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Archive for mai 2012

Comme vous le savez peut-être déjà si vous lisez L’Express Style, Women’s Wear Daily, BritishBeautyBlogger ou… ma page Facebook, Marks & Spencer se lance dans un nouveau concept beauté appelé Your Beauty.

Pour comprendre à quel point le concept est différent, du point de vue de Marks & Spencer, il faut rappeler qu’à de rares exceptions près comme le Nutella (essentiel!), les magasins Marks & Spencer ne vendent QUE des produits de la marque Marks & Spencer. Il faut avouer que quand on ne connaît pas le concept, on est surpris de voir ce nom sur tous les produits proposés dans ces boutiques.

Pour l’alimentaire et les vêtements, Marks & Spencer s’est taillé une réputation solide en termes de rapport qualité-prix, rendant ainsi justice à son slogan « Quality worth every penny ». Moi-même, je me fournis avec joie dans ces magasins, des légumes aux sandwiches du midi en passant par les sous-vêtements! Mais j’avoue que question beauté, M&S n’arrive pas à entrer dans mon « répertoire »: de façon générale, il faut bien admettre que les marques de distributeurs, au Royaume-Uni comme en France, ont du mal à envoyer du rêve côté cosmétos – je vous invite d’ailleurs à lire le très bon article de Teddy sur la énième tentative de Carrefour (semi-ratée à mon avis) de se repositionner sur ce segment.

Les produits Marks & Spencer en particulier, en-dehors des basiques d’hygiène, accessoires beauté qui ont une bonne réputation, et des vernis à ongles bon marché aux couleurs sympas qui commencent à un peu faire parler d’eux, ont l’air ennuyeux à mourir. Regardez-moi un peu ces noms de « marques » peu inspirés, ces packagings sortis tout droit des années 80…

Bref, je ne connais pas le chiffre d’affaires généré par ces produits, mais la nouvelle initiative de Marks & Spencer trahit certainement un manque d’enthousiasme de leurs consommatrices vis-à-vis de leurs produits existants. Car dans son nouveau rayon beauté nommé « Your Beauty », Marks & Spencer va se la jouer multimarques, en introduisant des dizaines de griffes. Des vraies marques j’entends, pas des noms génériques à la noix sous lesquels se cache le distributeur en question (hello Carrefour!). La liste est longue et vous pouvez la découvrir ici en intégralité, mais je note notamment l’arrivée d’Apivita, Nuxe, Comptoir Sud Pacifique, Dr Renaud, Filorga, Murad ou encore Roger & Gallet. Et là, ma première question est: c’est quoi le rapport entre tout ça? Car on a des marques peu chères et d’autres très haut de gamme, des marques « naturelles » avec des guillemets, des marques naturelles sans guillemets, des marques techniques, des marques plaisir… Je me demande encore plus le but recherché quand je vois qu’il y a des marques, comme le rappelle justement BritishBeautyBlogger, qui ont déjà tenté de percer au Royaume-Uni plusieurs fois et qui ont échoué (Skyn Iceland et Nuxe par exemple); il y en a d’autres que l’on trouve déjà partout dans le pays, comme Dr. Brandt; enfin, il y a quelques jolies surprises comme Roger & Gallet, très difficile à trouver outre-Manche, Comptoir Sud Pacifique, qui avait disparu du pays ou encore Apivita qui créé le buzz (haha!). Bon, comme disait l’autre, « on est toujours le con de quelqu’un d’autre », alors il doit sans doute y avoir une logique à tout ça, qui échappe à la modeste junior marketeuse que je suis.

Crédit photo: Mimi Froufrou 

Les marques propres à Marks & Spencer sont aussi revues, avec notamment des parfums créés par Lyn Harris, le célèbre nez qui se cache derrière l’excellente marque de niche haut de gamme Miller Harris. Mais là je me pose encore 2 questions: primo, est-ce que ça lui évoque quelque chose, le nom Lyn Harris, à la shoppeuse moyenne de Marks & Spencer?; et deuxio, comment vont réagir les clients de Miller Harris lorsqu’ils vont découvrir que Lyn prête ses talents à une marque de distributeur (en tant que fan de la marque, moi je vous le dis tout net, je ne suis pas contente DU TOUT). Là encore, je suis perplexe mais il doit y avoir une logique qui m’échappe encore.

Crédit photo: A Model Recommends

En revanche, un progrès intéressant est réalisé en matière de compréhension des comportements d’achat, qui, malgré les faiblesses que je viens d’énoncer, peut faire LA différence: les conseillères ont été formées pour ne pas pousser à la vente (aaaah!) et être impartiales (ooooh!). C’est un pas de géant, dans un pays dominé par les drugstores d’une part – où il n’y a pas vraiment de conseillères – et les grands magasins d’autre part – où chaque marque a sa conseillère qui vous sautera dessus 20 secondes après votre arrivée sur son comptoir, et ne vous conseillera évidemment QUE les produits de SA marque puisqu’elle est payée et commissionnée par celle-ci. Je suis certaine que les équipes de Sephora vont surveiller de près cet aspect-là afin d’évaluer le potentiel succès d’un éventuel retour au Royaume-Uni.

Pour l’instant, il n’y a qu’un seul « Your Beauty » sur pied, au Marks & Spencer de High Street Kensington, puis le concept va être appliqué à la plupart des grands M&S. Dès que j’en visite un, je vous tiens au courant de mes impressions sur Facebook/Twitter – si ça vaut tant le coup que ça je vous ferai peut-être un reportage photo, mais rien n’est moins sûr.

Crédit photo: Retail Week 

Que pensez-vous de cette initiative? Lectrices expats, avez-vous visité le rayon de High Street Ken’ (si vous comptez le faire, bon courage pour choisir entre le traditionnel Ben’s Cookies et le sublimissime glacier Dri Dri qui vient d’ouvrir dans la station!)?

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A l’occasion du Jubilée de la Reine et des Jeux Olympiques 2012, tous les regards sont braqués sur le Royaume-Uni. J’avais évoqué dans ce billet différents produits de beauté aux couleurs de ces évènements, et continue de vous faire part de mes nouvelles découvertes en la matière sur mon compte Twitter.

Dans les magazines britanniques, les pages beauté « patriotiques » fleurissent en mettant à l’honneur éditions limitées, marques made in UK, produits à base d’ingrédients très anglais comme la rose. Cela semble atteindre la France également puisque je me suis récemment entretenue avec une journaliste française à ce sujet – vous pouvez retrouver l’article dans lequel je suis citée ici.

Croeso i Gymru!

Mais pour changer un peu de toutes ces marques estampillées London, j’avais envie d’aller un peu voir ailleurs. Car à l’attention des nuls en géo, le Royaume-Uni, ce n’est pas juste l’Angleterre (capitale : Londres ; emblème : la rose). Trois autres nations composent ce royaume, qui est uni justement parce qu’il comporte plusieurs éléments : il faut compter avec le Pays de Galles (capitale : Cardiff ; emblème : le poireau), l’Ecosse (capitale : Edinburg ; symbole : le chardon) et l’Irlande du Nord (capitale : Belfast ; emblème : le trèfle). Si ces 4 entités sont unies politiquement et partagent une histoire commune, de nombreux conflits les ont opposées par le passé, et aujourd’hui encore, chacune revendique une culture bien à elle.

Et c’est du Pays de Galles (le titre de ce paragraphe signifie « Bienvenue au Pays de Galles »!) que je voudrais vous parler aujourd’hui. Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire et la géographie de cette nation puisque ce n’est pas du tout l’objet de ce blog. Mais juste quelques détails intéressants… « Depuis 1301, il est traditionnel pour le roi d’Angleterre de créer son fils aîné Prince de Galles » nous explique Wikipedia – d’où l’appellation « Charles, Prince de Galles » pour le fameux monsieur dégingandé à grandes oreilles.

Côté paysages, la plus grande partie du territoire est montagneuse, le plus célèbre sommet est le mont Snowdon, situé dans le parc naturel du Snowdonia – j’adore ce noms aux consonnances fantastiques ! J’ai eu la chance de me rendre au Pays de Galles il y a 2 ans et ai passé de très belles vacances : jolies montagnes arrondies, parcs nationaux très bien préservés (celui de Brecon Beacons, dans le centre du pays, est particulièrement joli), habitants hyper accueillants, culture locale très vivace, et agneau succulent (il y a plus de ces bébêtes que d’habitants).

En tant que férue de langues étrangères, il me faut vous préciser quelques petites choses intéressantes au sujet de la langue galloise : cette langue celte proche du breton, est couramment pratiquée par les Gallois. Les panneaux de signalisation sont dans les 2 langues, on apprend le Gallois à l’école, etc. Elle comporte des sons assez étranges à nos oreilles de Français, comme le « ll » qui se prononce un peu comme un « cl » avec un défaut de langue. Ce qui m’a beaucoup amusée, c’est que Pays de Galles se dise « Cymru » [koumrou] en gallois, ce qui signifie « compatriote », mais « Wales » en anglais, ce qui vient d’un mot signifiant… « étranger » ! Dernier détail linguistique amusant : c’est au nord du Pays de Galles qu’on trouve le village au nom le plus long d’Europe : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch, c’est-à-dire « l’église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d’un tourbillon rapide et l’église de saint Tysilio près de la grotte rouge » – jumelée, paraît-il, avec le village picard de Y (nom le plus court d’Europe – les Maires de ces 2 communes sont de sacrés petits comiques !). Vous ne me croyez pas ? Voici une photo prise à la gare de ce village !

Focus sur Lulu & Boo

Bref, parenthèse culture terminée, passons aux produits de beauté ! J’ai eu la chance de tester ceux de la marque Lulu & Boo, basée à Cardiff et fondée par Claire Edmunds. Maquilleuse de métier, Claire tombe malade et décide à cette occasion de changer son mode de vie en se tournant vers le naturel et le bio : les multiples produits qu’elle appliquait sur sa peau l’avait rendue sensible, alors elle a eu l’idée de créer les siens et de les commercialiser sous le nom tout mignon « Lulu & Boo ». J’ai demandé à Claire de m’expliquer pourquoi ce nom : elle m’a répondu que son deuxième prénom étant Louise, sa famille la surnommait souvent Lulu (à prononcer Loulou) ; quant à Boo, c’est ainsi qu’elle appelait son fils lorsqu’il était bébé. Car Claire créé des produits non seulement pour les adultes, mais aussi pour la peau délicate des bébés et des enfants.

Au sujet de la provenance de ses produits, Claire précise : « Tous sont fabriqués à la main, au Pays de Galles ». Elle a mis un point d’honneur à ce que l’ensemble de la gamme Lulu & Boo soit certifié par la Soil Association. Il s’agit de l’organisme de certification bio de référence au Royaume-Uni, une sorte d’équivalent à l’Ecocert français ou au BDIH allemand. Il exige que les produits contiennent un maximum d’ingrédients biologiques, un minimum d’ingrédients synthétiques et des ingrédients les moins transformés possible. Pour les produits se disant « bio », la Soil Association demande qu’ils contiennent au moins 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Claire a aussi fait valider ses produits par la Vegan Society (organisme végétalien britannique), qui assure qu’aucun ingrédient ne soit d’origine animale. Bref, de quoi contenter les férues de produits naturels ET bios !

Pour ma part, j’ai choisi 2 produits pour mon test. Le premier a été cité dans pas mal de magazines britanniques et sa description sur le site de la marque m’a alléchée : il s’agit du Vanilla Sugar Organic Body Scrub (£27), autrement dit d’un gommage corps bio au sucre vanillé. Il est présenté dans un pot en verre de 200 ml. Dès l’ouverture, j’ai eu envie de le déguster à la petite cuillère : la consistance et la couleur du produit rappellent la cassonade, et l’odeur de vanille et de sucre aromatisé… pardon, parfumé à l’orange, me feraient presque penser à un gâteau à la vanille légèrement parfumé au Grand Marnier. Bref, on n’a pas à faire à une odeur de vanille cheap, mais plutôt de vanille luxueuse et gourmande, auquel un soupçon d’huile essentielle de cardamome vient ajouter une subtile note chaleureuse et épicée. Ces ingrédients sont associés à de l’huile de coco, de tournesol, de jojoba et d’amande douce. On retrouve également de la glycérine, de la vitamine E naturelle et des extraits de grenade et de mauve.

J’appréhendais l’application en raison de la composition sucres dans huiles. Je craignais que ça soit trop épais donc impossible à répartir, ou au contraire trop huileux au point de couler et finir dans le siphon de ma baignoire. Mais non, ce délicieux gommage s’applique facilement, si vous procédez par petites quantités, quitte à en reprendre. Je conseille de l’appliquer sur peau humide et chaude, histoire qu’il se répartisse plus facilement. Rinçage à l’eau chaude également, afin de faire fondre le sucre et d’éliminer l’excédent de produit.

Le descriptif du produit, ainsi que les louanges chantées par le jury du livre « Anti-Ageing Beauty Bible » qui a décerné un prix à ce produit, nous préviennent : pas besoin d’appliquer d’hydratant après la douche. Encore une fois, j’avais des appréhensions à ce sujet : dans le passé, j’ai possédé un gommage corporel The Body Shop dans ce style – effectivement, pas besoin d’hydrater après, mais il m’avait rendu la peau collante et poisseuse ! Avec le gommage de Lulu & Boo, rien de tout cela : effectivement, un film hydratant recouvre ma peau, mais je ne ressens pas le besoin de me relaver après – suite à mon rinçage à l’eau chaude, j’ai simplement tamponné ma peau à l’aide d’une serviette et, après quelques minutes, j’avais simplement l’impression d’avoir appliqué un lait comme d’habitude.

Du coup, ce produit réussit pour moi à combiner trois choses essentielles dans ma routine beauté : efficacité, rapidité et plaisir d’utilisation. Il se classe facilement dans le top 10 de mes gommages corporels préférés ! Seul bémol : son prix un peu élevé et sa durée de vie pas énorme – à s’offrir une fois de temps en temps, ou à offrir à une amie amatrice de produits naturels.

Un autre produit de la gamme m’a intriguée : il s’agit du Chamomile Organic Cleansing Balm ou baume nettoyant bio à la camomille. Depuis ma découverte du Cleanse & Polish de Liz Earle, j’aime tester des techniques alternatives pour nettoyer / démaquiller ma peau – je me suis par exemple récemment mise au double nettoyage à la Japonaise. Là, c’est la texture baume qui m’a interpellée. Le petit pot (50 ml) renferme effectivement une texture de couleur jaune, à la consistance baume un peu huileuse et à la senteur très naturelle – n’étant pas une dingue d’odeur plantesques, j’ai moins aimé que le gommage, forcément !

Côté ingrédients, la liste est assez longue ! On retrouve des huiles de coco, jojoba, olive, ricin et macadamia en tête. Suivent notamment de la cire d’abeille, de l’huile de chanvre, de la vitamine E,  et des extraits de millepertuis, de camomille et de calendula.

Je prélève une noisette de ce mélange, que je chauffe entre mes doigts, puis applique sur mon visage, y compris les yeux sur lesquels j’insiste particulièrement afin de dissoudre le mascara. La texture baume rend l’application très agréable car elle permet le massage : cela me permet non seulement de bien décoller le maquillage et autres impuretés, mais également de booster la circulation, et, tout simplement, de me détendre. Pour retirer le produit, la marque suggère 3 solutions : disque de coton, gant ou mousseline, tous humidifiés. Pour ma part, je suis adepte de la mousseline, que je trempe dans de l’eau bien chaude. Ainsi, non seulement je dissous facilement le produit et les impuretés qu’il a accrochées, mais j’offre aussi à ma peau une petite exfoliation quotidienne destinée à retirer les cellules mortes. Je termine par un splash d’eau tiède / fraîche selon l’envie du moment, puis passe à la lotion tonique et au reste de ma routine.

Au final, ma peau est très bien démaquillée – l’eyeliner longue tenue nécessite une rapide retouche au coton-tige. Elle est également hyper douce, pas du tout agressée ou décapée : je constate que ce produit a une véritable action soin car les zones sensibilisées de mon visage (je pense notamment au pourtour du nez en période de rhume) sont apaisées. Si vous aimez le côté « crissant de propreté » en revanche, passez votre chemin : ce produit s’adresse plutôt aux amatrices de textures réconfortantes, qui laissent la peau souple et hydratée.

A noter que ce produit peut également s’appliquer en masque (en couche fine, laisser pauser 20 minutes puis masser l’excédent) ou en baume hydratant local pour les zones très sèches.

En ce qui me concerne, j’ai une peau mixte à tendance sèche. Récemment le temps a été plus automnal que printanier à Londres, du coup, ce produit est tombé à point nommé. Je dirais que vu sa texture riche et sa petite contenance, il est à réserver soit aux peaux particulièrement sèches en utilisation quotidienne, soit aux peaux normales à mixtes de temps en temps – par exemple après une balade en plein air pendant laquelle votre peau a été exposée aux éléments, ou après une exposition au soleil pour réconforter après l’agression des UV.

Les produits Lulu & Boo sont vendus dans des boutiques indépendantes au Royaume-Uni, et le site officiel de la marque livre en Europe continentale.

D’autres marques galloises

Comme son nom ne l’indique vraiment pas, la marque Montagne Jeunesse est originaire… du Pays de Galles, eh oui ! Plus précisément de Swansea (j’adore ce nom), une de ses villes principales. Née dans les années 1980, elle est spécialisée dans les produits en monodoses : masques pour le visage et pour les cheveux, soins des pieds… elle a conquis de nombreux pays grâce à ses packagings super kitsch renfermant des formules plutôt efficaces, à des prix tout doux (autour de £1 ici, dans les 1€50 sur le Continent). Au Royaume-Uni, vous pouvez les trouver chez Boots, Superdrug, Primark (au niveau des caisses – merci Cyann pour l’info) et dans la plupart des grandes surfaces ; en France, vous les trouverez principalement chez la chaîne de bijouteries fantaisie Claire’s (si vous connaissez d’autres revendeurs en France / Belgique / Suisse, merci de me les indiquer en commentaires !) – la marque a aussi une e-boutique sur Amazon, qui livre en Europe. Pour ma part, cela fait longtemps que je n’ai plus utilisé cette marque, mais j’ai un bon souvenir des masques visage hydratants et d’un gommage pour les pieds surpuissant qui malheureusement n’existe plus. Dans la gamme actuelle, le masque « Soufflé aux Fraises » a l’air sacrément alléchant !…

Dans un tout autre genre… avez-vous remarqué à quel point les marques-baumes sont à la mode depuis quelques années ? Je pense à la franco- viêtnamienne Bi-Mat-Cây (qui avait abreuvé la blogo beauté de produits mais ne fait plus beaucoup parler d’elle), aux produits américains Badger Balm (je suis fan du petit blaireau sur les packagings !) etc… Eh bien le Pays de Galles, c’est l’autre pays des baumes de beauté ! N’ayez pas peur du nom à coucher dehors : Gwdihŵ ça se prononce simplement [goudi-hou] et ça signifie « hibou », animal-totem de la marque. Gwdihŵ, basée à Conwy dans le nord du Pays de Galles, et créée il y a une vingtaine d’années, propose des baumes à base de plantes locales ainsi que d’huiles végétales et cire d’abeille. Pour les mains abîmées, les lèvres sèches ou les irritations des bébés, la marque propose un baume spécifique, toujours à petit prix (environ £4). Personnellement je suis très tentée par le baume à lèvres à l’ananas Smoochy Lips Pineapple et, en bonne NPA (nail polish addict, enfin !) que je suis, par le Nail Wizard destiné à nourrir les cuticules et fortifier les ongles (et je craque pour le hibou affublé d’un chapeau et d’une baguette magique de sorcier, accessoirement). Ces produits sont disponibles sur Amazon UK, qui livre en France.

Voilà, j’espère que mon petit tour beauté du Pays de Galles vous a donné envie d’en savoir plus sur cette région et de tester ses produits ! A bientôt :-)

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Laurence Christel

Il y a quelques semaines, une entrepreneuse nommée Laurence m’a contactée via ce blog. Française, basée à Londres et créatrice de parfum, elle souhaitait discuter avec moi et me faire découvrir sa marque de fragrances Laurence Christel. Toujours curieuse de découvrir de nouvelles marques, j’accepte l’invitation avec plaisir et me retrouve un jour à prendre le thé avec cette créatrice.

Tout de suite, elle entre dans le vif du sujet, et m’explique que sa grande passion dans la vie, c’est voyager, découvrir des cultures et, par la même occasion, des senteurs. Pendant de nombreuses années, cette native du sud-ouest de la France diplômée en droit, parcourt le monde auprès de son mari, qui, pour motifs professionnels, déménage régulièrement dans des contrées différentes. Australie, Nouvelle-Zélande, ouest du Canada, Polynésie… A chaque déménagement, Laurence s’amuse à explorer son nouveau territoire : elle visite son nouveau pays d’accueil, s’abreuve d’informations sur la culture et l’histoire de celui-ci, voyage dans les pays voisins. Constamment assoiffée de dépaysements, elle est aussi attentive aux odeurs autour d’elles : les plantes, les fleurs et les écorces bien sûr, mais également les marchés, les gens, la nourriture.

Suite à son installation à Londres, une idée germe dans son esprit : créer des parfums afin de matérialiser ses souvenirs de voyages en senteurs. Elle suit alors une formation en création de parfums à Paris et, une fois rentrée à Londres, créé enfin son entreprise et sa marque : Laurence Christel. Quand je lui ai demandé pourquoi l’Angleterre, sa réponse a été simple et sans appel : tellement plus de liberté et de facilité dans la création d’entreprise ! Dans une interview au site « Maman à Londres », elle précise : « Le Royaume-Uni est le pays rêvé pour monter une structure, efficace, rapide sans la lourdeur administrative. L’esprit est ici toujours positif, la critique constructive, et le civisme anglais et la tolérance de grands atouts.» C’est aussi en Angleterre que Laurence a choisi de faire fabriquer ses produits.

La marque en étant à ses tout débuts, Laurence s’est concentrée sur une ligne courte : 7 senteurs en tout, toujours créées à base de matières premières entièrement naturelles. Les 4 créations-clés sont proposées sous forme d’eau de parfum dans une boîte de grands échantillons façon taille voyage. L’un d’entre eux, dont je vais vous parler plus bas, existe en eau de parfum et en huile pour le bain, ce geste délicat et so British. Enfin, parce que Laurence est une grande amatrice de bougie, chacune de ses 7 fragrances est déclinée sous cette forme. Laurence me précise qu’elle a porté une attention toute particulière aux détails de ces bougies : elle a opté pour une cire à base de soja, dans laquelle trône une mèche en bois – le but étant, en plus d’une consumation très lente, de reproduire le bruit des craquements d’un feu de bois – et, en hommage à sa passion pour les îles exotiques, un couvercle en nacre noire orné d’une perle du sud Pacifique.

Laurence m’a fait essayer ses 4 fragrances-clés, que l’on retrouve dans la boîte de miniatures.

Je commence par celui qui m’a le moins emballée, The Blue Note. Il s’agit d’une senteur aquatique, légèrement verte, avec une base de fève tonka – joli mais pas mon style, je passe mon tour.

Vient ensuite Tetiaroa, du nom d’un atoll tahitien jadis résidence de la famille royale de Tahiti puis propriété de… Marlon Brando ! Comme vous pouvez l’imaginer avec un nom pareil, c’est l’exotisme qui donne le ton de cette création, avec une dominante de fleurs blanches entêtantes, solaires, enrobées dans une note de fond vanillée.

En seconde position j’ai classé Sirocco. Si j’avais lu la description avant de le sentir, je l’aurais mis en avant-dernière voire dernière position : a priori, les parfums fumés et épicés ne sont pas du tout mon truc. Mais j’ai été merveilleusement surprise en le découvrant : certes, on a un côté un peu masculin, un presque poussiéreux (on imagine très bien le vent chaud inspirant le nom du parfum) – mais Sirocco a également des notes délicates et légèrement sucrées (jasmin et vanille notamment) qui l’arrondissent sans affadir l’aspect épicé qui le distingue, et le rendent portable par une femme. En fait, il me fait penser à une version plus chaleureuse de Feuilles de Tabac de Miller Harris. Bref, une très belle surprise, à porter indifféremment par un homme ou une femme.

Avant que Laurence ne me fasse découvrir la dernière fragrance, nous parlons matières premières et je lui avoue mon addiction : la tubéreuse. C’est avec un grand sourire qu’elle me tend un flacon de The Pearl en m’expliquant que ma note préférée est justement au cœur de ce parfum… son best-seller ! On y retrouve effectivement la tubéreuse, cette petite fleur blanche à l’odeur à la fois très présente, sensuelle et si raffinée. Laurence n’a pas trop insisté sur le côté crémeux, parfois trop « crème solaire » de la tubéreuse. Je dirais plutôt qu’elle en a magnifié le côté végétal, tout en accentuant sa chaleur à l’aide du néroli et de la fleur de frangipanier. Laurence m’a gentiment offert un échantillon de cette eau de parfum, que j’ai portée pendant 4 jours. J’ai été ravie de l’intensité, certainement due à la concentration eau de parfum ainsi qu’à la qualité des matières premières. J’ai reçu des compliments à son sujet, dont celui d’une excellente amie à qui j’ai du coup trouvé le prochain cadeau d’anniversaire ! – ceci dit j’opterai pour l’huile de bain, car, Laurence Christel se classant dans la catégorie ultra luxe, les prix sont à la hauteur de ce positionnement.

Les produits Laurence Christel sont vendus essentiellement sur le site officiel de la marque. Un point de vente en France propose une sélection de ses produits : L’univers des créateurs (49, rue du Palais de Justice – 50200 Coutances). A Londres, Laurence propose des sessions hebdomadaires dans le sud-ouest de la ville pendant lesquelles elle vous fait découvrir ses parfums autour d’une coupe de champagne – à réserver en contactant Laurence directement.

 

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J’adore découvrir des marques de cosmétiques que je ne connaissais pas. Evidemment – et heureusement -, travaillant dans le secteur, ça ne m’arrive pas trop trop souvent.

Ceci dit, si j’avais déjà entendu une fois en passant le nom « Erno Laszlo », j’avais lu avec plaisir le très bon article de Teddy sur cette marque créée par un dermatologue hongrois (!) qui a conquis Hollywood, et dont je ne savais rien.

J’avais été très intriguée par l’histoire et les origines de cette marque, qui a compté parmi ses adeptes, Ava Gardner, Audrey Hepburn (elle aurait d’ailleurs déclaré « Je dois 50% de ma beauté à ma mère, et les 50% restants à Erno Laszlo »), Greta Garbo, Marylin Monroe ou encore Jackie Kennedy… excusez du peu! Je ne vais pas vous raconter en détail l’histoire de la marque car 1) mon blog n’est pas spécialisé dans les produits américano-hongrois et 2) Teddy l’a très bien fait.

Mais si vous vous intéressez aux produits Erno Laszlo, j’ai une bonne nouvelle. Jusqu’à récemment, la marque, récemment relancée par le Britannique Charles Denton, ex-Molton Brown et publicitaire, est réapparue aux Etats-Unis, son marché d’origine. Elle était également disponible sur quelques sites livrant en France comme Zelando (qui, entre temps, l’a déréférencée, dommage!), ou celui de la marque. Mais depuis quelques semaines, elle est également proposée chez Harrods depuis le mois dernier! Le clou de la gamme est une collection intitulée « The Hollywood Collection », proposée en édition limitée, rassemblant les produits adulés par les plus grandes stars hollywoodiennes, dans des formats voyage, au prix de £175. Parfait pour découvrir la marque si vous en avez les moyens.

Voilà encore une marque inédite en France à découvrir lors de votre prochaine virée shopping londonienne. Evidemment, ces produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses (de £49 à £245). Mais voilà un corner du rayon beauté de Harrods que je vous conseille de visiter, au moins par curiosité et pour le plaisir des yeux – d’autant que jusqu’à mi-juin, Harrods expose les pots et flacons Erno Laszlo d’époque ayant appartenu à Marilyn Monroe, y compris un pot de crème que le docteur hongrois avait concocté sur mesure pour la belle blonde suite à une opération médicale (voir photo ci-dessous)!

Tenez-nous au courant si vous vous rendez sur ce stand et/ou avez la chance d’essayer ces produits!

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