaient pas bien pris la forme. En plus de la mauvaise tenue, cela a également l’inconvénient d’être peu esthétique…

Alors, bien sûr, de loin, ça en jette. Si vous ne zoomez pas sur la photo ci-dessus, vous risquez de trouver ca plutôt sympa. Mais si vous regardez de près, vous constaterez qu’on voit les conséquences des problèmes que j’ai décrits : mauvaise taille pour certains patches, petites pliures… Sur la photo ci-dessous vous pouvez également voir ce que j’entends par un manque d’adhésion au bout de l’ongle.

Mais la gêne n’est pas qu’esthétique : au niveau des ongles ou l’application n’a pas été une franche réussite, je sentais que j’avais quelque chose sur les ongles. Je précise que je ne porte jamais rien sur mes ongles a part du vernis – peut-être que les adeptes des faux ongles ne seraient pas importunées. Mais je dois avouer que le port de ces patches était insupportable : quand je lavais et essuyais mes mains, quand je m’habillais ou me déshabillais, quand je glissais la main dans une poche…

Et au bout de quelques heures, les patches les moins bien appliqués ont commencé à se décoller : pas très joli, ni confortable.

Cerise sur le gâteau : quand j’ai regardé le motif que j’ai choisi d’un peu plus près, j’ai remarqué que l’impression des petites vagues de couleur sur le fond noir n’est pas parfaitement nette, comme une impression pixellisée de mauvaise qualité.

Bref, un jour et demi après l’application, j’ai empoigné ma pince à épiler et j’ai tout retiré. La plupart des patches ont été faciles à enlever, mais ceux avec lesquels j’avais eu un peu plus de chance ont été un poil plus récalcitrants. Mais quel soulagement ! A note qu’après le retrait, mes ongles étaient comme desséchés – par conséquent, je conseille vivement de laisser les ongles ‘respirer’ pendant 24h après le retrait, et de profiter de ce laps de temps pour bien les hydrater à l’aide d’une crème ou d’une huile.

Pour résumer :

+++ Je conseille Nail Rock aux ‘nailistas’ ou à toutes celles qui ont envie de tester un look fun le temps d’une soirée. L’absence de temps de séchage, ainsi que la profusion de motifs tous plus sympas que les autres est clairement un atout si vous voulez arborer un look unique – je peux vous dire que dans le métro et surtout dans la file d’attente pour voter (forcement : que des Français), mes ongles ne sont pas passés inaperçus !

– – – En revanche, je déconseille fortement de porter ces patches plus de deux jours, a moins  d’être une pro de l’application des patches.

Je pense tester les patches de Nailease ou Sally Hansen par curiosité car j’aime bien le concept – mais j’espère que l’application sera plus facile et la tenue meilleure !

Nail Rock est disponible dans les grands magasins Debenhams, ainsi que dans les plus grands Boots, Top Shop, Miss Selfridges et River Island. A noter que le site officiel de la marque livre en Europe pour £5. La marque Nail Rock commercialise également des patches pour les lèvres ( ! ) ainsi que des ‘tatouages’ façon fards a paupières ou eye-liner.

Sur ce je vous souhaite une bonne soirée, et m’en vais de ce pas réfléchir au motif de nail art que j’arborerai au second tour ! A bientôt J

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Powder Power

Comme vous le savez si vous avez lu mon billet de la semaine dernière sur le Tangle Teezer, j’ai passé le long week-end de Pâques dans une contrée majestueuse mais non moins reculée, le Lake District. Si nous avons passé deux nuits dans un charmant bed & breakfast situé dans un joli village touristique, nous avons voulu un peu de changement pour la dernière : nous nous sommes ainsi retrouvés dans une ferme-auberge. Nous avons donc avec bonheur (sauf pour mon nez) pu rendre visite aux poules, vaches et brebis, dont l’une avait accouché 30 minutes avant notre arrivée – comme vous pouvez le deviner, je suis restée trois plombes à admirer le petit agneau fraîchement né, avec un sourire béat sur le visage.

Mais c’était aussi l’occasion d’observer la façon de se mettre en beauté dans la vraie campagne anglaise, celle des locaux. Dans cette région très touristique, beaucoup de gens sont des amoureux de la nature (ou de business touristique !) venus de villes alentours. Mais là, dans ce petit village vraiment paumé, la population était plutôt du coin, born and bred comme on dit. Ici, pas d’autobronzant, pas d’ongles colorés et brillants, pas d’extensions capillaires. Mais plutôt des brushings années 80, des multifranges (c’est moi qui viens d’inventer cette appellation, mais regardez l’image ci-dessous, vous comprendrez de quoi je parle), d’affreux fards à paupières bleu et verts… lovely ! Dans la salle de bains de notre ferme-auberge, l’expérience se prolonge – dans la douche, un shampooing et un après-shampooing à la camomille pour cheveux blonds (la touriste 100% méditerranéenne que je suis a apprécié), et, sur l’étagère au-dessus du lavabo… suspense… du talc, oui, vous avez bien lu : du TALC !

J’ai trouvé ça assez incongru, mais cette vision m’a ramené il y a quelques années, quand, étudiante, je faisais des animations parfums au grand magasin Old England à Paris : je me suis souvenue que plusieurs des marques anglaises présentes avaient des talcs parfumés dans certaines de leurs lignes de parfums, qui rencontraient un certain succès auprès des consommatrices les plus âgées.

En me renseignant sur le sujet, je me suis aperçue que le talc est encore un produit populaire au Royaume-Uni à l’heure actuelle. Mais savez-vous pourquoi, en France y-compris, le talc était un produit très courant dans le passé ?

J’ai appris, en cours d’Histoire de la Parfumerie, de la Cosmétique et de l’Hygiène, un tas de choses absolument passionnantes et qui me servent, souvent, et m’ont surprise, parfois. Savez-vous par exemple qu’une des raisons pour lesquelles nos ancêtres ne prenaient quasiment jamais de bain, est parce qu’on ne voyait pas l’eau comme un moyen sûr pour se nettoyer ? En effet, l’eau est restée très longtemps un vecteur de bactéries, de maladies. Du coup, on privilégiait une toilette « sèche », et on utilisait des produits comme l’eau de Cologne ou… le talc ! Car ce produit a, de part sa composition, la capacité d’absorber les particules de saleté grasse. C’est le principe du shampooing sec, déjà utilisé sur les perruques par nos ancêtres afin de les « nettoyer » sans les abîmer ! Le talc a aussi longtemps été utilisé pour ses propriétés matifiante et satinante, adoucissante.

En France, une affaire retentissante et dont on m’a parlé environ 100 fois à l’ISIPCA, que ce soit en cours d’Histoire, ou de Réglementation Cosmétique, a définitivement signé l’arrêt de mort du talc dans notre routine hygiène-beauté : l’affaire du talc Morhange. Vous pouvez lire les détails ici, mais, pour résumer, un ingrédient surdosé dans ce talc a atteint 200 nourrissons, qui sont, pour certains, morts, pour d’autres, sont tombés dans le coma ou ont subi des séquelles neurologiques. Suite à cette affaire, la réglementation sur la mise sur le marché des produits cosmétiques a été considérablement durcie. Mais, à n’en pas douter, cette affaire triste et rocambolesque, qui a duré 7 ans, a traumatisé toute une génération qui, consciemment ou pas, s’est sans doute mise à purement et simplement réduire voire stopper tout net sa consommation de talc.

Cette affaire ayant probablement eu beaucoup moins de retentissement au Royaume-Uni, les Britanniques ont continué et continuent encore à consommer du talc. Ils l’utilisent après le bain ou la douche pour avoir la peau douce et parfumée, sur les aisselles, les pieds ou les paumes des mains pour limiter la transpiration, comme nous l’explique sur un ton fun ce petit article sur le site de Lush. Par conséquent, si ce produit se trouve difficilement en France, vous allez voir que l’offre en la matière est pléthorique outre-Manche.

Désuète et vintage façon présent pour Tante Yvonne (sous l’appellation « talc » ou « talcum powder », ou sexy et glamour tendance boudoir (sous le nom de « dusting powder » ou « body powder »), voici ma sélection, voici des idées de cadeaux on ne peut plus British à ramener lors de votre prochaine virée shopping à Londres, à offrir ou à s’offrir :

Délicate et désuete… so British!

Quoi de plus anglais que la rose ? Reine des fleurs, et emblème de l’Angleterre, c’est LA senteur par excellence à ramener à votre tata ou mamie préférée. Je trouve la senteur de la gamme Rosewater de Crabtree & Evelyn plutôt réussie : une vraie rose, mais travaillée tout en légèreté. Pour ne rien gâcher, la boîte mignonne équipée d’une houpette en fait un joli objet à disposer sur sa coiffeuse. Rosewater Dusting Powder de Crabtree & Evelyn£18 dans les boutiques Crabtree & Evelyn au Royaume-Uni, 34€ (gné ?!) dans l’unique boutique Crabtree & Evelyn en France (vente par correspondance possible)

Histoire de continuer avec les fleurs aux senteurs joliment désuètes, et puisqu’on est (déjà !) bientôt en mai, je vous propose de passer au muguet. Quand j’entends le nom en Anglais de cette fleur, « lily of the valley », littéralement « lilas de la vallée », je m’imagine dans la verte campagne anglaise du Surrey, la région qu’habite Harry Potter pendant les vacances d’été. La marque très tradi Yardley London a mis cette odeur en boîte dans son talc parfumé, avec en prime un prix riquiqui qui pourra satisfaire les bourses plus modestes. Lily of the Valley Talc Powder de Yardley London£6.99 chez Boots et dans les pharmacies indépendantes au Royaume-Uni; disponible aux Galeries Lafayette en France

Pour les indécis, il y a des coffrets mimis comme tout chez Marks & Spencer, dont celui-ci qui contient 4 petites boîtes de talc, reprenant 4 senteurs florales classiques et ultra-féminines : Rose, Lavande, Iris et Magnolia. Le tout super bien présenté, et à prix doux. Floral Collection Mix Gift Set de Marks & Spencer£5 chez… Marks & Spencer bien sûr (apparemment il n’est pas disponible en France)

Enfin, parce qu’il y a aussi des hommes qui utilisent du talc, je recommande la mythique senteur Blenheim Bouquet de Penhaligon’s. Une construction de type Cologne, fraîche et élégante. Expliquez à Pépé René que c’était le parfum porté par Winston Churchill… succès assuré ! La boîte argentée fait simple et sérieux, tout ce qu’il aime. Blenheim Bouquet Talcum Powder de Penhaligon’s£16 dans les boutiques Penhaligon’s et la plupart des grands magasins au Royaume-Uni, 25€ chez la e-boutique française La Mûre Favorite.

 

Glamour et girly… so sexy!

Si j’avoue être un peu déçue par la presentation vraiment trop basique de ce produit signé Lush, en revanche je suis fan du nom, sympa et on ne peut mieux choisi, comme souvent chez Lush : « silky underwear » ou « dessous de soie », voilà qui annonce la couleur ! Parfumée au jasmin, la fleur sexy par excellence, c’est un talc revisité à la sauce glamour que nous propose Lush. La marque nous explique que ce talc laisse la peau tellement satinée qu’une fois appliquée, on n’aura qu’une envie : se glisser sous les draps, sans rien d’autre que cette délicate poudre parfumée. Silky Underwear Dusting Powder (Sans Dessous Dessous en VF) de Lush£4 dans les boutiques Lush au Royaume-Uni, 7€95 en France

Parce que le talc est décidément un produit typiquement anglais, voici revenu Marks & Spencer, mais version boudoir plutôt que mamie fleurie. Leur gamme Royal Jelly & Pure Honey est déclinée en toutes sortes de produits d’hygiène, et l’on retrouve souvent, chez des particuliers ou ailleurs, le savon liquide pour les mains de cette gamme. Elle a une senteur de miel sucrée et rassurante, mais pas écœurante du tout. Il existe également un talc parfumé dans cette ligne, mignon comme tout dans sa boîte rétro avec sa houpette à nœud. Royal Jelly & Pure Honey Dusting Powder de Marks & Spencer – £7.50 chez vous savez qui

Il n’y a pas qu’en Angleterre qu’on aime avoir la peau douce et satinée. En Ecosse aussi, sous l’imperméable et la veste en polaire ou en pilou, selon les goûts, il y a des marques qui proposent des produits parfumés et sexy. J’adore les packagings de Scottish Fine Soaps, et cette poudre parfumée et pailletée ne fait pas exception à la règle. Elle fait partie de la gamme Bohème, dont la marque nous explique qu’il s’agit d’une senteur florale et musquée avec une touche ambrée. Bohème Dusting Powder de Scottish Fine Soaps – £9.95 en ligne, et en boutiques et pharmacies indépendantes

On retrouve également le musc, note sensuelle par excellence, dans la très célèbre ligne White Musk de The Body Shop. White Musk, c’est une fragrance reconnaissable entre toutes : une odeur à la fois sexy et propre, un effluve à la fois de linge et de peau. Ultra populaire, la gamme est vraiment large et comprend notamment cette poudre sensuelle pour le corps. White Musk Sensual Body Powder de The Body Shop – £6 dans les boutiques The Body Shop au Royaume-Uni, 10€ en France (il date de quand leur taux de change?)

Et vous, avez-vous déjà utilisé du talc ? Qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous ce produit délicatement affriolant ou terriblement ennuyeux ?

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Au Royaume-Uni, le vendredi Saint et le lundi de Pâques sont des jours fériés, et, conformément à notre tradition pascale, mon homme et moi sommes restés dans notre pays d’adoption pour mieux le connaître. Après le Pays de Galles la première année puis les Cornouailles la seconde, cette année fut celle du Lake District, une des régions les plus touristiques d’Angleterre. Parc national constellé de lacs (d’où son nom !), de montagnes, de jolies fermes-auberges et de moutons, c’est un des endroits les plus sauvages du pays … et le climat l’est tout autant : le vent et surtout la pluie nous ont tenu compagnie pendant la quasi-totalité du séjour… car comme nous disait ce matin un sauveteur arpentant en barque le magnifique lac d’Ennerdale par un temps particulièrement maussade, « Ici, c’est la région des lacs… Il faut bien les remplir ! » (ah l’humour anglais… !).

Mais, en bonne beauty-addict franco-londonienne, ce n’est pas parce que j’ai passé 4 jours dans une contrée reculée où les moutons sont plus nombreux que les habitants et le climat propice aux frisottis, que j’avais envie de leur ressembler ! Pour dompter ma crinière capricieuse, j’ai emporté le nouveau meilleur ami de mes cheveux, j’ai nommé le Tangle Teezer.

Ma première rencontre avec le Tangle Teezer date d’il y a quelques mois déjà. Ma coiffeuse s’est emparée d’un peigne à larges dents pour démêler ma chevelure  naturellement bouclée avant de passer à la coupe et au brushing. Mais elle a rapidement abandonnée devant le véritable sac de nœuds formé par mes cheveux après le long massage au bac. Cependant, elle ne s’est pas démontée pour autant : elle a sorti une drôle de brosse en plastique noir, qui ressemblait au genre de brosses en plastique de couleurs vives qu’on utilise parfois pour le pelage des animaux domestiques, ou pour les coiffures très courtes de ces messieurs. Elle se saisit donc de cette étrange brosse puis se mit à démêler mes cheveux, et je me suis rapidement rendue compte de l’aisance avec laquelle elle y arrivait ainsi que de l’absence de douleurs pour ma part ! Elle m’explique qu’il s’agit d’une brosse inventée par un Anglais qui s’appelle le Tangle Teezer et que c’est révolutionnaire; elle précise qu’elle utilise un modèle spécial salon mais qu’on peut trouver les versions grand public chez Boots pour une dizaine de Livres. Je garde le nom dans un coin de ma tête mais ne m’emballe pas pour autant : après tout, c’est le boulot d’un coiffeur que de coiffer facilement et rapidement, alors j’ai pensé que cela était notamment dû à ses compétences…

Deuxième rencontre il y a quelques mois, quand ma nouvelle responsable, dans mon précédent job, se rend dans le Leicestershire pour une réunion chez notre fournisseur de merchandising. Elle revient avec une drôle de brosse en plastique, mais plus compacte, et munie d’un couvercle. Elle brosse ses cheveux avec et me demande « Tu connais le Tangle Teezer ? C’est une brosse à cheveux que notre fournisseur fabrique, ça marche super bien ! ».Toujours dubitative face aux miracles beauté, je réplique : « Oui mais Chelsyee, toi tu as les cheveux tout lisses et tout doux, forcément ça marche sur toi ! » – « Essaie, tu verras ! » – petit temps d’hésitation de ma part, au bout duquel ma chef époussette soigneusement la brosse et me la tend « Vas-y ! ». Je regarde la brosse et remarque qu’elle n’a pas de vrais poils, en fait ceux-ci sont de la même matière plastique que le corps de la brosse, comme s’ils avaient été « moulés » (comme les brosses à mascaras en silicone). J’observe de plus près et comprends pourquoi Chelsyee ne voit aucun problème à me prêter sa brosse : il n’y a absolument aucun cheveu dessus, l’objet est nickel, comme s’il n’avait jamais été utilisé. Rassurée, je passe au test : quelques coups dans ma chevelure et j’ai comme la sensation de n’avoir rien fait, car je n’ai senti quasiment aucun accrochage. Perplexe, je passe les doigts dans mes cheveux : ils sont pourtant bien démêlés, et la brosse a accroché 3 ou 4 cheveux tout au plus ! Je les retire très facilement et demande à ma responsable : « Tu pourras m’en chiper une autre quand tu retourneras à Leicester ? ».

Un mois plus tard, j’ai changé de job et Chelsyee ne s’est pas fait offrir de deuxième Tangle Teezer entre temps. Je suis à deux doigts de craquer, mais avant, je me renseigne. Ma curiosité a notamment été attisée par ma coiffeuse qui m’avait parlé de l’histoire atypique de la marque, qui a un lien avec la célèbre émission télévisée « Dragon’s Den ».

Là, il me faut me fendre d’une petite parenthèse culturelle. Si en France, notre priorité est plutôt la sécurité de l’emploi, et si beaucoup rêvent des horaires de fonctionnaires des fonctionnaires, ici c’est carrément l’inverse : le but de beaucoup de Britanniques, c’est de créer leur propre entreprise, d’être leur propre boss, avec toutes les joyeusetés comptables et administratives et le travail 7 jours sur 7 que cela implique. Et parce que tous les thèmes qui sont chers aux Anglais ont leur émission de télé réalité dédiée, il en existe une sur ce sujet précis et ça s’appelle « Dragon’s Den » (L’Antre du Dragon). Chaque diffusion fait un carton en audimat, et est commentée le lendemain entre collègues autour de la bouilloire. Le principe : une ou plusieurs personnes, désirant soit créer leur entreprise soit augmenter leur capital, présentent leur produit/concept à des « dragons », autrement dit un jury d’entrepreneurs malins et fortunés, généralement imbus de leur propre personne et souvent cassants, afin de les inciter à investir dans leur projet.

En 2007, un coiffeur nommé Shaun Pulfrey arrive sur le plateau et présente son invention, sur laquelle il avait commencé à réfléchir quinze ans auparavant. Il explique aux « dragons » que les poils de la brosse sont conçus spécialement pour avoir pile la bonne flexibilité afin de démêler en tirant le moins possible sur le cheveu et, cerise sur le gâteau, lisser la fibre, lui apportant ainsi plus de brillance. Shaun propose le deal suivant : investissez 80 000 livres dans mon projet, et je vous donne 15% de mon entreprise. Malgré son enthousiasme, il est durement éconduit par les Dragons qui le remballent en affirmant que ce produit ne représente pas un vrai business. Le pire Dragon est Deborah Meaden, qui, peut-être vexée parce que Shaun a suggéré qu’elle se colorait les cheveux (pour la petite histoire, Shaun était coloriste depuis une trentaine d’année, mais la Dragonne a nié !), a qualifié son produit de brosse pour chevaux ! Je vous laisse visionner la vidéo ici:

Dragon’s Den – Tangle Teezer

Dommage car un peu plus tard, c’est Boots, le géant de la distribution britannique, qui propose à Shaun de référencer son produit dans 600 de ses magasins. Actuellement, le Tangle Teezer est la brosse à cheveux la plus vendue dans le pays : allez dans n’importe quel Boots, ou n’importe quel salon de coiffure, en chaîne ou indépendant, et vous pouvez être sûrs de retrouver ce produit. En 2009, Shaun a été interviewé par l’émission dans le cadre d’une séquence « que sont-ils devenus ». Le coiffeur a affirmé avoir vendu depuis 250 000 pièces, y compris au Canada et en Israël. Un des Dragons a même avoué qu’il regrettait ne pas avoir investi dans cette aventure… too bad !

Pour ma part, c’est la semaine dernière que j’ai enfin craqué pour le Tangle Teezer lors d’un passage chez Boots. Mes cheveux sont maintenant très longs, et, lorsque je les laisse boucler, non seulement je passe beaucoup de temps à les démêler avant de les laver, mais surtout je perds beaucoup de cheveux au cours du processus : c’est douloureux, j’en mets partout (sur le sol, dans le lavabo… mon chéri n’en peut plus lui non plus !), mais en plus, qui dit 50 cheveux arrachés, dit 50 petites repousses qui mettront une éternité à être assez longues pour que je puisse vraiment les coiffer. J’ai le même problème lorsque je veux me faire un brushing après le shampooing : mouillée, ma tignasse est encore plus difficile à démêler, et comme chacun sait, un cheveu humide est beaucoup plus vulnérable qu’un cheveu sec (si vous ne le saviez pas, eh bien… arrêtez le massacre !).

Bref, j’ai hésité quelques minutes entre les 3 modèles proposés. D’abord, il y a la version classique : j’aimais bien la grosse taille, sans doute la mieux adaptée à ma masse capillaire, mais moins l’absence de couvercle. Ensuite, il y a la version pour enfants, en forme de fleur rose fluo et jaune…  mouais, passons ! Enfin, il y a le modèle compact, celui que m’a fait essayer mon ex-responsable : un peu plus petit que la version classique, muni d’un couvercle pour protéger les poils, conçu dans une forme ergonomique et dans des couleurs que j’aime (rose et noir)… j’achète !

Dès la première utilisation, une fois rentrée chez moi, ce fut le coup de foudre : le démêlage est effectivement instantané, je perds beaucoup moins de cheveux que d’habitude, et, la fibre capillaire étant lissée, j’ai les cheveux tous doux. Du coup, ça peut paraître dingue, mais cela me fait désormais plaisir de me brosser les cheveux : c’est fait en quelques secondes, sans douleur, et me procure un sentiment de satisfaction lié au toucher délié de ma chevelure après le passage du Tangle Teezer. Par conséquent, et grâce au format compact de cette brosse, je la transporte partout avec moi ; je m’offre donc parfois le luxe, lorsque je passe rapidement aux toilettes avant de quitter le bureau, de me refaire une beauté en deux temps trois mouvements – du coup, je n’arbore plus un brushing défraîchi à la sortie du boulot… un petit pas pour l’humanité, une grande joie pour la beauty-addict !

Cela fait seulement une semaine que je possède cette brosse, mais je sais déjà, que, de façon on ne peut plus logique, moins de cheveux arrachés va signifier une diminution visible de ces fameuses petites repousses frisottantes qui empoisonnent ma vie capillaire !

Vous l’avez compris, je ne peux que vous conseiller très chaudement ce produit au rapport qualité-prix exceptionnel, surtout si vous avez du mal à démêler vos cheveux secs ou humides, ou si vous avez des enfants avec lesquels le démêlage pré-lavage peut se transformer en cauchemar. Chez Boots, la version classique est à £10.99 (existe en rose, orange, violet foncé à paillettes ; le modèle compact avec couvercle est proposé à £12.25 (rose et noir, jaune et noir, léopard et noir) ; la version pour enfants en forme de fleur, avec compartiment de rangement pour élastiques, barrettes etc est vendue £13.25. Si vous vivez ou êtes de passage en Angleterre en ce moment, sachez qu’il y a une offre « 3 pour 2 » sur les accessoires capillaires chez Boots, au cas où vous souhaitez vous faire plaisir et rendre deux copines heureuses ! Si vous souhaitez le commander de France ou d’ailleurs, jetez un œil aux sites Internet d’ASOS ou d’Amazon.

Aviez-vous entendu parler du Tangle Teezer avant de lire ce billet ? Si vous en possédez déjà un, quelles sont vos impressions ?

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Dans les mois qui vont venir, les Britanniques vont être ravis car l’attention du monde entier va être braquée sur Londres à l’occasion du jubilée de diamant de la Reine ainsi que des Jeux Olympiques d’été. Enfin, pour être plus précise, tout le monde se réjouit déjà du premier évènement, puisqu’il entraîne un jour férié (5 juin) dans l’ensemble du pays; en ce qui concerne les Jeux Olympiques, je crois qu’à part les Londoniens qui ont prévu de sous-louer leur appart’, le reste des habitants de la capitale britannique doit littéralement maudir l’évènement: bien avant l’annonce de la sélection, de grands travaux ont commencé notamment dans le métro,  ce qui a entraîné la fermeture totale ou partielle de certaines lignes… et bien sûr, cela va être le chaos le plus total dans les transports en commun pendant la durée des Jeux. J’avoue que pour ma part, j’angoisse déjà en pensant à ma correspondance bi-quotidienne à King’s Cross…

Mais dans l’univers des produits de consommation, on se frotte les mains: ce genre d’évènements non seulement attire du monde et de l’attention à Londres, mais est également un prétexte pour lancer toutes sortes de produits évoquant plus ou moins directement les évènements. Car ce qu’il faut savoir concernant les JO, c’est que l’utilisation des mots qui tournent autour de ce champs lexical (l’expression « Jeux Olympiques » et les logos officiels bien sûr, mais également l’adjectif « olympique » par exemple) est réglementée de façon très stricte. Ben oui, faudrait pas froisser Coca-Cola, Procter & Gamble et toutes ces multinationales qui paient des millions pour associer officiellement leur nom à l’un des évènement les plus médiatisés de la planète! Alors, en marge des sponsors officiels, différentes marques jouent de leur créativité pour profiter du buzz, y compris en beauté:

nails inc. met le Union Jack en flacon

La célèbre marque de vernis britannique nails inc. ne manque pas une occasion de célébrer son côté patriotique (attention, ici être patriote n’a rien à voir avec une quelconque appartenance à un parti nationaliste, ici c’est normal d’avoir des objets aux couleurs de son pays, d’arborer le drapeau, etc) – vous vous souvenez peut-être des vernis « Will » et « Kate » lancés à l’occasion du mariage royal l’an dernier. Eh bien on remet ça cette année, avec une nouvelle édition limitée tout bêtement nommée « Jubilee ». Le concept? Un cocktail de paillettes aux couleurs du drapeau britannique – bleu, rouge et… argent (blanc ça l’aurait fait moyen, non?) – le tout dans un flacon recouvert de strass façon diamant, rappelant le jubilée de… diamant, bravo, vous avez suivi! J’ai lu ça et là que le vernis serait conditionné dans une boîte cadeau aux couleurs du drapeau mais je n’ai pas réussi à dénicher une image de celle-ci. A shopper à partir du mois de mai dans les grands magasins et en ligne (£15).

Londres sur vos cils avec Paperself

Vous avez peut-être aperçu sur le net les faux-cils en papier de la marque londonienne Paperself. Papillons, fleurs ou jolis motifs abstraits, ces frises à poser sur vos cils ont l’air tout à fait importables mais créent malgré tout le buzz pour leur beauté et leur délicatesse. Et les deux nouvelles créations de Paperself, à shopper dans deux semaines sur leur site de vente en ligne (£12,50 la paire), font beaucoup parler d’elles sur la blogo beauté UK. La première représente une série des bâtiments les plus iconiques de la capitale britannique – de droite à gauche: the London Eye, Big Ben, the Gherkin, London Bridge et la statue d’Eros de Picadilly Circus. La seconde paire de faux-cils célèbre quant à elle le jubilée de la Reine, en reprenant le motif le plus anglais qui soit: la rose (bien entendu, vous savez tout sur le pourquoi du comment de ce symbole puisque vous avez lu mon billet sur le sujet, haven’t you?).

Coiffures olympiques chez Sassoon

Vous avez sûrement aperçu ce nom sur des lisseurs pour les cheveux ou, si vous avez plus de 20 ans, vous vous souvenez peut-être d’une gamme de shampooings « Wash’n’Go » signée Vidal Sassoon (attention: sensation de coup de vieux immédiate garantie si vous cliquez sur ce lien!). Sous ce nom aux consonnances pour le moins inhabituelles, se cache un des plus grands coiffeurs de l’histoire, ni plus ni moins! Car c’est lui qui non seulement a réinventé le carré dans les années 1960 (en le « géométrisant » et simplifiant afin de coller aux attentes de l’époque), mais a aussi introduit l’idée qu’une bonne coupe, est une coupe qui se remet en place toute seule après un shampooing – pas besoin de retourner à chaque fois chez le coiffeur. Une révolution, non? Si à peu près tous les coiffeurs en France ont entendu parler de la « méthode anglaise » inspirée de ses travaux, ce nom est tombé dans l’oubli côté grand public. En revanche, au Royaume-Uni, il y a encore des salons à son nom. Et cette année, la collection de coiffures & couleurs printemps-été répond au nom évocateur d' »Athletica ».

Côté couleurs, la marque s’est inspirée de celles des médailles – or, argent et bronze – pour créer des nuances haute définition, à la brillance comme métallisée, éclatante de santé. Côté coupes, c’est le cheveu court à mi-long max qui domine, avec des formes destinées à mettre en valeur les reliefs du visage, à porter lisses ou un peu texturisées pour un effet sporty. Personnellement j’adore les visuels de cette collection: je trouve qu’ils évoquent le sport tout en étant, d’une part, très fidèles à l’esprit géométrique et épuré de la marque, et d’autre part, joliment féminins.

Les opportunistes venus d’ailleurs

Bien que n’étant pas anglaises, d’autres marques ont bien l’intention de profiter de ce double buzz britannique, les p’tites malignes!…

Je pense notamment à l’américaine BeneFit, une des marques de maquillage les plus populaires et les plus présentes dans le pays, qui va sortir le 1er mai, en exclusivité chez John Lewis (la chaîne de grands magasins partenaire officiel des JO 2012), une édition limitée de sa base de teint/illuminateur That Gal, avec un packaging à l’effigie de la capitale britannique. Rien de bien révolutionnaire sur ce carton montrant Big Ben, le London Eye et London Bridge, mais je suis sûre que ça va se vendre comme des petits pains!

(Crédit photo: BritishBeautyBlogger)

 

Il n’y a pas que les Américains qui veulent une part du gâteau, il y a aussi nos amis les Suisses! La marque de vernis Mavala, qui connaît ici un regain de popularité grâce à sa réputation de qualité, ses formats et ses prix minis et ses très jolies nouvelles collections de couleurs, s’apprête à lancer deux coffrets aux couleurs des évènements. Le premier reprend les couleurs du drapeau britannique (encore!) et le second, aux couleurs royales, évoque le jubilée de diamant. Je n’ai pas encore d’infos sur la date de sortie ou le prix mais tâcherai de mettre à jour ce billet quand ça sera le cas.

(Crédit photo: BritishBeautyBlogger)

Allez-vous craquer sur un des produits aux couleurs so British? Et puis je me posais une question. Imaginez que la France gagnait de nouveau la Coupe du Monde de football, ou qu’on accueillait bientôt les JO ou que sais-je encore… Si les Britanniques n’hésitent pas à jouer les couleurs patriotes dès que l’occasion se présente, j’ai l’impression qu’en France il est presque tabou d’évoquer le drapeau… mais peindriez-vous vos ongles en bleu-blanc-rouge pour ce genre d’évènements?

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