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Archive for the ‘Actualités’ Category

Pour la marque de maquillage chez laquelle je travaillais précédemment, la chaîne de drugstores Boots représentait environ 60% du chiffre d’affaires. Autant vous dire qu’on leur mangeait dans les mains. Un des impératifs était de couvrir notre acheteuse et son assistante de produits, et surtout de nouveautés bien sûr. Mais la responsable du compte Boots me mettait parfois en garde quand je lui proposais de montrer des échantillons d’une nouveauté à venir dans plusieurs mois: si le produit suscitait trop d’enthousiasme, il était tout à fait possible qu’une copie conforme (mais probablement moins cher) sous une des marques propores de Boots, se retrouve dans les rayons en même temps que notre produit. J’avais d’ailleurs pu vérifier cela lors de la sortie du vernis Chanel dans la teinte ‘Péridot’: presque en même temps, la marque pour ado de Boots, 17, proposait un vernis dans une teinte très similaire. Je devine bien que ce genre d’évènements fait « partie du jeu », mais cela m’avait toutefois choquée.

Mais là, on atteint le paroxysme avec un exemple récemment mis en avant par BritishBeautyBlogger (dont sont extraites les photos comparatives ci-dessous), et qui m’a particulièrement interpellée. Il s’agit de la marque FrontCover Cosmetics, lancée en 2008, et vendue jusqu’à récemment en exclusivité chez Boots pour le Royaume-Uni. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore, il s’agit d’une marque spécialisée dans les palettes de maquillage. Deux fois par an, en écho aux saisons de la mode printemps/été et automne/hiver, FrontCover sort une série de palettes proposant un assortiment de couleurs vous permettant de reproduire chez vous les maquillages vus sur les défilés, en vous aidant des tutoriaux illustrés imprimés sur les palettes.

Il y a trois mois, j’apprends que FrontCover ne sera désormais plus disponible chez Boots. La marque venait de signer un contrat de distribution avec Sephora (non présente au Royaume-Uni), ainsi que QVC (chaîne de téléshopping, très présente au Royaume-Uni). Selon une rumeur, la marque FrontCover était frustrée que ses palettes ne soient vendues qu’à certaines périodes de l’année – notamment à Noël – et, peut-être, qu’elle soient aussi souvent en promotion (du genre 3 pour 2). L’histoire ne nous dit pas si c’est Boots qui a mis FrontCover dehors, suite à quoi la marque de maquillage s’est activée pour trouver d’autres distributeurs; où si c’est FrontCover qui a claqué la porte de Boots une fois ses contrats avec Sephora et QVC signés.

Toujours est-il que 3 mois plus tard, Boots sort des palettes très similaires, sous sa marque pour ados ’17’, à des prix très proches. Pas simplement des produits « dans l’esprit de FrontCover ». Mais des produits complètement semblables. Dans le concept, d’abord, comme le montre l’exemple ci-dessous:

L’agencement du contenu fait également état de ressemblances frappantes, vous ne trouvez-pas?

Le coup de grâce, que j’ai trouvé risible tellement il est ridicule et montre à quel point on a à faire à une imitation évidente:

Dans le même style, mais peut-être un peu moins grave car sur un produit beaucoup moins cher et moins « unique », le cas Original Source, une marque britannique de gels douche de très bonne qualité, qui s’est distinguée grâce à des formulations riches en actifs (quand c’est marqué « à la menthe », il y a vraiment de la menthe dedans, pas juste du « fragrance/parfum »), et un packaging reconnaissable entre tous (forme et typographie). Superdrug s’est allègrement inspirée de tout ça pour lancer des gels douche aux senteurs et conditionnements proches, vendus dans le même rayon forcément, et vendus 10 pence moins cher.

Je sais que nous avons également des exemples de copies de ce genre, de la part des grandes surfaces, en France. Mais là je trouve que les copies, surtout dans le cas de Front Cover / 17, sont éhontées à un point qui frise l’indécence. Et je tenais à les souligner car je partage l’avis de BritishBeautyBlogger: si c’est pour se faire pomper ses idées par les grands, à quoi ça sert que les petits se décarcassent? Autrement dit, les jeunes marques de niche vont-elles continuer à se creuser la tête pour mettre au point des produits et concepts innovants, si c’est pour se faire piquer l’idée par les distributeurs, qui bénéficient d’une force de frappe bien plus grande?

Et vous, qu’en pensez-vous? Dure loi du business, ou marketing de requins? Avez-vous des exemples de copies qui vont ont franchement choqué?

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Vendredi 31 août, le Royaume-Uni se remémorait un évènement douloureux: la mort de la princesse Diana, il y a 15 ans déjà, en 1997. Je ne me souviens plus très bien des circonstances dans lesquelles j’avais appris la nouvelle, mais je me souviens en revanche parfaitement du sentiment d’incrédulité suivi de tristesse comme lors d’autres grands évènements qui m’ont particulièrement émue, tels la mort de François Miterrand ou les attentats du 11 septembre.

Princess Diana comme on l’appelle le plus souvent ici, a laissé un souvenir encore très vivace dans la mémoire des Britanniques. Et on ne plaisante pas avec. Car si les sujets de la Reine Elizabeth ont beaucoup d’humour, et rient d’absolument tout (de la Seconde Guerre mondiale à la pédophilie), on ne plaisante pas avec Diana. Un de mes humoristes préférés, très caustique (il s’appelle Frankie Boyle et Stéphane Guillon est un Bisounours à côté), a un jour glissé une blague sur le mémorial de Diana situé à Hyde Park – en VF ça donne quelque chose du genre: « C’est quand même assez ironique que le mémorial de Diana ait une forme de circuit automobile, vous ne trouvez pas? ». Le public avait, juste avant, ri aux éclats à une blague sur un sujet ultra-sensible (type camps de concentration). Mais quand il était question de Diana, il y a eu un mélange de silences gênés, de rires discrets et de « oooooooh » réprobateurs. Sacrés Anglais!

Si les ardeurs mercantiles sont beaucoup moins vivaces que celles autour du Jubilée de la Reine ou des Jeux Olympiques, de nombreux articles et émissions de télévision reviennent sur cet évènement qui a marqué chaque Britannique. Côté beauté, j’ai lu une interview intéressante de Mary Greenwell, dernière maquilleuse officielle de Diana, qui revient sur quelques-uns des secrets de beauté de la Princesse disparue.

Mais avant, juste deux mots sur Mary Greenwell. Je n’avais jamais entendu son nom auparavant, mais elle s’avère être une grande make-up artist. Britannique, elle décide de s’installer à Los Angeles après un road trip aux Etats-Unis, dans les années 1970. Elle se fait embaucher dans une boutique de maquillage réputée et une de ses premières clientes est une adolescente de 14 ans qu’on lui a demandé de mettre en beauté avant une séance photo – une certaine Brooke Shields. La carrière de Mary décolle rapidement suite à cet épisode, et au milieu des années 1980 elle rentre au Royaume-Uni où elle travaille pour Cindy Crawford ou Christy Turlington et est régulièrement appelée par Vogue pour les maquillages des couvertures. Lisa Eldridge a travaillé avec elle au tout début de sa propre carrière aux Fashion Weeks de Londres et Paris et la considère comme une de ses plus grandes inspirations – et ce que dit Lisa Eldridge est parole d’Evangile.

Mary Greenwell devient la make-up artist officielle de Diana peu avant sa mort. Jusqu’à cette rencontre, Diana arbore un affreux trait de crayon bleu vif à l’intérieur de l’oeil, dans la lignée des mascaras et autres fards de la même teinte, so eighties. L’en débarrasser est la première chose que fit Mary et c’est plutôt une bonne idée:

Mary se souvient que Diana faisait très attention à sa peau. Elle ne sacrifiait jamais au rituel nettoyant-lotion-hydratant, deux fois par jour. Elle n’allait jamais se coucher avant de s’être démaquillée, et prenait soin d’avoir une peau parfaitement nettoyée avant de passer par la case maquillage. Mary lui rappellait toujours de bien faire attention à appliquer le mascara dès la racine des cils – crucial lorsqu’on a des cils blonds.

Diana était parfaitement consciente que sa peau était son atout beauté numéro 1 – regardez cette magnifique photo d’elle, plus jeune, quel joli teint d’English Rose! Pour en préserver la fraîcheur et la pureté, Mary lui a recommandé de sensiblement diminuer sa consommation d’alcool (ça a son importance pour une Anglaise!) et de de mener une vie plus saine où sommeil équilibré et exercice physique avaient une place essentielle.

Avant la disparition du crayon bleu sur la muqueuse, Diana avait apparemment une routine maquillage très monotone. Mais la photo ci-dessous, signée Patrick Demarchelier, et première pour laquelle Mary Greenwell a exécuté le maquillage, a achevé de convaincre Diana qu’il était temps de bousculer un peu ses habitudes.

Mary a également aidé Diana à comprendre qu’il ne fallait pas sous-estimer le pouvoir du maquillage et de la coiffure. Ce changement d’attitude a certainement aidé Diana à adopter un look plus moderne et à lui donner une plus grande confiance dans son apparence physique.

Et vous, quels souvenirs gardez-vous de Princess Diana? Aimez-vous son look vestimentaire et son maquillage? Ou préférez-vous celui de Kate Middleton?

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Katy Perry et moi, c’est un peu l’amour vache.

A la base, sa pop commerciale n’est vraiment pas mon truc. Pourtant, je me suis surprise à fredonner « I Kissed A Girl » pendant des mois…

Ses looks trop bariolés m’exaspèrent. Pourtant, je me suis toujours dit que derrière l’associations de fringues importables, de perruques improbables et le maquillage parfois too much, Katy doit être une très belle femme…

Et tout à l’heure, j’ai découvert les photos de sa nouvelle campagne pour ghd. Souvenez-vous, je vous avais parlé de la marque de fers à lisser ultra-efficace, basée dans le Yorkshire, au tout début de ce blog. Trois ans après l’achat d’un lisseur onéreux de la marque, je ne démors pas: « good hair days », la signification de l’acronyme ghd, est une réalité grâce à cet appareil. Alors si en plus ils se mettent à sortir des publicités magnifiques comme celles ci-dessous, voilà encore une bonne raison d’en parler.

Katy Perry est l’égérie de ghd depuis un peu plus d’un an déjà. Dans des campagnes précédentes, elle avait incarné tour à tour Blanche-Neige ou une sirène aux cheveux mauves sous la direction de l’excentrique David LaChapelle. Mais pour cette nouvelle campagne, on change radicalement d’ambiance sous l’objectif de la vénérable Ellen Von Unwerth.

La magie du teint de porcelaine, des cheveux d’ébène et des yeux clairs de Katy est décuplée par une mise en beauté plus naturelle (oui, et beaucoup de Photoshop, soyons lucides!) tout en étant ultra-glamour.

L’élégance de ces photos est décuplée par le décor classieux d’une demeure de Los Angeles et par l’alchimie du noir et blanc.

En voyant ces photos, je me dis que la petite marque du Yorkshire qui s’était aventurée à importer et revendre quelques fers à lisser coréens a fait un sacré chemin entre ses débuts et aujourd’hui! Entre une des chanteuses américaines les plus en vogues et des photographes parmi les plus demandés de la planète, ghd a beaucoup de good (hair) days devant elle à mon avis!

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Il y a trois semaines, je vous faisais découvrir une sélection de produits cosmétiques aux couleurs des Jeux Olympiques. A cette occasion, je vous confiais mon angoisse quant aux transports en commun et à la foule. En fait, tout va plutôt bien, et, à certains endroits du centre, Londres est même plus calme que d’habitude! Dans mon quartier, les Tchèques ont implanté leur club olympique, ce qui fait qu’on voit des athlètes tchèques médaillés se faire prendre en photo, et des supporters tchèques faire la fête en tenues aux couleurs de leur drapeau – l’ambiance est sympa et plutôt bon enfant!

Personnellement, la semaine dernière j’ai eu la chance d’assister à une épreuve au stade de Wembley, du football féminin plus précisément: Grande-Bretagne contre Italie. Là encore, très bonne organisation, super ambiance festive. J’ai beau n’être fan ni des JO ni de foot, j’avoue avoir été très heureuse de participer à un évènement aussi énorme, dans « ma » ville!

Mais toutes ces manifestations de joie et de bonne humeur feraient presque oublier qu’il y a, chaque jour, de la polémique dans l’air… Celle sur le village olympique, où les athlètes britanniques se sont retrouvés dans le coin le plus calme et les Allemands dans celui le plus brillant… Celle sur les joueurs britanniques ou chinois qui font semblant de perdre, mais qui ne sont pas traités de la même manière… Et, plus confidentielle, celle, mise en lumière par BritishBeautyBlogger sur les ongles de la nageuse britannique Rebecca Adlington. Oui, les ongles!

Tout commence le 29 juillet. Rebecca Adlington remporte la première médaille britannique en natation, en arrachant le bronze au 400 mètres nage libre. C’est l’euphorie, Rebecca est célébrée dans tout le pays et photographiée par les journalistes du monde entier. Ce que tous remarquent – pas que les magazines beauté – est qu’elle a une manucure très particulière: chacun de ses ongles arbore un « Union Jack », le drapeau britannique. Le buzz est énorme, tout le monde veut la même manucure.

Ceci dit, il n’y a pas besoin d’être manucure professionnelle pour deviner qu’il s’agit de patches: le dessin est ultra régulier, et le motif est mis en valeur par un fini brillant et métallique qui fait penser à du Minx. C’est aussi ce que pense BritishBeautyBlogger, comme elle le dit dans un post où elle admire les beaux ongles de sa compatriote victorieuse. Et on ne peut qu’être d’accord avec elle après avoir visionné un gros plan sur la manucure de Rebecca.

Quand les photos avec gros plans sur les ongles de Rebecca apparaissent dans les journaux, elles sont parfois accompagnées d’instructions précises de Sophy Robson, artiste manucure officielle des JO au nail bar P&G (Procter & Gamble) où, naturellement, elle est sensée utiliser les produits de la marque de maquillage Max Factor, qui fait partie du groupe P&G, sponsor officiel des Jeux Olympiques. Et comme Max Factor ne commercialise pas de patches pour les ongles, Sophy ne se démonte pas: elle explique comment elle aurait réalisé ce motif… à l’aide de vernis Max Factor, bien sûr! D’ailleurs, BritishBeautyBlogger reçoit un e-mail, vraisemblablement des relations presse P&G / Max Factor, pour lui signifier qu’elle se trompe dans son article: il s’agit bien de vernis appliqué à la main et non de patches.

Le 3 août, Rebecca Adlington décroche une nouvelle médaille de bronze en nage libre, cette fois le 800 mètres. De nouveau, zoomons sur ses ongles… Ah, tiens, elle a changé de manucure: cette fois, oui, ce sont bien des motifs peints à la main avec du vernis, on est toutes et tous d’accord là-dessus. Faudrait veiller à ne pas pousser mémé dans les orties quand même, non?…

Voilà une anecdote qui donne à méditer sur les relations entre attachés de presse et ambassadeurs de marques ainsi que sur les questions de transparence et d’honnêteté vis-à-vis des consommateurs, le tout sur fond de sponsoring chèrement payé…

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Vous souvenez-vous de la marque de maquillage britannique haute en couleur Barry M, dont je vous avais parlé il y a quelques mois? Pour celles qui ont besoin d’une séance de rattrappage express, il s’agit d’une marque bon marché, vendue notamment chez Boots et Superdrug, et qui a pour concept de proposer des couleurs vives et des paillettes, que ce soit sous formes de vernis à ongles, de crayons pour les yeux ou de poudres. Barry M a fait un retour en force ces dernières années avec l’augmentation des ventes de vernis à ongles et l’attrait pour les marques peu chères, et, plus récemment, a connu un succès retentissant avec ses innovations comme le Crackle ou le Croc Effect.

Et ce mois-ci, sur un marché des cosmétiques ou de nouvelles marques apparaissent mais aussi disparaissent tous les jours, Barry M fête fièrement son 30ème anniversaire! Parce que ce n’est pas tous les jours qu’on célèbre 30 printemps, la marque a voulu créer l’évènement.

Tout d’abord, depuis avril, elle diffuse un nouveau spot publicitaire. Ca a l’air anodin, mais quand on connaît les coût de réalisation et surtout de diffusion de publicité à la télévision, et que l’on garde en mémoire que Barry M reste une « petite » marque (certains de ses concurrents comme Bourjois ou Collection 2000 sont absents du petit écran au Royaume-Uni), on réalise qu’avec cette initiative, la marque a vraiment voulu frapper fort pour son anniversaire. Le spot a été réalisé par Andrew Morahan, un réalisateur spécialisé dans les DVD musicaux, et la bande-son signée Stooshe, un girl band anglais cheapo-vulgaire fabriqué de toutes pièces qui colle à merveille à une partie de la cible Barry M / Superdrug. Je vous laisse découvrir cette merveille de bon goût – si vous trouvez ça juste affreux, n’oubliez pas que vous n’êtes peut-être pas dans la cible! ;-)

Deuxième étape, un évènement fin mai a réuni à Covent Garden toute une brochette de pseudo-célébrités bas de gamme, des présentatrices télé aux ex-candidates d’émissions de télé-réalité. Là encore, vous faites peut-être la grimace (comme moi). Mais toutes ces bimbos ont été très utiles à Barry M, car leurs photos devant des logos de la marque ou des rouges à lèvres rose fluo géants ont atterri directement sur les sites et magazines « people », qui, là encore, constituent la cible première de Barry M.

En effet, leurs tenues courtes, leurs talons vertigineux soutenant des jambes oranges et les coiffures bouffantes qu’elles ont imposées à leur chevelue peroxydées, ont été abondamment décortiqués et commentés dans ces supports, donnant à la marque une plus grande visibilité et un côté un peu fashion aux yeux de la cible pré-citée. Voici par exemples des photos de Nicola McLean, célèbre pour avoir participé à plusieurs émissions de téléréalité, et Danielle Mason, page-3 girl (mannequin apparaissant en petite tenue en page 3 des journeaux pour beaufs comme The Sun):

Enfin, un peu plus intéressante est la promotion qui a débuté mercredi dernier chez Superdrug et sera lancée ce mercredi chez Boots: pour £6 dépensés en produits Barry M, la marque offre un vernis à ongles gratuit. Mais pas n’importe quel vernis à ongles! Pour l’occasion, la marque a ressorti 5 teintes lancées aux débuts de la marque, et dans leur packaging d’origine! Les teintes proposées ont été bien choisies à mon avis car plutôt d’actualité: Club Tropicana (rose pêche), Pink Sunshine (rose pétant), Lady in Red (rouge métallique, le seul peut-être un peu ringard), Electric Dreams (bleu) & Tainted Love (violet).

Voilà une jolie initiative de la part d’une marque qui cible clairement les consommatrices les plus jeunes mais n’hésite pas à remettre l’accent sur son héritage!

En résumé, je suis impressionnée par la longévité de cette marque et je pense que le boom récent des ventes de vernis a clairement marqué un tournant  pour celle-ci, la propulsant parmi celles avec lesquelles il faut compter. Cet anniversaire tombe à pic lors d’une année 2012 marquée par une obsession pour les vernis aux couleurs vives et le nail art, qui font l’aubaine de Barry M!

Ceci dit, je pense que le gros paradoxe de cette marque est qu’elle attire 2 cibles très différentes: les jeunes femmes modestes et de mauvais goût, abreuvées de magazines people et de téléréalité, qui ont juste envie de produits pas cher et aux couleurs pétantes histoire de se faire remarquer le samedi soir au pub, d’une part; mais aussi, et ça, c’est un peu plus nouveau et va de paire avec l’arrivée de Barry M chez Boots et TopShop, des jeunes femmes de toutes catégories y compris plus fortunées, qui viennent chercher chez Barry M des couleurs tendance et des vernis au rapport qualité-prix honnête, achetés par poignées. Mon impression est que Barry M met tous ses oeufs dans le même panier – celui des bimbos – avec la publicité et l’évènement dont je viens de vous faire part. Mais où se situe le relais de croissance à moyen et long terme pour la marque, et comment s’adresser à une cible sans faire déguerpir l’autre? That is the question…!

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Comme vous le savez peut-être déjà si vous lisez L’Express Style, Women’s Wear Daily, BritishBeautyBlogger ou… ma page Facebook, Marks & Spencer se lance dans un nouveau concept beauté appelé Your Beauty.

Pour comprendre à quel point le concept est différent, du point de vue de Marks & Spencer, il faut rappeler qu’à de rares exceptions près comme le Nutella (essentiel!), les magasins Marks & Spencer ne vendent QUE des produits de la marque Marks & Spencer. Il faut avouer que quand on ne connaît pas le concept, on est surpris de voir ce nom sur tous les produits proposés dans ces boutiques.

Pour l’alimentaire et les vêtements, Marks & Spencer s’est taillé une réputation solide en termes de rapport qualité-prix, rendant ainsi justice à son slogan « Quality worth every penny ». Moi-même, je me fournis avec joie dans ces magasins, des légumes aux sandwiches du midi en passant par les sous-vêtements! Mais j’avoue que question beauté, M&S n’arrive pas à entrer dans mon « répertoire »: de façon générale, il faut bien admettre que les marques de distributeurs, au Royaume-Uni comme en France, ont du mal à envoyer du rêve côté cosmétos – je vous invite d’ailleurs à lire le très bon article de Teddy sur la énième tentative de Carrefour (semi-ratée à mon avis) de se repositionner sur ce segment.

Les produits Marks & Spencer en particulier, en-dehors des basiques d’hygiène, accessoires beauté qui ont une bonne réputation, et des vernis à ongles bon marché aux couleurs sympas qui commencent à un peu faire parler d’eux, ont l’air ennuyeux à mourir. Regardez-moi un peu ces noms de « marques » peu inspirés, ces packagings sortis tout droit des années 80…

Bref, je ne connais pas le chiffre d’affaires généré par ces produits, mais la nouvelle initiative de Marks & Spencer trahit certainement un manque d’enthousiasme de leurs consommatrices vis-à-vis de leurs produits existants. Car dans son nouveau rayon beauté nommé « Your Beauty », Marks & Spencer va se la jouer multimarques, en introduisant des dizaines de griffes. Des vraies marques j’entends, pas des noms génériques à la noix sous lesquels se cache le distributeur en question (hello Carrefour!). La liste est longue et vous pouvez la découvrir ici en intégralité, mais je note notamment l’arrivée d’Apivita, Nuxe, Comptoir Sud Pacifique, Dr Renaud, Filorga, Murad ou encore Roger & Gallet. Et là, ma première question est: c’est quoi le rapport entre tout ça? Car on a des marques peu chères et d’autres très haut de gamme, des marques « naturelles » avec des guillemets, des marques naturelles sans guillemets, des marques techniques, des marques plaisir… Je me demande encore plus le but recherché quand je vois qu’il y a des marques, comme le rappelle justement BritishBeautyBlogger, qui ont déjà tenté de percer au Royaume-Uni plusieurs fois et qui ont échoué (Skyn Iceland et Nuxe par exemple); il y en a d’autres que l’on trouve déjà partout dans le pays, comme Dr. Brandt; enfin, il y a quelques jolies surprises comme Roger & Gallet, très difficile à trouver outre-Manche, Comptoir Sud Pacifique, qui avait disparu du pays ou encore Apivita qui créé le buzz (haha!). Bon, comme disait l’autre, « on est toujours le con de quelqu’un d’autre », alors il doit sans doute y avoir une logique à tout ça, qui échappe à la modeste junior marketeuse que je suis.

Crédit photo: Mimi Froufrou 

Les marques propres à Marks & Spencer sont aussi revues, avec notamment des parfums créés par Lyn Harris, le célèbre nez qui se cache derrière l’excellente marque de niche haut de gamme Miller Harris. Mais là je me pose encore 2 questions: primo, est-ce que ça lui évoque quelque chose, le nom Lyn Harris, à la shoppeuse moyenne de Marks & Spencer?; et deuxio, comment vont réagir les clients de Miller Harris lorsqu’ils vont découvrir que Lyn prête ses talents à une marque de distributeur (en tant que fan de la marque, moi je vous le dis tout net, je ne suis pas contente DU TOUT). Là encore, je suis perplexe mais il doit y avoir une logique qui m’échappe encore.

Crédit photo: A Model Recommends

En revanche, un progrès intéressant est réalisé en matière de compréhension des comportements d’achat, qui, malgré les faiblesses que je viens d’énoncer, peut faire LA différence: les conseillères ont été formées pour ne pas pousser à la vente (aaaah!) et être impartiales (ooooh!). C’est un pas de géant, dans un pays dominé par les drugstores d’une part – où il n’y a pas vraiment de conseillères – et les grands magasins d’autre part – où chaque marque a sa conseillère qui vous sautera dessus 20 secondes après votre arrivée sur son comptoir, et ne vous conseillera évidemment QUE les produits de SA marque puisqu’elle est payée et commissionnée par celle-ci. Je suis certaine que les équipes de Sephora vont surveiller de près cet aspect-là afin d’évaluer le potentiel succès d’un éventuel retour au Royaume-Uni.

Pour l’instant, il n’y a qu’un seul « Your Beauty » sur pied, au Marks & Spencer de High Street Kensington, puis le concept va être appliqué à la plupart des grands M&S. Dès que j’en visite un, je vous tiens au courant de mes impressions sur Facebook/Twitter – si ça vaut tant le coup que ça je vous ferai peut-être un reportage photo, mais rien n’est moins sûr.

Crédit photo: Retail Week 

Que pensez-vous de cette initiative? Lectrices expats, avez-vous visité le rayon de High Street Ken’ (si vous comptez le faire, bon courage pour choisir entre le traditionnel Ben’s Cookies et le sublimissime glacier Dri Dri qui vient d’ouvrir dans la station!)?

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J’adore découvrir des marques de cosmétiques que je ne connaissais pas. Evidemment – et heureusement -, travaillant dans le secteur, ça ne m’arrive pas trop trop souvent.

Ceci dit, si j’avais déjà entendu une fois en passant le nom « Erno Laszlo », j’avais lu avec plaisir le très bon article de Teddy sur cette marque créée par un dermatologue hongrois (!) qui a conquis Hollywood, et dont je ne savais rien.

J’avais été très intriguée par l’histoire et les origines de cette marque, qui a compté parmi ses adeptes, Ava Gardner, Audrey Hepburn (elle aurait d’ailleurs déclaré « Je dois 50% de ma beauté à ma mère, et les 50% restants à Erno Laszlo »), Greta Garbo, Marylin Monroe ou encore Jackie Kennedy… excusez du peu! Je ne vais pas vous raconter en détail l’histoire de la marque car 1) mon blog n’est pas spécialisé dans les produits américano-hongrois et 2) Teddy l’a très bien fait.

Mais si vous vous intéressez aux produits Erno Laszlo, j’ai une bonne nouvelle. Jusqu’à récemment, la marque, récemment relancée par le Britannique Charles Denton, ex-Molton Brown et publicitaire, est réapparue aux Etats-Unis, son marché d’origine. Elle était également disponible sur quelques sites livrant en France comme Zelando (qui, entre temps, l’a déréférencée, dommage!), ou celui de la marque. Mais depuis quelques semaines, elle est également proposée chez Harrods depuis le mois dernier! Le clou de la gamme est une collection intitulée « The Hollywood Collection », proposée en édition limitée, rassemblant les produits adulés par les plus grandes stars hollywoodiennes, dans des formats voyage, au prix de £175. Parfait pour découvrir la marque si vous en avez les moyens.

Voilà encore une marque inédite en France à découvrir lors de votre prochaine virée shopping londonienne. Evidemment, ces produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses (de £49 à £245). Mais voilà un corner du rayon beauté de Harrods que je vous conseille de visiter, au moins par curiosité et pour le plaisir des yeux – d’autant que jusqu’à mi-juin, Harrods expose les pots et flacons Erno Laszlo d’époque ayant appartenu à Marilyn Monroe, y compris un pot de crème que le docteur hongrois avait concocté sur mesure pour la belle blonde suite à une opération médicale (voir photo ci-dessous)!

Tenez-nous au courant si vous vous rendez sur ce stand et/ou avez la chance d’essayer ces produits!

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